Actualités emploi et conseils RH Tunisie

Actualités et conseils RH

    La problématique du secteur public tunisien Les concours du secteur public de ces derniers mois Comment faire le concours d’entrée dans le secteur public ?     Le travail dans le secteur public a toujours suscité l’engouement des diplômés de l’enseignement supérieur Tunisien. Même si le problème de l’Etat à absorber les demandes d’emploi dans ce secteur déjà fortement saturé n’est plus un secret pour personne. Malgré cela, il existe encore des vagues de recrutement de temps en temps qui permettent aux chanceux d’accéder à des postes dans l’administration publique. Le point sur la situation actuelle et le concours dans ce secteur. La problématique du secteur public tunisien Si on se réfère à l’analyse effectuée par l’observatoire tunisien de l’économie (OTE), on peut distinguer 3 phases dans l’embauche des fonctionnaires publiques. La première se situe avant 2011 et les deux autres après la révolution. Au cours de la période entre 2011 à 2013, l’Etat a embauché environ 22 000 personnes par an. La plupart des agents publiques recrutés sont des fonctionnaires dans le ministère de l’éducation, de la santé et de l’agriculture. C’est à cette époque qu’est apparue la loi favorisant l’entrée sans concours des martyrs de la révolution dans le secteur public. Et c’est depuis cette époque également que la plupart des jeunes tunisiens pensent que le recrutement dans ce secteur est entaché de corruption.Selon eux, les compétences et les talents ne sont plus pris en compte. A la place, l’embauche se fait par une procédure de recrutement opaque et illégal. En outre, le recrutement dans ce secteur est déjà à sa limite. Car en 2016, il affiche 800 000 travailleurs alors qu’il n’a qu’une capacité d’absorption de 300 000 milles. A cela s’ajoute également l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires qui est passé presque le double entre l’année 2011 et 2017(soit 7 680 MD contre 13 700 l’année dernière). Ainsi, l’effectif des fonctionnaires a connu une hausse de 246 000 agents environ entre cet intervalle. L’Etat a certes essayé de remédier à ce problème en créant la formule de départ à la retraite pour les fonctionnaires âgés de 55 ans. Ces derniers peuvent percevoir 2 ans de salaire avec la possibilité de contracter un crédit auprès des banques pour monter un projet. Mais cette mise à la retraite volontaire n’a pas apporté des fruits dans l’allégement de nombre d’effectifs dans ce secteur. Pour couronner ce tableau peu luisant, le Fonds monétaire international a aussi indiqué une régression de la productivité dans le secteur public du pays de 10 % entre 2010 à 2015. Quoi qu’il en soit, il est toujours intéressant de faire les concours d’entrée à chaque fois qu’ils se présentent même s’il s’agit d’un simulacre de concours. Car les chances peuvent se tourner de son côté. Les concours du secteur public de ces derniers mois Malgré la saturation de ce secteur de l’administration publique, il existe de temps en temps des concours permettant aux diplômés d’être recrutés dans ce milieu tant convoité. Tout dernièrement, il y a par exemple le concours de Tunisair pour l’embauche de 150 agents, celui de l’OACA (office des aviations civiles et des aéroports) pour le recrutement de 107 agents et cadres. Au cours du mois de juin de cette année, il y a également le concours Agence nationale de certification électronique TunTrust pour l’embauche de 3 ingénieurs, celui de l’OMMIP (office de la marine marchande et des ports) pour le recrutement de 46 agents, le concours Compagnie de Phosphates de Gafsa etc. Et on ne peut pas aussi oublier le concours du ministère de Justice, celui du ministère de la défense nationale pour le recrutement d’élèves quartiers-maîtres pour l’armée navale. La liste est loin d’être finie. Par ailleurs, le mois de mai, le ministre a aussi annoncé l’ouverture d’un concours dans la fonction publique des personnes handicapées. Ce recrutement vise à affirmer leur droit à l’emploi dans les institutions publiques et les ministères. La loi stipule d’ailleurs un taux de 1 à 2 % de handicapés dans ce secteur et le dernier concours date de l’année 2016. Comment faire le concours d’entrée dans le secteur public ? L’âge maximum pour postuler dans ce secteur est fixé à 40 ans. Lors de l’ouverture du concours, le postulant doit ainsi ne pas dépasser cet âge. Mais s’il a moins de 45 ans, il peut bénéficier d’une dérogation pour participer au concours. L’âge est compté lors de l’année de l’inscription du candidat au concours. Le postulant doit avoir la nationalité tunisienne et détenir tous ses droits civiques. De plus, il doit faire un engagement à exercer la fonction sur le territoire de la République Tunisienne. Cet engagement permet à l’Etat de contourner le problème de fuite de cerveaux, car lorsque les cadres fonctionnaires trouvent une situation professionnelleplus intéressante en outre-mer, ils ne se gênent pas de quitter leur poste. Par ailleurs, on peut retrouver aussi dans les conditions du concours des critères comme : le postulant ne peut présenter sa candidature qu’à un seul poste et un lieu d’affectation. Le critère peut indiquer aussi que la candidature d’un candidat ayant un niveau d’éducation supérieur au niveau requis sera déclassée.Il convient de bien lire les conditions de dépôt de candidature avant d’envoyer son dossier. Les postulants reçoivent d’ailleurs un document remis par l’administration lors de ce concours. Celui-ci contient les détails sur le déroulement du concours, la date et la durée des épreuves, les conditions de souscription etc. En règle générale, il y aura des épreuves écrites (des questions à choix multiples) et des épreuves orales. Dans les QCM, on peut retrouver des questions sur le nombre de gouvernorats, le chef de l’administration en Tunisie, la création de la fonction publique territoriale, le représentant de l’Etat dans les gouvernorats etc. Il pourrait y avoir aussi des questions sur la cour de justice de la République, l’organisation judiciaire, la cour d’assises etc. en fonction du poste recherché par le candidat. Evidemment, si on postule pour un concours de l’OMMIP, il convient de remettre à niveau ses connaissances de base sur le fonctionnement de ce secteur. Outre les questions à choix multiples, le postulant sera aussi amené à subir des matières techniques et des matières non techniques. A titre d’exemple, le concours demande souvent de faire une dissertation. Or cela pourrait être difficile si on n’est pas habitué à rédiger un tel texte. Mais si on obtient une note satisfaisante pour les matières à fort coefficient relatives à la connaissance du poste, les chances d’être admis au concours ne sont pas très minces. Outre le test psychotechniques et les matières à aborder, il faut aussi se bien préparer à l’entretien oral. Pour ce, le candidat doit faire une préparation efficace de son parcours professionnel. Il doit aussi essayer de trouver une motivation rassurante pour son intérêt à postuler dans la fonction. Dans tous les cas, il est déconseillé de mentir sur son cursus ou de l’enjoliver avec une expérience qu’il n’a même pas acquise. Le moyen le plus sûr d’apporter de crédibilité à sa candidature pour un poste dans un service public est ainsi de montrer une bonne présentation personnelle, une cohérence et un choix justifié dans le parcours de ses études. Pour conclure,même si le recrutement dans le secteur public se fait de plus en plus rare, il est toujours possible de postuler lors d’un concours. La bonne préparation et la bonne connaissance du poste peuvent apporter plus de chances aux chercheurs d’emplois.
