Actualités emploi et conseils RH Tunisie

Actualités et conseils RH

  Economie Tunisie versus Maroc Tourisme : Tunisie versus Maroc   La Tunisie et le Maroc sont deux nations sous-continents à majorité islamique appartenant à la ligue arabe, et dépendants envers l’Europe. Mais la surface marocaine est presque trois fois plus étendue que celle de la Tunisie. Il en est de même pour le nombre de la population. Malgré cela, ces deux pays sont des poids lourdsau niveau économique dans la région maghrébine. Plusieurs indicateurs permettent de visualiser leur score en termes de compétitivité économique. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon sur ces indicateurs et la performance de chacun. Economie Tunisie versus Maroc La Tunisie est un pays d’une superficie de 163 610 km2 situé à la pointe nord du continent africain et à une centaine de km de l’Italie. L’Algérie et la Lybie sont ses voisins. Le pays a une population de 11,5 millions d’habitants. Le Maroc, quant à lui est aussi un pays du Nord-est de l’Afrique qui partage la frontière avec l’Algérie et le Sahara occidental. Il s’étend sur une superficie de 446 550 km2 avec une population de plus de 35,7 millions. Le Maroc dépasse de loin la Tunisie en termes de PIB annuel avec un chiffre de 97,119 millions d’euros pour l’année 2017 contre 35,369 millions d’euros pour la Tunisie. Il en est de même pour la dette totale avec 63.260 contre 23.520 et les dépenses publiques avec un montant de 29.196,6 contre 10.908,6 pour la Tunisie.En termes d’exportations et d’importations, les chiffres réalisés par le pays marocain sont aussi le double de la Tunisie avec un chiffre de 39 776 millions d’euros environ pour les importations de l’année 2017 contre 18 282 pour l’économie tunisienne de la même année. En revanche, ils ont tous deux le même indice de corruption estimé à 43 pour l’année 2018. La Tunisie souffre notamment de la faiblesse du pouvoir juridique et d’un manque de transparence. Concernant le classement RTI et le classement de l’innovation, la Tunisie l’emporte sur le Maroc car elle se situe au 13 ème rang contre 85 ème  pour le RTI et au 66 ème   rang contre 76 ème   en termes d’innovation pour le pays marocain. Concernant l’attractivité nationale et le climat d’investissement, la Tunisie prend le dessus avec un score de 79 contre 74 pour le Maroc pour l’année 2016. Ce score dépend de la gouvernance politique, de la sécurité des investisseurs etc et même si le Maroc affiche un taux de croissance en hausse et une réduction de taux de pauvreté. Le capital humain et financier tunisien est également plus important avec un chiffre de 81 contre 66 pour les compétences marocaines. Mais le royaume chérifien obtient un part de marché sensiblement plus élevé de 71 contre 69 et un meilleur score d’infrastructures de 68 contre 63 pour son concurrent économique.La Tunisie pèche notamment aux indices de sécurité et de violence interne car elle affiche un chiffre de 38 contre 12 pour le pays marocain mais tous les deux ont un indice de vulnérabilité de l’économie et de l’environnement approximatif.A noter que le total des émigrants marocains pour l’année 2017 est aussi le triple des émigrants tunisiens. En fait, les deux pays sont des concurrents car ils sont actifs sur les mêmes secteurs compétitifs comme l’offshore, les services, l’agroalimentaire, le secteur touristique etc. Les deux pays sont notamment en concurrence directe avec le tourisme mais le royaume du Maroc obtient beaucoup plus de recettes car son offre touristique est plus variée et plus haut de gamme. Certes, la révolution de 2011 impacte lourdement sur l’économie tunisienne et la nation qui a subi des pertes importantes doit émerger en douceur. Rien d’étonnant si le potentiel économique de la Tunisie est encore négatif mais elle affiche des progressions chaque année comparée à celui du Maroc qui est toujours positif. Concernant les échanges économiques entre ces deux nations, le royaume chérifien est le troisième partenaire de la Tunisie avec un volume d’échange de 830 millions de dinars pour l’année 2017. L’objectif de 500 millions de dollars d’échanges instauré lors de la Haute commission mixte en 2012 n’est pas encore atteint. Les échanges des investissements affichent une stagnation tout comme le nombre des entreprises marocaines implantées à Tunisie ou tunisiennes créées à Maroc. Enfin, si on regarde le classement Forbes pour les affaires pour l’année 2016, le Maroc occupe la 51 ème place contre le pays de Ben Ali à la 87 ème place. Pour établir ce classement, le magazine se base sur les critères comme la fiscalité, la protection de la propriété intellectuelle, les projets innovants… Quant à la Turquie et Bahrein, ils sont classés respectivement à la 62 ème   et à la 60 ème  . La France se classe à la 26 ème   position dans cette édition du magazine Forbes. Tourisme : Tunisie versus Maroc Le royaume chérifien est toujours considéré comme une nation qui arrive à sortir son épingle du jeu avec les problèmes de croissance économique mais les réalités sont moins belles. En effet, le rapport fourni par l’OngOxfam affiche les inégalités sociales frappantes au Maroc car un salarié marocain au SMIG aurait à travailler 154 ans pour percevoir ce qu’un milliardaire marocain reçoit en une année. Les écarts de la richesse sont frappants dans ce pays. Et même s’il est représenté comme un pays ayant pu sortir de la crise avec un secteur touristique en bonne santé, l’attractivité de l’économie ne tient pas compte des éléments comme l’éducation et la santé de la population. Les causes de cette inégalité sociale sont notamment les inégalités dans le paiement des taxes et du système fiscal. Le rapport de l’Oxfam pointe du doigt que la réduction de la pauvreté ni le développement ne sont pas couplés par la baisse des inégalités sociales. Pour illustrer ce problème, on peut se référer au système éducatif marocain. 21 % du budget de la Tunisie est dédié à l’éducation. Ce qui n’est pas le cas pour le Maroc où la durée de fréquentation des écoles des élèves est inférieure de deux années comparée aux pays maghrébins. 12 médecins tunisiens s’occupent aussi de 10 000 habitants contre 6,2 pour le Maroc. En ce qui concerne le secteur touristique, les recettes de l’activité touristiques des non-résidents marocains atteignent 5,65 milliards dollars pour les 9 premiers mois de l’année 2017. Les villes marocaines ayant bénéficié cette embellie sont les suivantes : Fès, Tanger, Marrakech et Agadir. Les allemands, hollandais, espagnols, chinois et japonais sont la majorité de ces touristes. De son côté, il ne faut pas cacher que le secteur touristique tunisien est ébranlé par les attentats de 2015. Mais pour la même période, c’est-à-dire pour les 10 premiers mois de l’année 2017, elle a pu réaliser un chiffre record de 2,4 milliards de dinars et ce depuis les 6 dernières années. Comparé à la performance marocaine, le secteur touristique tunisien est encore loin. Les nettes performances marocaines s’expliquent en fait par son envolée dans le tourisme haut de gamme avec Gammarth, Hammameth… Ce qui fait que le Maroc est la destination préférée des Européens et des Français devant la Tunisie. Le pays attire non seulement par le dépaysement et l’exotisme qu’elle offre mais aussi par le côté sécurité. Bref, pour pouvoir rivaliser avec le Maroc et attirer une part de marché plus importante, les investisseurs en tourisme tunisiens devraient accroître la visibilité de ses offres et améliorer le standing des hébergements.  
