Actualités emploi et conseils RH Tunisie

Actualités et conseils RH

  Présentation de la grande distribution en Tunisie Grande distribution et économie en Tunisie Expansion et avenir de la grande distribution en Tunisie Emploi de la grande distribution en Tunisie   Le secteur des magasins, supérettes et grandes surfaces spécialisées jouent un rôle important dans le développement économique d’un pays. Et ce malgré une conjoncture économique difficile comme la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs ou l’inflation. En Tunisie, la grande distribution a connu un changement de paysage depuis l’ouverture des hypermarchés carrefour et géant il y a plus d’une décennie. Depuis, certains supermarchés ont du mal à s’en sortir dans la concurrence déloyale du marché parallèle.Zoom sur la performance de ce secteur. Présentation de la grande distribution en Tunisie En Tunisie, 4 grandes enseignes de la grande distribution tiennent 20 %du commerce. Elles sont Géant, Carrefour, monoprix et Magasin général. La marque Monoprix qui a vu le jour en 1933 emploie 3 610 personnes réparties dans 87 magasins dans tout le territoire. Ses magasins implantés dans plusieurs villes des gouvernorats font l’objet de l’achat du groupe Mabrouk en 1995. La société cotée en bourse depuis mars 1995 se démarque par ses cadeaux et ses promotions allant jusqu’à moins de 85 % ainsi que le cash de 85 00 dinars pour le 85 ème anniversaire. Le Magasin général, quant à lui, affiche un résultat net bénéficiaire de 22,13 millions de dinars en 2017, une hausse de plus de 82 % comparée à l’année précédente. Le chiffre d’affaires de la société a connu aussi une augmentation de 2,12 % de 2016 à 2017. Il en est de même pour le résultat du groupe qui passe à 10,43 MD en 2017 contre 5,81 MD l’année précédente. Cette enseigne appartenant au groupes Bayahi et Poulina emploie 4 000 personnes. Elle est présente dans 91 points de vente. La cause de cette hausse de chiffre d’affaires du MG est le choix sur la vente des produits qui rapportent plus de marge que les autres. Elle adopte aussi une politique de prix très compétitifs en complément avec la vente des produits exclusifs. La marque réussit également à tirer son épingle au jeu en essayant de maîtriser ses stocks, ses marques et ses activités de vente au détail. Quant à Géant, cette enseigne est issue de l’association du groupe Mabrouk et du groupe français Casino. C’est d’ailleurs le plus grand hypermarché tunisien. Outre ses 12 000 m2 d’espace de vente, il possède une surface de réserves de 13 000 m2. Un autre hypermarché Géant sera aussi construit à la banlieue sud du Tunis. Enfin, la dernière enseigne Carrefour fondée en 2001 est une filiale du groupe CHABI. Elle exerce ses activités dans 3 secteurs de distribution : les hypermarchés Carrefour, les supermarchés Carrefour market et les supérettes carrefour express. Elle possède un réseau d’une quarantaine de supermarchés et de trentaine de supérettes, le tout au total de 74 magasins. Sa part dans le marché de la grande distribution est évaluée à 34 %.Un autre projet de création d’hypermarché Carrefour est également en cours de réalisation dans les régions du Sahel, pas loin de la ville de Sousse. Mentionnons aussi le dernier-venu du marché, la chaîne de hard-discount. L’Aziza devra être nommé parmi la grande distribution bien qu’elle refuse d’être catégorisée dans cette liste des grandes surfaces car elle se considère comme détaillant. Cette chaîne fondée en 2014 appartient au groupe SLAMA. Elle est constituée de 91 points de vente. Elle se spécialise dans la vente des prix bas et affiche un cumul de perte de 53 MD. Grande distribution et économie en Tunisie Les consommateurs, les salariés, les fournisseurs des denrées alimentaires et produits de consommation, le pouvoir public bénéficient tous de la grande distribution alimentaire. La présence de ces magasins permet d’accroître le pouvoir d’achat des consommateurs tout en créant des opportunités d’emplois. En Tunisie, ce secteur de grandes et moyennes surfaces bénéficie toujours de la prolongation de l’application d’un taux exceptionnel d’imposition directe de 25 % pour cette année 2019 alors qu’il enregistre déjà un bénéfice conséquent dû au décalage entre l’encaissement cash des ventes et le décaissement en différé des achats. Or, la grande distribution demande encore de passer le taux de l’impôt sur les sociétés de 36 % à 13,5 %. A noter que la hausse de l’impôt de 35 % des hypermarchés est reporté pour l’année prochaine afin d’assurer une stabilisation de l’inflation de 7,4 % jusqu’à la fin de l’année. L’Etat est conscient que l’application de cette augmentation de l’IS pourrait réduire les investissements et faire bénéficier en même temps le marché parallèle. Par ailleurs, le fait de réduire les droits de douane sur l’importation du beurre a causé aussi l’appréhension des députés de l’opposition à propos d’une manœuvre visant à entrainer une pénurie de ce produit de consommation afin de pouvoir en importer ensuite. Expansion et avenir de la grande distribution en Tunisie La population de la Tunisie est estimée à 11,16 millions en 2015. La population urbanisée est évaluée à 66% environ avec un taux de densité de 71, 5 habitants par km2. La majorité des centres d’affaires se trouvent au Grand Tunis. Et selon une étude, les habitants de ces régions sont les plus grands consommateurs des supermarchés et magasins de la grande distribution. Ils achètent 51 % de leurs produits alimentaires dans ces magasins. Cette tendance s’explique par l’amélioration du niveau de vie du citoyen et l’impact de la publicité. L’augmentation des revenus améliore le pouvoir d’achat des ménages. Du coup, le montant consacré à l’alimentation est plus important.La publicité commerciale exerce aussi une influence sur la consommation du consommateur. Par ailleurs, la libéralisation de l’économie tunisienne permet également de booster ce secteur. En effet, après une longue période axée sur le contrôle des prix, l’imposition des droits de douane élevé, et les restrictions des importations, la Tunisie a décidé d’adopter une autre politique. Cette dynamique de développement s’articule autour de l’ouverture aux échanges commerciales et à la libéralisation économique. Le fait d’opter pour la libéralisation de prix a permis d’apporter une meilleure visibilité des produits des entrepreneurs tout en attirant les investisseurs. Les producteurs peuvent également améliorer et diversifier leurs offres de produits que ce soit au niveau de la qualité ou du prix. L’avancée de la production agro-alimentaire locale est aussi l’un des facteurs favorisant le développement des enseignes. Car si l’industrie agro-alimentaire ne peut pas prendre en charge les besoins de la grande distribution, ces magasins devraient importer des produits, ce qui impacterait sur leur bénéfice. Emploi de la grande distribution en Tunisie Ce secteur ne ressemble pas aux autres car il continue toujours de recruter même en période de grande crise, la majorité des emplois avec des bas salaires. L’embauche dans ces magasins peut être en contrat à durée indéterminée, durée déterminée, ou à temps partiel et la plupart des recrutés sont des femmes. Des emplois comme responsables de secteurs, hôtesse de caisse, adjoint manager magasin, employé polyvalent, hôte d’accueil, employé libre-service,vendeur, employé libre-service rayon etc. sont disponibles. Les femmes et les étudiants sont les plus représentées dans les emplois à temps partiel et la majorité ont moins de 35 ans. Il y a également les emplois de cadres comme chargé de recrutement, comptable, responsable de ressources humaines ainsi que les métiers en entrepôt comme le livreur, préparateur de commandes et les personnels assurant la sécurité et le nettoyage du magasin.