  Qu’est-ce que le recyclage ? Le marché de recyclage de plastique en Tunisie Pourquoi est-il important de promouvoir ce secteur ? Pour conclure    La pollution provoquée par les tonnes de plastique dans l’environnement pourrait être désastreuse si ces matières ne sont pas recyclées. Le recyclage de ces déchets de bouteilles, de flacons, d’emballages en tout genre permet non seulement de diminuer la détérioration écologique, mais aussi de créer des emplois tout en redonnant vie à ces objets transformés. Bien qu’il n’existe pas beaucoup d’unités de recyclage en Tunisie, la rentabilité de ce secteur n’est pas à douter. Le point sur ce segment du marché. Qu’est-ce que le recyclage ? Chaque jour, tous les ménages produisent des déchets de plastiques. Or, lorsque ces objets s’accumulent dans la maison, ils prennent de place et ils ne sont pas aussi agréables à voir. En outre, sachez qu’un sac en plastique met 4 siècles à dégrader naturellement. Ce qui constitue un véritable enjeu pour la sauvegarde de l’environnement. C’est pourquoi, il est nécessaire de les jeter dans les bennes compartimentées ou dans les bacs à ordures afin que les chiffonniers puissent les collecter et les vendre aux usines. En Tunisie, il existe des sociétés commeCosmoplast ou Sotuverre qui achètent ces déchets (en verre ou en plastique). Mais pour en revenir au recyclage, la première étape dans ce processus commence par le triage des déchets chez soi. Les bouteilles en plastique à usage alimentaire ou esthétiques, les pots yaourts, les bouteilles, sacs, films en plastique, barquettes plastiques pour fruits et légumessont à collecter et à envoyer dans les bacs à ordures, destination centre de tri ou usine de recyclage. Une fois arrivés dans ces milieux, les ouvriers ou les machines trient les déchets par grande famille (seules les PET en plastique transparent et HDPE en plastique opaque peuvent être recyclées). Les bouteilles seront ensuite lavées pour enlever les déchets de résidus et les décoller les unes les autres. Puis celles ayant de mauvaise couleur seront éliminées avant le passage au tri infrarouge. Après ces étapes, elles passeront par l’étape de broyage en paillettes et l’opération de lavage. Vient ensuite le processus d’extrusion et de chauffage ayant pour objet de transformer les paillettes de plastique de bouteilles en granules de PVC.Après ces étapes, la matière recyclée passera par un processus permettant d’éliminer les molécules d’eau et de sous-produits qui pourraient avoir un effet nocif sur l’aliment dans la bouteille. Enfin, elle passera par la presse qui va la fondre et la transférer dans des moules selon les besoins de l’usine.Les PET peuvent être recyclés en nouvelles bouteilles, en fibres textiles, en rembourrage de matelas ou tapis… Quant aux emballages HDPE, ils donnent vie à des bidons, des tuyaux, des bacs de rangement, des palettes etc. Mais le recyclage n’est possible que la quantité et la qualité des objets récoltés est satisfaisante. Le marché de recyclage de plastique en Tunisie La Tunisie n’est pas en reste dans cette lutte contre la pollution de l’environnement même si le gouvernement n’a pas adopté une politique gouvernementale plus stricte sur la prolifération des déchets. A titre d’info, le pays produit environenviron 2,2 millions de tonnes de déchets de ménages et environ 53 000 t d’emballage par an. Ces chiffres fournis par l’AnGEd sont pour l’année 2007. Les emballages en plastique et le papier constituent 1/5ème des décharges des ménages. Ainsi, pour atténuer l’amoncellement des ordures en plastique, la Tunisie a interdit l’utilisation de ces sacs dans les supermarchés depuis 2017. Des mesures comme le financement des ONG comme l’ONG TAYSIR sont également prises.A titre d’exemple pour l’année 2015, les aides octroyées à cet organisme ont permis à une quarantaine de chômeurs de créer leur propre start-up dans le recyclage des déchets. Ces bénéficiaires ont pu toucher des crédits allant de 60 000 et 100 000 dinars sans intérêt pour démarrer cette unité de production. Ils ont bénéficié aussi de formation en la matière, et de formation en gestion du budget. A noter toutefois que ce secteur de collecte et de gestion des déchets est encore sous-exploité en Tunisie. Des particuliers comme Abdelkader Missaoui, fondateur de l’Eco-Gad ont certes essayé d’alléger le problème de prolifération des déchets en triant les déchets recyclables. Ce promoteur diplômé en sciences de la géologie et de l’environnement croit que tout se crée et se transforme. Il est parti avec 1 000 dinars mais ses centres de tri créés en 2014 se trouvent maintenant dans plusieurs gouvernorats. De même, Tunisie recyclage, l’association créée en 2012 s’occupe aussi de ramassage de déchets triés au dépôt de la banlieuenord de Tunis. Elle couvre environ 80 foyers par semaine. Et sa collaboration avec l’Agence allemande de coopération internationale lui a permis d’envisager la création d’une centaine d’emplois. On peut citer également d’autres entreprises œuvrant dans ce domaine de recyclage comme la SAREM, HSF industries, Société SOREAL Tunisie, SOFEC, STRM, SORECOM etc. Mais la plupart de ces sociétés se spécialise dans la récupération et dans la valorisation des métaux. Ainsi, ce domaine de récupération de plastiquepourrait encore donner du travail à des milliers de chômeurs. Ce système permet aussi d’améliorer l’économie locale. Pour rappel, il n’existe pas d’assurance chômage dans le pays alors que le taux des chômeurs atteint 15,3 % en 2017. 30 % de ce chiffre est constitué par les diplômés universitaires. Cette situation a entraîné d’ailleurs la fuite de compétences vers l’Europe, où les salaires sont plus favorables pour les chômeurs intellectuels. Pourquoi est-il important de promouvoir ce secteur ? La sensibilisation à la promotion de cette filière est importante car outre le fait d’offrir du travail aux personnes sans emploi, le recyclage lutte également contre la pollution. Un problème que le gouvernement a encore du mal à résoudre. La récupération des objets en plastique permet en effet de diminuer la pollution de l’eau et des sols parce qu’ils ne se dégradent naturellement qu’après des nombreuses années. En outre, les produits finis servent à l’usage des consommateurs, des industries alimentaires etc. Certes, le coût des matières recyclées est plus cher que les matières vierges. Mais le fait de créer des emplois est un élément non négligeable. Enfin, si on passe en revue les autres matières recyclables comme les boîtes métalliques, les boîtes de conserve, les canettes etc, le recyclage de ces déchets permet aussi de réduire l’énergie. En plus, les usines de transformation produiront des nouveaux objets en alu au design plus attrayant avec ces contenants métalliques. En ce qui concerne le recyclage de verres, ce processus constitue également un geste écologique car la consommation des verres recyclée est moins élevée que celle des verres neufs. Selon les recherches, on peut obtenir une économie de demi-tonne de gaz carbonique avec une tonne de verres recyclés. Pour conclure La promotion de ce secteur de recyclage des objets en plastique pourrait résoudre une partie du problème du chômage actuel. Les chômeurs qui n’ont pas de diplômes peuvent faire le tri des bouteilles à recycler et les collecter. Les diplômés, quant à eux, peuvent chercher de financement pour monter une start-up qui prend en charge ce processus de récupération et de transformation de ces déchets. Dans tous les cas, la création de ce type de business ne se fait pas sans passion et recherche de la valeur ajoutée, comme le souligne le dirigeant de l’Eco-Gad.
    Définition d’une entreprise de service Comment créer une société de services en Tunisie ? Quelles sont les différentes formes juridiques d’une société de services ? Les problématiques de ce secteur   Les sociétés de service font partie des acteurs producteurs des services de marchands dans le paysage économique d’un pays. En Tunisie, ces sociétés apportent 61,6 % du PIB en 2016 contre 28,3 % pour l’industrie et 10,1 %pour l’agriculture. L’émergence de ces sociétés entre dans le processus de réformes de l’économie et de la libéralisation. Chaque entreprise développe une panoplie de services pour les particuliers ou les professionnelles. Les activités de ces agents du développement d’un pays sont réparties en différentes rubriques dont nous allons voir dans cet article. Nous allons parler également des procédures de création d’une telle structure. Définition d’une entreprise de service Les sociétés de services offrent des prestations dans l’organisation ou de gestion de tâches dans le secteur du nettoyage, sécurité, aménagement d’un lieu, et d’autres travaux divers comme le service aux entreprises. Les plus connus sont les sociétés nettoyeuses de sanitaire, de salle de bain et d’installations de chauffage. Il y a également celles qui effectuent le dégraissage avec vapeur des matelas ou des tuyauteries des sanitaires, celles qui installent le système de sécurité d’un logement etc. Les auto-écoles, les sociétés proposant l’entretien d’un jardin public ou particulier, les garages et équipements véhicule, le service de protection contre les incendies, les entreprises de chauffage, de climatisation, le service de traduction entrent également dans cette définition. On peut classer leurs activités dans les rubriques suivantes : -entreprises proposant des services de commerce, de transport ou de restauration. -sociétés proposant la vente des immeubles et terrain (agences immobilières, société de courtage etc) -sociétés d’information et de TIC. -activités de la finance et des assurances. -activités techniques et services administratifs. -autres sociétés proposant autres services.  Ce secteur est donc assez vaste puisqu’il englobe également les sociétés de manutention des équipements de production comme le chariot ou autres machines-outils. Dans le domaine informatique et communication, on retrouve également les SSII. Ces structures conseillent, conçoivent et réalisent des outils informatiques. Elles assurent également la maintenance et la formation.Une entreprise peut se charger en interne ses activités mais il lui arrive également d’opter pour la solution d’externalisation. Cette possibilité propose un gain du temps et un gain en efficacité. Dans ce cas, elle établit un contrat avec la société sous-traitante. On peut retrouver ce type de sociétés dans le domaine informatique, maintenance, fourniture de matériels informatiques, comptabilité, logistique, études et conseils etc. Pour se constituer un carnet d’adresses, cette structure doit faire preuve de professionnalisme, de savoir-faire et de compétence. Comment créer une société de services en Tunisie ? Suite à la mise en place du processus de la mondialisation vers les années 1990 à 2000, et la privatisation avant ce changement, l’économie tunisienne accorde une place particulière à ce secteur qui affiche 53,9 % des entreprises.Cette politique a permis d’attirer les investisseurs étrangers et de moderniser les techniques de gestion des entreprises même si elle n’a pas apporté une amélioration significative dans le taux du chômage du pays. Le domaine des technologies des informations et de la communicationest le plus avancé dans ce secteur. Le coût bas des salaires et la présence des entrepreneursactifs permettent l’expansion dans ce domaine.A noter que ce secteur emploie plus de la moitié de la population active du pays. Les démarches nécessaires à la création d’une telle structure sont assez longues. Elles s’articulent autour des éléments suivants : -l’étude et le montage du projet. (Evidemment, il est préférable de développer un projet qui fait partie de sa spécialisation). - Après cette étape, il faut demander l’agrément de l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’innovation (API). Cet établissement public organisé en 5 centres d’interventions accomplit les formalités de constitution de société. Il faut donc se rendre à cet établissement pour déclarer le business plan et revenir pour savoir s’il a été recevable. -Ensuite, il y a l’étape de la domiciliation de la société. L’attribution d’un siège social différent où l’entreprise se situe réellement est un élément important. Cela permet à la structure d’opérer sur le marché sans être obligé d’investir dans la location d’un local professionnel. -Le futur entrepreneur aurait ensuite à rédiger le statut et le contrat de location. Cet acte juridique peut être rédigé par le fondateur ou par un expert-comptable, un notaire ou un avocat. Il existe d’ailleurs des modèles standards de statuts en ligne pour la société personnelle Eurl ou SASU. Mais si la création de la société de services regroupe plusieurs associés ou si le fondateur n’est pas suffisamment averti de la création de société, mieux vaut recourir aux services d’un avocat spécialisé en droit des affaires. -Il y a ensuite l’étape de l’immatriculation de l’entreprise. Pour ce, le créateur de la structure devra fournir les documents comme les exemplaires de statuts et de l’acte qui nomme le dirigeant (4 chacun), la déclaration de non-condamnation et de non-filiation pour chaque dirigeant, la copie recto-verso de la CIN de chaque dirigeant, la pièce justificative du siège, le formulaire de la création de l’entreprise, les chèques utiles aux différents frais de cette procédure d’immatriculationetc. La liste est non exhaustive. -Enfin, le fondateur devra ouvrir le compte de la société de services. Quelles sont les différentes formes juridiques d’une société de services ? -Si l’entrepreneur est seul, il peut opter entre l’entreprise individuelle et la société unipersonnelle à responsabilité limitée (SUARL). Dans le premier cas, le patrimoine personnel du fondateurest compté avec le patrimoine de l’entreprise. Dans le second cas, il faut se constituer d’un capital minimum de 349 euros environ ou 1000 dinars tunisiens. L’entrepreneur sera ainsi gérant associé et il n’est responsable que pour les apports qu’il a effectués dans la structure. -Si plusieurs personnes décident de lancer la société, elles sont confrontées à plusieurs choix : elles peuvent opter pour le SARL, le SA, la société en nom collectif, la société en commandite simple et le SCA. Le statut juridique SARL requiert un capital minimum de 1000 dinars. Cette forme juridique n’est pas accessible aux sociétés d’épargne, crédit et de capitalisation. Le SA requiert un capital social de 1740 euros ou 5000 dinars et doit avoir au moins 7 actionnaires. La société en nom collectif requiert l’association de deux commerçants qui sont responsables des dettes sociales. Ce statut ne nécessite pas un minimum de capital. La société en commandite simple n’exige pas aussi un minimum de capital. Les responsabilités des commanditaires sont limitées en fonction de leur investissement s’ils ne tiennent pas un poste dans la direction. Enfin pour la société en commandite par actions, les associés devront prévoir au minimum 1740 euros ou 5 000 dinars. Les problématiques de ce secteur Malgré le fait que ce domaine commence à prendre de l’ampleur, il devrait faire face aussi à de nombreux défis. En premier lieu, la pérennité d’une société de services peut dépendre de la relation entre le prestataire et le consommateur de service. C’est pourquoi, les qualités comme les compétences, le savoir-faire et le savoir-être sont importants dans ce domaine. Le processus d’industrialisation de la production impacte également sur les possibilités de recrutement. L’emploi de logiciels informatiques assistés par l’ordinateur permet de réduire non seulement le temps de la production mais aussi le nombre d’employés. Bref, pour subsister, ces entreprises dans le secteur tertiaire auront toujours à apporter une valeur ajoutée à leur produit tout en assurant la satisfaction des consommateurs ou des clients.
  Définition de l’e-recrutement Quels sont les avantages de ce processus de recrutement ? Et quels sont les inconvénients de ce type de recrutement ? Les enjeux du recrutement en ligne en Tunisie   De plus en plus de travailleurs dotés de quelques compétences préfèrent tenter leur chance avec l’emploi en ligne ou le travail à distance. Mais il y a aussi ceux qui préfèrent tous les jours se déplacer au bureau dans les agences web pour se distraire avec les collègues. Qu’on soit dans un camp ou dans l’autre, on doit toujours faire face à des défis comme la recherche de clients ou d’un poste pour ceux qui souhaitent bosser au bureau. De l’autre côté, les recruteurs doivent aussi utiliser des méthodes pour séduire les futurs talents dans leurs sociétés, ou leurs collaborateurs en ligne. Pour ce, beaucoup de professionnels recourent à l’e-recrutement, un processus de recrutement pris à l’assaut par de nombreux employeurs. Nous allons voir dans cet article les intérêts de ce service ainsi que les plateformes qui proposent ce type de prestation en Tunisie. Définition de l’e-recrutement Ce mot anglais inspiré du mot e-business se réfère à la possibilité de se servir des technologies d’information pour recruter ses futurs employés. Le recrutement se fait en ligne avec l’utilisation des nouveaux outils technologiques ou d’un logiciel de gestion des candidatures. Le terme est l’association un peu maladroite du mot electronic et recrutement. Cette expression ayant une certaine connotation marketing désigne la façon dématérialisée de faire du recrutement dans une entreprise. Cela peut se faire par le biais des sites d’offres d’emploi, la consultation des profils en ligne sur les réseaux sociaux(Facebook, linkeldin etc.) ou la publication des annonces de recrutement sur ces médias, les sites carrières etc. Pour la petite info, plus de 90 % des entreprises recrutent sur les portails de petites annonces. Quels sont les avantages de ce processus de recrutement ? Notons d’abord que les recruteurs tiennent en compte non seulement le CV mais aussi l’expérience le savoir-être et les références d’un candidat au poste. Cette opération d’embauche sur internet a l’avantage d’offrir un gain de temps et d’efficacité pour les recruteurs. Elle est aussi plus économique comparée à l’insertion d’une annonce de recherche de travailleurs en ligne dans les journaux. Car le recruteur n’aurait plus besoin d’éplucher la masse de papier des candidats. La profusion des sites d’emplois sur internet et l’émergence des réseaux sociaux facilitent également la recherche. L’accès aux offres sur le web se fait 24 h/24 et 7 jours/7 et chaque jour des nouveaux profils peuvent s’ajouter. Ce qui permet l’élargissement de la recherche. Sans oublier que les plus présents sur le marché du travail sont les générations baptisées « digital nomade », génération hyperconnectée dont le nombre ne cesse d’augmenter chaque année. Par ailleurs, ce processus du recrutement permet aussi de s’entretenir avec un candidat qui est éloignée du point de vue géographique de l’endroit où se situe le recruteur. Il permet également de valoriser l’image de la société recruteur afin que cette dernière puisse dénicher la perle rare après quelques recherches. Il existe également des outils de sélection multicritères chez les sites en ligne qui permet aux recruteurs d’affiner leur sélection. Notons que ce processus prend 3 mois environ chez la majorité des recruteurs. Mais le tiers d’eux peut mettre un mois s’ils n’imposent pas de critères rigoureux de sélection. Et quels sont les inconvénients de ce type de recrutement ? Malgré les flux des offres présentes sur internet, il faut avouer qu’il n’est pas aisé de trouver le candidat idéal sur le web. D’autant plus qu’il y a des profils inexacts. C’est pourquoi, la grande majorité des sociétés qui recrutent décident de contacter les anciens employeurs indiqués dans le CV, surtout s’il s’agit d’un poste à responsabilité. Cela leur permet de vérifier l’authenticité des renseignements sur les profils et le comportement du candidat. Le problème avec ce type d’embauche, c’est qu’il y a aussi certains postes qui requièrent des entretiens face-à-face. Il y a également des postes qui imposent le test psychotechnique ou le test graphologique. L’autre problématique de ce processus, c’est que le recruteur court aussi le risque d’entacher sa réputation puisque la plupart des informations partagée sur le net ne sont pas modérées. Des candidats de mauvaise foi peuvent relier des informations fausses sur une société s’ils n’ont pas été recrutés par exemple. Ce qui fait qu’au moins la moitié des candidats abandonnent leur demande de candidature dès qu’ils consultent ces données. En outre, les chercheurs d’emplois se démotivent à faire de recherche sur le net dès qu’ils ont envoyé quelques demandes sans suite. Ils se souviennent de l’entreprise qui ne répond pas aux demandes. Ce type de recrutement a aussi le désavantage d’être moins efficace sur la fidélisation des candidats embauchés notamment s’ils sont des jeunes de la génération Y et Z. Du fait de leur maîtrise des nouvelles technologies et de leur créativité, ils ne restent pas longtemps dans une entreprise. Les enjeux du recrutement en ligne en Tunisie Tunisie fait partie des pays les plus connectés de l’Afrique. Pour trouver un projet de carrière exceptionnel dans les métiers du numérique, il est ainsi indéniable qu’on devrait passer par l’internet. Toutes les grandes marques étrangères comme l’Oréal, Adidas, Groupama S.A, Ericsson, General Motors etc. implantées dans le pays passent par là. Même s’il y a des entreprises qui acceptent les candidatures spontanées et ceux qui se confient aux cabinets de recrutement, beaucoup préfèrent une solution technique plus pratique et plus performante. Pour faciliter cette tâche, il existe aussi des suites logicielles en mode Saas qui accompagnent les recruteurs dans leur démarche de recherche de talents. Notons aussi que bon nombre d’entreprises proposent une page dédiée au recrutement dans leur site web sur lesquels les chercheurs d’emplois peuvent trouver des offres. Pour maximiser ses chances de décrocher le job de son rêve, il faut évidemment bien soigner son CV. Parce que les responsables de ressources humaines ne mettent pas plus de 40 secondes à lire un CV. Un candidat qui comment des fautes d’orthographe, qui affiche beaucoup trop d’expériences courtes, ou qui était longtemps au chômage sont des signes peu encourageants pour les recruteurs. En revanche, l’originalité de la présentation d’un CV, l’expérience à l’étranger, le fait d’avoir fréquenté une école prestigieuse et les expériences en association et en création d’entreprises peuvent accrocher l’attention des professionnels de ressources humaines. Jobi.tn,tunisieemploi.com, notre site tanitjob etc. sont parmi les portails de petites annonces où il est possible de dénicher des emplois sur le web. Dans le contexte de chômage des jeunes sortants universitaires avec un taux frôlant 29 % en Tunisie, la recherche des emplois en ligne permet d’ouvrir une porte de sortie pour échapper au chômage. Pour faciliter leur recherche d’emploi, ils peuvent se former dans une école de numérique comme la 3W Academy. WecodeLand etc. Ces écoles les orientent vers des métiers qui proposent des débouchés sûrs. A rappeler que le problème de cette crise de chômage dans les pays vient de l’impossibilité de l’Etat d’embaucher les diplômés. Or, ces derniers ont été éduqués pour finir leurs études et décrocher un emploi chez l’Etat. Pourtant, le secteur public ne dispose plus de possibilités de recruter les diplômés supérieurs. Bref, les chercheurs d’emplois las d’attendre le recrutement de l’Etat peuvent se tourner vers le recrutement en ligne qui pourrait leur offrir un avenir plus radieux.      
