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Actualités et conseils RH

Les bases de la communication Les types de communication La communication en entreprises   Les entreprises peuvent faire connaître leurs produits et valoriser leur marque grâce à une bonne communication. Cette opération est aussi à la base de la réactualisation et du renouvellement de la culture d’une société. Elle contribue également à l’intégration dans la vie sociale, à l’information aux citoyens des orientations prises par un gouvernement, à la promotion d’une partie politique… Ce processus qui met en relation l’émetteur et le récepteur nécessite différents canaux comme les images, les sons ou encore le langage parlé ou écrit. Les bases de la communication Ce terme se réfère à l’action de communiquer, d’entrer en relation avec les autres afin de diffuser un message et aussi afin de réaliser des projets avec les autres. L’objectif est de pouvoir informer, faire la publicité de ses activités à une audience, ou faire connaître ses engagements, sa culture etc. Ce processus peut être fondé sur un échange interpersonnel ou un échange dans un groupe ou un public plus vaste et bien ciblé. Par exemple, les actions de communication d’une entreprise pour viser les prospects, les partenaires, les investisseurs… En fait, on retrouve de nombreux modes de communication. On peut citer à titre d’exemple la communication commerciale visant à promouvoir la marque ou les services, la communication B to B (d’entreprise à entreprise), la communication institutionnelle ou politique etc. Cette action qui consiste à persuader et à influencer l’autrui nécessite un émetteur, un récepteur, un message ou le discours qu’il faut passer, le contact entre les deux interlocuteurs, et le code (la langue utilisée). Le message peut être transmis par des émotions, des gestes, le contact, le langage, la poésie… Cette activité sociale est importante du fait qu’elle améliore la relation interpersonnelle et les relations en société. Pour que l’interaction se passe bien, les deux êtres qui communiquent doivent ainsi respecter la liberté des autres et leur capacité de choix. Le respect de ses engagements, de ses amitiés, des promesses faites et l’attention sur les dépendances et les contraintes des autres figurent aussi parmi les valeurs indispensables dans une relation interpersonnelle. La communication permet aussi d’aider à une personne à découvrir ses différences, ses singularités ou son identité. Ce qui permet de comprendre la différence de l’autre et accepter leur différence. Les pièges bloquant une bonne communication sont la trop grande méfiance ou la trop grande naïveté qui peut pousser l’autre à la trahison ou qui peut engendrer un conflit. Une fois qu’on arrive à respecter le caractère unique de chaque personne, accepter la légitimité de sa place ou de ses actions, tenir ses engagements et bien gérer la confiance en l’autre, on pourrait établir une bonne relation interpersonnelle. Les types de communication A l’origine, la communication est considérée comme un processus impliquant 3 éléments : l’émetteur, le récepteur et le message.Le premier transmet un message à travers un canal vers le récepteur qui capte ce message. Celui-ci peut prendre des signes verbaux ou non-verbaux (langage, mimiques, mouvements du corps, gestes…). Les canaux de transmission peuvent être la voie orale, l’appareil multimédia (téléphone, radio, télévision, e-mail), ou encore le support écrit comme la lettre, l’affiche publicitaire… L’on tient également compte du contexte qui regroupe les conditions sociales qui impactent sur la qualité de la communication. On retrouve le contexte spatial et le contexte temporel. On distingue également les stratégies de la communication qui regroupent les comportements des interlocuteurs en fonction de l’objectif à atteindre. Parmi les types de communication, on peut citer la communication interpersonnelle qui consiste à mettre en relation deux personnes par exemple, une personne qui demande à un autre le chemin pour aller vers la gare. La communication de groupe qui met en scène plusieurs individus. Par exemple, le président d’une association communiquant à ses associés la prochaine réunion. Et enfin, la communication de masse qui s’étend sur un public plus nombreux avec des récepteurs plus nombreux. Cela sous-entend souvent un bruit fort comme dans le cas d’une communication sur un lieu public. Le feedback est rare, ou lent dans ce cas. Ce terme se réfère au retour de la communication. Il peut être positif comme le signe d’approbation ou d’acquiescement ou les applaudissements ou négatif comme le signe de désapprobation, demande de reformulation, froncement de sourcils…Il peut aussi être absent. Cette absence constitue un blocage pour l’amélioration de la communication. La communication présente ainsi des enjeux pour pouvoir soutenir la relation et l’échange entre les interlocuteurs. Ces enjeux concernent l’acte d’information, la communication par rapport à l’autre, l’influence sur l’autrui, les enjeux de la relation et le respect d’un ensemble de normes dans les échanges. Elle peut revêtir aussi la forme d’une communication informationnelle, affective, incidente, consommatoire, manipulatrice ou instrumentale. Dans la première forme, elle apparaît comme un moyen de transmission des informations. Dans le deuxième type, elle sert à réduire la distance psychologique entre deux individus à travers les signaux qui déclencheront les émotions.La forme de communication incidente, quant à elle, s’articule autour de la transmission des informations sans que l’émetteur ait l’intention de le faire. Quant à la consommation consommatoire, l’émetteur émet des signaux mais ne transmet pas entièrement le message au récepteur. Pour ce qui en est de la communication manipulatrice, elle consiste comme son nom l’indique à transmettre une fausse information au récepteurtandis que la communication instrumentale qui diffuse les informations afin d’avoir un effet déterminé sur le public.A noter enfin qu’on considère qu’il y a une réussite de la communication, s’il y a un feed back ou un effet rétro-action. La communication en entreprises Les entreprises doivent mettre une bonne stratégie de communication si elles souhaitent accroître leur développement et leur compétitivité. Cela requiert une communication à double sens : externe et interne afin d’améliorer le climat social et l’attente entre les dirigeants et les salariés en entreprises et la relation avec les partenaires, fournisseurs… Ces deux types de communication sont tout aussi importants l’un que l’autre. En effet, seules deux possibilités sont accessibles à une entreprise, soit elle vend ou produit ses produits, soit elle fait faillite et ferme la porte. Et elles sont obligées de faire connaître qu’elles existent afin de prendre leur part de marché et de booster leurs activités. Mais pour une meilleure efficacité et cohérence, les dirigeants doivent harmoniser ce processus afin que l’image de l’entreprise adhère avec ses objectifs. Cela requiert évidemment la mise en place d’un budget défini ainsi que la mobilisation des canaux de communication possibles tout en restant dans les contraintes budgétaires de la structure. Pour ce faire, le plan d’action doit tenir compte des objectifs à atteindre, du budget à mobiliser et des canaux de communication à travers les étapes d’analyse, de réflexion et d’action. L’analyse consiste à étudier les points forts et faibles de son entreprise et son image à l’extérieur, et en interne ainsi que la concurrence. La phase de réflexion permet de chercher la solution en adéquation avec la situation établie. Tandis que l’étape de l’action permet de mettre en œuvre le positionnement adopté. Si l’entreprise réussit bien son plan de communication externe ou interne, elle peut améliorer son image de marque et sa notoriété tout en stimulant le désir de ses clients cibles à passer au panier d’achat. Il s’agit ainsi d’un défi important que tous les dirigeants qui souhaitent pérenniser leur structure doit relever.