  Zoom sur le travail dans le secteur privé en Tunisie Zoom sur le travail dans le secteur étatique tunisien Avantages et inconvénients de chaque secteur   L’insertion professionnelle des diplômés tunisiens fait partie des problèmes socio-économiques majeurs à résoudre pour la Tunisie. Le pays possède en effet un système éducatif assez performant et produit un nombre important d’élites intellectuelles. La plupart de ces diplômés universitaires aspirent à une embauche dans la fonction publique et préfèrent attendre leur chance plutôt que de travailler dans le privé. Toutefois, comme nous allons voir dans cet article, ces deux statuts ont chacun leur avantages et inconvénients. Zoom sur le travail dans le secteur privé en Tunisie Le secteur privé constitue un acteur de développement non négligeable face aux nouveaux enjeux du marché du travail et à la saturation du secteur public. Mais le problème, c’est que ce secteur ne peut embaucher qu’un petit nombre de diplômés tunisiens. En effet, le recrutement dans les structures privées concerne notamment une main-d’œuvre peu qualifiée, des offres adaptées aux besoins des secteurs productifs. Or le système éducatif du pays, la démocratisation de l’éducation et l’accès aux diplômes supérieurs favorisent la qualité de la formation. Ce qui a permis de produire le trop plein de diplômés chômeurs sur le marché. Pour atténuer ce problème de chômage intellectuel, le cadre légal interdit les enseignants dans la fonction publique en exercice à offrir leur prestation dans les écoles privées à partir de cette année scolaire 2018-2019. Cette mesure vise à permettre aux diplômés chômeurs d’avoir des expériences professionnelles dans le secteur privé. Pour ce faire, le ministère a fait une convention avec le syndicat des propriétaires des écoles et institutions privés afin qu’ils permettent aux diplômés de travailler dans leur établissement. Ce qui permet à ces derniers d’avoir un contrat élaboré avec le ministère de l’éducation. Zoom sur le travail dans le secteur étatique tunisien La définition d’une politique d’aide à l’insertion dans la fonction publique remonte en 1985. Au cours des années avant 2011, l’Etat recrutait en moyenne 7500 fonctionnaires par an. Pendant les années post -révolution 2011 à 2013, le taux de recrutement dans l’administration publique affichait une explosion avec un chiffre de 22 000 recrutés par an. Le plus grand nombre des fonctionnaires recrutés sont dans les ministères de l’Education, de santé et de l’agriculture. Certains d’entre eux comme les martyrs de la révolution n’ont pas fait de concours. Suite à la recommandation de la FMI sur la réduction du nombre de fonctionnaires du secteur public tunisien qui fait partie des plus élevées du monde, l’Etat a presque stoppé l’embauche à partir de 2014. En effet, la masse salariale de l’administration publique atteint 800 milles employés alors que 300 000 suffisent pour faire tourner l’administration. De plus, 70 % des dépenses étatiques vont aux salaires de fonctionnaires. C’est la raison pour laquelle l’Etat offre 2 ans de salaire aux personnes qui souhaitent prendre leur retraite avant 55 ans tout en leur permettant d’obtenir un crédit bancaire pour concrétiser un projet. Quoi qu’il en soit, le travail dans la fonction publique attire de nombreux diplômés à cause de la stabilité de l’emploi. Selon une étude réalisée par Sigma conseil auprès des Tunisiens chômeurs, 66 % souhaitent travailler dans le secteur public s’ils ont à choisir entre la fonction publique et le secteur privé. La majorité de ceux qui souhaitent travailler dans ce secteur sont des jeunes. Le centre-nord de la Tunisie possède le taux le plus élevé des personnes enquêtées qui préfèrent travailler dans l’étatique. Et la gent féminine est la plus intéressée par le statut de fonctionnaire. 60% des personnes enquêtées considèrent aussi que le rôle de l’Etat est satisfaisant. Pour les 39 % sondées, elles trouvent que les masses salariales de fonctionnaires disposent de moins en moins de compétences. Outre la lourdeur administrative qui caractérise ce secteur, la mode d’organisation, la gestion des établissements et entreprises étatiques sont aussi remises en cause. En effet, les entreprises publiques tenaient auparavant le monopole sur plusieurs branches dynamiques comme le transport, la poste et télécommunication… De plus, son champ d’intervention s’étendait aussi sur plusieurs domaines comme la culture, la santé, la protection sociale. Il y avait alors très peu de branches où on peut retrouver ensemble les structures privées et étatiques outre le tourisme. Mais les investisseurs privés dans ce secteur touristique ont réussi à pérenniser leur structure grâce à la prise en charge financière de de l’Etat et leur bonne capacité de gestion. En ce qui concerne l’image d’un fonctionnaire étatique par rapport à un salarié privé, il a perdu aussi son éclat. Effectivement, il fut un temps où le poste stable d’un agent titularisé dans la fonction publique est beaucoup plus convoité que celui d’un l’employé du secteur privé, malgré les différences de revenus. Mais aujourd’hui,un certain nombre de personnes trouve ces valeurs sociales périmées et préfèrent gagner plus d’argent auprès d’une entreprise privée.Cela est dû en partie au lourd endettement de l’Etat, à l’absence de l’autofinancement mais aussi à l’incapacité des entreprises publiques à s’adapter aux innovations et à la compétitivité. Il faut aussi signaler que les structures publiques ne visent pas principalement à la rentabilité mais à la continuité de leur fonction. Ce qui n’est pas le cas pour les structures privées qui doivent s’efforcer pour améliorer leurs prestations, la qualité de leur service, leur capacité d’écoute et de satisfaction clients. Ainsi, malgré le monopole détenu par le secteur public sur plusieurs domaines, la défaillance de paiement des factures et la mauvaise gestion de trésorerie affectent la croissance de l’entreprise étatique. Certes, la réforme dépend du régime en place et non pas de la structure déficitaire. Toutefois, la réduction de la masse des fonctionnaires publiques s’avère indispensable dans un grand nombre de pays pour éviter le lourd déficit budgétaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Etat a nourri l’intention de privatiser un certain nombre de structures étatiques pour alléger le déficit budgétaire. Avantages et inconvénients de chaque secteur Si les préoccupations du secteur privé tournent autour de la montée en gamme de ses produits et la compétitivité, la fonction publique, elle aurait encore à trouver des moyens pour éponger de ses dettes. La privatisation revient toujours au cœur des débats politiques et sociaux, la cession des entreprises déficitaires peut être aussi une solution intéressante pour réduire le taux d’endettement de l’administration publique. Dans tous les cas, on est forcé de constater que le cadre dans le secteur privé, par exemple, un médecin dans un hôpital privé, perçoit un salaire plus élevé qu’un cadre dans un hôpital d’Etat. Les fonctionnaires de tous les secteurs ne peuvent pas fermer les yeux à cette amère réalité. D’ailleurs, c’est peut-être pour cette raison que dans certains hôpitaux publics, il est impossible de joindre un médecin spécialiste pendant une semaine. Un autre exemple, un PDG d’une banque étatique perçoit 2300 dinars par mois contre le quadruple ou le quintuple pour le haut cadre d’une banque privée. Cet écart s’explique par le profit généré par le cadre dans le secteur privé alors que dans le secteur étatique, les fonctionnaires ont seulement à se tenir à leur grille salariale. Cependant, ces fonctionnaires bénéficient d’un emploi stable qui leur permet de percevoir la pension de retraite. Enfin, pour réduire l’écart de revenus, l’Etat a décrété aussi la hausse de l’indemnité de fonction attribuée aux agents responsables de l’un des emplois fonctionnels d’administration centrale.