  Définition de l’industrie agro-alimentaire L’importance du secteur agro-alimentaire en Tunisie Les métiers de ce secteur Pour conclure   Ce secteur regroupe les industries qui s’occupent de la transformation des matières premières provenant de l’agriculture (lait, fruits, légumes, grains…),de la pêche, ou de la viande en denrées alimentaires comme les conserves, les boissons, les pâtes alimentaires, les produits laitiers, les glaces et sorbets etc.Cette catégorie n’inclut donc pas les activités de l’artisanat commercial. En Tunisie, le secteur agro-alimentaire qui rassemble plus de 4800 entreprises est producteur de 3% du PIB national. Tour d’horizon sur les métiers et la santé de cette filière qui joue un rôle important dans l’économie du pays. Définition de l’industrie agro-alimentaire D’abord, on retrouve dans ce secteur d’activité les industries qui conçoivent, élaborent et commercialisent les produits alimentaires provenant de l’agriculture ou de la pêche. Cette catégorie comprend les industries transformant les plantes, les fruits, le lait, les céréales etc en aliments destinés à la consommation humaine. Ces usines utilisent pour la plupart des matières premières d’origine agricole. Les structures qui élèvent des animaux, cultivent des plantes ou des céréales à destination de cette industrie figurent aussi dans cette filière. La définition peut aussi s’étendre sur les structures qui fabriquent des aliments destinés aux animaux. A noter cependant que ce secteur diffère de l’agro-industrie qui regroupe l’agro-alimentaire, et les industries transformant les produits de l’agriculture, de la pêche ou des forêts en produits non consommables comme les biocarburants, les biomatériaux etc. Cette filière agro-alimentaire mobilise ainsi des industries et des acteurs (l’Etat ou les gouvernorats) répartis dans les pôles de compétitivités suivantes: -des usines transformant la viande ou des produits à base de viande. -celles qui transforment et conservent le poisson, le mollusque, le crustacé. -celles qui mettent en boîtes hermétiques les fruits et légumes. -les usines qui fabriquent des huiles et graisses végétales et animales. -celles qui fabriquent les produits laitiers. -celles qui travaillent les grains. -les usines qui fabriquent les boissons. -les industries qui fabriquent les aliments pour les animaux. -celles qui fabriquent des produits de pâtisserie ou de boulangerie… L’ importance du secteur agro-alimentaire en Tunisie Cette filière qui compte quelques milliers d’entreprises tunisiennes représente en termes d’emplois plus de 73 000 personnes. Ce réservoir d’emploi et de ressourcescommence à afficher une dynamique ces dernières années. Ce développement est tangible malgré les chocs de prix dans la filière laitière et la diminution de la contribution de ce secteur dans la production des industries manufacturières du pays. En effet, dans les années 60, cette filière apportait une part de 70 % dans cette production. Au fil des ans, cette part diminue pour devenir 19 % en 2012 et 18% ces dernières années. Mais pour faire face aux difficultés du marché, les industries agro-alimentaires essayent de diversifier et d’améliorer leurs produits afin de créer de la valeur ajoutée. Elles modernisent également leur appareil de production et de la distribution afin d’améliorer la qualité des produits. Ces améliorations ont stimulé le développement du marché dans les pays limitrophes. Les chiffres indiquent d’ailleurs que les exportations de cette filière agro-alimentaire constituent 22 % des exportations en 2012. Ce secteur est aussi confronté à une forte concurrence. D’où l’intérêt de l’amélioration de la compétitivité et de la valorisation des produits grâce à des innovations technologiques. L’activité de l’industrie se concentre davantage ainsi sur les axes suivants : -la production des produits phares à l’échelle internationale. -l’ouverture d’un parc d’activité technologiques dédié à ce secteur à Bizerte.Pour l’info, cette technopole s’étendant sur 45 ha possède une réserve foncière d’une centaine de ha sur laquelle sont implantées une centaine d’entreprises. -l’amélioration progressive de la filière depuis l’an 2000. -l’instauration des stratégies dans la production des filières huiles d’olive, dattes, produits de mer etc. -l’expansion du marché dans les pays voisins (Lybie, Algérie). Dans ce contexte, les nouveaux défis à relever pour les industries agro-alimentaires peuvent s’articuler autour de ces 5 axes : -la consolidation du marché dans les pays limitrophes. -la création des emplois -le financement et la stimulation des investissements. -la valorisation des produits (processus de conditionnement, amélioration de l’apparence, du goût et de la valeur nutritive des aliments) -le renforcement de positionnement dans la production des labels agriculture biologique avec les produits bio, produits sans sucre, riche en fibres etc. Notons que la Tunisie tient la deuxième place dans l’exportation des matières bio en Afrique et la troisième place mondiale en production d’huile d’olive bio. Le pays produit environ 265 000 tonnes par an. La superficie dédiée à l’agriculture bio dans le pays s’élève à 500 000 ha. Ce marché émergeant offre ainsi un potentiel de développement à exploiter. Les métiers de ce secteur Ce secteur emploie des nombreuses personnes qui prennent en charge la production, la vente, la gestion, le conditionnement, l’acheminement des produits. Une bonne partie des industries agro-alimentaires sont des petites et moyennes entreprises. L’âge moyen de la moitié des travailleurs dans ce secteur est au-dessous de 30 ans. A cause de l’automatisation de la filière et de la recherche de personnel ayant plus de qualification, le secteur recrute tous les niveaux de la formation. On retrouve ainsi dans la ligne de production des industries des ouvriers de production, des techniciens de maintenance, des responsables de lignes automatisées, des techniciens qualité. Il y a également les employés chargés de packaging, l’animateur logistique, l’attaché commercial marchandising, l’ingénieur responsable de la qualité nutritionnelle des produits, le directeur… La liste est longue. Mais le niveau minimum requis varie du BEP au bac plus 5 pour les postes de dirigeants. Le secteur offre ainsi plusieurs débouchés pour des profils différents comme ingénieur de production, glacier, fromager, chocolatier,confiseur, brasseur, boulanger, aromaticien etc. Pour rappel, en Tunisie, on compte plus de 1200 diplômés provenant des filières de l’agriculture, de l’entretien des bois, de la pêche et des sciences vétérinaires. Ce chiffre de sortants universitaires est le plus élevé dans la région du Maghreb. Le secteur agro-alimentaire du pays se démarque par ses travaux de recherche et de développement de méthodes de production. L’établissement d’une synergie entre les industries et les centres de recherche ont permis la mise en place d’une soixantaine de laboratoires et des centaines d’unités de recherche. Parmi ces unités, nous pouvons citer : le centre technique de l’agro-alimentaire, l’institut de recherche, centre de biotechnologie et déco-technologie etc. Le centre technique de l’agro-alimentaire figure parmi les établissements de recherche du pays. Il œuvre dans le contexte du développement de la compétitivité de cette industrie. Cet acteur de référence accompagne la transformation et l’innovation des entreprises et l’environnement durable. Pour ce, il met à la disposition des entreprises alimentaires des ingénieurs qui effectuent l’analyse, l’étude, la qualité, la formation ou encore l’assistance de leur structure. Notons enfin que le fait d’être soumis aux normes de sécurité alimentaire depuis l’an 2001 a aussi obligé le pays à améliorer les pratiques professionnelles. La mise en place de bonnes pratiques d’hygiène et le respect des normes de certification internationales ISO 22000 sont parmi les exigences de la réglementation. Pour conclure Même si cette filière n’est pas dans le rang des premiers secteurs d’activités en termes de PIB ou de CA en Tunisie, elle constitue un maillon de l’économie du pays. La mise en place des nouvelles orientations stratégiques et le respect des normes constituent des gages de qualité tout en offrantdes retombées économiques plus intéressantes.