La rentrée des écoliers Phobie scolaire : comment faire face ? Comment préparer son enfant pour la rentrée scolaire ?   La rentrée scolaire peut poser des soucis conséquents aux familles nécessiteux. En effet, vu la conjoncture économique difficile que traverse le pays, ces ménages sont toujours aux prises avec des difficultés financières même si l’enseignement est gratuit.Les élèves doivent aussi faire face à l’angoisse ou la phobie de la rentrée scolaire. Quoi qu’il en soit, le nombre des élèves qui entrent en école accroît de 2 % pour cette année scolaire. Et ce en dépit des problèmes d’infrastructures et de l’effectif insuffisant d’enseignants. La rentrée des écoliers Pour cette année 2018-2019, on recense 2 121 000 élèves qui rejoignent les bancs de l’école, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année dernière.Outre cette croissance des élèves scolarisés, plusieurs réformes marquent également cette année scolaire qui va commencer. A titre d’exemple, on enregistre une ouverture de 29 écoles. Pour les élèves de 1 ère , 2 ème , 3 ème et 4ème primaire, les courspour les samedis ne sont plus aussi au programme. Une mesure qui s’étendra pour les classes de 5 ème et de 6 ème pour l’année prochaine. Le calendrier scolaire des enseignements primaires est également révisé et la durée du cours est réduite à 7 h. Le prix des cantines scolaires pour chaque repas a également doublé à hauteur de 1 600 millimes. Cette mesure est couplée avec la mise en place d’une banque alimentaire qui s’occupera de l’approvisionnement de ces cantines. L’Etat prévoit également des cours de rattrapage gratuits pour lutter contre les cours particuliers.Outre ces réformes, presque l’intégralité des écoles nécessitant des travaux de réhabilitation sont aussi rénovées et plus des tiers des établissements éducatifs ont des citernes d’eau potable. Un système de chauffage central est également installé dans les pensionnats. Ces réformes font aussi suite à l’appel du ministère de l’éducation en vue de la mobilisation des sociétés civiles et des chefs d’entreprise pour la restauration des écoles. Par ailleurs, l’Etat va aussi recruter 3 400 enseignants et professeurs pour cette année scolaire. A ce chiffre s’ajoutent les 7 500 suppléants qui prennent en charge les cours gratuits des samedis. Pourtant, cet effectif est encore insuffisant car il en faut encore 10 000, selon le ministre de l’éducation. Au passage, ces suppléants ont d’ores et déjà revendiqué leur intégration dans le ministère de l’éducation nationale, mais pour le moment, ils ne perçoivent que 750 dinars par mois et une couverture sociale. Concernant l’inscription des élèves, plus de 1 cinquième des élèves se sont inscrits à distance. Ce nombre des élèves qui s’inscrivent en ligne peut atteindre un niveau élevé, mais les bureaux de postes sont saturés alors que les cartes n’étaient accessibles qu’à la poste. Mais si l’Etat, les enseignants et les foyers tunisiens se préparent activement à la rentrée scolaire,ce moment n’est pas aussi facile pour les élèves. Outre le fait de se déplacer à l’école dans une distance assez loin de leur domicile pour les familles les plus démunies, ces enfants ont aussi à faire face au stress scolaire et angoisses de rentrée. Phobie scolaire : comment faire face ? La phobie scolaire est l’une des problématiques fréquentes des élèves qu’on voit lors des premiers jours la rentrée scolaire ou au cours de l’année. Elle survient aux tout-petits, vers l’âge de 6 ans, et vers l’âge de 13 à 14 ans.Elle se caractérise par un refus d’aller à l’école dû à une crainte de ne pas se faire des amis ou une peur des autres élèves. Cette phobie peut s’accompagner des migraines, des vomissures, des maux de ventre ou des crises.Ces crises ne s’arrêtent que si l’enfant est assuré qu’on ne l’amène pas à l’école. Chez l’adolescent, elle peut s’associer avec des problèmes comme la baisse de l’estime de soi, les troubles de sommeil, l’attitude dépressive…Selon le professionnel de santé, un enfant anxieux face à la rentrée ou un changement d’école peut avoir trois réactions, soit il ne veut pas aller à l’école, soit il attrape des maux de tête ou d’autres malaises, ou encore il montre des signes de problèmes émotionnels ou une dépendance aux jeux. Lorsque l’enfant montre ces signes, les parents doivent tenir compte ces symptômes et le soulager dans la mesure de possible.Pour ce, ils peuvent travailler en équipe avec le personnel enseignant de l’école fréquenté par leur enfant afin de le rassurer et de chercher une solution adéquate. Après l’école, ils peuvent également l’inciter à raconter sa journée à l’école et l’amener faire ce qui lui plaît, par exemple, aller se promener avec le chien… Dans tous les cas, il convient de communiquer avec lui et de ne pas le priverdes moments de détente tous les jours afin de diminuer son anxiété. Par exemple, s’il excelle dans une pratique sportive, il faut l’encourager dans cette activité car cela permet de le valoriser et de réduire son anxiété. Dès le début de l’année scolaire, le parent devrait