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Les caractéristiques économiques et le tourisme du gouvernorat de Sousse. Les potentialités du gouvernorat de Sousse. Ce gouvernorat est situé sur la rive de la Méditerranée à l’est de la Tunisie. Il est délimité par les gouvernorats de Nabeul, de Zagouan, de Madhia et de Kairouan. Sa localisation près de la mer lui permet d’avoir  un climat plutôt agréable  pendant les périodes de l’année, même si en été la température peut frôler 38 °C. La ville est accessible à moins de deux heures de Tunis. Cette  troisième ville du pays  est réputée pour son oliveraie qui s’étend sur centaines de mille d’hectares, le port dans le centre-ville, la médina, mais aussi ses stations balnéaires. Tour d’horizon sur l’économie et les chiffres clés de ce gouvernorat. Les caractéristiques économiques et le tourisme du gouvernorat de Sousse. Ce gouvernorat s’étend sur une superficie de quelque 2600 km2, soit 1,6 % de la totalité de l’étendue du pays. En 2014, il enregistre un chiffre de population de 374 900 environ. Il est réparti en 15 délégations et 16 municipalités. Depuis le mois de mai 2017, c’est le gouverneur Adel Chlioui qui est à la tête du gouvernorat. Le pôle industriel de la région compte plus de 520 entreprises qui donnent des emplois à plus de 44 000 salariés. Presque la moitié de ces entreprises sont axées sur  l’exportation . Elles exploitent notamment  le   textile  et  l’habillement,   l’agriculture  et  la pêche , ainsi que  les industries mécaniques et électriques . C’est l’industrie de manufacture et de service qui accapare le plus de population avec respectivement 31,7 % et 32,6 %. Le taux de la population qui travaille dans l’administration tourne autour de 13,9 %. Le gouvernorat possède  huit zones industrielles  dont Sousse-Sidi Abdelhamid I et II, Kalaâ Kebira I et II, Enfida I et II, Kondar et Bouchifa. Il y a également Sidi El Hani. Concernant l’agriculture, c’est surtout la culture d’oliviers qui domine la superficie. La superficie des terres cultivées est 220 000 ha. Parmi les majeurs produits agricoles du gouvernorat, citons les légumes et les céréales, l’huile d’olive, le lait, la volaille, la viande et la pêche. Le secteur touristique  est aussi le  principal atout  du gouvernorat de Sousse malgré la difficulté qu’elle a rencontrée depuis l’attaque sur la plage d’El Kantoui en 2015. Cette attaque qui a causé le décès de 38 personnes avait conduit à l’effondrement de bon nombre de marchés. Seuls les marchés russes ont survécu mais les acteurs prétendaient encore souffrir de manque de visibilité pour la période de vacances de l’année. Le gouvernorat possède  115 hôtels  qui disposent 40 000 lits. Ces infrastructures se trouvent à Sousse nord et sud, à Medina et à Jawhara. Les nouvelles zones de Hergla et Bouficha possèdent aussi 20 000 lits. Parmi les sites touristiques qu’on peut visiter dans la région, mentionnons entre autres La Médina, le Ribat, la kobba, la Kasbah, la grande mosquée, les catacombes ou encore le musée archéologique de Sousse. Les catacombes sont situées à l’ouest de la ville. Elles sont composées d’un labyrinthe de plus de 200 galeries souterraines qui s’étend sur 5 km et contient 15 000 sépultures. Quant à la Kasbah qui a été fondée en l’an 844, elle est localisée dans la partie haute de la Médina. Elle est visitée par son phare d’une hauteur de 30 m et par le musée archéologique de Sousse dans ses murs. La Médina, quant à elle, est entourée de remparts aux tours carrés. Parmi les festivals proposés dans la ville, on retrouve entre autres le carnaval d’Aoussou pendant le mois de juillet, le festival international de Sousse pendant le mois de juillet et août, le festival de la Médina en octobre ou encore les journées européennes du cinéma en novembre. Sousse possède en outre 9 maisons de culture, 24 bibliothèques pour le public, 4 théâtres en plein air à Akouda, Kalaâ Kébira, Sidi Dhaher et M’saken et 2 musées Les potentialités du gouvernorat de Sousse. Entre l’année 2004 à 2013, Sousse enregistre un taux annuel de 2,7 % d’augmentation de population. Comme Sfax qui est la deuxième ville du pays,  son taux de chômage est plus faible  comparé à l’ensemble de la Tunisie. Les chiffres indiquent 11,5 % contre 15% environ pour le pays. En plus, le taux de la population active de plus de 15 ans est 50%. Le gouvernorat est découpé en 8 conseils ruraux et 104 imadats. Le taux d’obtention d’électricité de ce gouvernorat situé à 114 km de Tunis est 99,8 % tandis que 96 % de la région sont desservis par l’eau potable. Les réseaux assainis constituent 92 %. Comparé à Sfax, le gouvernorat dispose de plus d’accès aux médecins car ce professionnel de santé prend en charge un habitant sur 577 contre 950 pour Sfax. Par ailleurs, 100 habitants disposent 127,5 de lignes téléphoniques mobiles ou fixes. Concernant le nombre des  établissements scolaires  de l’année 2015, on compte 180 institutions d’enseignement de base premier cycle en Sousse, et 38 enseignements de base du deuxième cycle secondaire. Les écoles d’enseignement privé (premier cycle de base et deuxième cycle secondaire) sont au nombre de 37. Quant aux institutions d’enseignement supérieur, on en retrouve 18 dans le gouvernorat. Les écoles de formation offrent des formations sur l’agriculture, le tourisme et l’union nationale de femmes. Le taux de scolarisation des habitants de Sousse âgés entre 4 à 12 ans est de 98 % et pour la tranche d’âge de 13 à 20 ans, le taux est de 84 %. Pour  les infrastructures de la santé , Sousse dispose de 2 établissements de santé publics, 1 hôpital régional et 7 hôpitaux de circonscription à Bouficha, Kébira etc. Il possède également un groupement de santé de base et un centre intermédiaire de santé. Les centres de santé de base de la région sont au nombre de 99 tandis que les cliniques privés sont au nombre de 7. Le gouvernorat possède en outre plus de  80 salles de sport privés ,  9 salles de sport publics  et 1 8 maisons de jeunes . Ainsi,  le centre d’affaires de Sousse  accompagne les jeunes dans la création de leurs projets dans le secteur de services, d’industrie ou de petits métiers. Ce qui réduit le taux de chômage et offre de nouveaux postes d’emploi. Parmi les offres d’emplois disponibles pour les sortants universitaires dans la région, citons notamment les fonctions dans  les métiers de TIC ou de services  comme téléconseillers, développeur web, agent commercial, assistant comptable, négociateur immobilier etc. Pour en revenir aux chiffres de produits agricoles de Sousse, sa superficie agricole qu’on peut labourer de 158 000 ha environ est répartie culture d’olives (78 000 ha) et une partie de  culture biologique . La ville abrite  deux ports de pêche  dont Sousse et Hergla. On dénombre environ 320 armada de pêche en Sousse. Ce sont des chalutiers, des barques et des chaloupes utilisées pour la pêche de la sardine. La ville possède deux unités de productions de thon. Hergla abrite également un projet d’aquaculture. Le gouvernerat a entrepris un jumelage avec Liège en Belgique, Veneto, Toscane et Pouilles en Italie, Alpes Maritime, Saint Petersbourg en Russie et Hadrumette à Yemen.   En conclusion. Le gouvernorat de Sousse se démarque par le taux de sa population active et son taux de chômage moins élevé comparé au reste du pays. Malgré cela, on constate une migration interne et externe vers les autres 23 gouvernorats ou dans les pays voisins dans cette région.  