  Bilan de la privatisation de l’industrie pharmaceutique à Tunisie Quels sont les atouts de l’industrie pharmaceutique tunisienne ? Quels sont les métiers du secteur ? Quelles sont les perspectives d’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie et les difficultés dans ce secteur ?   La croissance de l’industrie de pharmacie Tunisienne est estimée à 40 % d’ici deux ans. En effet, La Tunisie fait partie des pays africains qui peuvent se targuer d’avoir une industrie pharmaceutique. L’essor de ce secteur fait suite à la mise en place des phases de privatisation accompagnées d’un cadre fiscal et réglementaire plus adéquat au début des années 90. Toutefois, comme tout secteur qui prend son envol, les créneaux porteurs auront à gérer entre autres des problèmes de ressources humaines. Zoom sur la croissance de ce secteur, les perspectives de l’avenir et les défis à relever. Bilan de la privatisation de l’industrie pharmaceutique à Tunisie Les mesures d’encouragement de l’investissement dans ce secteur ont porté leurs fruits. Grâce à ces mesures, les professionnels du médicament et tous ceux qui s’intéressent à ce secteur ont pu bénéficier d’une exonération de l’acquisition des matières premières et des produits de conditionnement importés. Ils paient également une TVA de 6%au lieu de 18%. En plus, les produits ayant deux autorisations de mise sur le marché Tunisien peuvent faire un appel d’offres national. Les investisseurs étrangers peuvent aussi posséder 100% du capital d’une structure et ont l’entière liberté d’effectuer la transmission de fonds. Ces dispositions prises par l’Etat ont permis de développer les infrastructures pharmaceutiques et d’augmenterles besoins du pays. Des filiales de multinationales se sont depuis implantées tandis que les promoteurs nationaux ont monté aussi leur propre entreprise. Aujourd’hui, on compte 56 unités de production en Tunisie. 28 d’entre eux produisent des médicaments à l’usage humain, 6 des producteurs de médicaments pour les animaux, 22 des unités produisant des équipements médicaux dont la moitié sont des entreprises exportatrices. Le pays dispose aussi de 35 centres de recherche, plus de 600 unités spécialistes dans la recherche scientifique et quelques 150 laboratoires. Cet investissement massif a permis au secteur de résister à la dévalorisation de la monnaie nationale et aux impacts de la révolution. L’exemple le plus frappant de cette hausse de la production de l’industrie pharmaceutique est la valeur de la production locale de médicaments et dispositifs médicaux qui tourne autour de 15 MDT en 1990 pour devenir 509 MDT deux décennies plus tard.L’approvisionnement local concerne les produits médicamenteux génériques fabriqués sous licence ; ceux ayant des formes liquides et pâteuses et les produits importés (sérums, vaccins etc). L’importation est assurée par l’Institut Pasteur de Tunisie.De son côté, la consommation des médicaments enregistre aussi une hausse moyenne de 10% par an. En 2005, la consommation nationale se situe à 530 MDT pour atteindre 974 MDT 5ans plus tard. Cette hausse de CA et de consommation est due à plusieurs éléments : -en premier lieu, il y a lesdites mesures incitatives fiscales et commerciales qui encouragent les investisseurs locaux ou étrangers. Mais le pays dispose également de centres de formation médicale et paramédicale non négligeable. Outre les 20 écoles supérieures de santé, il y a également la faculté de pharmacie, de médecine dentaire ainsi que les facultés de médecine. Sans oublier le développement des infrastructures sanitaires comme les hôpitaux, les cliniques, les centres médicaux dans les gouvernorats. -l’amélioration de la prise en charge de soins et du régime de santé impacte aussi sur la hausse de la consommation de médicaments. - cette hausse est aussi due à l’arrivée en masse des patients des pays voisins, notamment la Lybie au cours de ces dernières années.Ces patients sont attirés par le coût de soins plus compétitifs et les équipements plus modernes de la Tunisie. Si le marché local est florissant, le développement du marché export est sujet à plusieurs éléments comme : -le manque de transparence des appels d’offres. -Il est également difficile d’enregistrer des médicaments dans les pays étrangers. A ces deux paramètres s’ajoutent la concurrence féroce des marchés asiatiques et des pays arabes voisins. Quels sont les atouts de l’industrie pharmaceutique tunisienne ? L’industrie pharmaceutique du pays mobilise de compétences variées. On retrouve d’abord les unités de production de médicaments génériques qui figurent parmi les créneaux porteurs dans ce secteur. On cite également l’industrie de la recherche et production de vaccins. Notons en passant qu’il existe plus de 300 unités de recherche scientifique dans la biotechnologie dans le pays. Pour accueillir au mieux les besoins des locaux, des marchés innovateurs de production d’arômes, des produits de conditionnement et de la verrerie en laboratoire sont aussi apparus. Enfin, on compte également des unités d’externalisation de recherches de médicaments dans ce secteur. Ces différentes structures permettent à la Tunisie de produire des médicaments ou des dispositifs médicaux en grandes séries. Quels sont les métiers du secteur ? Cette industrie propose de nombreux débouchés qui assurent un parcours professionnel passionnant pour les sortants de faculté de médecine, faculté de pharmacie etc. Ils peuvent exercer entre autres le métier de pharmacien hospitalier (celui qui assure la gestion des achats et des produits de santé des patients hospitalisés), le praticien hygiéniste (celui qui assure de formations d’hygiène définit par le comité de lutte contre les infections), le pharmacien inspecteur de santé publique (celui qui élabore et met en œuvre la politique de santé publique). On peut citer également le pharmacien biologiste, le pharmacien enseignant ou maître de conférences, ou le pharmacien responsable d’un laboratoire de recherche etc. Le progrès technologique a fait aussi apparaître le e-pharmacien. La liste est loin d’être exhaustive. Mais la plupart des métiers dans ce secteur entre en relation avec des professionnels de réseaux de santé. La rigueur, la disponibilité, la curiosité, le bon sens relationnel, l’esprit d’équipe, le sens d’écoute et la capacité d’analyse sont les qualités requises. Des connaissances en biologie, enépidémiologie, en droit de la santé, en pharmacologie sont également indispensables pour certains postes. Quelles sont les perspectives d’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie et les difficultés dans ce secteur ? La dynamique du développement de ce secteur est plus certaine comparée aux marchés des pays voisins. Cette croissance a un effet positif sur l’amélioration de l’espérance de vie des habitants et sur les opportunités d’investissement dans ce secteur. La position géographique stratégique du pays (proximité avec les pays arabes et africains), le coût des soins moins chers que dans les pays européens, le traitement et les structures sanitaires de qualité constituent aussi les points forts de cette industrie. Par ailleurs, la politique plus souple sur le tarif de médicaments et sur les procédures d’enregistrement de l’AMM, la mise en place des lois en faveur de recherches des laboratoires internationaux sont encore des points à améliorer. Dernièrement, on note également cet incident de corruption de la pharmacie centrale sur le médicament Depakine-chrono. L’hypothèse de contrefaçon, d’erreur d’emballage de Sanofi étaient évoqués pour ce comprimé. Quoi qu’il en soit, le ministère de santé a décidé de retirer du marché les boîtes de ce médicament qui traite les patients épileptiques mais qui contient des médicaments pour l’hypertension. Enfin, le secteur pharmaceutique aurait aussi à trouver des talents de haut niveau qui se prêtent à des fonctions de manager. Ainsi, pour continuer de garder cette vitesse de croissance, les investisseurs doivent dénicher des experts en management que ce soit en interne ou en externe. En bref, ce secteur propose des nombreuses possibilités d’évolution pour les diplômés en médecine ou en pharmacologie à condition de satisfaire les exigences des recruteurs.  