  Les conditions de l’emploi des femmes en Tunisie Les risques et l’inégalité de l’employabilité des femmes L’amélioration de ces conditions d’emploi   Le taux global des femmes tunisiennes actives affiche une hausse au fil des trois dernières décennies. Et ce malgré la conciliation difficile du rôle de l’épouse et mère avec la vie professionnelle. Les raisons de cette hausse sont nombreuses en commençant par le souci d’améliorer les revenus de la famille, l’envie de pratiquer ce qu’elles ont appris dans leur cursus scolaire, jusqu’à la recherche d’une indépendance financière. Ainsi, pour pouvoir travailler à temps plein, bon nombre d’entre elles décident de réduire le nombre de leur descendance. Certaines femmes diplômées qui n’arrivent pas à jongler entre la carrière professionnelle et l’éducation des enfants préfèrent, quant à elles, renoncer tout simplement à l’activité extérieure et se consacrer à l’action éducative de ses enfants. Pour ces femmes, le fait de déposer leur enfant à la crèche ou les envoyer à leur grand-mère n’est pas favorable pour le développement sur la capacité d’apprentissage et la conduite de l‘enfant. Les conditions de l’emploi des femmes en Tunisie Depuis ces derniers temps, les rôles des femmes urbaines tunisiennes ne se limitent plus aux tâches ménagères et à l’éducation des enfants. Si auparavant, on pensait qu’il est difficile pour une femme d’arranger famille et travail, on remarque que maintenant le taux des femmes mariées dans la population active est plus significatif que la gent féminine non mariée qui ne travaille pas. Certes, après la naissance, certaines préfèrent s’arrêter de travailler pour se mobiliser davantage dans leur rôle de mère. Mais elles ne sont pas nombreuses. Ainsi, pour qu’elles puissent continuer à travailler après la naissance, les couples se répartissent les tâches ménagères. A titre d’exemple, si le temps de travail et les ressources du père sont inférieurs à ceux de la mère, il doit consacrer plus du temps dans les tâches domestiques et à l’éducation des enfants. Dans ce contexte, toutefois, les enfants à bas âges des femmes actives affichent un certain retard scolaire et peuvent avoir des problèmes relationnels à l’école ou des mauvais comportements à cause de l’absence régulière de la mère dans le foyer. En revanche, s’il y a des enfants plus âgés qui peuvent partager l’éducation et les soins des plus jeunes avec l’implication du père, les impacts négatifs du travail de la femme sont réduits. Pour les filles qui partent travailler en attendant qu’elles se marient, elles font ce choix parce qu’elles ne reçoivent pas d’argent de poche de leurs parents alors que ces derniers en donnent aux hommes chômeurs. Afin de fuir la pauvreté, la fragilité économique et la discrimination, elles préfèrent ainsi gagner leur vie. Par ailleurs, plus de 50 % de sexe féminin exercent un emploi qui n’a rien à voir avec leur formation initiale. Ce qui explique la baisse de chômage chez la gent féminine car elles acceptent les faibles salaires compris entre 150 et 200 dinars et les conditions précaires de SIVP, CRVA, SVA… Et ce dans l’espoir d’avoir un emploi stable un jour et d’avoir une hausse de rémunération. Rappelons que le taux de chômage des femmes varie d’une région à une autre mais le nombre des femmes diplômées en chômage est encore élevé dans la plupart des régions. Toutefois, les conditions de travail des ouvrières agricoles dans les campagnes ne sont pas meilleures que celles des employées en ville. L’accident mortel de Sidi Bouzizqui a coûté la mort de 12 ouvrières agricoles cette fin de mois d’avril 2019 le prouve. Ces femmes se lèvent à l’aube pour aller dans la ferme, elles sont entassées dans une camionnette sans fermeture.Un coup de freinage violent ou un accident de ce véhicule non adapté pourrait les projeter en dehors du camion ou les tuer sur le coup. Et ce phénomène ne date pas d’hier car l’année dernière on recense également 85 blessées et 6 blessées contre 8 décès et plus de 80 blessés l’année 2015. Les risques et l’inégalité de l’employabilité des femmes Le premier risque pour les femmes qui travaillent c’est qu’elles ne disposent pas du temps pour s’occuper de leurs enfants. Or, si ces derniers tombent malades, les pères ne s’en chargent pas habituellement. Les rôles du père sont presque limités aux pratiques sportives et quelquefois à l’éducation culturelle sauf dans le cas où le couple a tous deux accédé à une éducation supérieure. Dans ce cas, le père pourrait participer aux soins de ses enfants. Elles risquent également les discriminations de toutes sortes, à commencer par le salaire différent pour un même travail entre un homme et une femme, les mentalités sociales ou culture de patriarche en conflit avec les droits sociaux, …Les femmes ont en effet, l’image d’une personne confinée dans l’espace domestique plutôt qu’à l’espace public. Quoi qu’il en soit, la précarité économique de la population féminine est un problème de plus en plus visible dans notre société. Pour éviter la pauvreté et d’autres phénomènes sociaux, elles sont ainsi nombreuses à rejoindre le marché du travail. Selon les statistiques fournis par l’INS,pour le quatrième trimestre de l’année dernières, le taux de chômage est de 12,5 % pour les hommes contre 22,9 % pour la gent féminine. Mais pour l’année 2017, 88 femmes ont signé des contrats CIDES contre 16 pour les hommes. De même, le nombre des femmes recrutés dans le CAIPet le SVIP est le double comparé aux hommes. Les chiffres ont montré également que 130 femmes ont un contrat d’insertion dans la vie active pour l’année 2017 contre 30 pour les hommes. Quant aux femmes bénéficiaires de SVA, leur nombre est quatre fois supérieur aux hommes ayant obtenu ce contrat. L’étude de l’INS a aussi dévoilé que les intégrations professionnelles de ces dernières années concernent le secteur de services et le secteur public. Entre 2011 et 2015 par exemple, le secteur de services a fourni 159 000 postes et 69 000 emplois dans le secteur de l’éducation et des services administratifs. L’amélioration de ces conditions d’emploi Contrairement à ce qu’on pense, le taux d’activité de la gent féminine tunisienne est très bas par rapport au reste du monde.Or, le droit à l’emploi des femmes constitue un facteur important dans le développement économique du pays. De plus, l’emploi de la population active féminine tunisienne se concentre essentiellement dans les industries de manufacture et de service et l’agriculture. Les diplômées et les artisans qui souhaitent créer des projets auront à faire face au manque de financement.  En effet, dans le secteur d’entrepreneuriat, les fonds sont généralement octroyés pour les hommes et donnés par les hommes, selon les dires de l’hollandaise, la directrice de The Next Women Tunisie. Or l’inégalité dans les rémunérations au travail pousse les femmes à se lancer dans les projets. Justement pour lutter contre cette inégalité sociale, la ministre Néziha Laabidi a décidé l’année dernière d’octroyer des crédits à zéro intérêt aux femmes de tous les âges, sans considération de leur diplôme. Le montant de ce crédit est compris entre 10 000 à 100 000 dinars tunisiens. EndaTamweel accompagne aussi les entrepreneurs femmes ou hommes à travers le financement des projets de services digitaux dans le pays. Enfin, pour en revenir aux ouvrières agricoles victimes des accidents routiers, des mesures doivent être prises concernant leurs conditions de travail ainsi que les contrôles de la circulation routière des camionnettes qui les transportent.
  Les chiffres du secteur de la pêche en Tunisie Le trafic de la pêche en Tunisie Les mesures contre le trafic dans le secteur   Les exportations des produits de pêche affichent une hausse cette année comparées aux résultats de la même période de l’année dernière. Cet aspect excédent de la balance commerciale est essentiellement dû à la hausse de valeur des crabes exportées, des daurades et du thon en conserves. En parallèle, la population méditerranéenne enregistre aussi des problèmes comme le faible taux de reproduction de certaines espèces et la menace d’extinction pour certains poissons. Le secteur rencontre également d’autres problèmes comme l’exploitation informelle des ressources halieutiques, la chute de la rentabilité de la pêche artisanale et les insuffisances du système de gouvernance de l’Etat. Sans oublier le problème de pêche illicite au large de nos côtes. Les chiffres du secteur de la pêche en Tunisie Selon un communiqué du ministère de la culture, la Tunisie a exporté des produits de pêche d’un montant de 69,7 millions de dinars pour cette année contre des produits d’une valeur de 64 millions de dinars l’année dernière. Cet excédent de la production est causé par l’augmentation des tonnes de crabes exportées de 231 tonnes environ l’année dernière contre 504 tonnes cette année. Les exportations de thon en conserve ont aussi augmenté de 4,8 millions de dinars tunisiens, idem pour les produits d’aquaculture avec une hausse 2,9 millions de dinars. En ce qui concerne le chiffre de l’exportation de poulpes, cela affiche aussi une amélioration de 61,3 % pour cette année. Par contre, les importations des produits de la pêche ont aussi monté en flèche en parallèle avec une valeur de 37 millions de dinars jusqu’au moins de février 2019 contre 23 millions de dinars environ pour l’année dernière de la même période.L’augmentation des importations s’explique par le fait de la hausse des thons congelés importés d’un montant de 47,3 millions de dinars tunisiens. Pour la petite info, les côtes des