également l’amener voir le professeur afin que l’enfant puisse surmonter cette peur de l’inconnu qui le tenaille.Selon les psychologues, cette peur est due au fait que l’enfant ne connaît pas les personnes qu’il va rencontrer et le déroulement des séances d’apprentissage à l’école. Mais lorsque ce peur du changement qui pourrait arriver chez un enfant peut avoir une proportion démesurée allant jusqu’à la phobie dans certains cas. Cette appréhension de la rentrée pourrait aussi provenir d’un sentiment de contrainte, d’obligation et d’une sorte de pression dans l’esprit de l’enfant ou de l’adolescent. Pour ce dernier, cela peut résulter d’une dispute avec un professeur, d’une querelle familiale ou problème amoureux…A noter qu’en règle générale, cette crainte disparaît au bout de quelques jours pour l’enfant de bas âge s’il est accompagné par ses parents lors de la rentrée et si on lui explique le programme à l’école comme l’heure du déjeuner, le goûter…Chez les ados, ce problème requiert souvent une prise en charge familiale ou une analyse de la difficulté de l’intégration sociale de l’adolescent. Comment préparer son enfant pour la rentrée scolaire ? Pour les petits en maternelle, la rentrée est souvent synonyme de larmes et de déchirement. Ce moment est douloureux pour eux car ils ont peur de perdre leur parents. Par contre, s’ils ont déjà découvert l’école avec la maîtresse ou l’équipe enseignante, ils peuvent éviter les angoisses. Dans certaines écoles où on prévoit une organisation de portes ouvertes pour familiariser les enfants avec l’école avant la rentrée, ces derniers ne montrent pas aussi des angoisses. Il convient aussi de parler d’une façon positive de la vie à l’école à son enfant. Par exemple, on lui apprend qu’il va avoir de nombreux amis, une grande cour pour jouer avec beaucoup de jeux. On peut lui expliquer aussi que quand on est grand, on va à l’école parce qu’on y apprend des nouvelles choses intéressantes. Cela permet d’évacuer le stress du bambin tout en le sociabilisant. La semaine avant le jour de la rentrée, il faut également le coucher tôt progressivement puis le jour J, après le rituel de bisous, il faut le laisser rapidement car sinon il va pleurer dès qu’il anticipe le départ du parent. Enfin, les parents doivent chercher aussi des jeux pédagogiques pour stimuler son éveil intellectuel tout en améliorant son rendement académique.  
 La relation des Tunisiens avec la culture  Le rôle de l’Etat Situation des artistes, intellectuels en Tunisie   Bien avant la révolution, la scène culturelle tunisienne était déjà animée par des artistes engagés qui passent par la censure sous l’ère de Ben Ali. La production culturelle était alors loin d’être autonome et la répression était fréquente. Mais même après la levée de l’embargo culturel du régime de 2011, les artistes et les producteurs agonisent encoreface à d’autres difficultés comme la conjoncture économique, la fermeture des espaces culturels et la frilosité des investisseurs privés. Le point sur le rôle de l’Etat et la situation des artistes et intellectuels. La relation des Tunisiens avec la culture L’ingérence du politique dans la culture date des années avant la révolution. La culture était enclavée, utilisée par le pouvoir à travers des législations très serrées. Ce mot se réfère d’abord à la création artistique, au théâtre, au cinéma, à la littérature, à la danse… Le ministère de la culture tient le contrôle de cette production culturelle et leur diffusion sur les médias.Ce qui en fait qu’une grande partie de la masse ne disposait pas d’une liberté d’expression. L’ancien régime a tué la culture tunisienne et elle nécessite aujourd’hui une réanimation. On est en effet actuellement dans un pays où il n’y a pas d’industrie cinématographique ni de salles de cinéma et où la production musicale est seulement limitée au folklore. Certes, on a un Cité de culture, des maisons de culture dans toutes les régions du pays, mais l’Etat consacre uniquement pas plus de 10 millions de dinars à ces maisons de culture, qui n’intéressent pas beaucoup d’ailleurs les artistes. Ces derniers se montrent frondeurs ou sceptiques à propos de la réalisation de ce projet. D’autre part, il ne faut pas occulter aussi quela problématique s’articule également autour de l’incompréhension entre les artistes et la société. Le « peuple » n’arrive pas à trouver leur identité à travers l’œuvre artistique tandis que les artistes trouvent qu’ils sont méconnus du public. Ainsi, faute d’avoir une politique culturelle dynamique étatique, les initiatives du secteur privé dans la création de cafés cultures, de galeries foisonnent un peu partout. A titre d’exemple, le cafeLibert’théoù les jeunes artistes encore peu connus exposent leurs œuvres, ou le café-théâtre de l’Etoile du nord où les artistes se rencontrent. Des projets artistiques comme « des communautés de slameurs» ont d’ailleurs vu le jour dans ces cafés. Après la période Benaliste, ces artistes n’ont plus à surmonter des problèmes de censure étatique, mais des difficultés financières, de