  La migration clandestine en Tunisie en chiffre La migration clandestine un combat permanent des forces maritimes Tunisiennes et étrangères Migration clandestine une lueur d’espoir ou une mort certaine ! Le chômage est la première cause de la migration clandestine en Tunisie   Nombreux sont les Tunisiens qui cherchent à échapper à la misère et qui débarquent en Italie ou aux autres pays européens en toute clandestinité. Or le pays d’accueil craint aussi pour leur sécurité, leur emploi et leur culture avec ce flux migratoire. La croissance économique faible, les persécutions politiques, les discriminations ethniques ou culturelles, l’étude etc. sont à l’origine de la migration internationale. Zoom sur ce phénomène et explication de ses causes. La migration clandestine en Tunisie en chiffre Selon les statistiques, le nombre des Tunisiens qui débarquent en Italie pendant l’année dernière environne 6 000 personnes. Tandis que 7 048 personnes n’ont pas réussi dans cette démarche et 2 125 personnes font l’objet d’un rapatriement du gouvernement italien. Comparé aux années précédentes,ce nombre affiche une hausse pour l’année dernière. Ces migrants clandestins risquent la disparition en mer et la répression des autorités italiennes comme l’interdiction de soins en mer. Leur première destination au bord de leur embarcation est l’île de Lampedusa à 80 km de la Tunisie. L’année 2017, les chiffres affichent 4500 personnes ayant quitté le pays à destination de l’Italie avec un pic de 3000 entre le mois de septembre et d’octobre. Sfax fait partie des premières régions de départ des migrants avec un pourcentage de 31 % suivi de Médenine 22 %.Pour l’année 2016, on compte dans les environs de 6 000 tunisiens migrants qui atteignent les côtes italiennes, sans compter ceux qui ont été rapatriés. Cette montée en flèche des immigrants s’explique par de nombreux motifs outre le contexte économique. En effet, elle est censée être due à l’accord entre le gouvernement italien et libyen à réprimer le flux des migrants à partir de la Lybie. Pourtant, les immigrés de Lybie sont des Africains de sud Sahara et de Bangladesh alors que les migrants tunisiens sont des ressortissants de la Tunisie. Certains pensent aussi que ces immigrants illégaux sont des terroristes et trafiquants de drogue ayant bénéficié d’une grâce présidentielle. Or, le président n’a octroyé de grâce qu’à des prisonniers ayant fait de délits mineurs.Certains pensent aussi que le gouvernement tunisien laisse passer ces émigrés afin de pouvoir obtenir plus d’argent du gouvernement italien pour contrôler le flux d’immigration.  La migration clandestine un combat permanent des forces maritimes Tunisiennes et étrangères Quoi qu’il en soit, l’interception de la migration clandestine fait partie des tâches de la garde maritime. Le mois de décembre dernier par exemple, elle a pu attraper un groupe d’une soixantaine d’immigrants clandestins qui tentent de traverser la Méditerranée pour joindre l’Italie. Les immigrants partaient depuis les côtes de Mahdia, dans la province du centre est du pays. L’année dernière, les gardes côtières ont intercepté aussi une embarcation de loisirs en train de chavirer au large de Zarzis avec une quinzaine d’individus qui ont essayé d’atteindre les côtes italiennes. La moitié de ces migrants sont des jeunes de 13 à 16 ans. La fin de l’année dernière, les gardes côtières ont également secouru une embarcation en panne au large de l’archipel de Kerkennah. La barque avait à son bord des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne qui tentaient de rejoindre l’Europe. En fait, ces migrants risquent non seulement l’interception des gardes des côtes mais aussi les naufrages meurtriers. Ce phénomène malheureux a causé la mort de 87 personnes le mois de juin de l’année dernière. Malgré cela, le nombre des tunisiens qui cherchent à s’échapper à la misère et à avoir un perspective d’avenir plus luisant en se rendant illégalement en Europe ne cesse d’augmenter. Le pays est d’ailleurs considéré comme l’un des points de passage permettant de migrer vers l’Italie et de rejoindre par la suite l’Europe. Les Africains subsahariens figurent aussi parmi les migrants clandestins dans la méditerranée.De l’autre côté, le nombre des migrants africains qui arrivent au pays augmente également depuis l’année 2 000. Migration clandestine une lueur d’espoir ou une mort certaine ! La migration est un phénomène multifactoriel. En Somalie par exemple, les habitants quittent leur pays pour fuir la guerre, les conflits ethniques et la famine. Le fait que les pays de l’Union européenne ferment leurs frontières aux migrants n’empêchent pas ces derniers de tenter leur chance. La Tunisie n’est pas le seul concerné par ce phénomène. Les migrants Algériens cherchent également à atteindre la Sardaigne, une petite île au nord-est du canal de Sicile, au départ du Sidi Halem. Certains nombre d’entre eux sont aussi portés disparus en mer, d’autres arrivent à bon port mais sont arrêtés par les garde-côtes italiennes. Les statistiques italiennes enregistrent 300 000 à 500 000 migrants non réguliers. Pour l’année dernière, elles affichent plus de 21 700 personnes débarquant en Italie par mer. La Tunisie fait partie du premier rang des pays émettant plus des migrants clandestins suivis des Erythréens et des ressortissants de la Nigéria. Pourtant le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés a indiqué que le taux des personnes ayant trouvé la mort lors de la traversée de la Méditerranée a connu une hausse. Au cours de l’année 2017, ce taux est de 1/29 au premier trimestre 2017 contre 1/8 au dernier trimestre 2018. Les ONG italiennes ont indiqué aussi que 1/5 des migrants clandestins libyens sont disparus dans la bleue. Et devant les mesures restrictives du gouvernement italien sur la fermeture des ports aux ONG et aux bateaux qui viennent en secours aux immigrants, ces derniers n’ont pas baissé les bras. Ils ont déniché des nouvelles routes via Espagne. Ce sont notamment les Algériens qui arrivent illégalement sur les côtes espagnoles. Et ces émigrés sont prêts à tout pour partir en Europe quels que soit le prix à payer. A noter que ces personnes peuvent dépenser entre 3 000 à 7 000 dinars pour cette aventure dangereuse.  Le chômage est la première cause de la migration clandestine en Tunisie Les autorités disent que la migration illégale est un acte suicidaire car se jeter à la mer dans une embarcation présente beaucoup de risques pour la vie des migrants. Mais il s’agit aussi d’un acte illégal qui pourrait encourir des sanctions pénales. Pour la Tunisie, les causes de ce flux migratoire sont le pessimisme sur la situation actuelle du pays et le chômage. Cela provient du déséquilibre entre les régions, le manque d’opportunités et surtout le taux de chômage important dans certains gouvernorats. L’Europe est considérée comme l’Eldorado où l’herbe est plus verte et où l’on peut gagner de l’argent plus facilement.Les diplômés cherchent ainsi tous les moyens de bénéficier d’une bourse ou d’un stage en Europe afin du sortir du pays. Quant aux personnes n’ayant pas de diplômes mais qui rêvent d’une meilleure vie, elles préfèrent partir à la mer au risque et péril de leur vie.Le mal-être des jeunes tunisiens augmente avec la dégradation de la situation économique. Chez les chômeurs diplômés, le taux alarmant de chômage de 30 % est un facteur les poussant à traverser la Méditerranée. Or, il faut noter que ces clandestins ne perçoivent que des salaires de misère dû à leur situation irrégulière. Ces sans-papiers camouflent aussi pour éviter le contrôle des polices qui peuvent les expulser. Bref, pour la Tunisie, l’un des moyens permettant de restreindre ce flux migratoire est l’octroi des perspectives d’emploi aux jeunes.
  Présentation de la situation économique de la Tunisie La classe moyenne en voie de disparition dans le pays Pourquoi la classe moyenne régresse ? Le chômage, une des causes de l’effondrement de la classe moyenne tunisienne   Depuis 2011, la Tunisie passe par une période de crise économique due au manque d’une vraie relance économique. En effet, ces dernières années ont été marquées par le creusement de déficits, la hausse de la dette intérieure et extérieure du pays ainsi qu’une suite de réformes molles. Cette situation impacte sur la situation de la classe moyenne, estimée en voie de disparition. On enregistre une régression de 50 % de nombre des ménages appartenant à cette classe. La dépréciation du dinar, la dévalorisation des diplômes de l’enseignement supérieur, le chômage figurent parmi les causes expliquant l’impossibilité de la classe moyenne à maintenir leur rang social. Présentation de la situation économique de la Tunisie L’économie tunisienne reste vulnérable dans cette période de post-révolution. D’un côté, les statistiques affichent une forte croissance du niveau historique de la dette publique. D’un autre, il y a la hausse des chiffres de tourisme ainsi que le taux de croissance de 2,8 % au deuxième trimestre 2018 contre 2,5 % au premier trimestre. Or, il faut dire que ce taux de croissance ne se soucie pas de la dévaluation du dinar et de la hausse des prix sur le marché. En fait, l’économie tunisienne ne s’est pas encore engagée dans les réformes envisagées qui restent encore pour le moment dans le domaine de statistiques et projets. Pour débloquer le prêt FMI utile afin de décoller l’économie, il faut d’abord assainir les finances publiques. Mais actuellement, la situation économique n’est pas encore la priorité dans la politique de l’Etat.Ces changements économiques ont fini par affecter lourdement la population notamment la classe moyenne. La classe moyenne en voie de disparition dans le pays Cette catégorie de la population se situe entre la classe riche et la classe la plus défavorisée. Selon l’INS, elle recense les personnes dépensant entre 1090 et 6 540 dinar tunisien au prix de la valeur du dinar en 2000. Ce groupe socioprofessionnel regroupe les fonctionnaires, les salariés privés, les petits chefs d’entreprise... En 1984, cette classe moyenne représentait 84 % des habitants contre moins de 50 % en 2018. Les principaux indicateurs de leur régression sont la perte du pouvoir d’achat, le compte débiteur, la privation de viande sur la table, l’endettement des ménages… 15 % des salariés n’ont plus de reste à vivre avant le 15 du mois, 40 % des salariés ont un compte dans le rouge. L’endettement de la classe moyenne est évalué à 260 % selon le propos du président de l’ITES. En fait, entre 1970 à 1980, cette classe a bénéficié des mesures économiques et fiscales avantageuses qui les ont permis à accéder à l’investissement. Pendant ces années, les ménages dans la classe moyenne pouvaient faire des économies, acquérir un logement, accéder aux loisirs… Mais la crise de pétrole de 1979 ainsi que le plan d’ajustement structurel de 1986 portant sur la tendance libérale économique ont déstabilisé cet équilibre. La libéralisation a bloqué l’ascension sociale de bas de l’échelle à la couche moyenne et a accentué les inégalités et l’affaiblissement du corps de la classe du milieu. Un petit nombre se sont montés vers la classe supérieure suite à la valorisation de leurs activités dans l’assurance, informatique, ingénierie, communication etc. Mais la majorité des salariés sont tirés vers le bas, et elle souffre d’une baisse de pouvoir d’achat et d’un fort endettement. Les ouvriers, les agriculteurs subissent aussi le même sort. Les bénéficiaires du capitalisme tunisien depuis 1986 sont une classe à part. En fait, une forte croissance de l’économie conduit