îles de Kerkennah et le Golfe de Gabès constituent les zones de pêche les plus prisées en biodiversité. En effet, sur certains endroits, les eaux de ce Golfe sont moins profondes. Ce qui permet l’exercice de la pêche artisanale. Ainsi, pour protéger le golfe de Gabès, le réseau tunisien de pêche artisanale demandela mise en vigueur de certaines mesures anciennes comme l’interdiction de la pêche au chalut dans les eaux profondes de moins de 50 m, l’interdiction de chalutiers dans la zone de protection de la pêche artisanale. Ces derniers doivent aussi disposer de balise VMSafin de surveiller leurs activités. Le trafic de la pêche en Tunisie La Tunisie comme tous les pays ayant des côtes est aussi victime de trafic de pêche. En effet, le pays possède des espèces de diable de mer géants en voie de disparition depuis 2006 et dont la population affiche une baisse significative en nombre depuis ces 6 dernières décennies. Ces poissons risquent l’extinction de leur race à cause de leur capture sur des sites de leur aire de répartition. Comme ce qui s’est passé le mois d’avril dernier avec la vente au port de pêche de Kélibie de ces poissons. Un phénomène que la WWF a dénoncé avec une dizaine d’autres organisations internationales. Ces associations demandent que le pays regarde de près cette vente illicite des diables de mer géants. Les ONG ont souligné que même si les poissons aient été capturé par accident, les pêcheurs doivent les relâcher vivantes. Elles ont aussi ajouté que si les autorités locales ne tiennent pas compte de telles captures illégales, cela constituerait une menace de la survie de ces poissons qui ont une longue durée de vie et qui n’ont pas un taux de reproduction élevé. On retrouve également le cas de trafic de pêche avec les chalutiers étrangers qui pèchent illicitement pendant la nuit au large de Sfax. Le mois d’avril dernier, les autorités de la garde maritime de port de Sfax ont aussi 1200 kg de thon rouge. L’unité de pêche fautive a fait l’objet d’un procès-verbal. Rappelons que la capture de ces poissons est soumise à la réglementation internationale sur le quota de pêche à respecter dans le but de conserver leur espèce.La Commission internationale pour la conservation de ces espèces fixe le quota de chaque pays. Pour l’année 2017 par exemple, la Tunisie dispose d’un quota additionnel de thon rouge de 121 tonnes de poissons. Ce quota est réparti entre les années 2019 et 2020. Concernant justement la pêche du thon rouge,le ministre des agricultures, des ressources hydrauliques et de la pêche qu’il va octroyer 7 permis de pêche de thon rouge pour cette année 2019. Ces permis seront donnés aux embarcations des gouvernorats de Médenine, Gabès, Mahdia, Monastir et Nabeul.Chaque embarcation peut disposer d’un quota de 33 tonnes pour cette année. Elles doivent avoir une longueur de 18 m au minimum, et équipées d’un système de GPS et en activité depuis les 3 dernières années successives. Elles doivent aussi avoir un permis de pêche de poissons avec les filets en cercle. Une garantie bancaire de 30 000 dinars au profit du ministère de l’agriculture est également requise. Enfin, le trafic des tortues marines est également un sujet chaud qui mérite des actions de sensibilisation des contrevenants. En effet, la caouanne est vendue dans certains marchés de poissons à Sfax, or la loi interdit de pécher ces tortues. Non seulement ces tortues constituent un attrait touristique pour le pays où ils vivent, mais ce sont aussi des espèces rares en voie de disparition qui nécessitent une bonne conservation. Pour l’info, on dénombre plus de 12 000 embarcations dans le secteur halieutique. Elles assurent 70 000 emplois directs et indirects à la population avec une production de 120 000 t par an. Les mesures contre le trafic dans le secteur Dans cette lutte contre la pêche illicite, le Japon a octroyé des navires de surveillance pour surveiller les côtes. C’est le deuxième don après les deux navires qu’il a déjà fournis pour la recherche scientifique et la formation professionnelle dans ce secteur.  Le jeune secrétaire d’Etat, Youssef Chahed tient aussi à sauver ce secteur en décidant de mettre en place une stratégie pour le sauver de ses problèmes. Le secteur halieutique contribue en effet 13 % des exportations agricoles, et elle mérite des mesures efficaces pour arrêter la violation des règles de pêche, les menaces d’extinction sur certains poissons, la présence des chalutiers non immatriculés sur nos mers… Les pêcheurs eux-mêmes ne sont pas les mieux lotis avec la couverture sociale car le régime de la CNSS ne touche pas les marins-pêcheurs. Le pays ne dispose pas non plus de marché aux poissons répondant aux normes ni de laboratoire d’analyses. Pour sauver ce secteur sinistré, Youssef Chahed met en place un plan visant les pêcheurs, le chantier et la conservation des richesses de la pêche. Concernant les pêcheurs, son plan s’articule autour de l’amélioration de la couverture sociale et les mesures permettant d’améliorer la productivité et la rentabilité du secteur. Le plan sur le chantier concerne la mise à niveau des ports et la révision de la réglementation devenue caduque. Le plan de développement 2016 à 2020 se concentre aussi sur les difficultés rencontrées par l’aquaculture ainsi que l’informatisation du secteur. Enfin, en ce qui concerne les mesures pour préserver les ressources halieutiques, Youssef Chahed impose le système de repérage par satellite ainsi que le déploiement d’une unité de garde-pêche dans les ports, dans les unités de traitement et dans les marchés pour contrôler ces richesses.
  Le label pack bleu dédié aux entreprises de la mutuelle Bleue Les primes reçues par la Mutuelle bleue Quels sont les intérêts de choisir un contrat de prévoyance collective ?   La mutuelle bleue provient du regroupement de la mutuelle de Seine de Marne et Marne et de la Mutuelle Générale du commerce de l’industrie et de l’artisanat. Cet événement date de 2002. Elle intervient notamment dans le secteur de l’assurance de personnes, de santé avec la solution complémentaire santé, prévoyance collective et retraite ainsi que l’assurance de biens. Son contrat de prévoyance collective dans la gamme destinée aux entreprises se démarque ainsi par deux labels d’excellence attribués par les experts des « Dossiers de l’épargne » pour les années consécutives 2013 et 2014. Le label pack bleu dédié aux entreprises de la mutuelle Bleue Chaque année, les « Dossiers de l’épargne » effectuent des études comparatives des contrats d’assurance afin de distinguer le contrat le plus pertinent en termes de garantie sur le marché. Ces analyses approfondies sont faites en toute impartialité et indépendance. Pour les années 2013 et 2014, la mutuelle bleue était ainsi l’heureuse élue pour la distinction de label d’excellence avec sa gamme prévoyance en entreprise. Le pack bleu Entreprise prévoyance a reçu une prime pour la qualité de ses couvertures et ses cotisations au cours de ces années consécutives. Ce contrat présente une garantie en cas de décès avec un socle obligatoire. Il se décline en 5 niveaux selon le besoin de l’entreprise et de ses salariés. 3 modules facultatifs sont également greffés à ce contrat. Il s’agit de la rente conjoint, rente éducation, et versement d’un capital à l’employé en cas de disparition de son conjoint. A noter au passage que les compagnies d’assurances et mutuelles proposant ce type de contrat sont nombreuses. La comparaison des tarifs appliquée et de l’étendue des garanties s’avère indispensable pour le dirigeant d’entreprise avant la souscription à un contrat de groupe. A cet effet, le comparateur de mutuelles en bas de ce site aide à dénicher rapidement le contrat répondant à ses exigences budgétaires et à ses besoins de couverture. Le recours à cet outil ne coûte rien et n’engage pas l’utilisateur alors qu’il permet de trouver en quelques clics un contrat modulable avec différentes formules à tarif abordable. Les primes reçues par la Mutuelle bleue Ces labels attribués par les experts du « Dossiers de l’épargne» ne sont pas les premières primes obtenues par cette mutuelle. En effet, le label d’excellence 2014 est la huitième distinction reçue pour les produits de la Mutuelle bleue. Auparavant, elle a récolté aussi d’autres récompenses comme le Pack bleu santé en 2007 et 2008, la protection dépendance en 2009, le pack bleu auto en 2012 et pack bleu habitation en 2011. Et pour les années 2013 et 2014, c’est donc au tour du pack bleu contrat de prévoyance d’être primé pour la qualité de ce contrat. Quels sont les intérêts de choisir un contrat de prévoyance collective ? Les bénéficiaires d’une mutuelle de groupe ne sont pas uniquement les salariés. Son conjoint marié ou pacsé ainsi que ses ayants droit selon les conditions afférentes au contrat peuvent aussi profiter de cette couverture. Les besoins de garantie varient d’un salarié à un autre (maternité pour les plus jeunes et remboursement plus intéressant des dépenses oculaires et dentaires pour les plus âgés). Mais dans tous les cas, jeunes ou âgés, ils pourraient être tous victimes d’un accident de la vie comme une maladie invalidante, le décès inattendu etc. Le contrat de prévoyance collective de la Mutuelle bleue permet d’anticiper la baisse de revenue grâce à l’obtention d’une rente éducation, d’une rente pour le conjoint survivant après la survenance d’un événement malheureux. Bref, pour les employeurs qui souhaitent changer de mutuelle d’entreprise, n’hésitez pas à comparer l’intérêt de ce contrat avec les autres contrats sur le comparateur mutuelles de ce site.