  Qui sont les pays du Golfe ? La diversification économique dans la région du Golfe Comment travailler dans les pays de Golfe ?   Le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe Arabique (CCG) regroupe 6 pays situés sur les bords du Golfe persique. Ils se démarquent par leurs revenus économiques basés sur la production des hydrocarbures et leur statut d’Etat monarchique. En tant que réservoir de pétrole mondial et de gaz, ces pays ont connu une forte expansion économique qui leur permet d’attirer de nombreux expatriés étrangers, cadre ou non depuis ces dernières décennies. En outre, la rémunération y est plus intéressante comparée à celle des pays arabes voisins. Zoom sur la situation économique, le travail et les problématiques d’un déménagement dans les pays du Golfe.   Qui sont les pays du Golfe ? Intéressons-nous d’abord à préciser qui sont les 6 pays dont on parle parce qu’on peut désigner aussi sous ce terme d’autres pays arabes du Golfe. Ils sont l’Arabie Saoudite, l’Oman, le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Emirates Arabes Unis. Ces pays parlant la langue arabe adoptent tous la religion sunnite. Iran et Irak ne font donc pas partie de cette liste bien que ces deux pays ont aussi un important gisement de pétrole et ils ont un accès aux eaux persiques. En fait, Iran n’est pas arabe mais de la Perse. Les Iraniens pratiquent aussi la religion chiite et reconnaît de facto l’Etat d’Israël. Voilà pourquoi, il a renoué avec l’Occident à partir des années 60 et s’est attiré une hostilité de la part de la ligue arabe. Quant à l’Irak, cet état n’est pas gouverné par un roi, comme les 6 pays baptisés « pétromonarchies ». C’est une république luttant contre les tensions ethniques, l’état islamique et la guerre et qui n’a pas su tirer profit de l’exploitation pétrolière. La diversification économique dans la région du Golfe Le pétrole est donc la principale richesse des pays du CCG. 30% des réserves de pétroles mondiales et 20 % de gaz se trouvent sur leur territoire. Ils détiennent ainsi respectivement 23% et 11 % de la production mondiale de ces hydrocarbures et leurs recettes économiques dépendent en grande partie de ces revenus. Grâce aux revenus confortables de ces matières premières, ces pays ont pu investir dans des flamboyants projets architecturaux comme le plus grand aéroport au monde à Dubaï ou le plus haut gratte-ciel du monde, la Burj Khalifa. Ils ont pu faire également des investissements dans l’agroalimentaire, la pétrochimie, la finance islamique, le tourisme, les zones franches, les technologies de l’information etc. A noter en passant que 70 à 90 % des recettes d’exportation de Koweït, du Bahreïn, d’Arabie Saoudite et de Qatar proviennent du pétrole. Or, l’incertitude sur la durabilité de rente des hydrocarbures et le déclin du prix poussent ces pays à se lancer dans d’autres secteurs comme l’énergie renouvelable. Ainsi les Emirats mènent par exemple de recherche en vue de la production de 5% de leur énergie par le soleil d’ici deux ans. Le but est de réduire la dépendance à la recette des hydrocarbures. En outre, le doublement de la population et de la consommation de pétrole ainsi que l’épuisement de cette ressource pourraient impacter sur les perspectives de la rente pétrolière. Cette éventualité pourrait notamment se réaliser d’ici 30 ans en Arabie Saoudite même s’il est encore actuellement le mieux loti en cette ressource.  Pour promouvoir et diversifier leurs économies, les pays du Golfe cherchent aussi à encourager les investisseurs étrangers en créant par exemple de zones franches de plus de 7000 entreprises à Dubaï. Ce sont des structures exemptes de paiement de taxes à l’importation et à l’exportation. La politique d’ouverture du Sultan d’Oman transparaît également dans la réduction du part de l’Etat dans des nombreuses structures, accompagnée de quelques réformes administratives. En fait, les travailleurs dans ces pays se déclinent en deux catégories. D’un côté, il y a les Saoudiens qui travaillent notamment dans le secteur public. De l’autre, il y a les étrangers, des cadres expatriés ou des mains-d’œuvre qualifiés ou non venant de l’Inde ou de l’Asie du sud-est dans le secteur privé. Selon la statistique, le marché mondial du CGG attire plus de 25 millions d’immigrés. Or, si on regarde l’âge moyen de la population de l’Oman et de l’Arabie saoudite, plus de 60 % sont composés de jeunes de moins de 25 ans. Cette population locale préfère ne pas travailler plutôt que de toucher un salaire faible ou de faire un job pénible. Certains n’ont pas aussi la qualification requise. Voilà pourquoi, des nombreuses mains-d’œuvre et cadres viennent s’exiler dans ces pays. Pour faire face aux éventuels problèmes sociaux de chômage, ces Etats entreprennent ainsi des formations de personnel local en éducation et en recherche afin d’absorber tout ce capital humain.  Comment travailler dans les pays de Golfe ? Si les ressortissants étrangers s’expatrient dans les pays du CGG, c’est qu’ils offrent une rémunération motivante, notamment les Emirats arabes Unis et l’Oman. En guise d’info, la rémunération annuelle d’un manager environne 69 500 euros. Les opportunités financières ne manquent pas pour les immigrés qu’on soit ingénieur en génie civil, conducteur de grue, chauffeur, médecin etc. Pour travailler dans ces pays, il faut évidemment postuler dans les offres ou contacter les agences de recrutement sur place. Les secteurs qui embauchent d’urgence sont la restauration et l’hôtellerie, le recyclage de déchets et l’industrie pétrolière, ainsi que l’informatique. Pour postuler à ce dernier poste, un diplôme en programmation, en maintenance de réseaux, en création de logiciels etc. est à préconiser. Le secteur de santé, de tourisme de luxe recrutent aussi dans certaines régions. A titre d’exemple, on peut postuler en tant que chauffeur Uber à Dubai, ou travailler comme médecin au French clinic. Ce centre hospitalier suit le standard français. Et pour les sans diplôme, les métiers comme chauffeur, coach sportif sont accessibles à condition de parler l’arabe et l’anglais. En revanche, l’administration publique, les agences immobilières et bancaires, les compagnies d’assurances sont déjà occupées par les nationaux. Toutefois, il y a de temps en temps de postes vacantes ouvertes aux étrangers. Les entreprises internationales qui recrutent sont : Star services, Manpower middle east, Mindfield resources, Huxley associates, Lobo management, Global Human resources LLC, Black pearl consult etc. Les expatriés peuvent bénéficier d’un logement, d’une assurance maladie, d’un billet d’avion aller-retour (pour les sous-contrats), des congés payés et du salaire. Dans tous les cas, il est préférable de se faire recruter depuis la France ainsi la société qui embauche se portera garante de la bonne conduite du nouveau recruté. Le mieux est de postuler pour un poste qualifié car les emplois non qualifiés sont faiblement rémunérés. Pour ceux qui sont déjà sur place, ils peuvent demander de l’aide auprès du comité du consulat pour la rédaction de CV. Voilà pour les conditions de travail des migrants légaux, des travailleurs qualifiés occidentaux, japonais, chinois etc. qui ont un contrat de travail. Mais dans ces pays, il y a aussi beaucoup de main-d’œuvre non qualifié venant des pays du Tiers monde qui travaillent dans des conditions difficiles surtout au Koweit. Les nombreux abus faits à ces travailleurs font la une des journaux à cause des droits conférés au Kafil ou parrain. Ce dernier a le droit d’interdire de culte, de maltraiter, de ne payer le salaire de ses employés ou de ne pas les laisser sortir du territoire. Malgré l’abolition de ces droits en 2008, la situation n’a pas beaucoup évolué. Pourtant, cela n’a pas changé l’attrait des pays du CCG pour les travailleurs qui pensent à la perspective financière.  
  Le réveil économique de l’Asie L’ investissement étranger direct vers l’Asie (IED) Comment travailler en Asie ?   Depuis ces trois décennies, beaucoup de pays asiatiques affichent un progrès économique spectaculaire justifié par un taux de croissance moyen de 6 %. Un taux de croissance qui risque de dépasser celui des Etats-Unis d’Amérique ou de l’Union européenne. Ces derniers sont d’ailleurs obligés de prendre conscience des enjeux de ce changement économique accéléré. L’Asie joue en effet un rôle croissant dans le contexte d’échange et dans le marché international. Et ce n’est pas étonnant si le contient devient la destination favorite des expatriés. Le point sur le potentiel et la réussite de l’Asie ainsi que les secteurs qui recrutent dans ces pays. Le réveil économique de l’Asie L’Asie comprend aujourd’hui entre autres la Chine, l’empire du Japon, la Corée, la Turquie, la Géorgie l’Iran, l’Irak, l’Etat d’Israël, le Sultan d’Oman, l’Arabie saoudite, le Thaïlande, le Singapour, le Taïwan, le Hong Kong, le Vietnam, l’Inde, l’Indonésie. La liste est non exhaustive. L’Asie figure en deuxième place dans la liste de continents les plus riches du monde. Et ses parties est et sud est pèsent lourds dans le poids de la population mondiale, la richesse et les consommateurs. Certains de ces pays faisaient encore partie du Tiers-monde, il y a 7 décennies. La Chine par exemple était considérée comme un pays s’écroulant sous le poids de sa démographie croissante. Le Vietnam était ravagé par la guerre, la Corée, quant à elle, était aux prises avec la division de son territoire. La partie des pays du Golfe permet peut-être d’anticiper un progrès car la découverte du pétrole dans la péninsule arabe date des années 50. Mais personne n’a imaginé en ces temps-là que les 4 pays de l’Extrême-Orient : Corée, Taïwan, Singapour, Hong kong ainsi que la Chine etc. vont sortir du rang des pays pauvres ou en voie de développement avec leur modèle de dynamique de croissance. Or, ces marchés émergeants sont bel et bien décidés à s’imposer en tant que concurrents redoutables pour les pays avancés et comptent rattraper leur retard. Pour la plupart, le changement de la conjoncture économique a commencé vers les années 80 même si le processus d’industrialisation a déjà été entamé bien avant. La Chine, le Japon, les 4 pays cités précédemment, la Thaïlande figurent en tête de peloton. Et même l’Indonésie est citée comme modèle avec la réussite de son programme de développement agricole. Tandis que l’Inde avait auparavant une image de pauvreté extrême avec les photos des enfants dénutris dans les médias. Le point de départ de cette croissance économique vient notamment du développement de la base agricole. La Chine, le Taïwan, l’Indonésie, l’Inde ont recouru à des techniques qui permettent d’augmenter les rendements du riz et de blé. L’amélioration et le développement rural se sont étendus sur le stockage des produits, la fabrication de denrées alimentaires jusqu’à la fabrication des pièces détachés et des technologies avancées. Bref, une industrialisation progressive mobilisant la grande main-d’œuvre de ces pays mais qui a entraîné une inégalité sociale vis-à-vis de la large majorité, les plus démunis et les classes riches à l’origine du développement économique. Aussi, il faut souligner que tous les pays asiatiques ne sont pas prêts à rejoindre les pays avancés. Le Vietnam, le Laos, le Cambodge, la Birmanie, le Bangladesh, le Sri Lanka, l’Afghanistan sont encore confrontés à des crises internes politiques si ce n’est pas des catastrophes naturelles. En fait, les économies les plus avancées dans le continent sont notamment la Chine, le Japon, la Corée du sud, l’Indonésie, et l’Inde. Rappelons que cet immense continent rassemblant des pays différents compte 65 % des pauvres du monde, avec un revenu journalier de moins de 1,25 dollar. Le modèle de croissance montre ainsi des inégalités de plus en plus croissantes même entre les régions d’un pays. Et l’on peut dire que l’Asie aurait