à une mobilité sociale montante mais, à l’inverse, une faible croissance mène au démantèlement de certaines couches sociales. Pourquoi la classe moyenne régresse ? Les causes de cette régression de la couche sociale moyenne en Tunisie sont multiples. En premier lieu, elle souffre de l’état fragile des statuts de salariés. Et ce depuis la mise en vigueur du PAS et du libéralisme dans les années 90. La révision du code de travail de l’année 2006 facilite aussi le recrutement et le licenciement des salariés. Elle favorise même les contrats à durée déterminée dans les sociétés offshores. Les stages payés par un salaire de misère pendant quelques mois aux diplômés avant de les chasser pour embaucher un autre diplômé est un exemple de l’exploitation de la main-d’œuvre. Or, la baisse de salaire, le manque d’opportunité favorisent l’inégalité sociale. L’autre cause de cette baisse du pouvoir d’achat de la couche moyenne, c’est aussi la hausse du chômage des diplômés universitaires et ceux de l’enseignement supérieur. En 2009, les chômeurs diplômés étaient au nombre de 135 000,au deuxième trimestre 2018, ils sont au nombre de 218 000. Les personnes les plus frappées par le chômage sont celles dans la classe moyenne. L’éducation et les diplômes universitaires sont remis en cause. La troisième cause évoquée, c’est la baisse de la valeur du dinar qui impacte sur le pouvoir d’achat des ménages. Ce qui fait que les hauts cadres se rétrogradent progressivement à la place de la classe moyenne. Cette dernière devra migrer vers les petites villes afin de survivre et de mieux faire face à la hausse du prix du loyer et des vivres au risque de se priver des avantages comme l’accès aux loisirs, l’accès à la santé… Certes, le gouvernement essaie de limiter l’effet néfaste de l’inflation en effectuant des opérations de contrôle de prix et en luttant contre la contrebande, mais cela ne permet pas d’améliorer le pouvoir d’achat de la couche moyenne. Les produits subventionnés comme l’huile végétale manquent sur le marché. Ces produits se trouvent dans les circuits de spéculation. On enregistre également une pénurie de lait et des œufs. Cette situation continue à se dégrader pour l’année 2019 si l’Etat ne prend pas de mesures adéquates. Le chômage, une des causes de l’effondrement de la classe moyenne tunisienne Le taux de chômage en 2017 est estimé à 15,5 %. Cette année au deuxième semestre, elle a reculé de 15,4 %. Chez les diplômés de l’enseignement supérieur, on enregistre un recul de 2 points passant de 31,3 %en 2017 contre 29,3 %cette année selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi. 50,2 % de la population en âge de travailler sont représentées par les femmes. Mais seulement 28,2 % d’entre elles sont comptés dans la population active. La gent féminine diplômée de l’enseignement supérieur est plus touchée que la population masculine. En effet, le taux d’inactivité est deux fois plus important chez les femmes que chez les hommes. Cela pourrait s’expliquer par le fait que 67 % des diplômés de l’enseignement supérieur en 2015 sont des femmes. L’institut national de statistiques (INS) indique aussi que les filles diplômées de l’enseignement supérieur en chômage au cours du premier trimestre est de 38,7 % contre 18% pour les garçons. Or pour contourner la régression sociale, il faut travailler. Le déclassement social et l’appauvrissement sont en effet imputables au chômage. Si dans un foyer d’une classe moyenne, personne ne travaille, ils n’ont évidemment pas de quoi se nourrir convenablement. Et ils finiront aussi par ne pas avoir de quoi à payer un toit décent. Bref, le gouvernement devrait promouvoir l’investissement et le nombre d’emplois créés dans les secteurs de l’industrie, de services, de l’informatique etc. pour lutter contre ce phénomène de régression de la classe moyenne.
Présentation de Tunis Economie et potentialités de la ville de Tunis Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis Emplois dans la capitale de la Tunisie Tunis, la belle capitale dynamique de la Tunisie au nord-est du pays recense le plus grand nombre d’habitants parmi les villes tunisiennes avec une population de 1, 6 millions. Son histoire remonte au 8 e siècle à l’époque où elle était le comptoir commercial des Arabes. La cité possède d’ailleurs une médina datant de cette époque, qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Grâce à ses infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires importantes ainsi que sa situation géographique, Tunis est devenue le point d’influence des transports nationaux et une zone commerciale et financière très connue.  Présentation de Tunis La capitale rénovée avec la réhabilitation de ses anciens quartiers est un pôle administratif et financier important avec une forte identité culturelle et religieuse. En effet, elle garde les traces de passé avec la médina, la mosquée Eizzeitouna, la mosquée d’Youssef Dey  et celle de Hammouda Pacha. Sans oublier les souks, le musée du Bardo avec sa riche collection des pièces antiques, les vestiges de l’amphithéâtre romain à Carthage, le cirque romain, le sanctuaire des Trophées etc. Les institutions administratives y sont concentrées dans le quartier des ministères en haut de la médina.C’est depuis le milieu du 12 e siècle que cette cité sise au fond du golfe de Tunis sur les côtes méditerranéennes devienne la capitale de la Tunisie. Puis, elle était successivement envahie par les Phéniciens, les romains, les arabes, les ottomans, puis les espagnols, les français et les allemands. De nombreux monuments marquent ces diverses conquêtes. La ville a conquis son indépendance en 1956. Elle est accessible à moins de 3 h de vol de France ou par voie maritime reliant Tunis et Marseille. La capitale possède un climat doux en été ou en hiver avec des températures s’échelonnant entre 11 degrés et 26 degrés et une précipitation annuelle de 470 mm. Economie et potentialités de la ville de Tunis Tunis fait partie des 8 municipalités du gouvernorat ayant le même nom. Le gouvernorat de Tunis est divisé en 21 délégations. Il produit 49,4 % du PIB du pays dans les commerces et service, 34, 3 % dans l’industrie, BTP et 16 % environ dans l’agriculture et la pêche. Les quatre gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, l’Ariana, Manouba et Ben Arouss) s’étendant sur 1 % de la superficie de la Tunisie comptent 24 % de la population. Le reste est donc réparti dans les 21 gouvernorats de la Tunisie. Or le Grand Tunis accumule plus que la moitié des activités industrielles, commerciales, de BTP et de services du pays. Selon les statistiques nationales, Tunis, regroupe en 2015 entre 80 000 à 135 000 entreprises  contre 60 000 environ pour Ben Arous, et 20 000 à 40 000 pour Ariana. Ces chiffres permettent de déduire un déséquilibre économique profond entre ces 4 gouvernorats et le reste de la Tunisie. Le fait est que la capitale se développe d’une façon spectaculaire pendant la période coloniale et elle continue de jouer ce premier rôle économique et administrative. La capitale sur développée accueille environ 1 million de touristes chaque année. Les touristes maghrébins et européens sont attirés par sa riche collection de monuments et de lieux de culte, son allure moderne, ses plages et son charme méditerranéen. Les analystes économiques pensent que pour une meilleure répartition de ressort économique et sociale et atténuer le déséquilibre administratif et commercial, le gouvernement devrait réorienter ses investissements dans les autres gouvernorats à l’intérieur du pays. Une telle répartition territoriale amènera un développement global qui profite à l’ensemble de la population. Rappelons que ce centre économique abrite une centaine d’ambassades, 14 organisations de l’ONU et 5 organisations arabes.  Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis La mise en niveau de l’infrastructure et la réhabilitation des espaces publics entre dans le projet d’une planification urbaine durable. Pour atténuer le problème de stationnement, la municipalité de Tunis a ainsi mis en place un programme de construction d’une dizaine de parkings à étages à la place de Kasbah. Ce projet vise à aider les automobilistes qui ont du mal à trouver un endroit où se garer. Par ailleurs, le mois de novembre 2018 dernier, le  gouverneur de Tunis indique que le projet visant à interdire l’usage de véhicules au centre-ville de la capitale est en cours d’étude et de réalisation. La population aura alors à se servir du minibus et de train touristique pour se déplacer dans le centre de la capitale. L’étude sur le transfert de quelques sièges de départements ministériels en dehors de centre-ville va aussi bon train. Toujours dans le cadre de l’aménagement du territoire et de planification urbaine, le gouvernorat de Tunis essaie aussi de coordonner la répartition des institutions administratives entre les gouvernorats voisins (Manouba, Ariana et Ben Arouss). Concernant le taux d’électrification dans la ville de Tunis, elle avoisine 100 % et le taux des enfants qui fréquentent les écoles atteint 97,8 %. Côté structure sanitaire et accès aux soins, en 2015, Tunis possède le plus grand nombre de médecins avec 3,5 médecins contre 1 000 habitants. On compte une quinzaine d’établissements sous tutelle dont 5 hôpitaux, 5 instituts (institut pasteur, institut national de neurologie, institut d’ophtamologie…), un centre de maternité et  de néonatologie, un centre informatique du ministère de la santé publique, une instance nationale de l’accréditation en santé et un office national de la famille et de la population dans la capitale. Emplois dans la capitale de la Tunisie Le taux de chômage est un sujet préoccupant pour le gouvernement tunisien. Selon les chiffres, Tataouine affiche le plus grand nombre de chômeurs avec un taux d’inactivité de 32 % contre Monastir pour 6,1 %. Quant au taux des personnes inactives au Grand Tunis, il tourne autour de 17 à 20 % pour l’année dernière. Dans l’ensemble du pays, le taux affiche un léger recul pour cette année. Si Tunis enregistre une proportion moyenne des chômeurs, c’est parce qu’il concentre un grand nombre d’entreprises. On peut y trouver la plupart des postes dans l’informatique, le service, la distribution, le commerce, la comptabilité, l’ingénierie, l’administration, l’enseignement, la maintenance etc. Le chercheur d’emploi aurait à parcourir les annonces dans les plateformes d’emplois pour trouver des postes comme auditeur, caissier, chef de produit agricole, ingénieur informatique, téléconseiller, ressources humaines… Les employeurs peuvent aussi chercher le bon candidat sur notre plateforme tanitjobs . Mais pour revenir au chômage, la véritable source de ce fléau se trouve dans le nombre important des jeunes diplômés qui sortent des universités et des grandes écoles chaque année. Or, l’administration publique saturée ne fait plus de recrutement depuis ces dernières années. Les entreprises ne peuvent pas absorber tous les 85 000 chercheurs d’emplois qui arrivent sur le marché de l’emploi. Seuls 60 000 environ peuvent travailler. De plus, le cursus universitaire suivi par ces jeunes diplômés n’est pas compatible avec les besoins des employeurs. Le système éducatif bac + 3 et bac + 4 n’est pas mal en soi, mais il est en déconnexion avec l’offre des sociétés. Seuls les ingénieurs et les enseignants sont les plus sollicités. Il y a également la baisse du niveau des jeunes diplômés. En bref, l’encouragement du financement bancaire pour l’investissement privé est l’une des alternatives permettant de contourner le chômage dans toutes les villes.  