  Rendement au mois de Ramadan en Tunisie Ramadan et travail ailleurs ! Comment rester productif au mois du ramadan ?   Pour cette année 2019, le mois du ramadan ou le mois du jeûne débute le 6 mai et se termine le 4 juin prochain. Pendant ce mois important où la commémoration de plusieurs événements de l’histoire de l’Islam prend lieu, les musulmans ne doivent pas prendre un repas, une boisson ni avoir de rapport sexuel dès l’aube jusqu’au soleil. Ils sont aussi appelés à réfléchir sur leur conviction religieuse et sur les qualités comme la patience, l’humilité etc. Il n’existe pas d’encadrement législatif de la pratique de jeûne en Tunisie ni ailleurs. Pourtant, il y avait le cas des personnes jetées en prison pour transgression publique du ramadan dans le pays. Or, le fait de ne pas manger ni boire impacte sur la productivité au travail et au quotidien. Décryptage. Rendement au mois de Ramadan en Tunisie Pendant cette période sacrée pour les musulmans, les cafés doivent être fermés mais l’autorité tunisienne autorise certains à ouvrir leur porte s’ils sont ouverts discrètement. C’est la minorité qui ne pratique pas le jeûne et qui met des papiers journaux sur leurs vitrines afin de ne pas attirer l’attention sur les clients qui sirotent tranquillement le café dans leur boutique. En revanche, il est complètement interdit de manger, boire ou fumer en public dès lever du soleil jusqu’au coucher du soleil pendant ce mois. La violation de cette loi entraîne l’emprisonnement pour les non-jeûneurs. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas cacher que le rendement est en baisse pendant ce mois. Les travailleurs arrivent en retard au boulot et ressortent avant l’heure. De plus, leur capacité de concentration est affectée du fait de la diminution du taux de glycémie et de l’arrêt de la consommation de tabac et de caféine. Une telle situation impacte évidemment sur le rendement des entreprises. Pour le secteur privé, les entreprises peuvent réorganiser leur temps de travail, ce qui n’est pas le cas pour le secteur public. En effet, certains fonctionnaires optent tout simplement pour l’absentéisme pendant ce mois. Les absences sans motifs justificatifs atteignent le taux de 10 % à 18 % dans certains ministères. Les collectivités locales et les établissements publics détiennent le taux d’absentéisme le plus élevé frôlant 40 %. Pourtant l’administration publique tunisienne souffre déjà de régression de productivité. Et ce caractère d’obligation de jeûne entraîne incontestablement encore un ralentissement du rendement et du bon fonctionnement de l’économie nationale avec les absences non justifiées, les retards au travail etc. Ramadan et travail ailleurs ! A Danemark, pour éviter la baisse de production sur l’économie danoise à cause de pratique de ramadan, le ministre à l’immigration et l’intégration a conseillé les musulmans de prendre de congé pendant ce mois saint. L’encadrement juridique n’existe pas aussi en France. Or, 70 % des travailleurs musulmans en France se déclarent prêts à observer ce mois saint. Rappelons que selon l’enquête réalisée par l’IFOP en 2008, l’aménagement d’horaires des entreprises pour le ramadan ne concerne que 26 %. Parmi eux, on peut citer le cas d’EDF qui a instauré des critères permettant de gérer les salariés en fonction de leur religion.Le reste se débatte avec le problème du refus d’aménagement d’horaires pour discrimination ou racisme. Les dirigeants auront ainsi à justifier de leur décision. Or, le problème c’est qu’ils ne peuvent pas adapter un contrat de travail selon la religion. Cela semble aussi une pratique discriminatoire, vis-à-vis du salarié mais aussi envers les autres employés. Le contrat de travail s’applique pour tout le monde en toute neutralité. En introduisant une possibilité d’absentéisme pendant le mois de ramadan, ce sera aussi une forme de discrimination positive qui constitue aussi une violation de la loi. Concernant justement l’effet du jeûne sur une personne, le régime alimentaire et hydrique en déséquilibre entraîne la fatigue, même si le travailleur prend un repas avant le lever du soleil vers 3 h à 4 h du matin et après le lever du soleil vers 21 h du soir. Cette habitude alimentaire déstabilise aussi le fonctionnement de ses appareils digestifs tout en perturbant son sommeil.Et il ne lui est pas facile de récupérer ses forces au fur et à mesure que les jours de jeûne avancent.En revanche, s’il arrive à jeûner complètement, le jeûne déclenche le processus d’autoguérison tout en purifiant le corps du jeûneur de toutes impuretés. Cela permet aussi le rajeunissement de son organisme. Dans le cas d’un jeûne strict, les conséquences peuvent être catastrophiques s’il travaille dans le secteur du transport où l’endurance, le bon réflexe et la bonne santé sont requis. Les ouvriers qui travaillent sur des hauteurs comme les charpentiers ne sont pas aussi épargnés. Les moments d’étourdissements et de baisse d’attention et de tonus ne sont pas inexistants à cause du rythme cassé du sommeil et de l’alimentation.Et cela pourrait mettre en danger la vie des autres si ce n’est pas sa propre vie. De son côté, l’employeur, pour éviter d’être accusé de raciste préfère ne pas dramatiser la situation en cas d’accident. Or, il est le premier concerné car si l’employé qui n’a pas bénéficié d’un aménagement d’horaires a un malaise, il peut être accusé pour avoir manqué à son obligation de sécurité et de respect de santé de ses salariés.Le relâchement au travail causé par la baisse de vigilance du jeûneur peut aussi entraîner une dépréciation de la qualité du travail ou un manquement à une fonction pour laquelle le salarié a été recruté. Or, la perte de clients et la diminution de la productivité sont autant de risques pour l’entreprise. Notons toutefois que l’employeur a le droit d’envoyer le salarié à son médecin traitant s’il trouve que ce dernier affiche un très faible rendement au travail. Dans ce cas, le professionnel de santé peut délivrer un certificat d’inaptitude au travail. Du fait qu’il s’agit d’un jeûne de par la propre volonté du salarié, l’employeur peut de se dégager de sa responsabilité. Proposer la même égalité de traitement pour tous les salariés quelle que soit leur appartenance religieuse permet ainsi d’éviter les dérives. Seulement, comme nous l’avons vu, ce manque d’accommodement présente aussi un risque pour l’employeur. Comment rester productif au mois du ramadan ? Pour les pratiquants jeûneurs qui arrivent à tenir le coup, ils s’alimentent le matin avant l’aube et après le coucher du soleil. Certains sont habitués à ce rythme et ne souffrent d’aucun problème d’étourdissement ou de malaise.Leur secret réside dans une bonne planification de leur to-dolist. Dans tous les cas, ils ont banni les boissons excitantes de leur menu de soir et mangent un repas riche en protéines avant le lever du soleil. Ils exécutent aussi dans la mesure du possible dans la matinée le travail nécessitant un effort de concentration ou nécessitant des efforts physiques.  Concernant la vie en entreprise, certains employeurs acceptent la pose de demande de congés ou la demande d’une demi-journée du moment que cela ne dérange pas la bonne organisation du travail. De cette façon, l’employé est plus productif pendant le court temps de travail que pendant les 8 h ouvrables chaque jour. D’autres plus compréhensifs adoptent aussi la répartition des tâches lourdes et l’octroi d’un temps de pause pendant la journée. Enfin,les dirigeants d’entreprises peuvent également profiter du ramadan pour mettre en place des ateliers de gestion de stress et des ateliers de team building afin d’améliorer la motivation de tous les salariés.    