encore à relever des challenges comme l’amélioration de la gouvernance, le vieillissement de la population (les économies riches tendent à limiter le nombre de leurs enfants comme celle des pays occidentaux), le développement de la finance etc. L’investissement étranger direct vers l’Asie (IED) Si l’avenir de l’Asie est prometteur, les risques des obstacles à franchir ne sont pas à exclure ainsi que les défis à relever. A titre d’exemple, l’IED destiné à l’Asie en développement affiche une baisse de 15 % en 2016. Cela résulte du déclin des flux destinés à Hong-Kong. Le déclin est également enregistré en Indonésie, en Malaisie, et en Thaïlande à cause de retraits d’entreprises multinationales dans ces pays. L’Arabie saoudite et la Turquie ne sont pas aussi épargnées. Qui qu’il en soit, pour tous ceux qui rêvent de travailler en Asie, et de découvrir d’autres horizons, retrouvez les conseils pour vivre et travailler dans les pays asiatiques. Comment travailler en Asie ? Les grandes compagnies chinoises et japonaises recrutent souvent des cadres européens et des Américains. Le salaire des expatriés y est élevé. Les plus grands recruteurs de talent étranger sont les institutions bancaires et financières, le secteur de technologies et de l’information ainsi que l’ingénierie de la construction. Le tourisme, l’hôtellerie, l’enseignement, le secteur électronique embauchent également. D’abord, comme dans la plupart des pays, les touristes qui viennent pour visiter l’Asie ne sont pas autorisés à travailler. Ils doivent avoir un permis de travail. Mais pour ce, il faut trouver un employeur qui parraine afin d’obtenir les papiers et la lettre d’approbation. On peut trouver un recruteur sur les sites d’offres d’emplois sur internet, en ambassade, dans les agences de recrutement ou en soumettant son CV aux chasseurs de tête. Outre le problème de visa et de parrain, il faudrait aussi considérer la stabilité politique et la sécurité du pays, la langue parlée, et bien évidemment la rémunération. Si on tient compte de sécurité et de rémunération, Singapour est peut-être le meilleur endroit pour s’expatrier en Asie. La stabilité du climat et de la politique, la devise forte, la bonne cuisine constituent ses points forts. En revanche, le coût du logement y est cher. Les institutions financières, les banques, l’électronique, l’exportation, les restaurants sont les plus grands recruteurs. Le travail en Malaisie est aussi intéressant au niveau rémunération car les expatriés peuvent toucher plus de 1200 euros. Mais il est difficile pour ne pas dire impossible de trouver un emploi sauf si on tente sa chance auprès des compagnies françaises sur place comme Peugeot, Lafarge, Joubert etc. En revanche, à Philippine et à Cambodge, les salaires sont très bas. La Philippine recrute notamment des techniciens en information, en communication, en outsourcing, des ingénieurs en agriculture etc. tandis que les ingénieurs en construction sont recherchés à Cambodge. La maîtrise de l’anglais est un atout dans ces pays. Par contre, le Vietnam n’est pas très ouvert au recrutement de talent étranger sauf pour ceux qui disposent des compétences qu’on ne trouve pas dans ce pays. Le secteur de finance, la haute technologie et le secteur touristique sont les pourvoyeurs d’emplois. Le salaire moyen d’un expatrié est plus élevé comparé à celui de Philippine et du Cambodge. Toutefois, il est beaucoup moins attractif qu’en France. Bref, pour s’installer dans ces pays asiatiques, outre l’obtention de visa, les qualités comme la capacité d’adaptation, la volonté de s’intégrer, l’intérêt pour la culture du pays sont nécessaires.
  Liste des métiers pour travailler avec les animaux  Qualités et compétences pour exercer ces métiers ? Quelles formations en Tunisie ?   La passion des animaux peut pousser certaines personnes à exercer une profession en rapport avec les petites ou grandes bêtes. Nombreux sont les métiers animaliers ouverts à tous ceux qui sont sensibles à la santé, aux soins, à la souffrance et à la reproduction des animaux. Certains ne nécessitent aucun diplôme, d’autres exigent au moins un niveau CAP. Et d’autres requièrent aussi de formation plus poussée. Le secteur offre également des perspectives d’emplois pour ceux qui souhaitent se reconvertir professionnellement. Liste des métiers pour travailler avec les animaux Si vous faites partie des personnes qui aiment être au contact des bêtes et que ces animaux vous rendent heureux, il existe un grand panorama de métiers animaliers qui doivent faire votre bonheur. Il y a d’abord les professions les plus courantes liées à la santé des animaux tels que le vétérinaire et l’assistant vétérinaire. On retrouve également les nombreux métiers de l’élevage et de l’éducation tels que le dresseur de chiens ou maître-chien, l’éducateur canin ou félin, le comportementaliste, le zoothérapeute, le dog sitter, le toiletteur, le soigneur animalier dans les parcs et les zoos, l’apiculteur, l’aquaculteur, l’accouveur, le contrôleur de performance en élevage, le conchyliculteur… Le secteur présente également des métiers de services comme l’accompagnateur de tourisme équestre, le travailleur dans un refuge des animaux, le chef d’exploitation laitière, le contrôleur de performance en élevage, le contrôleur de la croissance, le vendeur en animalerie etc. Sans oublier les métiers de la protection des animaux (avocat spécialisé, animalier de laboratoire, inspecteur de la protection animale…). La liste est loin d’être exhaustive. Voyons la description des métiers dans ces catégories afin d’éclairer les chercheurs d’emplois sur les possibilités de carrière en filière soins animaliers. -les métiers qui veillent à la santé des animaux : le vétérinaire est le plus connu des professionnels dans cette catégorie. Il a pour mission de soigner les animaux. Ses interventions concernent l’auscultation classique, le tatouage, la vaccination, la stérilisation, le vermifuge. Il peut également pratiquer l’intervention chirurgicale dans certains cas. Le vétérinaire peut travailler à son compte ou travailler dans un hôpital animalier ou même devenir professeur à l’université. -les métiers liés à l’élevage et à l’éducation des animaux : Les plus connus dans cette catégorie sont l’éducateur canin, et le comportementaliste. Le premier éduque les compagnons à quatre pattes afin que leur cohabitation avec leur maître soit sans accroc. Il donne des conseils au propriétaire de l’animal en matière de nourriture, d’hygiène, de santé, de bien-être et de législation et apprend à l’animal la bonne conduite. Le comportementaliste chien ou chat quant à lui, se spécialise dans l’étude de la psychologie animale. Il propose des solutions pour résoudre les symptômes neurologiques ou sanitaires comme le chien qui tremble, qui aboie sans arrêt, ou qui marque toutes les pièces de la maison etc. L’apiculteur, quant à lui, s’occupe de l’élevage des abeilles en vue d’en obtenir de miel. Le travail exige des connaissances pointues de l’univers et des méthodes apicoles. Toutefois, il est accessible sans diplôme si on a reçu de formation adéquate auprès d’un apiculteur. L’aquaculteur, de son côté, élève des poissons d’eau douce ou d’eau de mer pour les reproduire et les vendre. Il peut aussi produire des coquillages comme les huitres, les moules etc. Le travail s’exerce dans de conditions assez difficiles car il lui arrive souvent de travailler dans l’eau ou sur une barge. Le dog sitter et le toiletteur sont, quant à eux, deux travaux qui ne requièrent pas de diplômes spécifiques. Le premier assure la garde des chiens des voisins lorsque leurs maîtres partent en vacances ou sont absents pendant quelques jours. Tandis que le toiletteur fait le shampooing et la coupe de ces compagnons à quatre pattes. On retrouve également des métiers assez rares comme le soigneur animalier et le zoothérapeute. Le premier nourrit et soigne les ours, les lions etc. dans les parcs zoologiques, tandis que le zoothérapeute se sert d’un animal dressé pour atténuer les souffrances d’une personne. -Enfin, on recense également dans la catégorie des métiers de services animaliers des professionnels comme l’accouveur qui se spécialise dans la production de poussins, le chef d’exploitation laitière qui gère l’élevage des vaches laitières. Il y a aussi le contrôleur laitier qui contrôle la qualité de lait des vaches ou chèvres ainsi que le contrôleur de croissance qui vérifie le poids des animaux d’élevage pour la boucherie. Sans oublier l’accompagnateur de tourisme équestre qui s’occupe des soins de chevaux tout en organisant des promenades ou des randonnées avec ces animaux. Ce professionnel peut proposer son savoir-faire auprès d’un centre équestre, un club de vacances etc. Ce métier requiert des qualités comme l’amabilité, le respect des consignes et la rigueur.  Qualités et compétences pour exercer ces métiers ? Pour pouvoir exercer ces professions à finalité professionnelle, il faut avoir un niveau minimum du CAP agricole, métiers de production animale pour le secteur d’élevage ou mieux un bac pro spécialité agronomie et exploitation agricole. Le CAP ou le bac pro spécialisé est également incontournable dans l’exercice du métier de conchyliculture, d’aquaculture, d’accouveur, d’auxiliaire vétérinaire, de chef d’exploitation etc. Quant à l’accompagnateur de tourisme équestre, il est nécessaire d’obtenir le titre d’ATE. La plupart de ces professions animalières nécessitent des connaissances techniques pointues de l’animal sauf évidemment le dog sitter. Le respect de l’hygiène est également important pour l’éleveur de volailles tandis que le travail d’un apiculteur exige le soin des menus détails et le sens de l’observation. Pour l’accompagnateur des randonnées équestre, cette profession requiert la capacité de savoir prendre les mesures adéquates en cas d’accident ainsi que le sang-froid et une bonne condition physique. L’exercice du métier de vétérinaire ou de l’assistant vétérinaire impose par contre la patience et le calme. Car il arrive des fois à ce professionnel de soigner des animaux nerveux qui ne se laissent pas toucher. De même, la réactivité, la précaution et la résistance sont requises pour le soigneur car il pourrait être en contact avec des animaux dangereux. Par ailleurs, le bon relationnel est indispensable pour le métier de contrôleur de performance au sein des structures agréées auprès de la ministre de l’agriculture. En effet, il effectue la visite d’une quarantaine de fermes par mois et devrait échanger avec les exploitants de ces fermes des conseils sur l’élevage et la gestion. L’aptitude à utiliser les outils agricoles est également incontournable pour l’exploitant agricole. En dehors de ces qualités caractéristiques à chaque métier, les personnes qui souhaitent trouver leur voie dans ces professions devront aussi aimer les animaux. Elles ne doivent pas aussi être allergiques aux bêtes et aux produits chimiques. La patience, la bonne connaissance de la biologie et de la psychologie animale ainsi que le sens d’observation aigu sont également nécessaires. Cette dernière qualité lui permet de remarquer si l’animal souffre d’une maladie, d’une mauvaise pratique alimentaire etc. Certaines de ces professions sont peu côtoyées voire inexistantes en Tunisie. Cependant, dans le contexte du chômage actuel, il est possible de s’établir à son compte si on a les compétences requises pour exercer le métier. Le magasin vendeur d’accessoires d’animaux, de produits alimentaires, le club équestre, l’exploitation agricole, le cabinet vétérinaire offrent également des débouchés possibles. Quelles formations en Tunisie ? L’Ecole nationale de médecine vétérinaire (ENMV) dirigée par Samir Ben Romdhan située à Sidi Tabet dispense des formations à tous ceux qui veulent travailler avec les animaux. L’établissement accueille une cinquantaine d’étudiants tous les ans.