    « Privilégiez l’ambition, mais surtout pas la précipitation… Commencez par la case Départ et  construisez pas à pas votre carrière »   Dans les bureaux du Président Directeur Général du Groupe ENNAKL AUTOMOBILES Confortablement installés et particulièrement bien reçus par Ibrahim Debache , PDG du Groupe. TanitJobs  : Si Ibrahim, pouvons-nous commencer cette interview en apprenant un peu plus sur vous et sur votre parcours… Ibrahim Debache : merci pour cette interview, Erich et merci à Tanit Jobs pour avoir permis le plaisir de répondre à vos questions… En fait, pour commencer, je suis issu d’une double culture, ayant des origines tunisiennes et françaises. Alors que je faisais toutes mes études secondaires en Tunisie, je partais en France pour faire mes classes préparatoires à Paris avant d’intégrer une école de commerce… En fait, mes études m’orientaient plutôt vers une carrière dans le domaine de l’informatique, dans un environnement IBM. L’un de mes premiers emplois en France se situait dans le secteur du transport et de la logistique où j’exerçais des fonctions de Directeur des Ventes et de Consultant… J’avais aussi travaillé dans l’immobilier. Je décidais pourtant de rentrer en Tunisie et durant dix ans, je travaillais en qualité de directeur commercial et marketing chez STAFIM, la filiale de Peugeot en Tunisie… Ce premier contact avec le monde de l’automobile me passionna… En 2007, j’étais recruté par Ennakl en qualité de DGA pour les marques Volkswagen et Audi… Pour faire court, en septembre 2012, le nouveau Conseil d’Administration, constitué des deux nouveaux investisseurs, les Groupes Poulina et Amen, me confirmait dans mes fonctions de Président Directeur Général du Groupe. TanitJobs : le Groupe Ennakl constitue l’un des fleurons de l’industrie automobile en Tunisie… Pourtant, son histoire ne ressemble en rien à celle d’un long fleuve tranquille… Ibrahim Debache  : je suis d’accord avec vous, mais c’est ce qui fait sa force et sa solidité. De 2007 à 2010 , nous étions leaders sur le marché automobile et nous représentions plusieurs marques majeures, telles que Volkswagen, Audi, Porsche, Seat. En juillet 2010, le groupe était doublement introduit en Bourse ; 30% du capital à Tunis et 10% à Casablanca… Quelques mois plus tard, pourtant, la révolution de 2011, suscitait des turbulences au sein du Groupe. Avec le départ de Sakher El Matri qui possédait 60% des parts du Groupe,via sa société Princess Holdings, la période de l’administration judiciaire arriva, mais elle fut courte. En effet, dès 2012, avec la mise en place d’un nouveau Conseil d’Administration et de représentants de l’État qui avait récupéré les 60% de Princess Holdings, il fut décidé de trouver rapidement un investisseur privé. Je fus chargé de cette mission. Deux grands groupes tunisiens, Poulina et Amen, décidèrent de se porter acquéreurs. Le tout fut bouclé rapidement et en  septembre 2012 , le nouveau Conseil d’Administration était nommé et j’avais le privilège d’être confirmé en qualité de PDG du Groupe. TanitJobs  : depuis 2012, pouvons-nous parler d’un nouvel essor du Groupe Ennakl  ? Ibrahim Debache  : Oui, exactement. Depuis 2012 ,nous avons développé une nouvelle stratégie où nous avons voulu acquérir plus de solidité financière et renforcer nos acquis. Nous avons également fait évoluer notre management, car nous avons privilégié un management par marque, pour permettre à chaque marque d’afficher ses différences et de jouer pleinement son rôle. Nous employons maintenant 400 personnes ( nous en employions 300 avant la révolution ).En 2018, nous représentons six marques : Volkswagen, Volkswagen utilitaires, Audi, SEAT, Skoda et Porsche . TanitJobs : quelles sont les grandes orientations du Groupe Ennakl pour les années à venir ? Ibrahim Debache : hormis de nouvelles stratégies et une révision obligée suite à la baisse de parts de marché, nous voulons toujours maintenir notre statut de leader… Malgré la baisse des immatriculations en Tunisie, les marques Audi, SEAT et SKODA gagnent des parts de marché, alors que Volkswagen en perd. Nous compensons les pertes de marché par les gains d’autres marques. Autre objectif : l’ Afrique où nous sommes présents en Côte d’Ivoire pour la marque SEAT . Parallèlement, nous venons de devenir les représentants officiels de Hertz en Tunisie pour des locations de véhicules à courte et moyenne durée. Tanitjobs  : à cause de la conjoncture, le marché de l’occasion en Tunisie est en pleine croissance. Des opportunités pour Ennakl  ? Ibrahim Debache  : bien sûr. Nous développons un label DAS WELT AUTO et nous avons déjà mis en place un système de ventes de véhicules d’occasion chez Volkswagen… TanitJobs : parlons RH comme cette interview sera publié sur le site Tanitjobs… Quels sont les plus qu’offre le Groupe Ennakl à ses employés en matière de ressources humaines ? Ibrahim Debache : en qualité de premier responsable du Groupe Ennakl , je favorise continuellement le partage de la décision qui est prise toujours en commun par le Directeur Général, le Secrétaire Général et moi-même. Notre management privilégie la formation de différents comités : un comité stratégique de direction composé de membres du Conseil d’Administration et de hauts cadres dirigeants appartenant à tous les départements du groupe. Nous avons également créé des comités de marques qui gèrent leurs produits, leur marketing et leurs budgets en toute autonomie, sans oublier un comité d’audit . Ces partages de décision, à tous les niveaux de nos entreprises, nous permettent d’avoir des employés engagés, motivés et très productifs… TanitJobs : vous accordez également une large place à la formation et à la motivation Ibrahim Debache  : oui et pas seulement à la formation technique qui est souvent assurée par nos marques, via des formateurs formés par les constructeurs, aux normes et aux standards… Nous favorisons également la formation aux soft skills ( comportements de vente, savoir-être …). Notre politique de formation interne est très active. D’ailleurs, nous interrogeons nos clients pour connaître leur satisfaction lors de la vente d’un véhicule ou lors de leurs entretiens avec nos collaborateurs. Nos faiblesses sont alors analysées, tout comme nos forces, et c’est là où la formation prend aussi le relais. En ce qui concerne la motivation, nous donnons environ 15,5 mois de salaire à nos collaborateurs et nous mettons en place un système de récompenses pour les collaborateurs qui se distinguent particulièrement… Une politique de mobilité interne est également activée. TanitJobs : quel serait votre conseil pour un jeune qui rejoint le marché du travail ? Ibrahim Debbache  : ne pas être trop pressé, commencer à la case Départ, ne jamais brûler les étapes et construire sa carrière pas à pas, mais durablement… Dans une vie professionnelle, tout est possible. Il suffit d’être ambitieux, mais garder les pieds sur terre !     Interview réalisé par Erich ALAUZEN, novembre 2018