Histoire et économie de SFAX. Les principaux atouts de Sfax et les problèmes de son économie. Le gouvernorat de SFAX crée en 1956 est le deuxième gouvernorat de la Tunisie. Il est divisé en 16 délégations et 17 municipalités. La position géographique avantageuse de ce gouvernorat qui abrite quelques 1 million d’habitants lui permet de tenir un rôle important dans les échanges internationaux et nationaux. Son atout majeur est son port qui permet l’exportation de millions de tonnes de produits du pays tels que l’huile d’olive ou le sel marin. Ce port permet également l’importation des millions de tonnes de produits alimentaires, chimiques. L’agriculture, la pêche, les industries de manufacture sont les 3 secteurs qui offrent du travail à la population active. Présentation du gouvernorat et chiffres clés. Histoire et économie de SFAX. Cette ville tunisienne était baptisée autrefois Syphax puis Taparura au temps des Romains. Les remparts qui entourent la Médina gardent encore jusqu’à maintenant deux portes datant du 9e siècle : Bab Diwan et Bab Jebli. Sfax était sous l’emprise du prince normand Roger de Sicile avant sa réintégration à l’empire musulman au 12ème siècle. Son histoire relate également la révolte du 1881 à cause du refus de protectorat français. Les deux grands militants du pays Farhat Hached et Hédi Chaker sont originaires de cette région. La densité de sa démographie est de 116 habitants par km2 environ. Comparé aux 23 autres gouvernorats tunisiens, Sfax se fait une réputation avec sa production d’huile d’olive, de produits de pêche et de pétrole. L’agriculture et la pêche occupent environ 27 % de la population active, les services 45 % tandis que l’industrie manufacturière détient 24 % environ des secteurs d’exploitation. Sfax est devenue prospère grâce à sa production d’huile d’olive, son exploitation de pêche et de phosphates. C’est la plus importante région de culture et de production d’huile d’olive dans tout le pays. Mais depuis les 6 dernières décennies, de petits et moyens établissements manufacturiers sont apparus. En même temps, on assiste à un développement du secteur tertiaire. Les terres qu’on peut cultiver occupent la majeure partie des surfaces de la région. Elles constituent 639 000 ha. Les forêts constituent le cinquième de la surface cultivable. La production en huile d’olive du gouvernorat s’élève à 40% de la production tunisienne . Tandis que sa production des amandes tourne dans les 30 %. Ce qui lui vaut le rang du premier producteur du pays . Le gouvernorat exporte essentiellement : les amandes, l’huile d’olive, les textiles, le gaz naturel et le pétrole, les produits de pêche. En baladant dans les dédales de cette ville sise à quelque 372 km au sud-est de Tunis, on retrouve une pléthore d‘ateliers de confection de jeans, de vêtements féminins qui seront ensuite vendus en France, en Italie ou en Espagne. L’économie de Sfax est également axé sur l ’exploitation du pétrole et ce depuis longtemps. A titre d’exemple, le gouvernorat a produit 1,18 millions tonnes de pétrole dans l’année 2006. Ces produits sont exportés dans le port de Skhira. Le gisement de Miskar permet cette capacité d’exploitation. Il couvre une superficie de quelque 350 km2. Le développement de l’économie et de la ville s’accélère grâce à la construction d’un port moderne, des voies ferrées ainsi que des routes qui permettent de relier le gouvernorat à d’autres régions du nord et du sud. L’essor économique et démographique de Sfax commence en fait depuis l’indépendance en 1956. On doit cette croissance à la stabilité politique du pays même s’il y a des crises politiques d’ici-là. Ce gouvernorat figure ainsi en premier place de la Tunisie en production d’huile, des produits de pêche. Et il occupe la deuxième place en production d’énergie, de pétrole et de gaz dans tout le pays. Le dynamisme de ce deuxième secteur économique est dû à l’ouverture de la région sur la Méditerranée. Les principaux atouts de Sfax et les problèmes de son économie. La situation géographique au centre du pays, sur la côte de la Méditerranée favorise le développement du secteur maritime de Sfax. L’aménagement de son port moderne construit dans le 19e siècle, son emplacement géographique limité par le gouvernorat de Mahdia et par Kairouan ainsi que le golfe de Gafsa constituent des éléments influents au dynamisme de ce gouvernorat. Ce développement ne concerne pas uniquement l’économie, il s’étend également sur l’éducation , les équipements collectifs sanitaires et le tourisme . On dénombre actuellement une trentaine d’établissements supérieurs, des centres de formations pluridisciplinaires et deux pépinières d’entreprises dans la région. Ces derniers visent à promouvoir l’esprit d’entrepreneuriat des diplômés et sortants universitaires. Citons entre autres parmi les écoles supérieures et faculté de Sfax la faculté de science de Sfax, l’Ecole nationale des ingénieurs, la faculté des sciences et lettres humaines, la faculté de droit, la faculté de médecine, l’institut supérieur d’administration des affaires, l’Institut supérieur d’informatique et de multimédia, l’institut supérieur de biotechnologie, l’institut supérieur de musique, l’institut de l’olivier etc. Les équipements collectifs comme les cliniques, et les hôpitaux ne sont pas en reste. On y retrouve 13 hôpitaux et cliniques, un centre de maternité, 32 laboratoires d’analyses . Mais on déplore quand même le manque de médecin car un médecin s’occupe 950 habitants de la région. Côté tourisme, le gouvernorat est doté d’un potentiel touristique intéressant avec ses remparts au bord de la mer, ses nombreux sites archéologiques comme Taparura, Borj Younga ainsi que les îles de Kerkenah. La ville est d’ailleurs jumelée avec Dakar, Grenoble et Marburg. Sfax possède en outre 35 hôtels, une cinquantaine de stades sportifs, une cinquantaine de clubs sportifs. Mais l’industrie manufacturière figure également parmi les atouts importants de la région. Ce pôle industriel est composé de 2500 petites et moyennes entreprises . Celles-ci sont axées dans des activités d’exportation. Concernant l’industrie de confection par exemple, la région aurait à affronter les concurrents bulgares et roumains qui proposent de coût de production très abordables. L’avantage de ces pays, c’est qu’ils se trouvent en Europe, ce qui réduit ainsi les frais de transport et de livraison. Mais ce problème ne nuit que très peu à la santé de l’industrie manufacturière qui détient plus du tiers du pays. La création de l’institut supérieur de biotechnologie de Sfax est également un pas non négligeable dans la maîtrise de cette technologie. Et cela à cause de son importance dans l’agriculture et la santé. Ce centre permet de former les étudiants dans ce domaine devenu de plus en plus vital dans l’essor de la région. Parmi les atouts sfaxien, on ne doit pas aussi oublier son infrastructure routière si elle n’est pas encore performante. La ville dispose d’un réseau routier et aérien moderne . Son aéroport international assure des vols réguliers vers la capitale de Tunisie et vers Paris. Le réseau de chemin de fer , le réseau routier qui relie Sfax à toutes les grandes villes du pays, l’autoroute qui relie Sfax à Tunis contribuent ensemble au développement de ce gouvernorat. Le réseau de télécommunication n’est pas aussi en reste car il couvre désormais l’ensemble du territoire. Malgré ces points positifs, la compétitivité de la région commence à être en perte de vitesse. Son faible taux de chômage a tendance à monter . Le coût d’investissement dans le secteur d’industries chimiques et de mines enregistre aussi un potentiel de hausse faible. Il en est de même pour l’agriculture et la pêche. Le seul secteur en forte croissance est le secteur de services et les nouvelles technologies.
    La liste des établissements financiers tunisiens Pour conclure   L’apparition du premier établissement bancaire en Tunisie date déjà du 19e siècle, pour être précis de 1880 . Il s’agit du « Crédit foncier d’Algérie et de Tunisie » . La BT , quant à elle, a vu le jour en 1884. Mais l’instauration de la STB en 1956 a contribué grandement à la prise en forme du système bancaire. Cette banque a pour vocation de développer l’économie du jeune Etat qui vient d’avoir son indépendance à l’époque. Les investisseurs étrangers quittaient alors le pays et le marché du crédit patinait. Retour sur l’évolution de ce secteur et les problèmes qu’il rencontre actuellement. Aperçu sur le secteur bancaire tunisien des années 60 jusqu’à ce jour. La banque centrale fut fondée aussi dans les années 60. C’est elle qui a décidé l’instauration du dinar tunisien comme monnaie dans le pays. A l’exemple dans tous les pays du monde, ses missions s’articulent autour de la veille sur la politique monétaire, l’encadrement de la circulation de la monnaie, le contrôle des organismes de crédit et la préservation de la sécurité du système de la finance. A son début, les banques n’octroyaient du crédit qu’aux fonctionnaires de l’Etat. Ce n’est que dans les années 1986-87 avec l’arrivée du plan du FMI qu’elles ont changé de tactique. Depuis, elles financent les ménages afin d’augmenter leur pouvoir d’achat. Mais cela a pour effet d’apparaître l’économie d’endettement. La libéralisation de la finance vers la fin des années 90 a permis de corriger le surendettement et a diminué la situation de monopole. Leurs métiers sont ainsi répartis en diverses catégories comme les banques commerciales, les offshore, les sociétés de factoring, les bureaux de banques étrangères, les banques de développement. La liste des établissements financiers tunisiens Le système financier tunisien englobe la banque centrale de Tunisie, une vingtaine de banques, 2 banques d’affaires, 8 banques offshore, 8 bureaux de banques étrangères et une dizaine de sociétés de factoring et de leasing. On dénombre actuellement 25 banques dont une dizaine est cotée sur la BVMT. Ces banques disposent d’un large réseau (plus de 1400 agences). Citons parmi elles : Amen, ATB, Attijari Bank, la Banque d’Albaraka et de Zitouna, BT, BIAT, BNA, BT, BTK, BTE, BTL, QNB, STB, UBCI etc. L’entrée des investisseurs étrangers dans le milieu a changé la structure des banques. Il y a d’abord les banques qui ont une forte action de l’Etat ( BNA, STB et BH ) ; il y a également celles gérées par les investisseurs privés ( Amen,Biat, BT ) et enfin on retrouve les banques avec des investisseurs étrangers ( ATB, Attijari Bank, UBCI-BNP