C’est quoi un accord de branche et quel est son rôle dans le choix d’une mutuelle de groupe ? Choisir le bon contrat mutuelle entreprise La mise en place d’une complémentaire santé collective pour le secteur public a un caractère d’obligation depuis le 1er janvier 2018. Cela fait suite à la loi du 2016 qui impose l’instauration d’une mutuelle de groupe pour les entreprises privées quelle que soit leur taille. Seuls les particuliers employant des personnes à domicile ne sont pas concernés par cette législation. Voilà pour les salariés mais pour les employeurs, l’instauration de la mutuelle entreprise peut se faire par les accords de branche, ou par leur décision unilatérale ou par un acte de référendum. Où en est actuellement le poids des accords de branche dans le choix de la mutuelle ? Décryptage. C’est quoi un accord de branche et quel est son rôle dans le choix d’une mutuelle de groupe ? Les entreprises privées qui doivent fournir une complémentaire santé collective à l’ensemble de leurs salariés peuvent consulter les accords de branche. Il s’agit des textes issus des négociations entre les syndicats des salariés et les dirigeants d’entreprise d’un même secteur d’activité. La consultation de ces textes permet de prendre en compte la position de la branche professionnelle à laquelle appartient de la structure. Si l’entreprise est liée à cette branche, elle devrait suivre les recommandations de branches si celles-ci respectent la mise en concurrence des assureurs santé. Ces branches peuvent en effet, négocier un contrat d’assurance qui répond à l’ensemble des besoins des entreprises qui les composent. Les branches professionnelles ont également la possibilité d’améliorer le niveau de ce socle minimal de garanties et elles peuvent aussi émettre des recommandations sur l’organisme de santé. Par ailleurs, les accords de branche effectués avant juin 2013 prévoient la possibilité des accords de branche de désigner des organismes d’assurance. Les entreprises étaient ainsi obligées de choisir les organismes désignés, sauf si elles ont déjà une couverture de groupe avant la conclusion des accords. Mais ces clauses de désignations instaurées par la loi sur la sécurisation de 2013 ont fait l’objet de la censure du Conseil constitutionnel. Dorénavant, les entreprises ayant conclu des contrats de groupe sur la base de ces désignations auront à changer de mutuelle. Cette obligation entre en vigueur depuis 2015 à la date d’échéance, l’année 2018. Ces accords devraient ainsi faire l’objet d’une révision ou d’une renégociation obligatoire avant la date butoir. Le but de cette réécriture de la loi sur les accords de branche est de permettre aux employeurs de choisir librement le contrat de mutuelle d’entreprise de leur choix. Quelle que soit la méthode de la mise en place du contrat du groupe, il doit satisfaire le niveau minimum de garanties imposées par la loi. A savoir le forfait journalier hospitalier, le remboursement des frais dentaires à hauteur de 125 % du TC, le remboursement des frais optiques sur la base d’un forfait par deux ans ainsi que la prise en charge de l’intégralité du ticket modérateur. De plus, le financement de la couverture collective devrait être assuré au moins à hauteur de 50 % par l’employeur. Le respect d’un contrat solidaire et responsable qui s’étend sur tous les salariés sauf ceux dispensés est également impératif. L’accord de branches devrait aussi porter à une année les garanties en cas de fin de contrat ou de compression de personnel. Choisir le bon contrat mutuelle entreprise Le choix d’une couverture santé collective proposant les garanties les plus intéressantes pour les salariés à un tarif avantageux pour l’entreprise s’avère ainsi indispensable. La plupart des employeurs préfèrent chercher par eux-mêmes l’assurance santé en passant par le comparateur de mutuelles. Cet outil présent sur ce site est gratuit et sans engagement
 Zoom sur les déchets en Tunisie Des solutions pour le traitement des déchets en Tunisie Changer du comportement du citoyen tunisien La guerre contre les plastiques et les canettes en aluminium mobilise des petits acteurs dans le centre-ville de Tunis et dans d’autres villes des régions. Ces chiffonniers qui fouillentles déchets ménagers pour subvenir à leurs besoins sont amenés à faire ce travail à cause du chômage. En récupérant et en stockant ces matières, les chiffonniers peuvent les revendre à un collecteur pour 5 dinars les 100 kg de bouteilles usées. Les plastiques d’eau minérale et les canettes peuvent être recyclés et revalorisés en fonction de leur catégorie dans les centres de transformation de déchets. Tour d’horizon sur l’organisation de ce travail informel et les moyens pour réduire la quantité des déchets dans la zone urbaine. Zoom sur les déchets en Tunisie Selon l’ Agence nationale de gestion des déchets , la collecte des flacons en plastique permet de donner une source de revenus à 1 800 personnes environ. Le recyclage de matières récupérées permet quant à lui de fournir près de 18 000 emplois. Ce secteur informel qui ne bénéficie ni de statut ni de protection sociale renfloue ainsi la caisse étatique. Les barbéchas ramassent dans les rues pour 500 millimes le kilo de plastique contre 1,5 dinar le kilo des canettes en alu. Ils peuvent constituer une récolte d’une dizaine de kilos par jour qu’ils revendent ensuite à un collecteur privé qui possède un camion avec presse à balle. C’est ce dernier qui envoie ces matières à une usine de recyclage. Ce travail lucratif des fouilleurs informels n’est pas aussi sans concurrence car ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la collecte de ce produit de valeur à la source. Les déchets s’accumulent notamment en zone urbaine dans le Grand Tunis, entre Sfax et Sousse. Il n’y a aucun endroit où on ne retrouve pas des déchets plastiques. Les citadins jettent en effet des boites d’yoghourt, des canettes de bières et de boissons, des bouteilles d’eau minérales, des emballages de gâteux … dans les rues mais non pas uniquement dans les déchetteries, loin de leurs espaces de vie. Selon la Banque mondiale, la hausse du volume des déchets est plus conséquente en zone urbaine à croissance significative dans les pays en développement. Les poubelles sont en débordement. Or selon les chiffres, la production de déchets d’un tunisien dans le milieu rural est 5 fois moins importante qu’un tunisien vivant en milieu urbain. L’accroissement des déchets apparaît notamment au lendemain de la révolution de 2011. Cela est dû à la mauvaise gestion des « délégations spéciales » nommés qui ne sont pas motivés par cette problématique. Les collectivités locales chargées de la collecte de ces ordures sont défaillantes et ces résidus traînent dans les rues. L’élection des pouvoirs locaux à partir de 2018 pourrait changer la donne face à ce problème inquiétant de la société. Certes, des associations comme la Tunisie recyclage sensibilisent les habitants avec le triage et la récupération des déchets autour de la capitale. Mais les messages ne sont pas reçus 5 par 5 par la population, d’autant plus que la gestion des déchets n’a pas été ainsi depuis longtemps la priorité des autorités locales. Des solutions pour le traitement des déchets en Tunisie Les déchets collectés par les équipes informelles de ramasseurs d’emballage peuvent être recyclés pour en faire de nouveaux flacons de bouteilles, des seaux en plastique etc. Ces thèmes de valorisation de ces matières usagées et l’efficacité énergétique est justement à la une de Workshop Italie Tunisie du mois de mars dernier. La manifestation étudie les aspects positifs d’une collaboration sur la gestion des déchets et du plastique. Les Sociétés du sud de l’Italie qui souhaitent entrer en relation commerciale et industrielles avec les sociétés tunisiennes dans ce secteur sont les plus concernées par ce workshop. Les entreprises tunisiennes participant dans cet atelier sont au nombre de 7 (l’ANME, le ministère de l’industrie etc) . Leur spécialité s’articule autour de recyclage des déchets, traitement des eaux, d’efficacité de l’énergie, et de production de l’énergie éolienne. Les représentants des bailleurs de fonds internationaux comme le BRED sont également présents lors de ces séances qui réunissent les experts italiens dans la technologie de traitement de déchets et de l’utilisation de l’énergie alternative. Pour info, le déficit en énergie de la Tunisie est non négligeable. Le pays s’approvisionne notamment de l’énergie provenant de l’hydrocarbure et du gaz naturel pour le développement de l’énergie électrique. L’Italie est d’ailleurs le premier fournisseur des hydrocarbures du pays. La mise en place d’un plan d’autosuffisance énergétique est donc d’une importance primordiale grâce à ces collaborations. La position stratégique de la Tunisie peut œuvrer aussi pour la réussite de telles collaborations car elle peut devenir un point de passage de transfert énergétique entre le continent africain et européen. Par ailleurs, l’Italie figure en tête des pays Européens qui utilisent les matières premières secondaires dans la production de l’énergie renouvelable. Les déchets ramassés de verre et de plastique peuvent être aussi recyclés pour en faire des œuvres d’art. Kamel Zghidi, agent de propriété à la municipalité de Monastir, collectionne ainsi ces déchets et en fait des œuvres artistiques pendant ses moments perdus. Ses œuvres sont exposées dans son atelier chez lui. Le revenu issu de la récupération de ces ordures ménagères peut aussi aider les plus démunis. Par exemple, l’organisation des collectes de résidus à travers les plages et les grandes villes du pays de l’association Tunisie recyclage a permis de récupérer une vingtaine tonnes de plastique. Ces résidus sont ensuite revendus à des entreprises de recyclage. Le montant récolté est réinvesti dans l’achat des matériels scolaires d’une petite école fréquentée par les ménages modestes. L’association en a profité pour expliquer aux enfants la provenance des sacs d’écoliers afin de les sensibiliser sur la valeur économique des déchets et la protection de l’environnement. Pour une plus grande efficacité du rendement, l’association a même eu l’idée de trier par elle-même les déchets et de les revendre aux entreprises de tri sans passer par les collecteurs privés. Changer du comportement du citoyen tunisien La thématique de prolifération de déchets touche toute la population tunisienne. Or, l’Etat ne peut pas mettre en place des structures performantes pour la collecte et le traitement de ces ordures. En effet, on ne recense que 14 décharges contrôlées ou semi-contrôlées pour ces déchets. Pour éviter la pollution, les gens choisissent l’incinération des résidus or ce comportement n’est pas sans effet sur l’environnement et la santé de leur entourage. On attend à une création d’une dizaine de centres de traitement de déchets d’ici à la fin d’année. En attendant, le changement de comportement des habitants pourrait réduire le volume des ordures produites. En effet, l’achat en vrac permet de limiter l’emballage. De même l’achat des objets usagés a aussi l’avantage de ficeler son budget tout en réduisant la production des déchets avec les emballages. A noter évidemment que les ordures ne sont pas constitués des plastiques ou des canettes en alu uniquement. Des couches-bébés, des cartons, des objets usagés que les ménages n’utilisent plus s’amoncellent également dans les déchetteries. La sensibilisation devrait ainsi commencer par les enfants qui sensibiliseront à leur tour leurs parents à travers la réduction de déchets et de compostage. Seul le changement du comportement de chaque citoyen en matière de gaspillage alimentaire permet ainsi de réduire la production des ordures ménagères.