  Présentation du secteur de l’éducation en Tunisie Les problèmes de l’éducation en Tunisie Une éducation en conflit Un avenir meilleur, pour l’éducation en Tunisie ?   L’éducation fait partie des priorités du pays depuis la dernière décennie si on se réfère à la hausse de 112 % du budget ministériel de l’éducation entre 2001 à 2011. Cependant, force est de constater la défaillance du système éducationnel malgré les réformes mises en œuvre et la bonne volonté du régime à offrir une égalité de chances pour tous et à s’adapter aux standards internationaux en termes de qualité. Les preuves les plus tangibles de cette panne sont entre autres, la difficulté d’intégration dans le marché de l’emploi des jeunes diplômés et le taux de non employabilité. La mise en place du plan stratégique de refonte du système éducatif dans le cadre du plan de développement 2016 à 2020 vise à redresser cette situation. Où en est actuellement le bilan de ce système éducatif ? Décryptage. Présentation du secteur de l’éducation en Tunisie L’un des points forts du système éducatif en Tunisie est l’investissement immense de l’Etat dans les ressources humaines et financières pour promouvoir ce secteur. La scolarisation primaire est presque généralisée pour les filles comme les garçons avec un taux de 98,7 %. Mais il descend à 78,5 % pour l’enseignement secondaire. La cause de cette baisse est notamment due au problème de précarité sociale.De nombreux parents dans les gouvernorats peu développés n’ont pas le moyen d’envoyer leurs enfants en classe dès la classe de 7 ème et ces derniers doivent quitter l’école. Cela impacte sur le taux de pourcentage des bacheliers qui est aussi en régression depuis ces dernières années. Le faible rendement se caractérise par une prépondérance de filières lettres, une baisse de taux d’orientation dans les filières techniques,mathématiques et sciences. Ces bacheliers accèdent à l’enseignement supérieur sans avoir une idée de ce qu’ils vont faire plus tard et sans projet professionnel. Ce qui fait que l’enseignement n’est plus considéré comme un moyen d’ascension sociale car de nombreuses personnes peu instruites peuvent gagner bien leur vie. Le système LMD (licence, master, doctorat) instauré en 2009 est dénoncé d’avoir été la cause de cet échec. La mise en place de ce système est jugée comme peu compatible au contexte social et à la capacité de l’environnement à recevoir les diplômés. Les problèmes de l’éducation en Tunisie Concernant justement l’acquisition de connaissance académique avec ce régime LMD, si celui-ci est bien implémenté, il pourrait valoriser le savoir-faire et savoir-être des jeunes et il sera une arme efficace dans la lutte contre le chômage. Mais le problème c’est que les autorités n’ont pas compris que ce régime est en décalage avec la réalité scolaire. Il ne suffit pas de suivre un cursus académique pour décrocher un poste. Un nouveau système basé sur une intelligence théorique et pratique sera plus performant. Ainsi, il faut commencer par la réforme du fondement sociologique et un désengagement progressif de la tutelle de l’Etat dans la gestion financière des institutions publiques. Il est même plus pertinent de parler de dépolitisation de l’école pour rehausser le niveau des enseignants et améliorer la qualité de l’éducation. Cela donnerait plus de chance à ces écoles et universités publiques de se renouveler constamment afin de faire face à la concurrence du secteur privé et satisfaire les besoins du marché de l’emploi.  Par ailleurs, les faiblesses du système éducatif tunisien sont en partie dues à la mauvaise gestion des ressources humaines (corruption dans les bureaux, problème de recrutement des enseignants… ). Certains des enseignants sont en effet recrutés à cause de leur nombre d’années passées dans l’armée, leur couleur politique…au lieu de leur compétence. A cela s’ajoutent le vieillissement des écoles publiques, l’accumulation inactive du savoir, les problèmes pédagogiques (enseignement scientifique en arabe puis en français, méthode d’enseignement caduque, tendance de l’enseignement dans l’endoctrinement plutôt que dans la formation des apprenants et élèves capables de pratiquer leur savoir et ayant une bonne instruction civique). On ne doit pas aussi oublier le rôle tenu par les écoles privées et les cours particuliers depuis ces 3 derniers décennies. L’Etat est responsable de cette privatisation et dès que les infrastructures publiques ne sont pas à la hauteur des exigences de parents privilégiés, ils envoient leurs enfants dans le secteur privé. Le système éducatif est ainsi menacé par la dépréciation des établissements éducatifs publics et le métier d’enseignant, la fuite des compétences, la faible interaction entre les filières enseignées à l’école et la formation professionnelle. La tendance du système éducationnel actuel évolue aussi vers les savoirs scientifiques (TIC) ainsi que les langues étrangères et la commercialisation du savoir. Quoi qu’il en soit, le Plan de développement 2016-2020 vise à renforcer la relation entre l’école et son environnement afin que l’enseignement s’adapte aux besoins de la société. Les stratégies de ce plan s’articulent autour de la révision du système d’évaluation et de professionnalisme des enseignants à travers les stages, le recyclage ainsi que l’amélioration des équipements et des conditions de travail dans les infrastructures. Cette réforme structurelle est aussi axée sur le renforcement de la décentralisation dans la prise de décision sur le plan financier, pédagogique ou administratif et le renforcement de l’utilisation des nouvelles technologiques informatiques dans les écoles. Une éducation en conflit Outre ces problèmes du système éducationnel, ce mois de décembre 2018, on note également un fait qui alimente les journaux. Il s’agit du conflit entre le ministère et le syndicat. Le syndicat de l’enseignement secondaire revendique une hausse salariale et décide de boycotter les examens des élèves pour obtenir une réponse positive à leur demande. Il indique que cette prise de décision est due au manque de respect de l’engagement des autorités en tutelle. Or, le ministère de l’éducation rappelle que cette décision conduit à des retenues sur les salaires des enseignants responsables. Sur le plan social, il faut dire que les élèves ne sont pas prêts à affronter cette situation. Les régimes de dictature qui se sont succédé dans le pays ont façonné les petits et grands à l’obéissance à l’autorité et les élèves ne se sont pas préparés à cette situation qui risque de les déconcentrer. De plus, cela pourrait impacter sur la stabilité de l’enseignement scolaire en général. Tout cela prouve à quel point ce secteur requiert une réforme effective. Un avenir meilleur, pour l’éducation en Tunisie ? La refonte globale de l’éducation nécessite la prise de conscience et la mobilisation des acteurs concernés. Pour résoudre le problème de l’inadéquation du système scolaire, il faut revoir la valeur ajoutée de l’enseignement transmis. Un enseignement basé sur le développement de l’initiative, l’adaptation et la créativité ainsi que la capacité de dénouer les différents problèmes est à préconiser. Les enseignants devraient aussi bénéficier d’une formation solide sur la communication pédagogique, la gestion de conflits, la psychologie des jeunes enfants. Pour ce, le ministère concerné devrait donner aux infrastructures concernées les moyens nécessaires pour entreprendre ces changements. La réforme commence par la base jusqu’aux universités publiques. Concernant ces dernières, elles devront aussi s’adapter aux normes internationales d’accréditation des diplômes afin que leurs sortants ne se voient pas refuser leur diplôme à l’international.La révision de rapport de tutelle est aussi un élément important.Enfin si les institutions arrivent à former des diplômés capables de traiter les informations et d’analyser les données quantitatives tout en ayant la compétence dans la vente et le marketing et les compétences linguistiques, cela pourrait réduire le taux des chômeurs diplômés.