Paribas etc.) . Ces banques octroient du crédit aux PME et la finance de l’Islam. Il y a également Zitouna banque ou la banque islamique qui dispose de 8 agences. Le taux de bancarisation affiche 47% en 2013 . La prolifération de DAB et des GAB a également dynamisé le secteur. La disponibilité de ces distributeurs a fait doubler le nombre des titulaires de cartes bancaires de l’année 2005 à 2009. Dans cette liste de banque, 11 sont cotées sur la place boursière de la Tunisie. Parmi elles, on note la banque d’Etat STB qui finance notamment le secteur de tourisme et les petites et moyennes entreprises. Or le financement n’est pas rentable car plusieurs nombres de projets de tourisme n’ont pas abouti et n’ont pas remboursé leurs dettes. La fusion de la STB avec la BDET et la BNDT a permis le groupement de leurs compétences. BH et BNA font également partie des banques cotées. La première finançait l’acquisition de logement tandis que la BNA ne finançait à son début que le secteur agricole et la pêche. Par la suite, elle a diversifié ses activités dans ses agences. L’augmentation de ces derniers permet aux clients d’être mieux encadrés et d’obtenir une réponse rapide aux requêtes. Parmi les banques non cotées, citons l’ABC, la BFPME, la BTK, la BTL, la BTS, la City Bank, la STUSID bank, la banque Zitouna, la BFT et la QNB. Dans les années 2010, les banques cotées accaparaient à titre d’exemple 92,5 % du secteur bancaire tunisien. Ce qui représente un taux de croissance moyen de 13 % environ par an. En termes de dépôt, la BIAT était leader en 2009 avec un taux de croissance annuel autour de 15 %. Le taux de distribution s’est également stabilisé au fil des années afin de se prémunir contre le risque d’assèchement de fonds du système financier. Le ratio de solvabilité présente au minimum 8 % du crédit demandé afin de pallier l’éventuel non-paiement de l’emprunteur. Pour STB et UIB, ce ratio est de 9 % environ. Mais pour la BT, son ratio affiche un taux supérieur de 20 %. En revanche, la banque propose un montant de crédit bien supérieur à ses concurrents. Depuis 2010, les banques tunisiennes ont adopté une nouvelle orientation. Elles visent à améliorer la qualité de vie de la population en augmentant les crédits octroyés. La grande majorité des crédits sont alloués au secteur privé et aux professionnels (commerce, immobilier, tourisme). La BH figure en leader d’octroi de crédits avec leurs propositions de crédits qu’on peut rembourser sur du long terme. En ce qui concerne le taux de créances, celui de la BT est le mois élevé du secteur (8 % dans les années 2010). Ce qui n’est pas le cas pour la STB et l’UIB qui affichait 20 % des créances classées dans le même période. Mais la première a l’avantage d’avoir un vaste portefeuille de clients. Mais les problèmes politiques ont impacté sur le secteur. On a enregistré alors de fuites d’argent, d’insolvabilité des emprunteurs, recul de l’investissement étranger etc. Les banques d’état sont les plus concernées par le classement et provisionnement de créances classées. Seuls Amen et Attajari Bank ont pu faire face aux risques de taux. Certaines banques devraient également affronter les engagements en faveur des deux familles du régime déchu. La situation économique mondiale des années 2010 (la récession de la zone Euro) a aussi pour effet le ralentissement de l’activité de l’économie en 2013. La même année, on constate une détérioration des échanges commerciaux de 11 808 MDT contre -8604 MDT en 2011 . Ce qui a provoqué le déficit de balance des paiements courants de 8,3 % du PIB en 2013 contre 7,3 %en 2011 . Dans la vie au quotidien, cela impacte sur le prix des produits alimentaires qui a connu également une hausse. Les crédits non solvables sont les principales causes de la vulnérabilité de la banque de Tunisie. Ils atteignent 13,5 % en 2012 qui est assez conséquent comparé aux normes à l’international. A la fin des années 2012 , le taux des créances non productives des banques étatiques affiche dans les environs de 17 % en 2012 contre 10,6 % pour les banques privées. Pour conclure Le surendettement du secteur bancaire, le sous-financement des petites et moyennes entreprises, la faiblesse de la gouvernance, la limitation de l’octroi de crédits (le plafond de taux d’intérêt imposé par la banque centrale), la hausse de dettes bancaires impayées sont des problèmes à résoudre pour les banques tunisiennes. A cela s’ajoute le manque de modernisation et d’information (inexistence de bureaux qui collectent les incidents de paiement. Et enfin, pour redresser la situation, les banques publiques nécessitent également une réforme de leur système d’octroi de crédits.  
  Les centres de formation professionnelles étatiques et privées Les modes de la formation professionnelle en Tunisie Aperçu du secteur de la formation professionnelle sur le territoire Le problème de ce secteur d’entreprises formatrices   Un grand nombre d’écoles spécialisées tunisiennes proposent des formations professionnelles pour ceux qui ont le bac. Mais il existe également un petit nombre qui admettent ceux qui n’ont pas décroché le bac à intégrer des formations certifiantes ou non. A l’issue de ces formations, les étudiants peuvent se lancer dans la recherche d’emploi dans le secteur répondant à leurs spécialités ou continuer leurs études. On dénombre quelque 136 centres de formations professionnelles réparties dans tout le territoire Tunisien. La plupart d’entre eux disposent de moyens de restauration et d’hébergement. Zoom sur le secteur.   Les centres de formation professionnelles étatiques et privées Plusieurs formations sont disponibles auprès des centres de formations professionnelles étatiques. A titre d’exemple, les passionnés d’arts graphiques peuvent suivre des études à Ariana. Dans la région, on retrouve également un centre de formation professionnelle en mécanique auto et transport. Ceux qui souhaitent se tourner vers le secteur de travaux publics peuvent quant à aller à Mornaguia. Ben Arous possède également un centre de formation pour le bâtiment. Et pour ceux qui veulent approfondir l’électronique, les centres de DenDen et de Tunis dispensent des cours sur cette filière. A La Goulette et à Manouba, les étudiants peuvent respectivement choisir d’intégrer la formation textile ou la formation habillement. Les intéressés en filière télécommunication ou en industrie alimentaire peuvent quant à eux choisir de suivre des cours à El Khadra. Et ceux qui souhaitent avoir des connaissances plus poussées en bijouterie peuvent entrer au centre sectoriel de formation de Gammarth. La région propose également une formation pour les métiers du tertiaire. Cette liste est non exhaustive car d’autres formations plus spécialisées sont dispensées dans les centres tunisiens. (mécatronique, métiers de transport et de la logistique, formation de techniques appliquées en cuir, formation en bonneterie, décoration…). Sans oublier les formations courantes sur la filière de multimédia, l’audiovisuel, le photographie, l’infographie, la mode, l’architecture etc.). Le domaine de la santé n’est pas aussi en reste car le pays dispense de formation en gériatrie, physiothérapie, anesthésie réanimation, radiothérapie, orthophonie, nutrition, préparateur en laboratoire ou en pharmacie pour ne citer qu’eux. Ces centres sont répartis à Manouba, Tunis, Ben Arous, Nabeul, Bizerte, Jendouba, Sousse, Sfax, Monastir, Medenine etc . Côté formation professionnelle privée, l’ ESAT est une figure reconnue. L’institution forme des ingénieurs et des techniciens dans le domaine de l’aéronautique. L’institut IMSET qui a été fondé en 1993 quant à lui, a pour vocation de proposer de formation en sciences économiques et technologie. L’institut est agréé par le ministère de l’Emploi. L’Ecole privée de l’hôtellerie et du Tourisme qui permet d’apprendre le métier de cuisinier, restaurateur, opérateur dans une agence de voyage, réceptionniste etc. est également agréée par l’Etat. Il en est de même pour l’ IFT qui dispense de cours en technologie et qui vise actuellement à migrer vers les technologies de pointe. Dans la foulée des instituts de formation privés, on note aussi l’Elite et l’ IFBT . Le premier est créé en 1995, cette école leader au Cap Bon propose des programmes ajustés aux besoins du marché de l’emploi. Quant à l’IFBT, cet institut de Tunis propose de formation sur les techniques de la bourse. On peut également citer l’institut ISAC, l’IIC et la CMFCSR . La première école propose un encadrement pédagogique sur l’esthétique et le cosmétique. La deuxième école offre de formation en langue italienne en vue de la promotion et de la diffusion de cette langue en Tunisie. Et pour la CMFSR, cette école offre des formations en vue de l’obtention de diplômes du CAP d’enseignement de la conduite de véhicule et recycle les professionnels dans ce métier. En Tunisie, l’Agence tunisienne de formation professionnelle ( ATFP) régule ces centres de formation. Elle s’occupe de la gestion de ces 136 établissements de formations qui couvre une quarantaine de secteurs. Les ministères contrôlent également le secteur dans les centres techniques qui s’articulent autour de leur compétence. Des opérateurs privés agréés par le ministère de la formation et de l’Emploi assurent également ces formations. Les modes de la formation professionnelle en Tunisie Les formations diplômantes ou non sont proposées en diverses modes. Il y a les cours initiaux (cours en alternance, cours pour apprendre un métier, formations résidentielles). On retrouve également les formations offertes à la demande des sociétés et entreprises. Et enfin, il y a les sessions de formation continue qui couvre 193 spécialités dont le BTP et annexe, le cuir, le textile et habillement, la construction métallique et la mécanique générale, l’électricité et l’électronique, le transport , le tourisme et l’hôtellerie, l’agriculture etc. Les écoles qui offrent cette formation continue collaborent avec le CNFCPP. Les diplômes délivrés à l’issue de ces formations sont le CAP (agent de cuisine et pâtisserie, agent de décoration, agent de manutention, agent de forage et de minage, agent de restaurateur et bar etc.), le BTS, le BTP (brevet de technicien professionnel) et le CFP (certificat de formation professionnelle). Aperçu du secteur de la formation professionnelle sur le territoire Le secteur constitue un levier non négligeable pour le développement de l’économie en général. Car il travaille en complément avec les secteurs de l’éducation, l’enseignement supérieur et l’emploi en vue de l’ouverture des étudiants sur le monde du travail et des entreprises. On retrouve parmi les étudiants qui suivent ces formations des bacheliers qui ont fini des études secondaires dans les lycées de Tunisie, et ceux qui n’ont pas le bac. Pour le CAP par exemple (certificat d’aptitude professionnelle), les conditions requises pour y accéder est le niveau 9ème année de base ou équivalent. Pour le BTP (brevet de technicien professionnel), il faut un niveau de 2ème année secondaire réussi ou un CAP validé. Et pour le BTS (brevet de technicien supérieur), les élèves qui suivent la formation doivent avoir un BTP validé dans le secteur ou le bac. Concernant la formation professionnelle continue, elle est d’une durée de deux ans. Le système de financement de ce secteur repose sur le crédit d’impôt, les droits de tirage, et le financement aux placements technologiques selon l’article 39 du code qui incite aux investissements. Le problème de ce secteur d’entreprises formatrices Le problème rencontré pour la plupart des formations en Tunisie est l’inadéquation entre les offres des entreprises et la demande des chercheurs du travail. C’est pourquoi, il y a la formation en alternance qui permet aux élèves de partir à la découverte de l’entreprise et de ses besoins. L’effet de cette situation d’inadéquation est la hausse de chômage. 