manque de statut juridique, de manque de salles couverteset de consommation de stupéfiants. Certains taxent aussi l’état de mettre en place une politique laxiste face aux actions des salafistes qui ont perturbé l’exposition du Palais Abdellia en 2012. A cette époque, beaucoup d’artistes ont fait l’objet de menace de mort et leurs œuvres avaient été détruites.Concernant l’absence du statut juridique de ces espaces culturels, cela impacte sur la lourdeur de paperasse administrative que les propriétaires doivent compléter s’ils souhaitent par exemple ouvrir une bibliothèque consacrée à l’exposition photographique ou une salle de cinéma pour faire de projections… Ce lieu culturel peut être aussi utilisé pour défendre l’engagement des artistes dans des causes comme les problèmes juvéniles. Par exemple, à l’espace Mad’Art en Carthage où on retrouve les œuvres du peintre AtefMatallah , jeté en prison pendant un mois pour avoir possédé du cannabis. Les œuvres d’un tel artiste ne peuvent pas être exposés dans ce lieu pendant la règle Benaliste. Le rôle de l’Etat La Tunisie se démarque par sa multiculturalité et par ses diversités culturelles et religieuses. Cela pourrait constituer un avantage économique pour les entreprises étrangères qui s’implantent dans le sol tunisien mais jusqu’à maintenant, cela ne permet pas le développement du secteur culturel. Il est vrai que l’investissement dans les projets culturels requiert plus de risques que dans d’autres secteurs de l’économie. D’autant plus si la valeur ajoutée de ce secteur est plus conséquente, comme par exemple dans les pays Européens et Américains producteurs de films. Les problèmes rencontrés par les activités culturelles tunisiennes sont notammentdus à la limitation des moyens de l’Etat, au manque de mécènes et de sponsoring et à la fermeture des espaces cultures. Certes, la loi votée à l’ARP incite au mécénat culturel. Elle est axée sur la réduction de taxe afin de convertir les mécènes en investisseurs potentiels et la hausse des subventions jusqu’à 40 % en 2014. Notons au passage que la plupart des artistes comptent sur ces subventions de ministère. Seulement, cette législation n’a pas porté son fruit car beaucoup d’investisseurs pensent que la rentabilité de ce secteur n’est pas sûre. D’autre part, l’Etat n’a pas augmenté la subvention octroyée à la culture malgré la croissance des espaces culturels. En outre, depuis ces dernières années, des espaces culturels ont fermé aussi leur porte, comme le cas de Mass’art, Radio Chaabi, Bless 7 iss.Radio Chhabi qui dispose d’une salle d’enregistrement et des salles de répétition n’arrive pas à surmonter les contraintes financières et est obligé d’arrêter ses activités. Sa vocation est l’aide aux artistes en herbe avec une production gratuite et la formation aux diverses disciplines artistiques. Il en est de même pour Bless 7iss qui encourageait des nombreux musiciens à produire mais qui n’est plus capable de gérer leurs activités. Heureusement que tous les espaces culturels ne subissent pas le même sort car il y a ceux qui perdurent toujours malgré la crise économique comme l’Aristo, El Teatro… Ces espaces culturels qui réussissent sont le plus souvent financés par des hommes d’affaires. Le problème relève en fait de la démocratisationet de la valorisation de la culture, une initiative qui revient à l’Etat. D’autant plus que les espaces culturels étatiques servaient d’instruments peu favorables à la création artistique (certains étaient utilisés pour de meeting de parties politiques). Notons par ailleurs que le pays dispose d’un réseau de plus de 700 maisons de culture et bibliothèques réparties dans les gouvernorats. Les autres problèmes qui minent ce secteur sont l’inadaptation ou l’inaccessibilité du patrimoine culturel aux visiteurs ainsi que le cadre légal qui ralentissent les créatifs dans leur talent. Certes,le parrainage de la BIAT permet de soutenir les initiatives créatives mais ce secteur nécessite le déclenchement de plusieurs leviers pour être productif. Situation des artistes, intellectuels en Tunisie Les artistes ne restent pas bras croisés face à l’insécurité dans le pays. Ils se mobilisent en effet pour faire régner la paix. Ainsi, à la suite de l’assassinat du député Mohamed Brahmi et de l’attentat au Mont Chaabi qui a causé la mort de 8 soldats, ils ont manifesté au siège de l’ANC avec d’autres artistes pour défendre les valeurs républicaines. D’autres artistes, intellectuels et penseurs ont aussi manifesté leur indignation sur les tentatives de politiciens de mettre en place une transmission du pouvoir par héritage face à la situation économique actuelle. Ils ont dénoncé aussi l’augmentation des prix et la détérioration des conditions de vie des citoyens à cause de l’évasion fiscale atteignant jusqu’à 10 milliards de dinars chaque année. Pour conclure, la situation délicate du secteur culturel et artistique de la Tunisie nécessite la création d’une nouvelle dynamique et d’une amélioration des équipements et du cadre légal afin que ce secteur soit plus rentable.