  Economie et potentialités à Hammamet Infrastructures de base et équipements collectifs Emploi à Hammamet   Cette ville tunisienne située à 60 km de la capitale à l’entrée du Cap Bon compte plus de 73200 habitants en 2014.Son histoire remonte à l’Antiquité à l’époque des Carthaginois. En ces temps-là, la région est reconnue pour ses plaines fertiles puis elle devient une colonie honoraire sous la domination romaine. Avec la conquête arabe, la ville est laissée en décrépitude. A partir du 12 à 13è siècle, une agglomération s’est formée autour du château du Cap d’El Hammamat. Les habitants ont construit les remparts et la Grand Mosquée mais la prospérité économique n’a pas fait long feu. La ville est ensuite conquise par les Ottomans qui se sont mélangés avec les femmes de pays pour produire des Kouloughlis. Puis, l’arrivée en masse des réfugiés andalous d’Espagne au début du 17 e siècle permet de relancer l’arboriculture pendant 2 siècles. Mais les autochtones souffrent de prélèvement fiscal de bey au cours du 19 e siècle. Sous le protectorat français, la ville se dote des infrastructures urbaines modernes comme le chemin de fer, l’électricité, le téléphoneet attire descélébrités comme Guy de Maupassant, Oscar Wilde, Jean Cocteau, Sophia Loren, … Un richissime roumain, Georges Sebastieny a même construit une villa de rêve qu’il a vendue ensuite à l’Etat. Aujourd’hui, cette villa est transformée en centre culturel et Hammamet est devenue une ville touristique qui regorge de belles maisons. Economie et potentialités à Hammamet Cette délégation appartenant au gouvernorat de Nabeul possède une densité de 2034 habitants par km2 en 2014. Elle pourrait attirer plus de touristes par ses infrastructures hôtelières de première qualité, sa médina bien préservée, sa station balnéaire, son festival international et son site archéologique. Au passage, on enregistre une cinquantaine d’hôtels dans cette veille. L’offre touristique inclue le tourisme balnéaire, les hôtels de haute de gamme, le tourisme culturel et médical. Cependant, les séries d’attentat des années passées ont perturbé le développement du secteur et la valorisation de ces atouts. A cela s’ajoute le manque de dynamisme des autorités et de la municipalité. Malgré ce manque de promotion du tourisme culturel dans la région, la ville enregistre une augmentation de 28,3 % de touristes pour le premier trimestre de l’année 2017 et une augmentation de 19 % par rapport à l’année dernière pour le premier trimestre de cette année 2018. Les Français se trouvent en première liste des touristes venus visiter le pays, suivi par les Russes, les Algériens et les autres nationalités. Les recettes de tourisme ont aussi augmenté de 46 % par rapport à l’année 2017 selon la statistique du ministère de tourisme et de l’artisanat. Par ailleurs, concernant le tourisme médical , on retrouve un ephad qui compte une douzaine de résidents Français souffrants d’Alzheimer et de maladie de Parkinson dans la ville. Cette institution d’hébergement propose aussi des soins de pieds ou de mains ou de coiffure aux seniors hébergés.Les familles de ces personnes viennent leur rendre visite lorsque les résidents le souhaitent plusieurs fois dans l’année. Outre le tourisme, la culture d’agrumes constitue également l’occupation de la population.Aussi, dans les années 2010-2011, la banque Tunisienne de solidarité et l’association de développement à Hammamet ont apporté le financement nécessaire pour une centaine de projets productifs du quartier « Nabka ». Une cinquantaine de projets bénéficie aussi de fonds de roulement dans le cadre du programme de réhabilitation des quartiers populaires situés dans les contours de la capitale. Infrastructures de base et équipements collectifs Beaucoup d’études ont été menés à propos de l’aménagement sur le plan régional. Ces études permettent d’identifier les problématiques de la région au niveau de l’infrastructure afin d’optimiser sa compétitivité. Outre ces études, il y a aussi les projets dont le plus récent est la mise en place d’un train électrique express reliant Hammamet et Haouaria. Celui-ci va beaucoup aider la population dans leurs déplacements sur le territoire de Cap bon. On peut citer également le projet de Mrazga qui tourne autour de l’instauration d’un périmètre d’intervention foncière et à l’élaboration d’un plan d’aménagement. Le site est un lieu important de tourisme international et de la villégiature. Le programme concerne 40 000 habitants et s’articule autour de la réalisation de logement, de conduite de l’eau potable et du gaz de la ville, et d’espaces verts avec un parc urbain, une zone d’animation etc. Notons qu’Hammamet possède un centre culturel international, les remparts de vieux fort, un parc d’attraction, le musée Dar Khadija, la médina, deux parcours de golf. Ces parcours se situent à travers les collines et la forêt et sont accessibles à tous les niveaux. La région possède également le port Yasmine qui propose une surveillance continue 24 h/24 et des équipements de haute qualité. Le plan d’eau de ce port peut accueillir plus de 700 navires de plaisance d’une longueur pouvant atteindre jusqu’à 110 m. Ces embarcations peuvent amarrer au quai ou sur plateformes flottantes ou fixes. Ce port s’est vu attribuer le label Pavillon en faveur de l’environnement de qualité bleu depuis 2006, mais depuis ces deux dernières années, elle n’a plus obtenu ce label. Le nombre des bateaux qui amarrent dans ce port a connu aussi une baisse depuis 2010. Cette situation est due à l’instabilité politique mais depuis le premier trimestre de cette année 2018, les réservations ont repris. Dans les années après la révolution, le quartier « Nabka » a bénéficié aussi d’une amélioration au niveau de l’infrastructure de base comme le bitumage des routes, la mise en place des réseaux d’éclairage public et des réseaux d’évacuation d’eaux. 10 000 habitants dans ce quartier ont ainsi obtenu du financement pour les équipements collectifs. Concernant les centres de formation, cette délégation n’est pas en reste comparée aux autres car il possède entre autres un centre de formation touristique. Cet établissement permet de former les jeunes qui souhaitent exercer un métier dans l’hôtellerie et le tourisme. Il prépare les étudiants à l’obtention du CAP, du BTP et de BTS. En effet, le secteur touristique est le plus porteur dans cette région et il offre aussi de nombreux emplois aux jeunes . Emploi à Hammamet Les emplois disponibles dans cette délégation concernent notamment le secteur hôtelier et les agences de voyage. On retient entre autres les postes comme le directeur d’hôtel, directeur de restauration, chef de cuisine, chef pâtissier, chef réception, veilleur de nuit, animateur DJ, assistante de direction, hygiéniste, kinésithérapeute, croissantier, conseillère de voyage etc. Mais il existe également d’autres profils recherchés par les entreprises comme agent immobilier, informaticien etc. Parmi les hôtels construits pendant cette année qui ont recruté un personnel nombreux, on peut citer « The Orangers Garden ». Cette propriété possède 288 chambres avec une quinzaine de suites et une quinzaine de bungalows. Cet hôtel installé au bord de la plage dispose aussi de 3 piscines dont une couverte, un spa, un hamman, un sauna, salle de fitness et des bars. Avec l’arrivée des vacances, les hôtels recrutent souvent des candidats attirés par cet univers touristique et de restauration. Ceux qui bénéficient d’une formation dans ce secteur et qui peuvent parler couramment une ou deux langues étrangères peuvent décrocher un job dans ce secteur. Sur le site tanitjobs, vous pouvez faire de recherche pour trouver un emploi correspondant à votre profil dans cette région .
Présentation de la ville Enfidha Economie et potentialités d’Enfidha Infrastructures de base et équipements collectifs à Enfidha Emploi à Enfidha   Cette délégation rattachée au gouvernorat de Sousse se trouve à 107 km environ de Tunis. Elle recense quelque 9980 habitants en 2004. La ville possède un patrimoine culturel remarquable, des plages de sable blond, une infrastructure hôtelière acceptable, des ports de plaisance, des souks animés et un aéroport international s’étendant sur une superficie de 75 000 m2. Ces atouts attirent les touristes qui sont de plus en plus nombreux à venir visiter l’arrière-pays et les déserts. Présentation de la ville Enfidha D’abord, pour la petite histoire, Enfidha appartenait autrefois au bey de Tunis. Puis elle a été offerte à Kheiriddine Pacha pour le remercier par son intervention au titre de droits de succession de la famille Sadok bey sur le trône de souverain vassal du sultan.Puis, le domaine passe aux mains d’une société marseillaise lorsque Kheiriddine quitte le pays pour Constatinople. Plus tard, une société afro-africaine l’acquiert et Enfidha devient un territoire où les français cohabitent avec la population tunisienne. La ville se trouve entre les pentes, les monts de Zaghouan et la mer. Le magnifique sable, les larges plages ensoleillées, le soleil, le musée archéologique, l’histoire et la culture attirent des milliers de touristes chaque année.Une visite dans l’arrière-pays permet de découvrir des paysages de désert aux magnifiques canyons et aux vallées fertiles. Cet important centre agricole pendant la colonie française est répartie en 34 villes. On y retrouve un style d’architecture hybride qui associe à la fois les caractéristiques des provinces françaises et des villes locales. Des types des installations rurales romaines et byzantines sont également abondants dans la ville (chapelles, villas…) avec des vestiges de l’ère chrétienne. Cette région ensoleillée a une température moyenne de 19,9 degrés avec des étés courts de 3 mois environ du mois de juin au septembre. Pendant l’année, les degrés de la température s’échelonnent entre 6 degrés à 32 degrés et elle peut atteindre plus de 36 degrés en période estivale. Economie et potentialités d’Enfidha Concernant l’économie de cette délégation de Sousse,elle est axée principalement à la culture des céréales, des olives, des dattes, des vignes. Les habitants élèvent également des cheptels. Le secteur agroalimentaire emploie également une partie de la population active.Les objectifs à prévoir pour les prochaines années sont la diversification de production agricole afin de rentabiliser le secteur et de répondre aux besoins des industries. Le développement des cultures à haute valeur ajoutée et l’aménagement de pépinières d’alfa figurent aussi dans les projets de promotion de ce secteur.La région possède aussi une zone industrielle de 150 ha dédiée aux projets industriels en mécaniques du pôle de compétitivité. Celle-ci vise à favoriser le développement et l’innovation dans le domaine de la mécatronique. Les premières usines en électroniques sont d’ailleurs opérationnelles vers la fin de cette année.La région possède également une zone industrielle séparée en 3 ZI : Enfidha I, II et III. Cette dernière en cours d’aménagement s’étend sur une superficie de 36 ha. Enfidha I, quant à elle, possède 48 lots occupés par des usines importantes contre 127 lots pour Enfidha II occupés par des grandes entreprises industrielles et des petits métiers. Des entreprises étrangères comme Danone, Autoliv, Gardeur , Sagem, Arco-Soniaetcse sont implantés dans cette délégation de Sousse. Par ailleurs, en dépit de ses 3 000 ans d’histoire laissée par les vestiges du site archéologique du Carthage, ellepromet un potentiel technologique élevé. En effet, cette région fait l’objet du projet de Tunisia Economic City. Il s’agit de la création d’une cité économique et touristique avec des tours jumelles, des hôtels de luxe, des centres de commerce, de cité médiatique et universitaire, de cité de loisirs etc. sur une superficie de 90 m2. Ce type de « ville intelligente » sera un portail économique entre les pays arabes voisins