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Travailler en Europe

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Avoir une expérience professionnelle à l’étranger offre de nombreux avantages. Outre le fait de rencontrer de nouvelles personnes, d’acquérir de nouvelles cultures et de nouvelles opportunités, cela apporte aussi un atout considérable pour son CV. Rien d’étonnant ainsi que des milliers d’Africains cherchent tous les moyens pour partir en Europe. D’autant plus que certains pays Européens sont plus ouverts aux immigrés et acceptent les demandes d’asile.Les emplois ne manquent pas également dans ces pays où les compétences, la disponibilité sont manquantes ou insuffisantes. Du développeur, chauffeur poids lourd jusqu’au viticulteur, serveur de café, aides à domicile et aides au ménage, pour ne citer qu’eux, des projets d’embauche foisonnent sur les sites en ligne. Si vous envisagez d’immigrer en Europe, dans cet article, on fait le point sur le travail dans ce vieux continent.

Les secteurs d’emplois les plus demandés en Europe

Le rêve illusoire d’un Eldorado a toujours animé des milliers d’immigrés qui partent pour l’Europe.La prospérité peut être au rendez-vous pour certains cadres et talents recherchés mais pour les autres, il faut piocher dans les journaux ou les portails de petites annonces afin de rechercher des moyens de survie une fois sur place. En France par exemple, malgré le 9 % des chômeurs, il y a des secteurs qui ne cessent de recruter. Parmi eux, on retrouve les postes vacants de mécanicien, électricien, consultant RH, commerciaux, auxiliaire de vie, assistants administratifs, assistant maternel, vendeur, employé de libre-service… Sans oublier le recrutement saisonnier des ouvriers agricoles, cueilleurs etc. et les postes d’agents d’entretien des locaux dans les entreprises. Dans la plupart des pays européens prospères, il existe toujours une pléthore d’offres de petits boulots. Concernant les métiers les plus attractifs en Europe avec des salaires exprimés en percentiles allant jusqu’à 100 K€ pour certains, on peut nommer les postes de gestionnaire ADV, comptable général, juriste droit des affaires, développeur web, data analyst, chef de projet etc. Pour ces postes de cadres, l’expérience, la formation, le type de la structure (multinationale, ou société ayant peu d’envergure) impactent sur le salaire.

Concernant la protection sociale, les systèmes Français, Espagnols, et Danois constituent une référence. Les congés payés sont de 5 semaines par an contre 4 semaines pour les autres pays européens.

Les pays européens les plus ouverts aux africains

La Suisse est le pays qui attire le plus d’étrangers si on en juge par le nombre des immigrés sur son territoire 27 % environ des habitants contre 11 % en France. La plupart de ces étrangers sont des européens. La cause en est la facilité d’intégration sur le marché du travail des immigrés dans ce pays. De plus, avec 8 millions de population, les entreprises helvétiques ont besoin de nouvelles compétences. Mais les Africains qui partent vers l’Europe tentent souvent leur chance en Allemagne, Italie, France, Grèce, Suède et Norvège.L’Allemagne fait d’ailleurs partie des premiers pays à ouvrir ses frontières aux demandeurs d’asile.La France, l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni la suivent aussi dans cette voie. Toutefois, la politique de l’Hexagone envers le flux migratoire est plutôt vague. La France est le premier pays d’accueil des Africains pour les compétences comme les ingénieurs, les médecins, les architectes, les chercheurs, mais Elle resserre l’obtention de visa pour les autres profils. De son côté, le nombre de migrants africains clandestins qui débarquent sur les côtes italiennes ne cesse également d’augmenter d’année en année. Ce sont notamment des Lybiens, Syriens, Tunisiens qui cherchent à entrer clandestinement en Italie. L’Italie est en fait un pays sensible au politique d’accueil des Africains du fait de son emplacement géographique avec les côtes à 300 km de la Lybie. Notons que la Nigeria figure en tête des pays Africains qui pourvoient des migrants sur les embarcations de fortune pour traverser la Méditerranée. La Gambie, la Tunisie, le Mali, le Sénégal, le Ghana le suivent dans ce classement.