L’éducation en Tunisie La pénibilité du métier d’enseignant Situation de l’enseignant en Tunisie   Au lendemain de son indépendance en 1956, le système éducatif de la Tunisie affiche une nette progressioncomparée aux autres pays arabes. En effet, en tant que premier pays dans la région maghrébine à avoir adopté la langue arabe dans l’enseignement en 1970, le système éducatif tunisien enregistre une hausse de taux de scolarisation et une augmentation de nombre d’écoles primaires, d’établissements secondaires et d’établissements secondaires depuis ces dernières décennies. Zoom sur le système éducatif tunisien et la pénibilité des métiers d’enseignant. L’éducation en Tunisie En Tunisie, l’éducation de base est obligatoire pour tous les enfants âgés entre 6 à 16 ans. Ainsi, depuis l’indépendance, le taux des élèves qui fréquentent l’école atteint 67 % en 2 000 contre 54 % en 1996. Le nombre d’écoles primaires, des établissements de second cycle et des universités a aussi décuplé entre temps. Cela impacte sur la baisse du taux d’analphabétisme, même s’il reste encore assez élevé en milieu rural. Le pays consacre d’ailleurs un budget annuel de 7 %environ de son PIB à l’éducation. Pour rappel, la promulgation de la loi sur la rénovation du système éducatif tunisien en 1991 instaure le premier cycle de 6 ans, le second cycle de 3 ans et l’éducation secondaire de 4 ans, l’intégration du bac technique et l’apprentissage du français et de l’anglais en tant que disciplines. Les programmes d’enseignement Tunisien sont calqués sur le modèle français. Le français est utilisé dans l’enseignement des matières scientifiques et techniques.Ce qui constitue un blocage pour les élèves qui ne peuvent pas maîtriser cette langue du fait de l’utilisation de la langue arabe dans l’enseignement et du changement d’orientation vers la langue française à partir de la 3 ème année du 1 er cycle de l’école de base.Tiraillés pendant tout leur cursus scolaire entre ces deux langues, les élèves ont du mal à maîtriser l’une ou l’autre de ces deux langues très différentes l’un de l’autre. D’autant plus que le nombre d’heures à apprendre le français diminue dès le secondaire au profit des matières scientifiques. Une politique défaillante du système de l’éducation qui pourrait aussi avoir un mot à dire sur l’inemployabilité des diplômés actuel. Il en est de même pour l’instauration du système « LMD »qui est pensé pouvoir s’adapter au système éducatif tunisien, mais qui a été pointé du doigt comme un facteur causant la croissance de taux de chômage chez les jeunes diplômés 2 décennies plus tard. Outre ce problème du tâtonnement de la politique de l’enseignement, le pays doit également relever d’autres défis comme la lutte contre l’abandon scolaire et l’analphabétisme dans le milieu rural, la généralisation de l’accès à l’éducationpréscolaire, le renforcement de la motivation et de la capacité des enseignants. A cela s’ajoutent l’adaptation des formations universitaires aux besoins des entreprises afin de réduire le chômage, le développement de filière TIC et l’amélioration des niveaux de qualifications des jeunes sortants des grandes écoles. La Tunisie compte d’ailleurs sur les organisations comme la Banque mondiale, Microsoft et Apple dans l’intégration des infrastructuresTIC dans le système de l’éducation. A titre d’exemple, parmi les projets soutenus par ces partenaires en éducation, on peut citer les bus connectés à internet par satellite dans les campagnes, la formation à distance en ligne à travers l’EVS etc. La pénibilité du métier d’enseignant Les maux du système éducatif tunisien rendent encore plus pénibles les tâches des enseignants. En effet, il y a d’un côté l’attitude des élèves qui ne se soumettent pas souvent à la discipline due à la conjoncture économique et politique du pays, et d’un autre, la dégradation des conditions de travail. Le métier d’enseignant est en effet pénible car ce professionnel aurait à mobiliser ses forces mentales, à imposer de discipline en classe afin qu’on reconnaît son autorité, et à transmettre son savoir aux élèves. Ce rythme pourrait l’épuiser et nuire à sa santé surtout s’il a un effectif important dans sa classe qui implique un nombre plus important d’élèves à affronter et decopies à corriger.Par ailleurs, l’enseignant doit aussi s’adapter aux nouveaux contenus des enseignements. Ce qui pourrait également générer du stress. C’est la raison pour laquelle ces professionnels devront prendre leur retraite plutôt que le prévoit la loi afin de rester en bonne santé. Concernant justement la pénibilité des conditions de travail de l’enseignant, même si en Tunisie, on n’a pas encore lu dans la une des journaux un prof aspergé d’essence ou frappé par un élève, bon nombre d’enseignants tunisiens souffrent d’une sensation d’épuisement total à la fin de leur carrière professionnelle.C’est à cause de l’indiscipline qui sévit dans les établissements scolaires, la fatigue et les comportements méprisants des élèves vis-à-vis des corps enseignants.A la charge psycho-sociale s’ajoute l’insuffisance de rémunération alors qu’on demande de plus en plus de qualification aux enseignants. L’insatisfaction et le stress sont même beaucoup plus élevés dans les établissements scolaires défavorisés et les classes difficiles à discipliner. Dans les réfectoires en maternelle par exemple, les maîtresses d’écoles doivent élever leur voix jusqu’à 90 décibels pour se faire entendre,et dans les établissements du premier cycle et secondaire, les enseignants doivent faire face au manque de reconnaissance, au problème d’intéressement des élèves et aux conflits avec les collègues. Les enseignants sont obligés de déployer beaucoup plus d’énergie pour intéresser les élèves dans les classes secondaires, alors que ces derniers sont peu motivés à la culture scolaire. C’est pourquoi, même les meilleurs