etl’Europe. Le coût de cet investissement qui regroupe une cinquantaine de sociétés internationales est estimé à 50 milliards de dollars. Le projet promet de fournir quelque 250 000 emplois.La région reçoit également une autre enveloppe de 7 millions de dollars en vue de la création d’une zone irriguée et l’aménagement des pistes agricoles. Le port des eaux profondes à Enfidha permet aussi de relancer l’économie de cette région afin de diminuer les disparités régionales. Par ailleurs, cette région se démarque aussi par son potentiel touristique. Citons entre autres l’ancienne Upenna, le cimetière militaire d’Enfidha, les médinas, les km de plages, les safaris, le désert… Infrastructures de base et équipements collectifs à Enfidha La ville est un point de jonction important pour les axes de routes de la RN1 et de la RN2. Elle se trouve aussi sur le trajet de la ligne de chemin de fer qui relie le pays à Sfax. La municipalité possède également un aéroport international qui sert à désembouteiller les aéroports de Tunis et de Monastir. Cette structure a une capacité d’accueil finale de 22 millions de passagers et une piste d’atterrissage s’étalant sur 3 300 m et un tour de contrôle de 85 m de haut. Cette région dotée d’un potentiel agricole et touristique non négligeable fait également l’objet des projets de création d’infrastructures dont certains sont déjà réalisés comme l’aéroport d’Enfidhadont nous avons parlé qui est déjà fonctionnel. On retrouve également la construction d’autoroute Enfidha-Gafsa, le projet de port en eaux profondes. Ce dernier fait partie du projet Tunisia Economic city. Il sera l’un des plus modernes parmi les ports existants et il disposera de tous les services de manutention et de stockage. Il sert à combler l’insuffisance de capacité des ports à Méditerranée du fait de son emplacement à un carrefour maritime, aérien et routier.  Concernant les structures sanitaires publiques et touristiques, Enfidha possède un hôpital de circonscription et des hôtels et maisons d’hôtes pour accueillir les touristes comme l’apart Hergla diamond, la Résidence El amen situés à une dizaine de km du musée d’Enfidha. La région possède également quelques centres de formation et d’apprentissage professionnels. Sans oublier la Novation city qui s’étend sur 250 ha répartie sur Sousse et Enfidha avec une école d’ingénieur, 2 centres de recherches mécatroniques etc. Emploi à Enfidha Le taux de chômage à Sousse et à Enfidha est faible comparé aux autres gouvernorats. Il avoisine 9,7 % contre 25,6 % à Gafsa et à Tozeur. Cependant, la grève générale de l’année 2016 a montré l’insatisfaction de la population sur la situation d’emploi dans la ville. La cause en est principalement le licenciement abusif de quelques employés dans l’aéroport et le taux de pauvreté dans la ville.Mais le gouvernement promet la mise en place d’une relance de l’économie avec la promotion des secteurs de manufacture, de l’agriculture et de tourisme. La construction du port des eaux profondes de cette région permet également de fournir des emplois aux jeunes et cadres de la ville. Le projet de ville intelligente est aussi un grand réservoir d’emplois de 2500 postes. Ces deux projets pourront aider la délégation à rattraper son retard au développement. Enfin, pour le mois de juillet de cette année, le gouverneur a aussi mis en route un projet de développement intégré d’un montant de 10 millions de dollars dont 3 millions pour le financement des projets individuels productifs.    
Le tourisme local Les technologies de l’information et le TIC L’énergie renouvelable L’industrie électronique et électrique L’agriculture Tanitjob comme le 1 er  portail de l’emploi en Tunisie  En dépit du problème de chômage et des disparités régionales en Tunisie, certains secteurs offrent un climat favorable pour le recrutement ou pour gagner de l’argent. Le tourisme, le secteur du numérique et du TIC, les industries électriques, l’énergie renouvelable et l’agriculture constituent un gisement important pour le développement l’économie.Si la fonction publique est presque saturée, ces segments de marché sont des créneaux à développer pour éviter la migration des cerveaux et la hausse du taux des chômeurs. Focus sur l’employabilité dans ces secteurs. Le tourisme local La Tunisie est devenue le premier pays touristique arabe si dans les années 60, ses performances dans le tourisme international étaient insignifiantes. Les flux de touristes européens et arabes sont particulièrement attirés par le patrimoine culturel, les plages, sa capacité d’accueil performante et la position géographique du pays. Ce maillon de l’économie est fort rentable car les résultats nets du tourisme international apportent des entrées brutes des devises conséquentes. Pour promouvoir ce secteur, les acteurs touristiques se lancent aussi dans la campagne touristique locale. L’idée est de séduire les autochtones qui ont l’habitude de profiter des vacances ailleurs alors qu’ils peuvent bénéficier d’un rapport qualité-prix intéressant dans les hôtels locaux. Le défi à relever consiste à mettre en place un produit attractifet à programmer des vacances et des programmes d’animations dans les sites ciblés. A titre d’exemple, les exploitations de ce secteur peuvent organiser des tournois de bridge, de découverte des exploitations agricoles, des rallyes dans le désert etc. A noter que ce marché détient 15 % des nuitées pour l’année 2014. Les technologies de l’information et le TIC Ce secteur possède aussi un potentiel de croissance car il contribue à hauteur de 7 % du produit intérieur brut du pays.En effet, l’utilisation du TIC assure non seulement la dynamisation de l’économie mais aussi la génération des emplois. Depuis ces dernières décennies où la transformation digitale s’invite dans les entreprises, dans les exportations industrielles et dans les technopoles, on comptabilise1200 entreprises et industries exerçant dans le domaine numérique. Ces structures emploient 9 % de la population active. L’évolution du TIC a fait naître deux types d’entreprises : il y a celles qui sont nées avec les outils de travail collaboratifs comme les réseaux sociaux, les chats, et d’autres qui doivent s’adapter à ces nouveaux modèles pour pouvoir développer leur business. Le nombre des acteurs du numérique est encore restreint mais ils peuvent créer des marchés de niche s’ils développent une notoriété suffisante. On retrouve à titre d’exempleles startups locales et les sociétés étrangèresqui se lancent dans ce secteur. Ces dernières peuvent adopter le sourcing ou l’approche partenariale pour pouvoir opérer et travailler en Tunisie. Pour ne pas passer à côté de l’évolution technologique, les banques et les assurances se lancent aussi dans la tendance du digital avec les plateformes e-commerce. Par ailleurs, l’évolution du TIC et la transformation digitale ontégalement le paysage du recrutement. Les employeurs préfèrent recruter via les réseaux professionnels comme viadeo, linkeldn, ou les sites d’emplois comme tanitjob que l’insertion d’annonce dans la presse papier. L’énergie renouvelable L’énergie éolienne et l’énergie solaire répondent aux besoins énergétiques d’une partie de population du monde. Elles peuvent aussi diminuer le problème du réchauffement climatique et de la pollution atmosphérique. De plus, elle constitue une alternative économique comparée aux combustibles comme le gaz. La Tunisie exploite ce créneau depuis ces dernières années. Elle compte produire 30 % de sa consommation d’énergie sous forme d’énergie renouvelable d’ici 12 ans. L’implantation d’éolienne est notamment favorable avec l’ensoleillement élevé et le vent fort dans certaines régions. Concernant l’engagement de l’état dans ce marché de niche, l’année dernière, le gouvernement a lancé des appels d’offre pour l’optimisation de l’exploitation de l’énergie renouvelable. Les besoins actuels envisagés environnent 140 MW d’énergie éolienne et la moitié pour l’énergie solaire.L’objectif est la vente de l’électricité à la STEG à long terme d’après un contrat conclu avec cette structure. Le pays rejoint ainsi les autres pays du MENA qui disposent également des fortes capacités d’exploitation de l’énergie renouvelable. L’avantage de l’orientation dans ce secteur, c’est qu’elle offre de possibilités de création d’emplois avec les installations photovoltaïques. Elle permet également d’améliorer la compétitivité de l’économie. L’industrie électronique et électrique Le secteur des industries de mécanique et d’électrique emploie descentaines de milliers de travailleurs. On en compte environ 960 entreprises ayant plus de 10 salariés en 2010. 410 d’entre eux sont détenus par des étrangers. 67 % de ces entreprises opèrent dans l’électronique et l’électroménager. Ce secteur représentait 3,4 % du PIB du pays en 2012. La Tunisie développe également ses compétences dans l’industrie de montage de pièces automobiles et aéronautiques. Cela englobe la fabrication des câbles, des faisceaux de câbles, des airbags, des pièces mécatroniques, des sièges etc. Ce secteur porteur d’emplois emploie près de 85 000 salariés répartis dans environ 200 entreprises. Ces structures ne connaissent pas de saisonnalité ou temps d’inactivité. Ce sont notamment des acteurs géants de la fabrication des équipementiers automobile, des industries allemandes, françaises, italiennes, japonaises, coréenne et américaines implantées en offshore. On retrouve également des entreprises locales dans ce créneau. Les avantages compétitifs en matière du coût, la proximité à l’Europe, la qualité des produits(certification ISO) et la qualification professionnelle sont autant des raisons des potentialités importantes des investisseurs étrangers dans ce secteur. Les objectifs à prévoir sont l’augmentation de volumes de vente, la sensibilisation des professionnels sur la veille technologique, le développement de l’exportation, et la production de nouveaux composants comme la technologie avancée des câbles etc.Le développement du système de conduite autonome apporte aussi des nouveaux défis à relever pour le secteuret plus d’opportunités d’emplois pour les chômeurs. L’agriculture L’élevage (ovins, bovins…) et la culture des arbres (olives, dattes…), des légumes, des céréalesconstituent une occupation d’une bonne partie de la population rurale. Ce secteur assure 15 % des emplois. La culture des olivesreprésente 40 % des exportations du pays en 2017. On compte 10 millions d’ha de terre agricoles en Tunisie. Le secteur agricole vise essentiellement à prendre en charge l’autosuffisance alimentaire du pays mais il peut aussi résoudre le problème de chômage. L’Etat a mis en places des mesures incitatives comme le soutien du prix des céréales et du lait, des aides à l’investissement pour les agriculteurs ainsi que des droits de douane conséquents sur l’importation des produits laitiers et les légumes. Le gouvernement a aussi élaboré des mesures permettant de promouvoir l’industrie agroalimentaire. Ce faisant, il restructure et modernise le secteur en introduisant des nouvelles technologies. Il a mis aussi en place une politique de libéralisation du commerce des produits finis. Tanitjobs comme le 1 er portail de l’emploi en Tunisie Pour les entreprises dans ces secteurs porteurs d’emplois et dans d’autres secteurs qui recrutent, il est important de recourir à un site d’emploi qui permet de dénicher les candidats qualifiés et opérationnels de suite. Tanitjobs vous décharge des tâches consommatrices de tempscomme la recherche dans la presse papier. Il met rapidement en contact les chercheurs d’emplois et les employeurs, quel que soit le profil recherché par ces derniers. Les personnes en quête d’un emploi peuvent aussi faire une recherche sur le site. Outre le gain du temps, le recours à un site d’emploi permet également à un employeur de consulter rapidement la banque des CV des candidats potentiels.