  Le point sur la croissance économique en Afrique Les investissements en Afrique Les investissements tunisiens dans le continent   Selon le rapport de la banque mondiale, l’Afrique subsaharienne affiche une légère hausse de croissance économique de 2.4 % en 2017, comparée au chiffre de 1.3 % de l’année 2016. Les économistes prévoient encore une amélioration de cette tendance pour les prochaines années. Dans certains pays africains de la partie est et ouest, la croissance atteint même plus de 6 %. Une conjoncture macroéconomique qui peut offrir de perspectives d’investissement intéressantes pour les entrepreneurs Tunisiens. D’ailleurs, quelques-uns d’entre eux ont même réussi depuis plus de deux décennies à percer les marchés du continent et à s’implanter dans quelques pays Africains. Zoom sur la situation actuelle. Le point sur la croissance économique en Afrique D’abord, l’augmentation du taux de croissance enregistrée ne concerne pas les 48 pays de l’Afrique subsaharienne. Seuls certains pays présentent ce potentiel d’expansion économique dans le continent. Parmi lesquels, on retrouve notamment le Ghana, l’Afrique du sud, la Nigéria, l’Ethiopie, le Sénégal, la Tanzanie. On pourrait également s’attendre à une amélioration du PIB par habitant pour cette année pour d’autres pays comme la Sierra Léone, le Bénin, la Burkina Faso et la Guinée. Sinon, si on jette un coup d’œil dans la liste des pays émergeants proposée par l’OBEMA, des noms comme Maurice, Afrique du sud, Seychelles, Botswana, Cap-Vert, Rwanda, Ghana et Namibie tiennent les 9 premières marches du podium. Les perspectives positives sont causées en grande partie par la meilleure gouvernance, l’augmentation de cours des matières premières (produits miniers, produits agricoles etc.), la baisse de l’inflation, le flux des investissements de la diaspora ainsi que le déploiement des moyens de télécommunications et des services bancaires. A cela s’ajoute aussi évidemment l’effacement de dettes de certains pays. Cette reprise de la croissance améliore le taux de scolarisation et la hausse de l’espérance de vie même si la plupart de la population des Etats concernés ne ressentent pas la réduction de l’inégalité ou la baisse du chômage. Parce qu’en général, beaucoup des pays Africains intensifient l’amélioration de leurs infrastructures hospitalières et leur système d’éducation grâce à l’emprunt à l’étranger. Les défis qui risquent d’étouffer cette dynamique sont d’ailleurs le recours excessif à l’aide extérieure, les conditions difficiles d’obtention de financement à l’échelle mondiale ainsi que l’insécurité politique et sanitaire dans certains pays. On peut citer à titre d’exemple, l’épidémie Ebola de l’année 2015 qui a fait de ravages dans plusieurs pays Africains, la guerre civile etc. Ainsi, pour pouvoir bénéficier de retombées économiques qui impacteront sur le taux de croissance de chaque pays, l’Afrique devrait également exploiter son potentiel du tourisme international. Un secteur concurrentiel qui souffre de manque de modernisation de services et d’infrastructures, et de menace d’extinction de la faune. Les investissements en Afrique Le continent africain abrite de ressources inestimables si on ne se réfère qu’à sa superficie encore inexploitée et à sa main-d’œuvre abondante et peu chère. Le Maroc, l’Egypte et l’Algérie figurent parmi le top des Etats de l’Afrique de l’est qui attirent le plus des investissements directs de l’étranger selon le rapport du Quantum Global research Lab. En effet, pour confirmer ces données, le rapport de l’office de change du Maroc a dévoilé une augmentation de 12 % de flux de capitaux étrangers dans le pays. Il bat le record dans le continent avec 5 milliards de dollars. Les investisseurs financent notamment le secteur bancaire, touristique, industriel et énergétique. Cet Etat se démarque par son emplacement géographique stratégique, son taux d’endettement raisonnable ainsi que son environnement financier et social favorable à l’investissement. On remarque également le rang de l’Algérie et de l’Egypte dans ce classement. Le premier figure à la troisième place tandis que l’Egypte occupe le cinquième rang. L’Etat algérien séduit les investisseurs par son environnement des affaires améliorés et l’amplification de ses propres liquidités. Il en est de même pour l’Egypte qui se distingue aussi par sa baisse de risques de change et d’investissement. On retrouve également dans le top des 10 pays qui bénéficient des IDE, la Zambie, l’Ethiopie, l’Afrique du sud, le Kenya et le Sénégal. Les bailleurs de fonds étudient en général des critères de financement comme le contrôle du change, les facteurs de risques comme la stabilité de l’environnement politique ou de l’environnement des affaires, les propres financements du pays et ses dettes extérieures. Les investissements tunisiens dans le continent Les investisseurs étrangers sur la scène africaine sont non seulement les organisations internationales ou les multinationales mais aussi certains entrepreneurs africains qui cherchent à saisir des opportunités d’affaires dans les pays où les marchés sont favorables. Certains de ces acteurs économiques sont des Tunisiens qui après avoir relevé bien de défis, finissent par être bien implantés en Afrique du sud du Sahara. Ce regain d’intérêt pour cette région fait d’ailleurs l’objet du plan quinquennal tunisien de 2016 à 2020. La recherche tunisienne des nouveaux marchés sur cette partie de l’Afrique a ainsi débuté vers 2015. A cette époque, un groupe d’entrepreneurs tunisiens sous le giron du PDG du groupe Loukil, Bassem Loukil et de son frère ont décidé de mettre en place l’organismeTunisia Africa Business Council (TABC) en partenariat avec Attijari Bank Tunisie. On retient aussi le nom d’Abederrazak lejri, le fondateur du groupement informatique (GI). Cet entrepreneur a parcouru le continent en allant du Rwanda, au Mali, Niger, au Burkina Faso, jusqu’à Congo et à Sénégal en assurant la mise en place des systèmes d’information dans ces pays depuis l’aube de l’an 2000. Le fruit de son parcours s’accumule dans un CA de 2 millions de dinars de l’année 2016. Dans le secteur médical, il est aussi intéressant de mentionner le nom de Ghazi Mejbri, le créateur du service médical international (Smedi). Ce chef d’entreprise a commencé à sillonner la partie ouest de l’Afrique il y a trois décennies. Actuellement, ses prestations et ses conseils s’étendent dans une dizaine de pays africains dont le Gabon, le Cameroun, le Mali etc. L’entreprise enregistre un CA de 4 millions d’euros par an.  Dans la liste des chefs d’entreprises tunisiens qui montrent la voie en Afrique, on peut citer également le DG de Soroubat international, Mohamad ali Hachicha. Le groupe tunisien fondé il y a une quarantaine d’années, a aussi persévéré dans ses activités dans le continent. Ses services sont exportés dans une dizaine de pays Africains dont l’Algérie, la Lybie, le Togo, le Bénin, le Tchad, le Burkina Faso etc. Des années couronnées par des contrats de construction de routes et d’autoroutes d’un montant de 30 millions à 60 millions d’euros environ. Parmi les pionniers des investisseurs en Afrique, le nom de l’associé fondateur d’AfricInvest, Aziz Mebarek figure aussi parmi les chefs d’entreprise défricheurs du terrain de l’investissement dans le continent. La structure fondée en 2004 soutient notamment la croissance des entreprises de taille moyenne leaders dans la région maghrébine. Présente dans une vingtaine de pays, elle a investi des fonds de près de 450 millions d’euros dans ces PME. Et tout récemment, elle a noué un partenariat avec BPI France pour financer les entreprises de PME françaises en Afrique et les PME africaines en France. Cette liste des hommes d’affaires tunisiens qui ont réussi en Afrique n’est pas finie. Entre autres, le PDG du Poulina Holding Group, la directrice générale de ST2i ont aussi réussi à exporter leur service dans quelques pays africains. Ces hommes et ces femmes d’affaires ont montré qu’il est possible d’atteindre les objectifs d’investissement qu’ils se sont fixés  en se focalisant sur le continent africain.