80 % des diplômés sont issus de l’Université dont le tiers d’entre eux ont suivi un parcours dans la formation professionnelle mais celui-ci n’est pas conforme aux besoins du marché de l’emploi. L’âge des participants aux formations professionnelles constitue aussi le point faible du secteur. Ils sont âgés de 20 à 25 ans alors qu’en Allemagne, ils ont entre 15 à 20 ans. Enfin, les préjugés sociaux sont également un facteur de blocage à l’essor du secteur. Il est d’usage de penser que ceux qui suivent ces formations ont échoué dans leur cursus scolaire académique. Pour conclure. La formation professionnelle en Tunisie nécessite une réforme. Tout comme le système éducatif en général qui doit s’adapter aux besoins du marché. Les ministères tutelles doivent également dispenser des formations aux encadreurs et formateurs.
  Les rapports de l’API et les chiffres de l’industrie Les mesures d’incitation au développement de l’industrie tunisienne    Les mouvements sociaux et politiques du pays de ces dernières décennies ont un impact sur le climat des affaires en Tunisie. Mais malgré cela, les statistiques de la banque mondiale mettent en évidence que le pays constitue toujours un partenaire intéressant pour les investisseurs étrangers. Cela est dû en partie par le secteur de l’industrie qui offre de services de plus en plus à la pointe de technologie et à sa main-d’œuvre à prix compétitif. Les chiffres clés de l’industrie montrent ainsi des perspectives de développement en dépit de la situation économique et de l’environnement politique. Zoom sur le secteur. Les rapports de l’API et les chiffres de l’industrie L’Agence Tunisienne de l’Industrie rapporte qu’il existe plus de 5600 entreprises qui emploient plus de 10 salariés dans le pays. Plus de 45% d’entre eux sont dans l’exportation dont la grande majorité (31% environ) est dans le textile et la confection. Le secteur agroalimentaire détient quant à lui 18 % d’industrie et 12 % pour le secteur mécanique. Plus d e 513 300 employés travaillent dans le secteur de l’industrie. Ce secteur peut générer 150 000 emplois à moyen terme car les exportations de manufactures ont décuplé. Il en est de même pour les exportations technologiques qui ont connu une hausse de 30% à 50% l’année dernière . Pour la branche des industries mécaniques et électriques (IME) par exemple, il représente 26 % de nombres d’emplois dans le pays . Elle affiche 13 % de la totalité des investissements industriels tunisiens en 2014, occupant ainsi le quatrième rang dans l’investissement. La fabrication des produits électriques, électroniques et électroménagers dans cette filière tient aussi une place importante dans l’économie car sa contribution au PIB et de 3,4 % . Elle représente 63 % du secteur des industries mécaniques et électriques . L’exportation de fils et câbles électriques, les semi-conducteurs et les domotiques et d’autres produits innovants augmente chaque année. Les 374 entreprises électriques et électroniques dans le pays emploient plus de 90 000 salariés . Le secteur est florissant car la Tunisie dispose de plus de 7000 ingénieurs formés dans le domaine de l’électronique, l’énergétique, la télécommunication, la fabrication métallique et mécanique etc.). Quant à la fabrication mécanique, elle compte 267 entreprises qui donnent emplois à environ 80 000 personnes . 65 % des produits de cette filière sont dédiées à l’exportation. La Tunisie tient ainsi la deuxième place en termes de marché par rapport aux autres pays concurrents comme Maroc ou Egypte. Le pays compte sur le développement du secteur automobile vers des voitures qui ont des fonctions plus avancées de conduite grâce à la délocalisation des entreprises étrangères dans le pays. La filière aéronautique offre également de perspective intéressante car elle a généré plus de 10 000 emplois avec les 60 unités de production qui ont émergé. Cette industrie vise à la fabrication de tôlerie fine, la modélisation de pièces en 3D , la fabrication des équipements pneumatiques. Le pays ambitionne aussi l’implantation de bureaux d’études et de fabrication d’hélicoptères et de drones.  Parmi les filières porteuses qui ont un poids dans l’économie tunisienne, on mentionne également l’industrie pharmaceutique et paramédicale. Cette industrie s’est implantée dans le pays depuis plus de 40 ans. Elle affiche 57 unités de production destinée aux médicaments humains, dispositifs de médecine (seringue, fil de suture etc.) et des produits pour le traitement des maladies des animaux. Plus de 8300 personnes travaillent dans cette filière. La progression du marché de médicaments se fait d’une façon régulière depuis ces dernières années. On enregistre une hausse de consommation des médicaments de 2% entre 1999 et 2014. Seule 44% de la production est injectée dans le marché local, le reste s’en va aux exportations. La stratégie du pays dans cette branche s’oriente aussi dans la conception de produits paramédicaux, l’emballage pour les pharmacies, la fabrication des arômes et les plantes aromatiques et médicinales.  Le secteur des Energies renouvelables est également une des branches qui commencent à jouer un rôle prépondérant dans l’économie du pays. Et ce, malgré la faiblesse de la production de l’hydrocarbure en Tunisie. Le potentiel est d’une importance significative alors que la filière ne détient que 3% de la production électrique. L’Etat vise à augmenter la production de ER de 30% de la production totale d’ici 2030 . Cette capacité s’articule autour de l’utilisation d’éoliens, de panneaux solaires photovoltaïques, et thermodynamiques etc.  La loi n°12- 2015 favorise d’ailleurs l’investissement dans cette filière. Rappelons que la Tunisie est dotée d’un cadre d’ensoleillement satisfaisant. L’Etat devrait aussi penser à construire des stations de productions d’énergie solaire et éolienne. Le secteur de TIC (technologies de l’information et de la communication) tient également un rôle crucial dans l’économie. Les 1800 entreprises existantes assurent plus de 30 000 emplois aux jeunes tunisiens. Cette filière contribue 9% dans le PIB du pays . Depuis une décennie, le pays est sélectionné parmi d’autres pays nearshore ou offshore pour la délocalisation des activités des sociétés étrangères. On dénombre actuellement 120 entreprises qui se lancent exclusivement dans l’exportation. La Tunisie ambitionne à devenir une référence à l’échelle internationale dans le milieu du TIC et du BPO. Plusieurs entreprises spécialisées dans le traitement informatique (saisie, rédaction, analyse, assistance, conseil, vente à distance etc. ) sont implantées dans le pays. Plus de 20 000 salariés travaillent dans ce milieu où plusieurs langues sont utilisés (l’arabe, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le français). De l’autre côté, la hausse de pourcentage de ménages qui ont accès à l’internet constitue un pas dans l’essor de la numérique. Outre les domaines de finance, banque, assurance, comptabilité, d’autres investissements sont également exploitables à savoir l’e-santé, le développement des logiciels etc. Les mesures d’incitation au développement de l’industrie tunisienne Le gouvernement aurait à déployer une politique industrielle efficace pour réaliser ses ambitions. IL aurait d’abord à réduire les disparités territoriales et régionales en matière de répartition des activités économiques. Cela envisagerait la construction d’infrastructures et de transport qui limite cet écart entre les régions. Ce plan d’aménagement devrait aussi suivre les standards internationaux. L’Etat devrait aussi mettre en place des plateformes d’industries qui attirent les investisseurs étrangers. Pour ce, il peut commencer par promouvoir les régions, développer le système du financement régional, améliorer les conditions de vie au niveau régional. Bref, une politique de décentralisation qui tient compte des lieux défavorisés. Pour figurer dans la première place des pays offshore en IT, elle devrait aussi fournir de financement pour la généralisation de l’accès à l’internet. Cela permet non seulement d’améliorer le standing de vie des citoyens mais aussi de gagner une meilleure compétitivité par rapport aux pays limitrophes et aux autres concurrents. Par ailleurs, le gouvernement devrait également procéder à des réformes structurelles qui incitent l’investissement. A cette optique, il devrait faciliter l’obtention du financement, simplifier les procédures administratives, revoir le système fiscal et douanier et réduire les charges aux entreprises. Ces mesures permettent d’améliorer ce milieu des affaires. Le fait d’intégrer dans l’économie mondiale grâce à l’implantation de nombreuses entreprises étrangères dans le pays permet la création de nombreux emplois tout en garantissant la croissance de l’économie. Les employés, de leur côté, bénéficient de l’expérience. Bref, dans le but de promouvoir le secteur industriel, le gouvernement devrait non seulement faire un plan d’aménagement territorial mais aussi conclure de nouveaux accords commerciaux avec d’autres pays.