La migration des ingénieurs tunisiens

La tendance à l’exode du cerveau des Tunisiens (cadres, professions libérales) a commencé à l’aube de l’an 2 000. Mais le nombre des ingénieurs et techniciens qui rejoignent l’Europe affiche une hausse de plus en plus significative depuis la période post-révolution. Contrairement au nombre des ouvriers qui cherchent à vivre en Europe qui affiche une baisse.Les chercheurs universitaires et ingénieurs tunisiens sont notamment attirés par la France, l’Italie, l’Allemagnes, et Canada. La majorité des ingénieurs tunisiens (86%) sous contrat en Hexagone sont des spécialistes en informatique. L’obtention de visa long séjour est facilitée pour ces compétences. Ce qui fait que les jeunes étudiants en TIC qui se forment en France décident de rester là-bas après leurs études même s’ils ont un patrimoine conséquent dans le pays. L’impact de migration des chercheurs universitaires se fait ainsi voir dans le manque d’encadrement dans certaines filières. Les raisons qui conduisent ces compétences à s’expatrier en Europe sont nombreuses. Premièrement, il y a le problème de chômage dans tous les gouvernorats. Ce fléau touche même les sortants des écoles d’ingéniorat car les industries dans le pays ne peuvent pas toutes les recruter. D’autant plus que la plupart sont des petites structures de moins de 10 employés. Par ailleurs, si les entreprises s’arrachent les ingénieurs en TIC, les diplômés en agronomie ont moins de chances de décrocher un poste avec un salaire à la hauteur de leur compétence. Pour éviter la stagnation économique du pays ou éviter de vivre avec un salaire peu satisfaisant, les ingénieurs préfèrent s’enfuir à l’étranger. En effet, en Europe, ils touchent le quadruple de salaire en Tunisie. De plus, ils ont des meilleures conditions de travail (protection santé,environnement…). Il leur est aussi possible d’aller plus loin avec des projets plus ambitieux. Cette soif d’épanouissement constitue également le troisième motif des cerveaux tunisiens qui partent en Europe. Les européens ne sont pas aussi exigeants sur la mode vestimentaire. En outre, l’organisation, l’ambiance au travail et la valorisation des compétences sont motivantes en Europe.

L’Europe, l’Eldorado des clandestins tunisiens

Le phénomène d’immigration en Europe prend de l’ampleur depuis ces deux dernières décennies. De nombreux drames des immigrés tunisiens, voulant s’échapper de la dureté de vie, qui traversent la Méditerranée et y font leur tombeau alimentent les journaux. Certains de ces migrants sont interceptés par les patrouilles des garde-côtes en pleine mer. D’autres ont rencontré la mort. Selon les statistiques, on enregistre 3 100 personnes disparues en Méditerranée pour l’année 2017.A titre d’info, 30 % des jeunes de moins de 35 ans souhaitaient s’expatrier si l’occasion se présente avant la révolution 2011. Et l’étude de la FTDES en 2016 a dévoilé une hausse de ce chiffre à 40 %. Par ailleurs, 67 % des personnes qui quittent le pays irrégulièrement sont des jeunes âgés entre 20et 30 ans en situation précaire. Pour cette tranche de la population, les causes de cette immigration sont l’abandon des écoles, le manque de perspectives, la misère économique et le rêve d’un paradis européen. A noter qu’on enregistre 8 000 à 15 000 clandestins tunisiens en Europe. Ces personnes en situation irrégulière n’ont pourtant pas une vie plus décente que celle qu’elles ont dans leur pays. Elles doivent encore galérer pour survivre mais elles ont nourri le rêve d’un confort européen et ne souhaitent pas retourner dans le pays où décevoir leurs siens qu’elles n’ont pas réussi.

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