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Emploi Sfax: Gouvernorat de Sfax présentation et chiffres clés

Emploi Sfax: Gouvernorat de Sfax présentation et chiffres clés

Le gouvernorat de SFAX crée en 1956 est le deuxième gouvernorat de la Tunisie. Il est divisé en 16 délégations et 17 municipalités. La position géographique avantageuse de ce gouvernorat qui abrite quelques 1 million d’habitants lui permet de tenir un rôle important dans les échanges internationaux et nationaux.

Son atout majeur est son port qui permet l’exportation de millions de tonnes de produits du pays tels que l’huile d’olive ou le sel marin. Ce port permet également l’importation des millions de tonnes de produits alimentaires, chimiques.

L’agriculture, la pêche, les industries de manufacture sont les 3 secteurs qui offrent du travail à la population active.

Présentation du gouvernorat et chiffres clés.

Cette ville tunisienne était baptisée autrefois Syphax puis Taparura au temps des Romains. Les remparts qui entourent la Médina gardent encore jusqu’à maintenant deux portes datant du 9e siècle : Bab Diwan et Bab Jebli. Sfax était sous l’emprise du prince normand Roger de Sicile avant sa réintégration à l’empire musulman au 12ème siècle. Son histoire relate également la révolte du 1881 à cause du refus de protectorat français.

Les deux grands militants du pays Farhat Hached et Hédi Chaker sont originaires de cette région. La densité de sa démographie est de 116 habitants par km2 environ. Comparé aux 23 autres gouvernorats tunisiens, Sfax se fait une réputation avec sa production d’huile d’olive, de produits de pêche et de pétrole. L’agriculture et la pêche occupent environ 27 % de la population active, les services 45 % tandis que l’industrie manufacturière détient 24 % environ des secteurs d’exploitation.

Sfax est devenue prospère grâce à sa production d’huile d’olive, son exploitation de pêche et de phosphates. C’est la plus importante région de culture et de production d’huile d’olive dans tout le pays. Mais depuis les 6 dernières décennies, de petits et moyens établissements manufacturiers sont apparus. En même temps, on assiste à un développement du secteur tertiaire. Les terres qu’on peut cultiver occupent la majeure partie des surfaces de la région. Elles constituent 639 000 ha. Les forêts constituent le cinquième de la surface cultivable. La production en huile d’olive du gouvernorat s’élève à 40% de la production tunisienne. Tandis que sa production des amandes tourne dans les 30 %. Ce qui lui vaut le rang du premier producteur du pays.

Le gouvernorat exporte essentiellement : les amandes, l’huile d’olive, les textiles, le gaz naturel et le pétrole, les produits de pêche.

En baladant dans les dédales de cette ville sise à quelque 372 km au sud-est de Tunis, on retrouve une pléthore d‘ateliers de confection de jeans, de vêtements féminins qui seront ensuite vendus en France, en Italie ou en Espagne.

L’économie de Sfax est également axé sur l’exploitation du pétrole et ce depuis longtemps. A titre d’exemple, le gouvernorat a produit 1,18 millions tonnes de pétrole dans l’année 2006. Ces produits sont exportés dans le port de Skhira. Le gisement de Miskar permet cette capacité d’exploitation. Il couvre une superficie de quelque 350 km2. Le développement de l’économie et de la ville s’accélère grâce à la construction d’un port moderne, des voies ferrées ainsi que des routes qui permettent de relier le gouvernorat à d’autres régions du nord et du sud.

L’essor économique et démographique de Sfax commence en fait depuis l’indépendance en 1956. On doit cette croissance à la stabilité politique du pays même s’il y a des crises politiques d’ici-là. Ce gouvernorat figure ainsi en premier place de la Tunisie en production d’huile, des produits de pêche. Et il occupe la deuxième place en production d’énergie, de pétrole et de gaz dans tout le pays.

Le dynamisme de ce deuxième secteur économique est dû à l’ouverture de la région sur la Méditerranée.

La situation géographique au centre du pays, sur la côte de la Méditerranée favorise le développement du secteur maritime de Sfax. L’aménagement de son port moderne construit dans le 19e siècle, son emplacement géographique limité par le gouvernorat de Mahdia et par Kairouan ainsi que le golfe de Gafsa constituent des éléments influents au dynamisme de ce gouvernorat.

Ce développement ne concerne pas uniquement l’économie, il s’étend également sur l’éducation, les équipements collectifs sanitaires et le tourisme. On dénombre actuellement une trentaine d’établissements supérieurs, des centres de formations pluridisciplinaires et deux pépinières d’entreprises dans la région. Ces derniers visent à promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat des diplômés et sortants universitaires. Citons entre autres parmi les écoles supérieures et faculté de Sfax la faculté de science de Sfax, l’Ecole nationale des ingénieurs, la faculté des sciences et lettres humaines, la faculté de droit, la faculté de médecine, l’institut supérieur d’administration des affaires, l’Institut supérieur d’informatique et de multimédia, l’institut supérieur de biotechnologie, l’institut supérieur de musique, l’institut de l’olivier etc.

Les équipements collectifs comme les cliniques, et les hôpitaux ne sont pas en reste. On y retrouve 13 hôpitaux et cliniques, un centre de maternité, 32 laboratoires d’analyses. Mais on déplore quand même le manque de médecin car un médecin s’occupe 950 habitants de la région.

Côté tourisme, le gouvernorat est doté d’un potentiel touristique intéressant avec ses remparts au bord de la mer, ses nombreux sites archéologiques comme Taparura, Borj Younga ainsi que les îles de Kerkenah. La ville est d’ailleurs jumelée avec Dakar, Grenoble et Marburg. Sfax possède en outre 35 hôtels, une cinquantaine de stades sportifs, une cinquantaine de clubs sportifs.

Mais l’industrie manufacturière figure également parmi les atouts importants de la région. Ce pôle industriel est composé de 2500 petites et moyennes entreprises. Celles-ci sont axées dans des activités d’exportation. Concernant l’industrie de confection par exemple, la région aurait à affronter les concurrents bulgares et roumains qui proposent de coût de production très abordables. L’avantage de ces pays, c’est qu’ils se trouvent en Europe, ce qui réduit ainsi les frais de transport et de livraison. Mais ce problème ne nuit que très peu à la santé de l’industrie manufacturière qui détient plus du tiers du pays.

La création de l’institut supérieur de biotechnologie de Sfax est également un pas non négligeable dans la maîtrise de cette technologie. Et cela à cause de son importance dans l’agriculture et la santé. Ce centre permet de former les étudiants dans ce domaine devenu de plus en plus vital dans l’essor de la région.


Parmi les atouts sfaxien, on ne doit pas aussi oublier son infrastructure routière si elle n’est pas encore performante. La ville dispose d’un réseau routier et aérien moderne. Son aéroport international assure des vols réguliers vers la capitale de Tunisie et vers Paris. Le réseau de chemin de fer, le réseau routier qui relie Sfax à toutes les grandes villes du pays, l’autoroute qui relie Sfax à Tunis contribuent ensemble au développement de ce gouvernorat. Le réseau de télécommunication n’est pas aussi en reste car il couvre désormais l’ensemble du territoire.


Malgré ces points positifs, la compétitivité de la région commence à être en perte de vitesse. Son faible taux de chômage a tendance à monter. Le coût d’investissement dans le secteur d’industries chimiques et de mines enregistre aussi un potentiel de hausse faible. Il en est de même pour l’agriculture et la pêche. Le seul secteur en forte croissance est le secteur de services et les nouvelles technologies.