  Aperçu de la liste des universités privées tunisiennes Les problèmes des universités privées tunisiennes Universités privées versus universités d’Etat    L’enseignement supérieur tunisien est réparti entre les établissements supérieurs publics et les institutions supérieures privées. Le bac conditionne l’entrée à ces deux pôles. Actuellement, on dénombre 36 universités privées en Tunisie. Ces universités proposent des programmes d’études aux trois cycles ainsi que des activités de recherches appliquées. Elles ont pour but de faire accéder tous les milieux sociaux à la connaissance dont ils ont besoin. Elles proposent ainsi des conditions d’enseignement plus attractives que le public et des filières en phases avec les exigences du marché. Cependant, ce secteur d’activité aurait aussi à faire face à des problèmes avec le ministère de la tutelle entre autres. Zoom sur le secteur. Aperçu de la liste des universités privées tunisiennes D’abord, le développement de l’enseignement privé a un rapport avec le déclin de l’enseignement public. La déchéance de ce dernier est due non seulement à des problèmes financiers mais aussi à un système de l’éducation non adéquat aux besoins du marché. Nous revenons plus tard sur ce problème de l’université public, mais parmi les plus connus de ces institutions privées, nous pouvons citer université libre de Tunisie, Université Tunis Carthage, suptech, UPES, UMT, Université Ibn Kaldhoun, Dauphine Tunis, Université Arabe des sciences etc. L’Ecole Supérieure privée d’Ingénierie et des Technologies (ESPRIT) et Mediterranean School of business entrent également dans la liste des institutions les plus fréquentées. Ainsi, parmi les nouveaux bacheliers qui décrochent leur diplôme chaque année, une partie non négligeable choisit de continuer leur étude dans les universités privées. Leur nombre tend à augmenter si on se réfère aux chiffres. Il en est de même pour leur popularité malgré le coût élevé de l’enseignement chez certaines d’entre eux. A titre d’exemple, il faut compter 7 000 dinars par an pour les étudiants de la 3 ème année à Tunis-Dauphine et 9500 dinars annuel pour MSB. Ce qui signifie que l’enseignement est accessible à tous ceux qui peuvent se payer la contribution d’autant plus que chez ESPRIT par exemple, les étudiants peuvent être admis sans concours à l’Ecole en payant 5000 dinars annuellement. Or, dans les institutions étatiques, les bacheliers doivent avoir une bonne moyenne au bac, faire un concours ou des sessions d’orientation pour pouvoir suivre une étude d’ingénieur. L’avantage de ces établissements privés, c’est qu’ils proposent d’outils de pointe qui leur permettent d’orienter les étudiants dans les filières porteuses de l’avenir. Ils essaient de proposer des formations professionnelles ciblées pour les étudiants qui seront plus tard en quête d’emploi. Mais comme l’enseignement étatique, il lui manque aussi des formations destinées aux entrepreneurs ou aux professionnelles qui opèrent dans les entreprises. Les problèmes des universités privées tunisiennes Les universités privées ont le vent en poupe en Tunisie mais l’investissement dans ce secteur est encore très dur. En effet, la révision de la loi 59/200 . et celle de la loi de 2008 a apporté de modification à la création des institutions privées. Désormais, les entrepreneurs doivent avoir un capital de 2 millions de dinars pour pouvoir créer une institution privée. Auparavant, le capital requis est de 500 mille dinars. Cette situation décourage les nouveaux investisseurs qui sont en principe des anciens élèves ou professeurs dans les universités étatiques. Or, cette filière privée est bien juteuse car elle assure le flux de devises avec l’arrivée des étudiants des pays proches ou des étudiants européens. D’autre part, même si les nouveaux bacheliers se ruent vers ces enseignements privés, la qualité des diplômes délivrés dans ces institutions n’est pas encore satisfaisante. Il y a d’abord le fait que certaines universités n’adaptent pas leurs formations à la réalité du marché de l’emploi. Les étudiants décrochent ainsi des diplômes, mais ils n’arrivent pas à trouver un poste compatible à l’étude qu’ils ont faite. Cependant, dans l’ensemble, les sortants de l’enseignement supérieur privé n’ont pas du mal à trouver un stage ou un emploi. L’autre problème concerne aussi la reconnaissance du diplôme par le ministère tutelle pour les ingénieurs, les architectes, et les sortants en filière paramédicale. Ces trois catégories sont concernées avec les décisions ministérielles. L’Ordre de l’architecte veut en effet imposer que les architectes qui ont décroché un diplôme dans un établissement supérieur privé ne peuvent pas être listés dans l’Ordre des architectes à moins qu’ils obtiennent le bac avec mention. Or, bon nombre d’institutions privées admettent des étudiants bacheliers sans mention. Heureusement que les négociations sont en cours. Ces difficultés des écoles d’ingénieurs semblent s’accroître aussi avec la grève des élèves ingénieurs qui demandent la limite du nombre des étudiants sortants des institutions privées. Ces élèves revendiquent également le concours à l’admission des écoles d’ingénieurs. Par ailleurs, au cours de l’ère de Bourguiba, l’accès à l’enseignement supérieur se faisait par une sélection. Même si ce critère de sélection est dû au manque de moyen financier de l’état mais non pas par la recherche de l’excellence, cela a porté son fruit. Les anciens sortants des universitaires d’Etat ont un niveau académique plus élevé. Il en est de même pour les institutions privées. Ceux qui proposent un concours d’entrée peuvent filtrer les meilleurs étudiants. Mais ceux qui n’imposent pas de critère d’admission sauf le bac ont encore à préparer le terrain pour rehausser le niveau des étudiants. Quoi qu’il en soit, nous pouvons dire que la situation des institutions privée en Tunisie est loin d’être précaire comparée à celle des établissements étatiques. Cela parce que la politique de non-gouvernance est plus présente dans ces institutions privées. Universités privées versus universités d’Etat Les années de dictature ont instauré une politique qui ne favorise pas le développement des universités de l’Etat. Des problèmes politiques les ont minés à tel point qu’ils s’enfoncent plus profondément dans le marasme. Ces difficultés viennent de l’impossibilité d’instaurer le statut de non-gouvernance de ces institutions. Pendant la gouvernance de Ben Ali, la libéralisation de l’économie et la démocratisation de l’éducation sont les mots d’ordre. Sur le plan économique, cela a engendré une crise économique sans précédent et la hausse du taux de chômage et l’augmentation des diplômés universitaires. Ces diplômes sont les deux pôles confondus. Or, on dénombre actuellement quelque 200 000 diplômes universitaires qui ont du mal à trouver un emploi. Et le problème c’est que le pourcentage de ces sortants qui peut être employé ne va pas au-delà de 20 % . Ces derniers sont notamment des sortants des universités privées. La grande majorité nécessite un recyclage ou une remise à niveau pour accroître leur opportunité d’être recruté. Par ailleurs, l’enseignement d’Etat est toujours un instrument politique pour les dirigeants. Ce qui fait que les enseignants ne sont pas motivés dans leur profession. Ils ne cherchent pas à faire évoluer leur enseignement. A cela s’ajoute le manque de politique de concertation pour mettre les choses au point. Du fait de cette absence d’interaction entre les acteurs du secteur, le diplôme délivré par l’Etat ne satisfait pas le marché local en matière de recherche ou la demande mondiale. Deux ouvertures qui sont assez poussées chez les universités privées. Ces dernières voyant les lacunes des institutions étatiques essaient de combler le trou en proposant des filières diverses qui satisfait le marché local.   Bref, les deux institutions n’ont pas encore atteint leur niveau de maturité, mais les universités privées tunisiennes sont en avance par rapport aux universités étatiques sur leur formation, leur gestion, leur personnels ou encore le niveau de diplôme.