  Zoom sur l’emploi informel en Tunisie L’emploi informel en chiffre en Tunisie Comment faire face à l’emploi informel en Tunisie ?   Le secteur informel fait vivre des millions de Tunisiens et apporte un PIB conséquent au pays. Il touche tous les secteurs économiques en passant par le métier de marchands sur étalages, réparateurs d’équipement électroménagers ou informatiques jusqu’aux travailleurs à domicile, cultivateurs, employés de maison etc. Ces professionnels se caractérisent par leur niveau d’éducation et l’échelle restreinte de leurs activités ainsi que le non-obéissance à la législation fiscale comme le paiement des impôts et l’absence d’une comptabilité. Zoom sur l’emploi informel en Tunisie A cause du marché de travail peu fourni dans le pays, beaucoup de ménages sont sans emploi fixe et doivent trouver des moyens de survie. Bon nombre d’entre eux occupent ainsi des emplois dans le secteur informel comme les menuisiers, les maçons, les soudeurs, les tisserands, les coiffeurs… Les revenus de ces emplois rémunérés à la tâche sont généralement plus faibles que ceux du secteur formel, sauf pour certaines activités intellectuelles où ils sont plus élevés. Parmi ces antidotes contre la précarité sociale, on peut citer en exemple le cas d’une vendeuse de pâtisseries faites maison, appelée Saïda, qui livre les commandes auprès d’un grand nombre de petits commerçants. D’autres font la contrebande de l’essence aux taxis collectifs, ou la contrebande des produits alimentaires, de tabac et marchandises contrefaçons introduits illicitement ou légalement dans le pays.La plupart de ces personnes travaillant dans l’informel habitent en zone rurale, là où le taux de pauvreté est plus élevé.Ils doivent s’adapter à la diversité des situations et à leur faible niveau d’éducation pour pouvoir survivre. La majorité de ces trafics sont réalisés autour de Sfax, Bizerte et Sousse. Les régions de Ben Guerdane et Kasserine sont également touchées par ce phénomène. Les marchands illégaux qui vendent des marchandises à la sauvette ont aussi gagné du terrain autour de Sidi Bouziz. Ce statut implique une absence de protection sociale, de droit de travail et une obligation de devoir travailler toute sa vie pour pouvoir percevoir une retraite. Les travailleurs dans le secteur informel se caractérisent également par leur difficulté à accéder aux crédits bancaires, l’instabilité de leurs revenus et leur changement d’activité. Ainsi, on en retrouve des gens qui changent de région pour finir le travail de menuisier ou de peintre d’ un bâtiment et rentrent chez eux à la fin des travaux. En fait, le secteur informel se répartit en 3 activités : premièrement, il y a les petites entreprises de moins de 10 salariés qui ne paient pas de cotisations fiscales. Elles ont généralement pignon sur rue. On en compte environ 490 000 parmi les 520 000 micro-entreprises dans le secteur informel. On retrouve également les prestataires de service à domicile comme les fabricants de pâtisseries, les artisans brodeuses, les dépanneurs et réparateurs des télés, appareils informatiques qu’on appelle à domicile etc. Enfin, il y a également la contrebande des vendeurs clandestins des marchandises prohibées ou des marchandises qui ne paient pas de taxes douanières. Ces travailleurs récupèrent leurs produits dans les ports ou dans les frontières. Une partie d’entre eux risque de basculer dans le circuit de terrorisme ou du terrorisme avec la tolérance de l’Etat. A noter qu’avec l’incapacité du gouvernement à résorber le chômage, les diplômés chômeurs sont également concernés par le travail informel. Comme chaque année, il y a des centaines de milliers de sortants universitaires que le secteur public et le secteur privé peinent à embaucher, certains d’entre eux décident d’ouvrir les micro-entreprises non déclarées qui leur permettent à un moment donné d’entrer dans le secteur formel. La plupart de ces PME sont des sortants universitaires dans le domaine du TIC. Certains ont monté une structure de création de logiciels pour les entreprises étrangères en télétravail. Lorsqu’ils trouvent une clientèle stable, ils peuvent grandir leur structure et régulariser leur situation fiscale. L’emploi informel en chiffre en Tunisie Le manque d’opportunités, d’éducation et d’infrastructure favorise le développement du secteur informel en Tunisie. D’un côté, l’Etat a du pain sur la planche avec la corruption, les problèmes de caisses, la sécurité sociale, le chômage etc. qu’il est obligé de laisser échapper sans contrôle l’exercice dans le secteur informel. De plus, le gouvernement risque aussi le tollé de la population du moment qu’on leur arrache leur pain alors qu’on ne leur propose pas un autre travail de remplacement. Du moment que l’Etat n’arrive pas à intégrer tous ces travailleurs, il se réfugie ainsi dans un comportement laxiste. Le secteur informel permet ainsi d’amortir la crise sociale et ce phénomène est omniprésent dans les pays sous-développés ou en voie de développement.Selon l’Organisation International de travail (OIT), l’emploi informel atteint des taux élevés de 85, 8 % en Afrique contre 10 % de l’emploi total en France. En 2018, l’OIT indique que 76 % des emplois dans le continent ne sont soumis à aucune imposition sur le revenu et ne bénéficie d’aucune protection sociale. Selon les chiffres, les moins diplômés ont tendance à évoluer vers le travail informel. Ils ont en général moins de 30 ans et plus de 55 ans. Les statistiques indiquent que la plupart des tranches d’âge entre 31 à 54 ans sont des travailleurs dans le secteur structuré.Avant la révolution de 2011, ce secteur accapare 30 % du PIB contre 53 % en 2017 et le chiffre augmente encore en 2018. Pour info, les travailleurs dans le secteur informel en Tunisie atteignent le chiffre 1,092 000 million l’année dernière. Ce qui représente40 % de l’économie nationale. Or, selon le ministre des affaires sociales, ces travailleurs peuvent apporter plus de 500 millions de dinars par an aux caisses sociales. Comment faire face à l’emploi informel en Tunisie ? Le secteur informel et la contrebande constitue donc un manque à gagner pour l’économie de l’Etat dans la fourchette de 70 milliards de dinars pour l’année 2016. Ces travailleurs sont de véritables casse-tête au gouvernement car primo, l’Etat ne peut pas les forcer à entrer dans l’ordre vu les conditions socio-économiques actuelles du pays. Or, ils ne payent pas de cotisation fiscale. De plus, il y a aussi le commerce transfrontalier et de contrebande qui brasse des milliards et qui échappe à toute surveillance. Pour lutter contre ce phénomène, l’UTICA a proposé des mesures permettant d’étouffer le développement de ce secteur informel. Parmi ces propositions, on peut citer le renforcement de la douane, l’instauration d’un plafond en paiement en espèces, la minimisation de la taille du secteur informel, la surveillance électronique sur les produits bénéficiant de subventions, la lutte contre la corruption et la maîtrise de la masse monétaire en monnaie locale et en devises étrangères. De son côté, l’Etat devrait aussi mener des actions permettant de lutter contre le chômage, source du développement de l’emploi informel. L’absence d’une stratégie claire de développement de la part des autorités conduit plusieurs personnes à compter sur eux-mêmes et à se réfugier dans l’emploi informel. Par ailleurs, il faut soutenir aussi l’initiative des associations comme TAAMS (association tunisienne de gestion et stabilité sociale). Cette association propose de formation sur le développement de petites activités, le CNAM, le droit de travail, la CNSS dans la lutte contre l’informalité. Son objectif est d’accompagner les jeunes entrepreneurs dans la conversion vers le secteur formel tout en contribuant à la création d’emplois stables pour les jeunes.