enseignants les plus engagés dans son métier expriment parfois un découragement face à la pression permanente de leur métier. Or, ils doivent toujours puiser dans leur intérieur de l’énergie et de l’inventivité pour bien mener leur travail et chercher des solutions à l’absentéisme, au désintéressement des élèves… Situation de l’enseignant en Tunisie Face au contexte actuel et aux réformes du système éducatif qui n’ont pas porté leurs fruit, le métier noble d’enseignant perd tout son prestige. Ce professionnel est uniquement considéré comme un agent qui peut aider dans l’obtention d’un diplôme, mais qui ne bénéficie presque plus du respect. L’enseignement a effectivement pris un coup dur car autrefois un diplômé peut s’enrichir et gravir les échelons sociaux, alors qu’aujourd’hui, d’autres personnes n’ayant reçu que peu d’éducation peuvent gagner bien leur vie en exploitant le commerce parallèle par exemple. Les niveaux des enseignants du primaire et du secondaire dans les écoles publiques affichent aussi une sérieuse dégradation. C’est dû au fait que la préparation au métier d’enseignant au secondaire n’existe plus. Les professionnels apprennent le métier avec une formation dispersée dans les temps pendant les vacances au lieu d’un encadrement continu pour un meilleur bagage didactique. Et cela a aussi un effet sur le niveau des diplômés. Côté rémunération, les enseignants du secteur public sont mieux lotis avec leur situation stable qui leur permet d’assurer une pension de retraite. Ce qui n’est pas le cas pour les enseignants du secteur privé qui ne perçoivent pas de salaire pour chaque absence et qui doivent aussi faire des cours particuliers (maths, PC, sciences sociales) pour ne pas avoir des fins de mois difficiles. Par contre, les écoles privées attirent beaucoup plus les Tunisiens, s’ils peuvent se permettre d’envoyer leurs enfants dans ces institutions.Les infrastructures délabrées de certaines écoles publiques découragent aussi les parents à envoyer leurs enfants dans ces institutions. Pour conclure, le gouvernement doit faire sa priorité la solution permettant de résoudre cette faille du système d’éducation afin d’éradiquer le taux de chômage tout en améliorant l’image de l’enseignant.
La violence envers les femmes La violence envers les enfants Les causes de la violence : existe-t-il une solution pour minimiser la violence dans notre société ?   Les femmes sont quelquefois victimes de violence physique ou psychologique que leur inflige leur entourage, leurs partenaires sentimentaux ou leurs maris. Selon une étude effectuée par un établissement public, près d’une tunisienne sur deux a déjà subi de formes de violences et de discriminations. Certaines de ces victimes sont même décédées à la suite des agressions.Le point sur ce phénomène et leurs causes. La violence envers les femmes Les agressions envers les femmes sont quelquefois justifiés comme justifiables ou minimisées dans certaines sociétés. Ainsi, l’article 227 du code pénal ne châtie pas l’acte sexuel sans violence avec une mineure de moins de 15 ans si le délinquant épouse la victime. Heureusement que la législation adoptée par le Parlement supprime cette disposition et l’amende avec des mesures de punition pour le violeur dans l’article 227 bis. Cette loi vise à soutenir les pénalités à l’encontre des harceleurs sexuels sur les lieux publics, des personnes qui emploient des enfants mineurs à domicile, et des employeurs qui imposent de discrimination au niveau du salaire pour les femmes. La directrice de l’ONG Humanrights Watch se réjouit de cette loi et appelle également les autorités compétentes à abolir d’autres discriminations comme le fait d’établir un héritage différent pour les filles et les garçons tunisiens. Notons que pour les 6 premiers mois de l’année 2018, on a enregistré 312 cas de violenceenvers les femmes. 80 % des victimes sont agressées par leur mari suite à un conflit conjugal et 2 ont même trouvé la mort. La violence physique est d’ailleurs la première cause de décès des femmes âgées entre 16 à 44 ans et elle touche toutes les couches sociales. Le problème c’est que 57 % des victimes acceptent ces violences conjugales.Ce phénomène ne se limite pas uniquement au foyer. Les femmes subissent aussi le harcèlement et les agressions sexuelles sur le lieu de travail, en Tunisie comme dans les autres pays. Et ce même si la Tunisie a déjà cette loi sur la lutte contre la violence envers les femmes. Outre les harcèlements sexuels, elles sont aussi sujettes aux insultes, propos discriminatoires etc. Ainsi, selon une étude effectuée par l’UGT en 2017, 81 % des femmes sondées ont déjà souffert de violence psychologique sur le lieu de travail. Or, la plupart d’entre elles ne disposent pas de moyen pour dénoncer cette pratique, d’autant plus qu’elles craignent de perdre leur emploi. Ces manifestations de violence impactent sur la qualité de travail et la dérèglementation de l’administration publique si les victimes sont des fonctionnaires. Elles engendrent aussi un sentiment d’anxiété, de dépression, de panique tout en obligeant la victime à quitter son travail. Ces crises peuvent être dues entre autres à la crise ou le mal-être économique, aux privatisations, et à d’autres facteurs personnels. Pour les femmes victimes de ces agressions, ce sont notamment le manque des moyens financiers et les défaillances de l’accès à la justice qui les empêchent de porter plainte. De plus, les personnes qui connaissent les enjeux de cette loi luttant contre les violences envers les femmes ne sont pas non plus nombreuses. Notons qu’après le vote du Parlement tunisien de cette loi en 2017, on a vu l’apparition des unités spécialisées de traitement de violence dans les commissariats de police et dans les hôpitaux publics. La loi prévoit aussi l’instauration d’infrastructures permettant de protéger les victimes (sept centres d’accueil et de refuge).En moyenne, on enregistre ainsi 3 000 plaintes par mois aux commissariats de police et 10 appels par jour au numéro vert du ministère de la femme. Les statistiques indiquent que les enfants sont aussi victimes de violence. La violence envers les enfants Les agressions envers les enfants sont également justifiées comme inévitable pour leur éducation. Or, l’exposition aux méthodes disciplinaires familiales violentes, les viols sexuels des enfants et des adolescents impactent sur leur avenir. En Tunisie, l’UNICEF a déclaré que 93 % des enfants âgés de 2 à 14 ans sont victimes de violences psychologiques ou physiques. Pendant l’année 2016, on a ainsi enregistré 4 590 cas de violence. 