  Etat du lieu Le contexte environnemental dans le pays    Le niveau de couverture de santé en Tunisie affichait la réputation d’être les meilleurs du continent africain et des pays environnants qui ont un niveau de ressources équivalent. Ce service est assuré par le secteur public et le secteur privé. Ce dernier joue un rôle important dans l’essor  de la médecine libérale. Il présente également une belle perspective  d’avenir comparé au secteur de la santé publique qui peine à trouver une solution à ses maux et qui tend à régresser. Cependant, nombreux sont encore les sortants universitaires et ceux des grandes écoles qui cherchent un poste  dans la fonction publique. On constate également un écart important entre l’offre et la demande des prestataires des médicaux et paramédicaux en Tunisie. Les compétences des nouveaux diplômés ne sont pas en adéquation avec les besoins du secteur médical. Décryptage. Etat du lieu Les dirigeants qui se sont succédé depuis 1956 dans ce petit pays de l’Afrique du nord ont toujours priorisé le développement du secteur de la santé. Actuellement, il dispose d’une solide structure composée de 22 CHU, 32 HR, 118 HC et 2100 CCB. Dans la structure parapublique, on enregistre  6 polycliniques de la CNSS, 3 hôpitaux militaires , un hôpital des forces de sécurité intérieure. Les établissements privés ne sont pas en reste. On compte 81 cliniques , 99 centres de dialyse et 4641 cabinets libres . Les offres du secteur de santé publique sont réparties en centre de santé de base, maternité rurales et hôpitaux de circonscription ainsi que les hôpitaux régionaux. Ce secteur aurait à affronter divers problèmes dont l’inégalité entre les régions aux technologies de pointe, l’encombrement des hôpitaux, la corruption et l’état peu satisfaisant des équipements sanitaires. Il y a également le manque de personnel médical dans certaines régions. En outre, le recrutement en masse  des agents de la fonction publique après la révolution de 2011 a aggravé les choses. Le ralentissement de l’activité économique favorise le chômage.  L’Etat ne peut plus par la suite recruter de nouveaux fonctionnaires même pour prendre la place de ceux qui vont partir à la retraite. Or, on déplore un manque de personnel dans des hôpitaux publics les plus sollicités. Cette mauvaise santé de la fonction de santé publique s’explique également par le problème de dettes des hôpitaux qui atteint 185 millions d’euros ces dernières années. Par ailleurs, certains hôpitaux ont grand besoin de rénovation. Cela concerne non seulement la qualité de lieux mais aussi la quantité et la qualité de personnel. Les limitations au niveau des équipements, de médicaments, d’employés font passer le secteur comme « médiocre ». L’autre défi à relever pour le secteur de santé publique, c’est également la difficulté d’accès aux hôpitaux régionaux pour les parties du sud et du centre ouest. Il en est de même pour l’accès aux centres universitaires pour les habitants de la moitié des gouvernorats existants. A part cela, la couverture sociale est également insuffisante car la moitié des dépenses santé sont à la charge du foyer qui a un membre à l’hôpital. Ce qui entraîne un taux d’appauvrissement important après le séjour hospitalier. Le moyen trouvé par les responsables pour remédier à ce maux serait la valorisation du statut des universitaires et leur orientation vers la recherche médicale. A titre d’exemple, des recherches qui permettent le développement de la production de médicaments et des recherches biotechnologie. L’Etat est également en quête d’une plus grande complémentarité entre les deux secteurs et l’amélioration du secteur hospitalier public et la mise en œuvre de la CMU. De l’autre côté, le secteur de santé privé affiche une santé florissante. Si on se réfère aux statistiques, on dénombre 2000 généralistes et 2200 médecins spécialistes dans ce secteur. Ce dernier possède également 75 cliniques et centres médicaux et 1270 cabinets de dentiste privés . Les cliniques se chargent de toutes les interventions chirurgicales. 16 % des lits d’hôpital sont ainsi assurés par le secteur privé.   Ce secteur constitue une nouvelle source pour l’économie tunisienne car il permet l’exportation des services sanitaires. Cela se fait grâce à l’infrastructure poussée qui englobe le domaine médical et paramédical. Cela est également dû au coût concurrentiel des soins même si cela reste hors de portée de nombreux foyers tunisiens. En fait, s’il s’adresse surtout à la clientèle aisée, mais de plus en plus d’Européens et des ressortissants des pays voisins commencent à cibler  les services du pays pour son coût très compétitif comparé au tarif proposé dans leur pays. La position stratégique de la Tunisie de par sa proximité de l’Europe favorise également l’essor de ce secteur. On remarque ainsi une hausse des soins dans les ESP. Par ailleurs, une partie de la population a tendance à recourir au secteur de santé privé du fait que les prestations dans la santé publique ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. L’instauration du régime d’assurance maladie depuis l’année 2007 apporte aussi sa contribution dans la relance des hôpitaux privés. Malgré cela, ce secteur aurait à déployer des efforts pour réussir le pari du tourisme médical, et pour améliorer la prise en charge des malades dans les ESP. Le secteur hospitalier privé doit aussi promouvoir sa maîtrise de compétence médicale pour répondre à la demande des patients Tunisiens et étrangers. A noter que le tourisme médical comprend la chirurgie esthétique, la chirurgie cardiaque et dentaire ainsi que d’autres traitements qui attirent la clientèle de la France et du Belgique. Remarque : les études de médecine dans le pays sont similaires au parcours en France. Il faut 5 années d’études en théorie et en pratique, et 2 années de stage en interne pour décrocher le diplôme de doctorat en médecine. Après l’obtention du diplôme de médecin généraliste, le diplômé universitaire peut faire un concours résidanat pour le stage de 4 ans en résidanat. A l’issue de ce stage, il peut devenir un médecin spécialiste ou il peut embrasser la carrière d’assistanat ou une carrière hospitalo- universitaire. 4 facultés de médecine permettent aux étudiants de suivre ce parcours : l’université à Tunis, à Sousse, à Sfax et à Monastir. Le contexte environnemental dans le pays Malgré le taux de chômage autour de 15 % de la population, la Tunisie parvient à améliorer ses indicateurs de développement humain.  Le PNB par habitant en 2010 est ainsi de 4500 dollars américains. Le chômage a pour effet d’accroître la sédentarité de la population vers les zones urbaines. Le secteur privé est certes une filière porteuse mais les spécialistes et les diplômés de l’étranger ont aussi une faveur dans le recrutement de cadres. Concernant, les effets du développement du secteur de la santé, cela a un impact sur le taux de mortalité infantile. En 2009 , cela est de 17,9 pour 1000 et à l’horizon 2020 , cela sera autour de 10 pour 1000 . Il en est de même pour l’espérance de vie des Tunisiens  qui passe de 52 ans en 1970 en 74 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes en 2009 . En revanche, on enregistre une baisse de taux de natalité dans le pays. En 1960 , il était 50 pour mille alors qu’en 2009, il avoisine 17 pour mille. En bref, la capacité du secteur de la santé publique n’a que peu progressé dans les deux dernières décennies. Or, la capacité des hôpitaux privés a décuplé plus de deux fois. L’action conjuguée de ces deux secteurs permet de stabiliser le secteur de santé en dépit de l’écart entre les qualités de services et le coût de ces deux secteurs.    