  Le métier de conducteurs de taxis et de louage en Tunisie Les conditions des conducteurs de taxi et de louage Conducteur de transport en commun un métier à risque   Le nombre de taxis en Tunisie environne 30 000 selon les estimations car on ne détient pas encore leur chiffre exact. Plus de la moitié de ces chauffeurs travaillent dans le Grand Tunis. Le métier des conducteurs des taxis et de voitures de louage attirent beaucoup car il permet de travailler à son compte et de s’exercer en indépendante une fois qu’on possède sa propre voiture et le patente.Mais il n’est pas aussi exempt des problèmes de sécurité et de difficultés comme les éventuels braquages, les touristes arnaqueurs, le coût des pièces détachés, les frais de réparation, les taxes annuelles. Le point sur le quotidien de ces professionnels et les risques du métier. Le métier de conducteurs de taxis et de louage en Tunisie Le taxidriver peut travailler pour le compte d’un propriétaire de taxi ou louer un véhicule. C’est un métier qui nécessite une grande résistance physique et nerveuse car des fois ce professionnel peut être en contact avec des gens peu sympas. De plus pour pouvoir gagner sa vie et subvenir à ses besoins, il faut chercher des courses et faire plusieurs km par jour. Comme dans tous les autres pays, pour exercer ce métier en Tunisie, il faut détenir un permis spécial Taxi. Dans la politique de réduction de chômage, l’Etat facilite l’examen. Celui-ci se fait 2 fois par an. La détention d’un permis de conduire et d’autres critères de compétences sont requis lors de l’examen. Après la réussite de ce concours, il faut s’exercer en tant que « sana3 », un poste qui permet de percevoir 30 % des recettes. Après une année de service en tant que sana 3 ou assistant taxi, ce dernier peut acquérir sa propre voiture. Mais il est rare de trouver un chauffeur qui dispose d’un fonds pour acheter son propre véhicule après un an de service. En général, les assistants passent plusieurs années pour essayer de se constituer une épargne afin de pouvoir faire un crédit auto. A noter également que l’Etat peut mettre plusieurs années (jusqu’à 5 ans) pour délivrer l’autorisation de posséder un taxi.Après avoir récolté la somme nécessaire, le conducteur de taxi peut contacter une des banques pour solliciter un crédit pour l’acquisition d’une voiture. De préférence, il faut acheter un véhicule neuf afin d’éviter le coût des réparations exorbitant et de pouvoir rembourser le crédit sur 5 ans. Sur le marché, la marque polo et Logan sont les plus prisées. Tous les conducteurs de taxi ne doivent pas suivre ce chemin. A titre d’exemple, la femme conductrice de taxi, mère d’une jeune fille a débuté dans ce métier en louant la voiture d’un autre chauffeur à qui elle donnait une partie de son revenu quotidien. A l’époque, elle n’avait pas encore le permis requis ni de patente mais elle est obligée de devenir conductrice de taxi à la suite du mort de son mari.Ce n’est qu’à 35 ans qu’elle s’est présenté officiellement à l’examen pour obtenir le permis jaune.Mais son quotidien ne diffère pas de celui d’un autre taxidriver. Entre les problèmes de moteur, les réparations causées par son véhicule usagé, le loyer, la facture d’électricité, les frais de scolarité de sa fille et d’autres charges, elle peine à économiser des dinars. Sans l’aide ponctuelle de son frère en France, elle ne pouvait pas s’en sortir pour envisager d’acheter à crédit une voiture neuve pendant 5 ans. A noter en effet que la durée de vie d’une voiture de louage ou d’un taxi qu’on utilise au quotidien ne dépasse pas plus de 4 ans. Passé ce délai, elle commence à se dégrader et consomme des frais de réparations coûteux. Sans parler du temps d’inactivité lorsque la voiture reste chez le mécanicien. C’est la raison pour laquelle les conducteurs qui arrivent à récolter assez de dinars pour pouvoir prétendre à un crédit bancaire investissent dans l’achat d’un véhicule neuf. D’autres chauffeurs de taxi préfèrent aussi recourir au service d’allo Taxi accessible à partir d’un abonnement mensuel de 70 dinars. Cette option leur permet de récupérer le client de chez eux et ils appuient sur le compteur lorsqu’il reçoit le coup de fil et fait payer un supplément de 3 dinars en moyenne. Pour pouvoir espérer des gains, ils doivent au moins avoir 2 clients par jour. Les conditions des conducteurs de taxi et de louage Malgré les conditions difficiles des chauffeurs de taxi et de louage, beaucoup préfèrent les horaires décalés, l’embouteillage, la concurrence, le stress et les risques de ce métier qu’un travail dans un call-center ou dans une entreprise. En effet, cette profession leur permet de mieux gérer leur vie au quotidien, d’être motorisé et de partir en vacances lorsqu’ils les souhaitent. Quoi qu’il en soit, ces professionnels bénéficient de certains avantages comme le droit de douane 7 % lors de l’achat d’une voiture neuve. Le vice-président de la chambre nationale des propriétaires de taxis individuels a aussi annoncé une hausse de 8 % des tarifs des taxis individuels et de louage à partir du 1 er janvier 2020. Les tarifs des auto-écoles vont augmenter aussi en parallèle. Rappelons au passage que les taxis, louage et transports ruraux ont aussi bénéficié d’une hausse de tarifs de 13 % le mois de mai de l’année 2018 suite à leur grève sur la demande de révision de tarifs, la subvention du carburant et l’instauration d’un système de sécurité plus fiable. La réunion de ce mois d’avril 2019 entre le ministre du transport Hichem Ben Hamed, le président de l’UTICA et d’autres personnalités et cadres dans le secteur du transport a débouché aussi sur la baisse du tarif de l’assurance, la répartition des dettes des professionnels auprès des banques, des CNSS et des compagnies de vente-location. A noter que l’augmentation inattendue du prix du carburant dans tous les territoires du pays a causé la grève générale des taxis le 04 avril dernier. Les conducteurs de camion de transport de marchandises et de voiture de louage ont rejoint aussi ce mouvement de protestation. Un moyen de pression au gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision, une mesure qui a été relayée dans les journaux. Conducteur de transport en commun un métier à risque Les taxis et autres moyens de transport en commun doivent faire une visite technique avant de pouvoir être loué ou utilisé par leur propriétaire. Mais les accidents de taxis dus à une faute de contrôle de freins ne sont pas inexistants. Un événement qui fait demander si la visite technique a été « acheté ». Mais le plus grand problème des conducteurs de transport en commun, c’est l’insécurité comme le cas du chauffeur de taxi tué à coups de pierre dans le croisement Zahrouni-Fouchana du mois de novembre dernier. Ce conducteur de taxi avait fait l’objet d’une agression et de tentative de vol après avoir eu le pare-brise fracassé à la suite des jets de pierres. Ce qui a provoqué la déviation de la voiture vers la barrière métallique qui a provoqué le mort sur le coup du conducteur. La Fédération tunisienne des taxis individuels a observé une grève à la suite de ce mort. Enfin, outre le problème d’insécurité, certains chauffeurs de taxi sont aussi accusés du non-respect du code de la route et de l’éthique de la profession ainsi que l’excès de vitesse.