  Découpage administratif de Monastir Economie et potentialités Infrastructures de base et équipements collectifs Emploi à Monastir   Cette ville côtière de Sahel en Tunisie est située à quelque 16O km de la capitale. Sa superficie s’étend sur 1 024 km2. Etymologiquement, le nom de la ville pourrait provenir du mot monastère. L’histoire de la civilisation de ce gouvernorat remonte dans la période paléolithique moyenne dans les 3 000 ans avt J.C. Il fait d’ailleurs partie des premières colonies arabes construites en Ifriqiya et on penserait qu’il serait l’antique Ruspina. Tour d’horizon sur les potentialités et les opportunités d’emplois dans cette région. Découpage administratif de Monastir Ce gouvernorat crée en 1974 se trouve au cœur de la Méditerranée, à proximité de l’Europe. Il est entouré par Sousse au nord, Mahdia au sud, et la mer méditerranéenne. Il est divisé en 13 délégations, une trentaine de municipalités et 77 imadas. Ces délégations sont par l’ordre alphabétique Bekalta, Bembla, Beni Hassen, Jemmal, Ksar Hellal, Ksibet-el-Médiouni, Moknine, Monastir, Ouerdanine, Sahline, Sayada-lamta-Bou-hajar, Téboulba, et Zéramdine. Monastir qui est d’ailleurs le chef-lieu et Moknine sont les régions les plus peuplées selon le recensement en 2014 avec une population de 81294 et 75 885 pour Moknine.Le taux de croissance démographique environne 1,8 %. Tandis que le taux d’urbanisation est estimé à 100 %. Depuis octobre 2017, AkremSebri est à la tête de ce gouvernorat qui compte environ 548 820 habitants avec une population active de 189 400. La température moyenne avoisine 12°C à 20 °C. Quant à la mesure de quantité de pluie tombée chaque année dans cette région, elle affiche 280 à 400 mm. Ce gouvernorat est jumelé avec la région du Rhône en Alpes et Münster en Allemagne. Economie et potentialités Le secteur industriel, le tourisme et l’agriculture constituent les principales activités de la population. Les industries textiles et habillement sont les premiers fournisseurs d’emplois. La plupart de leur production est acheminée en Europe. On enregistre environ 1200 entreprises et une douzaine de zones industrielles dans la région. Ces ZI sont réparties à Moknine, Benane, Bembla, Jemmal, Monastir, Ksal, Teboulba, Touza, MenzelHayet et la technopole de Sahline. 83 % des emplois industriels sont implantés dans les environs des délégations de Ksar et Bembla. L’économie de cette région repose aussi sur l’agriculture. Les 86 % des terres destinées à l’agriculture dont 13 125 ha sont des zones irriguées publiques ou privées. 450 ha sont des forêts contre 4 600 ha pour les parcours. La production de cheptel environne 74 500 têtes (bovin, caprin, ovin). Concernant les principaux produits agricoles, la région produit notamment des produits de pêche (23 983 t/an), de viande rouge, de volaille, de lait, d’huile et d’olive. La culture d’olive s’étend sur une superficie de 60 000 ha. Monastir se fait aussi une réputation dans la production de culture de légumes (169 702 t/an) et d’arboriculture (11 297 t). Le développement de l’agriculture est favorisé par la présence de 8 lacs collinaires et des barrages collinaires. L’installation d’une douzaine de sites aquacoles dans la lagune de Monastir permet aussi à la région de se lancer dans l’élevage de dorade et de loups de mer. Le secteur touristique occupe la troisième occupation de la population avec les hôtels de luxe au bord de la mer, les terrains de golf… la région attire des nombreux touristes étrangers. Le secteur touristiquepossède plus d’une cinquantaine d’unités hôtelières totalisant une capacité d’hébergement de plus de 25 440 lits. Ces hôtels offrent 9 000 emplois. Outre le ribat de 8 e siècle, la grande mosquée, la mosquée Bourguiba, les musées, le souk, les iles Kiriates.., la ville dispose également d’autres atouts comme le port de plaisance, des centres de plongée, deux terrains de golf, un hippodrome, des boîtes de nuit etc. Les animations abondent entre les activités ludiques et sportives. Depuis ses 5 dernières décennies, elle attire ainsi les touristes par le potentiel balnéaire de Saknès. Celle-ci comporte deux unités hôtelières, un musée, un quartier marin et le port de plaisance. Il y a également la zone touristique de Jinène El Oust qui possède 6 unités résidentielles et la zone de Bekalta qui comporte 6 unités hôtelières et des lots d’animation. Par ailleurs, l’infrastructure de transport de la région est aussi l’un des facteurs déterminants dans l’essor de ce gouvernorat. En effet, il possède un aéroport international, une gare, et un métro qui le relie à Sousse et à Mahdia. Des bus, des taxis, des véhicules de louage le relient aussi à ces deux autres gouvernorats. Infrastructures de base et équipements collectifs Le branchement en électricité dans ce gouvernorat est évalué à 99,9 % en zone urbaine contre 99,8 % en zone rurale. L’accès de la population à l’eau potable en milieu urbain et rural, est quant à lui, estimé à 100 %. Le réseau de transport moderne est composé d’un aéroport, un port commercial, une gare, un métro,et des routes nationales, régionales et locales. L’aéroport international relie le gouvernorat à l’Europe et aux pays Arabes. Le secteur communication se développe aussi dans cette région avec un nombre d’abonnés fixe de 49 169 personnes. Côté équipements collectifs scolaires, elle dispose aussi d’un réseau scolaire performant avec 12 établissements d’enseignement supérieur (faculté de médecine, de science, de pharmacie, institut supérieur de l’informatique et de mathématiques,institut supérieur de biotechnologie etc.).Ce réseau est complété par 49 centres de formation professionnels publics et privés, 157 écoles primaires, 452 crèches et jardins d’enfants, et 76 lycées secondaires. Concernant la structure sanitaire, Monastir est encore avantagé par rapport aux autres gouvernorats car il possède 12 hôpitaux régionaux, 88 centres de base, une vingtaine de cliniques et une vingtaine de laboratoires d’analyses et de radiologies. 121 pharmacies complètent cet effectif. Enfin, concernant l’équipement collectif de loisirs, la région possède 4 complexes sportifs, 56 stades sportifs, 89 salles de sport privés et publiques et une piscine sportive. Emploi à Monastir Cette région est la moins touchée par le chômage comparé aux autres gouvernorats. En effet, seuls 6,1 % de la population sont au chômage selon le chiffre indiqué pour le deuxième trimestre de l’année 2017. Quoi qu’il en soit, l’Etat a décidé d’octroyer une hausse de 60 % du budget au ministère de la formation professionnelle. Cette enveloppe financière se répartira entre le gouvernorat de Monastir et les autres gouvernorats. Le salon organisé par l’ANETI du 15 novembre dernier qui a vu la participation de 80 entreprises dans le secteur industriel, a aussi pour objectif de recruter des centaines de diplômés du supérieur et des milliers d’ouvriers (6 000) dans le secteur textile et habillement.Par ailleurs, la construction de l’unité de fabrication de câbles électriques de la « PSZ » permet aussi d’offrir 3 500 emplois aux jeunes Tunisiens et aux diplômés de l’enseignement supérieur. A noter que cette société allemande possède déjà d’autres filiales à Ksar Hellal. Le groupe « Leoni Tunisie » va créer aussi 5 000 emplois pour les habitants de Sousse, Mahdia et Monastir grâce à l’aménagement d’une nouvelle unité à Manzel hayet. De leur côté, les dirigeants politiques sont plutôt optimistes avec le retour des bailleurs de fonds en l’occurrence la Banque mondiale avec l’octroi d’une enveloppe de 500 millions de dollars et le FMI avec 249,1 millions de dollars pendant cette année. Chahed a d’ailleurs assuré qu’il n’y aura pas de nouveaux impôts pour les entreprises pendant l’année 2019.