    Le premier critère pré-requis : la motivation Etude du projet Le financement du projet   Construire un projet est une démarche qui résulte d’un souhait d’autonomie, de responsabilité, mais aussi le désir d’avoir des résultats plus performants. Cela nécessite des caps à affranchir, des obstacles à surmonter et une étude approfondie de l’élaboration d’un projet professionnel. Dans le contexte socio-économique en Tunisie, avec le taux de chômage qui ne cesse de monter, la construction d’un projet professionnel est fort utile. Dans cette étude, nous allons voir les étapes nécessaires à la création d’un projet. Le premier critère pré-requis : la motivation Vous avez des idées ? Vous voulez vous lancer dans la fabrication des chaussures, des produits de textiles ou d’habillement ou la création d’une agence de voyages par exemple ? Ces projets peuvent porter leurs fruits dans le pays mais avant d’établir un devis et de chercher du financement, la motivation est requise. Il faudrait ainsi que le projet en question réponde à vos attentes profondes. Cela est un point important à retenir car chaque personne a celui qui le motive. Certains rêvent de créer une entreprise, d’autres aspirent à un gagne-pain qui leur permet de jouir de leur liberté. D’autres ne s’intéressent aussi qu’à un revenu stable qui leur assure une rémunération à la fin de mois. Il y a également des gens qui ne souhaitent que de devenir spécialiste dans leur domaine en informatique, en médecine, en mathématiques etc. et d’autres qui aiment gagner des paris difficiles. L’orientation de votre projet dépend de votre vocation. Une fois que vous avez cerné bien votre principale motivation, il faut ensuite faire l’étude du projet. Etude du projet La construction d’un projet impose la maturité sur le plan professionnel, personnel et relationnel. D’autres qualités sont également indispensables comme l’ambition, l’ouverture, la confiance en soi et une bonne dose de modestie. Ce souhait de monter un projet pourrait vous arriver au fil de votre parcours social et professionnel. Pour ce, il est d’abord incontournable de faire un bilan. Quels sont vos atouts, comment est le contexte économique dans le pays, quels sont les débouchés, qu’est-ce qui fait votre différence aux autres ? Cette révision de vos acquis, de vos compétences et vos expériences vous permet de vous orienter sur le secteur d’activité qui met en avant vos valeurs. Dans cette étude, il faut également étudier le type d’entreprise que vous souhaitez monter. Est-ce une association humanitaire, un bureau de conseil aux entreprises, un PME … . Quelle est l’hiérarchie ou l’organisation dans la structure et quel est le niveau de responsabilité de tous les employés ? Pour avoir des idées du projet quelques ressources sont disponibles : ANETI , bureau de l’emploi et de travail indépendant etc. Mais vos proches peuvent également donner des conseils sur la faisabilité ou non d’un projet. Le bilan du projet doit être clair, complet. Les personnes qui le lisent doivent aussi le comprendre et doivent être séduites par le plan. Ce plan en 2 exemplaires, l’une pour vous et l’une pour l’établissement de financement doit comporter les éléments suivants : -le titre de votre prestation ou le secteur d’activité dans lequel vous souhaitez chercher du fonds -la synthèse du projet (pourquoi choisir ce projet, vos expériences dans ce domaine, l’indication de la compatibilité du plan à votre quête) - un résumé des expériences professionnelles, les références et les diverses réalisations. Votre savoir-faire, compétences et personnalité doivent être mis en avant. -un mot sur les activités ludiques en dehors du travail ou votre engagement social (associations auxquelles vous êtes un membre, clubs etc.) Il est conseillé de faire valider ce projet par un ami, un collègue ou une personne tierce afin de pouvoir le réviser au cas où les avis des personnes demandées sont défavorables. Si 2 ou 3 personnes qui lisent le bilan le trouvent peu crédible, une révision des détails pourrait être utile. Bon à savoir : la création d’une entreprise exige de fonds de démarrage qui peut représenter une grosse somme. Il y a les frais d’immatriculation en fonction du statut juridique, les frais d’immatriculation à la chambre de commerce, la parution au journal officiel. Sans oublier les investissements nécessaires pour l’installation en l’occurrence le local, le matériel informatique, le mobilier de bureau le salaire des employés etc. C’est pourquoi, il importe de bien étudier la faisabilité et l’éventuelle évolution ou réussite de son projet avant la demande de financement. Le financement du projet Après avoir fait le montage du bilan, la question qui se pose ensuite c’est où trouver du fonds pour le financer ? A moins que vous n’ayez pas des parents riches qui peuvent se permettre de vous avancer une somme coquette. Les sources de financement ne manquent pas en Tunisie. L’état étant soucieux de promouvoir les activités de ce genre afin de lutter contre le problème socio-économique. -En premier lieu, il y a la banque de financement de petites et moyennes entreprises (BPME) . Cette structure accompagne les propriétaires de projet dans les étapes de réalisation de leur plan. Elle rend aussi facile l’accès à l’obtention de fonds pour la création ou le développement des petites et moyennes entreprises. La méthode d’octroi de crédits de cette banque dépend d’un système de notation de projet. Elle finance les innovateurs qui cherchent à créer une entreprise PME à un montant entre 100 milles DT et 10 millions de DT. Elle aide également les entreprises qui existent déjà dans le pays en leur octroyant un fonds entre 100 milles et 10 millions de DT. La condition requise à ce deuxième financement est la gestion financière saine. - Enda Inter-Arabe propose également de l’aide financière pour les titulaires de micro projets d’un montant s’échelonnant entre 150 et 5000 DT . Les services de ce microcrédit attirent surtout les indépendants qui ont du mal à obtenir de financement bancaire ou qui ne bénéficient pas d’une formation particulière. Ce microcrédit accompagne également les petits entrepreneurs dans la gestion de l’entreprise aussi bien que dans le développement personnel. Ses aides s’articulent autour du domaine de l’éducation, des formations diverses, de conseil individuel etc. Les régions rurales et urbaines bénéficient à la fois de ses services. - La banque Tunisienne de solidarité (BTS) est aussi une banque importante dans le financement des mini-projets par les associations de micro-crédits. Elle accorde des crédits au taux le plus faible du marché, soit à 5 % sans demander des garanties réelles. Les sortants universitaires et les diplômés de la formation professionnelle sont pour la plupart les bénéficiaires de ses aides. Si vous avez ainsi une forte volonté à réussir et que vous avez bien étudié le marché, cette banque pourrait vous frayer un chemin vers la réussite. - Microcred Tunisie est une filiale d’un groupe à l’échelle internationale présente dans 8 pays. Elle vise à proposer des aides financières aux personnes exclues bancaires ou rejetées des autres organismes de financement. Les bénéficiaires sont en particulier les chômeurs, les titulaires de projets de micro entreprises, les personnes dans les zones défavorisées. L’institution financière vise à étendre sa couverture dans 13 gouvernorats d’ici quelques années. Pour conclure. La construction d’un projet nécessite de la motivation ou de la passion dans le secteur d’activité que vous voulez choisir. Tandis que la bonne étude du projet et du marché sur le sol Tunisien permet d’anticiper la réussite de votre plan.
  LES 6 CLES DE LA REUSSITE DU CHANGE MANAGEMENT                1- Adressez-vous systématiquement au «côté humain»                2- Commencez par sensibiliser les postes à responsabilités                3- Impliquez chaque pôle de l’entreprise                4- Communiquez le message                5- Abordez le changement explicitement               6- Préparez-vous à l'inattendu   Lorsque votre organisation entreprend des projets ou des initiatives pour améliorer la performance, saisir des opportunités ou résoudre des problèmes clés, elle nécessite souvent la mise en œuvre de changements : les changements vis-à-vis des processus, des rôles, des structures organisationnelles, du Management. Cependant, ce sont les employés de votre organisation qui doivent être accompagnés pour évoluer dans le cadre de ce changement souhaité. Si ces personnes ne réussissent pas leur transition personnelle, si elles n'embrassent pas et n'apprennent pas une nouvelle façon de travailler, l'initiative échouera. Si, au contraire, les employés adoptent les changements requis par l'initiative, ils produiront les résultats attendus.  Le Change Management est donc la discipline qui guide la façon avec laquelle nous préparons, équipons et soutenons les individus pour qu'ils adoptent le changement afin de favoriser le succès et les résultats organisationnels. Cette gestion du changement fournit une approche structurée pour aider les individus de votre organisation à évoluer.                       LES 6 CLES DE LA REUSSITE DU CHANGE MANAGEMENT         1. Adressez-vous systématiquement au «côté humain» Toute transformation importante créé des «problèmes de personnes». On demandera aux nouveaux leaders de se perfectionner, d'acquérir de nouvelles compétences et capacités, et les employés seront incertains et résistants. Traiter ces problèmes de manière réactive, au cas par cas, met en péril la rapidité, le moral et les résultats. Une approche formelle de la gestion du changement - en commençant par l'équipe de direction et en engageant ensuite les parties prenantes et les dirigeants clés - devrait être développée rapidement et adaptée au fur et à mesure que le changement évolue dans l'organisation.         2. Commencez par sensibiliser les postes à responsabilités Parce que le changement est intrinsèquement déstabilisant pour les personnes à tous les niveaux d'une organisation, quand il est à l'horizon, tous les yeux se tournent vers le PDG ou le DG et l'équipe pour obtenir la force et le soutien de la direction. Les leaders eux-mêmes doivent d'abord adopter les nouvelles approches, à la fois pour défier et motiver le reste de  l'organisation.          