37 % de ces cas sont dus à l’ignorance des parents. L’étude a aussi révélée que plus de la moitié des dossiers reçus sont issus des couples mariés,33 % environ des familles monoparentales. 42,5 % sont des enfants de famille modeste contre 5,9 % pour les enfants de famille aisée. Cette lutte contre la violence envers les enfants n’implique pas uniquement les parents bien que ces derniers doivent comprendre leur rôle dans l’éducation des jeunes et leur préparation en vue de la vie conjugale. La société et le milieu scolaire sont également engagés dans cette cause selon la représentante de l’Unicef en Tunisie. Justement, dans cette optique est né le programme nommé « Inspire » qui vise à financer les états membres de l’ONU, dont la Tunisie dans la lutte contre ce fléau. L’objectif est d’arrêter toute forme de maltraitance, de traite, d’exploitation et de violence envers les enfants. Mais la difficulté réside dans la mise en vigueur des lois protégeant les enfants contre les formes de violences. Les textes législatifs sont bien là, mais ils ne sont pas encore appliqués. Pour y remédier, il faut ainsi mobiliser toute la société qui collaborera avec les ministères concernés pour mettre en place une discipline adéquate. Ce programme a également pour objectif de renforcer les normes de l’éducation non violente pour les enfants. Cela nécessite par exemple l’investissement dans des programmes d’éducation aux parents dès l’âge prénatal afin qu’ils apprennentà mieux gérer leur stress et de choisir le dialogue pour instrument d’éducation. Par ailleurs, dans le milieu scolaire, l’UNICEF est aussi en train aussi d’élaborer une formation du personnel éducatif dans le cadre de ce programme afin que les enseignants puissent éviter le recours à la répression pour gérer une classe. Un club de citoyenneté sera également mis en place dans les établissements scolaires afin d’aider les enfants à se défendre. Une amélioration de l’accès aux services de santé et de protection sociale figure également dans le sommaire de ce programme. Les causes de la violence : existe-t-il une solution pour minimiser la violence dans notre société ? Selon le chercheur en civilisation islamique SamiBraham, la faiblesse de l’Etat avec l’écroulement de l’ancien système et la reconstruction des institutions font partiedes facteurs favorisant la violence dans notre société. L’enseignant de l’éducation islamique Imam Mohamed Salah Souissia quant à lui, souligné l’importance de la mise en pratique des préceptes de l’Islam sur la tolérance et le dialogue. Par ailleurs, le séminaire organisé par l’ONU Femmes et OXFAM de l’année dernière a émis des recommandations sur la mise en œuvre d’un plan national action sur les femmes, la sensibilisation des jeunes et parents aux risques d’internet et de réseaux sociaux ainsi que la création d’un centre indépendant de réflexion sur le sujet de relations entre hommes et femmes dans le but d’améliorer une image positive de la femme tunisienne. Enfin, concernant la violence subie par les chauffeurs de taxis et de louage, le directeur technique et commercial de la société de sécurité et de services a proposé une solution intelligente permettant de limiter les attaques violentes et armées perpétrées à l’encontre de ces professionnels. Il s’agit d’un système de contrôle à distance qui les avertit pour les protéger.  
 Etudier la médecine en Tunisie : un long parcours !  Exercer en tant que médecin en Tunisie Les difficultés du métier en Tunisie   Le rêve d’exercer le métier de médecin anime de nombreux jeunes. Pour les uns le prestige ou le respect les motive, pour les autresla bienveillance envers autrui, la rémunération ou l’amour des sciences humaines. Quelle que soit la raison qui pousse les étudiants à entreprendre ce métier, il faut au moins 7 ans pour l’exercer et les premières années sont très sélectives. Or, le gain n’est pas aussi forcément intéressant. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on enregistre une montée en flèche de l’exode de ces professionnels de santé Tunisiens en Europe, là où leur compétence est plus valorisée et où l’état des hôpitaux convient à leur attente. Zoom sur le parcours à suivre pour devenir un médecin, l’exode des médecins Tunisiens et les difficultés du métier. Etudier la médecine en Tunisie : un long parcours ! L’étude de la médecine lie la théorie et le pratique avec un cursus long. En Tunisie, les étudiants qui suivent cette voie doivent au moins finir 7 ans d’études pour exercer en tant que médecin généraliste. Ces années sont composées de 2 ans en PCEM ou premier cycle des études médicales, 3 ans en deuxième cycle ou DCEM et les deux dernières années en internat obligatoires. Pendant les deux premières années d’étude, la formation s’articule autour de l’enseignement des sciences fondamentales (anatomie, biologie, embryologie, physiologie, biochimie, génétique, secourisme…). Puis, les futurs médecins jonglent avec la connaissance scientifique et la pratique pendant les 3 années de DCEM. Enfin, pendant les deux dernières années d’internat, ils perçoivent un salaire de 200 euros.Les étudient doivent aussi valider des