3 .   Impliquez chaque pôle de l’entreprise      À mesure que les programmes de transformation progressent de la définition de la stratégie vers sa mise en œuvre, ils affectent différents niveaux de l'organisation. Les efforts de changement doivent inclure les différentes strates de l’entreprise, afin de réaliser une implémentation vers le bas, favorisant alors le changement en cascade à travers l’ensemble de l'organisation.          4. Communiquez le message Trop souvent, les leaders du changement font l'erreur de croire que les autres comprennent les problèmes, sentent le besoin de changer et voient la nouvelle stratégie aussi clairement qu'ils le font. Les meilleurs programmes de changement doivent renforcer les messages de base grâce à des conseils réguliers et opportuns, mais aussi inspirants et pratiques. La communication vise alors à fournir aux employés la bonne information au bon moment et à solliciter leurs commentaires et ressentis.           5. Abordez le changement explicitement  Une fois que la nouvelle culture est comprise, elle doit être traitée aussi complètement que n'importe quelle autre partie d'un programme de changement. Les dirigeants se doivent d’être explicites quant à la culture et aux comportements sous-jacents qui appuieront le mieux la nouvelle façon de faire, et trouver des occasions de modeler et de récompenser ces comportements. Cela nécessite de développer une base de références, de définir un état final explicite ou une culture souhaitée et d'élaborer des plans détaillés pour effectuer la transition.          6. Préparez-vous à l'inattendu  Aucun programme de changement ne se produit complètement comme prévu. Les gens réagissent de manière inattendue. Gérer efficacement le changement exige une réévaluation continue de son impact et de la capacité de l'organisation à adopter la prochaine vague de transformation.   Suivez-nous : Facebook Linkedin    Pour davantage de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter : Site web  : www.forcemanagement.net Adresse  : Immeuble Carthage Center, Rue du Lac de Constance, Les Berges du Lac 1 Tel  : 71 961 735 - 730            Fax  : 71 961 721  
  Les hommes moins productifs que les femmes Comment améliorer la productivité en Tunisie ? La réalité de l’emploi en Tunisie En conclusion Le premier souci des employeurs  est toujours l’amélioration de la productivité de ses salariés. Dans cette optique, ils multiplient souvent les stratégies en vue d’augmenter la motivation de ces derniers : primes, révision de salaire, écoute et communication interne, promotion au sein d’une entreprise etc. Mais malgré cela, la productivité se laisse désirer quelque fois si on ne regarde que la réalité en Tunisie. La population active dans le pays est composée en grande partie des jeunes hommes  et des jeunes femmes. La disparité salariale entre les hommes et les femmes, l’insuffisance d’heures de travail des hommes sont autant des facteurs responsables de la faiblesse de productivité des employés dans les entreprises. Décryptage. Les hommes moins productifs que les femmes Selon un rapport de l’ONU, les heures travaillées par les hommes Tunisiens par jour sont en moyenne 5,9  contre 7,2 pour les femmes. Ces heures incluent le travail non payé et rémunéré. Cela pourrait expliquer la crise de l’économie dans le pays qui ne parvient même pas à atteindre 1% de croissance  pour l’année dernière. Les heures de travail effectuées par les femmes sont dans la norme, mais l’habitude au travail des tunisiens les fait classer de paresseux. Or, dans un pays qui souffre déjà de crise d’emploi et de manque de productivité, cette réalité n’ajoute pas de crédit aux Tunisiens. D’autre part, une étude a aussi montré que la disparité entre le salaire d’une femme et d’un homme   est de 14 % dans le pays. Notons qu’en France, cet écart se situe dans le 24 % et dans les 21% en Allemagne et en Amérique. Une femme tunisienne doit ainsi travailler deux mois de plus pour toucher l’équivalent de salaire d’un homme sur une année. Or, on remarque en particulier l’augmentation des femmes dans la population active. Les  femmes sont aussi plus nombreuses parmi les diplômées universitaires et les sortants des grandes écoles. Ce contexte sociologique pourrait influer sur la motivation des femmes et leur productivité. En Tunisie, les femmes leaders d’entreprises  n’arrivent même pas à atteindre le chiffre de 12 %. Et celles qui peuvent avoir accès au conseil d’administration sont dans les environs de 35 %. L’Etat devrait penser à une amélioration pratique de la participation féminine dans l’économie s’il souhaite une croissance potentielle. Cela se fait uniquement par la motivation de la gent féminine avec  une équivalence de chance entre un homme et une femme et la révision de salaires.   Comment améliorer la productivité en Tunisie ? Des sites de recrutement ont fait des sondages qui mettent en lumière l’importance d’une hausse de salaire dans l’amélioration de la productivité. Les travailleurs enquêtés avancent également que la possibilité d’une formation dans le métier et la reconnaissance d’un effort dans le travail constituent un moyen d’améliorer le rendement. De l’autre côté, 42 % des dirigeants d’entreprises sondés adoptent les techniques de formation du personnel. Tandis que 23 % d’entre eux améliorent le local du travail pour motiver les travailleurs et 15 % révise les avantages sociaux. Plus de 30 % des travailleurs enquêtés pensent que l’absence de motivation freine leur productivité mais plus de 20 % d’entre eux mettent également ce manque de rendement sur l’absence de communication dans l’entreprise. 18 % trouvent que l’absence de la participation aux prises de décisions constitue aussi un blocage à l’amélioration de la productivité. 12 % mettent également ce manque de rendement sur le compte d’une incompatibilité entre la profession et leur vie personnelle. De leur côté, la majorité des employeurs pensent que les tunisiens passent plus de 3 heures par jour à faire d’autres activités qui n’ont rien à voir avec leur métier. Mais la réalité est que ces employés consacrent une partie de leur temps de travail à surfer sur le net ou à faire des pauses café irrégulières. Ce qui  entrave l’amélioration du rendement de la production.   La réalité de l’emploi en Tunisie La population en âge de travailler augmente en Tunisie. Or, les possibilités d’emplois sont en baisse surtout dans le secteur public. Ce dernier et le secteur privé non agricole (le tic, le bâtiment, le tourisme etc.) sont les filières les plus recherchées par les demandeurs d’emplois. La diminution de l’offre d’emploi dans le secteur public et la lenteur du développement du secteur privé sont les causes du chômage dans le pays. Celui-ci se situe actuellement dans les environs de 14 %. Cette situation économique exige une création d’emplois de 16 millions de postes dès l’aube de l’année 2000 jusqu’à l’année 2020. Les jeunes, les femmes et les personnes diplômés sont les premières victimes du chômage. Les taux de chômages sont plus importants chez les sortants universitaires et ceux ayant un niveau d’études intermédiaire. D’autre part, le rôle prépondérant de l’Etat en tant qu’employeur impacte sur le barème des salaires. Cela a pour effet de provoquer l’essor du secteur informel. Les emplois crées dans le secteur informel sont dans l’ensemble temporaires. Ils ne permettent  donc pas  de lutter contre le chômage ni d’accroître la croissance du pays. Or, l’un des indicateurs d’une expansion de la production est tangible à travers la tendance dans la demande de main-d’œuvre. Aussi, compte tenu de la baisse de recrutement dans le secteur public ces dernières années, l’écart entre les salaires de ce secteur et le secteur privé est devenu aussi moins important. Ce qui fait que les nouveaux diplômés préfèrent attendre leur tour pour être recrutés comme fonctionnaires. Notons cependant que la productivité de l’administration publique est très faible. Les effectifs dans ce secteur sont très peu élevés. Seuls 4,6 % des emplois sont offerts par ce secteur. Or, l’estimation de l’emploi informel est dans les environs de 50 % dans le pays. Dans ce secteur, on retrouve des personnes ayant un certain savoir-faire. Ils assurent des activités productives à petite échelle. On peut aussi retrouver parmi eux des employés n’ayant pas de qualification particulière ou de niveau d’instruction élevé et qui effectuent de travail à la chaîne. Ce sont des ouvriers qui reçoivent leur salaire à la pièce ou des sous-traitants. Ainsi, le fait qu’ils ne bénéficient pas de protection sociale pourrait aussi entraver leur motivation et leur productivité. Les principaux blocages à l’implantation de nouvelles entreprises dans le pays sont : les délais pour obtenir l’autorisation administrative (les licences…), les coûts des impôts et des droits à l’importation etc. La réforme du contrat social constitue également un moyen pour améliorer le rendement des employés. Le contrat social actuel ne tient pas compte des besoins sociaux de ces derniers. Un contrat qui met en avant les luttes contre la pauvreté et revoit les principes d’égalité de revenus serait un grand pas dans l’amélioration de croissance économique dans le pays.      Pour améliorer la productivité des employés et des salariés, il faudrait ainsi passer par la restructuration économique et la modification du contrat social. L’Etat aurait à créer des débouchés et à réguler le marché du travail. Cela pourrait passer par le gel du recrutement dans le secteur public, les encouragements en faveur de  la création d’emploie dans le secteur privé, mais aussi la révision de l’inégalité de revenus  salariaux entre hommes et femmes. En conclusion La productivité des employés est faible en Tunisie. Cela est dû entre autres au manque de motivation, l’écart salarial entre l’homme et la femme, la pénurie de formation professionnelle, l’absence d’avantages sociaux. Une profonde restructuration de l’économie permet d’améliorer cette productivité.