stages en première année, en deuxième année et des stages d’externat et d’internat.A la fin de ce parcours, ceux qui souhaitent pousser plus loin dans cette branche médicale peuvent se spécialiser dans une discipline spécifique. Pour ce, ils auront à faire 4 à 5 ans supplémentaires d’étude en fonction de la spécialité qu’ils ont choisie. Mais avant cela, ils doivent encore passer par les épreuves du résidanat avec un taux d’admission d’un tiers des participants.Le résidanat est le concours national qui donne accès à la spécialisation. Après la thèse de doctorat, les docteurs peuvent travailler dans le secteur public. Ceux qui ont fini les 4 ans de résidanat, quant à eux, ont la possibilité de poursuivre l’agrégation, l’assistanat… En ce qui concerne la médecine dentaire, le parcours est moins long, soit 6 ans d’études en pharmacie. On retrouve 4 universités de médecine en Tunisie (à Tunis, Sousse et Sfax) tandis que l’unique université de médecine de dentaire et de pharmacie se situe à Monastir. Concernant la sélection avant les premières étapes de cette étude, les facultés choisissent les étudiants titulaires d’un bac série sciences expérimentales ou mathématiques. Elles calculent notamment leur score à partir des notes des matières principales comme les sciences de la vie et de la terre, les sciences physiques et les mathématiques. Les bacheliers admis en faculté de médecine sont sélectionnés parmi les milles premiers dans les résultats de bac à l’échelle nationale avec une note moyenne de 16,5 au bac contre 17 en médecine dentaire. Cela est dû au nombre important des lauréats obtenantla mention très bien au bac comparé au nombre de sièges dans les filières médicales. A ce nombre s’ajoutent les étudiants du Lycée Gustave-Flaubert, la Lycée Pierre-Mendès et les boursiers des autres pays Maghrébins. Exercer en tant que médecin en Tunisie Le ministère de la santé publique emploie 87 % des médecins Tunisiens. Ces professionnels de santé sont affectés dans des hôpitaux, des centres de santé de base ou exercent en tant que médecin scolaire, médecin du travail, médecin inspecteur…ou ils gèrent les services techniques. En tant que fonctionnaire de la santé publique, le médecin jouit des avantages comme la prise en charge des soins, la retraite, les indemnités en cas d’invalidité ou de cessation d’emploi, et le droit à des congés. La CNRPS assure ces avantages. L’accès aux postes de médecin dans le secteur public se fait par voie de concours annuel. Les informations sur ces concours sont communiquées dans la presse nationale et dans les médias. Le médecin sortant peut aussi exercer en tant que libéral après avoir obtenu l’autorisation d’ouverture octroyée par le conseil régional de l’ordre des médecins. Il aurait aussi à faire une déclaration d’ouverture auprès de la recette des finances afin d’obtenir une patente. Cet investissement mobilise un certain fonds dans les environs de 3 500 à 4 000 dinars. Et une fois installé, les frais de fonctionnement du cabinet doivent aussi entrer dans son compte. Ils incluent les factures d’eau, d’électricité, le salaire du secrétaire, les assurances… Ces frais atteignent dans les environs de 4 000 dinars par an. Par ailleurs, s’il souhaite ouvrir un cabinet dans une circonscription occupée par un autre confrère qu’il vient de remplacer, il aurait à attendre un an après le remplacement. Concernant les tarifs et honoraires, ils sont déterminés par la législation. Le pratiquant n’a pas le droit de les abaisser dans un intérêt d’augmenter sa clientèle. Il est interdit aussi de pratiquer le forfait d’honoraires sauf si le cas est autorisé par la réglementation en vigueur. A noter que Tunis et Sousse enregistrent le nombre le plus important de médecins en exercice avec 3 619 à Tunis contre 1248 à Sousse. Les difficultés du métier en Tunisie Les mauvaises conditions des étudiants en internat avec un travail de 60 h par semaine pour certains, la pression de la hiérarchie, le manque d’équipement, la faiblesse de l’effectif font partie des difficultés du métier en Tunisie. Les hôpitaux publics sont défaillants en matière de moyens, d’effectif. Ainsi, les internes qui font des stages dans ces hôpitaux doivent assumer une lourde tâche. Voilà pour le quotidien des internes mais depuis ces dernières années, on assiste aussi à un exode des médecins tunisiens en Europe. Certains ont fait leur dernière année de spécialité à l’étranger et décident d’y rester et ce malgré la bonne qualité de la formation dispensée au pays. Pour les autres, c’est une opportunité de se constituer un fonds vu la rémunération des médecins au pays. Certains expatriés sont également motivés par un cadre de travail répondant à la norme. De plus, il ne faut pas occulter que le recrutement se fait rare au sein de l’administration publique. Au total, ils font donc 630 professionnels de santé qui décident de s’établir en France, en Allemagne et dans les autres pays étrangers pour l’année 2018. Et on estime un nouvel exode de plus de 900 médecins pour cette année 2019. Ainsi, d’ici 3 ans, 2 700 médecins vont quitter le pays. Ces estimations sont celles du secrétaire général de l’UGTT, NourredineTaboubi. Le secrétaire général de l’ordre national des médecins a aussi indiqué que 45 % des nouveaux médecins viennent de s’expatrier à l’étranger. Ce chiffre quadruplé depuis 2012 selon le propos du responsable.Il est vrai que la France manque de médecins et qu’elle fait le recrutement en Tunisie et dans les autres pays arabes et africains. Ces maux du secteur de la santé sont loin d’être résolus à moins que le gouvernement recherche des réponses adéquates aux préoccupations de ces professionnels de santé qui s’exilent en Europe.  
Présentation du salon de l'emploi en Tunisie PINSEC Objectifs du salon de l'emploi et programme Tanitjobs.com participe au Salon de l'emploi PINSEC Présentation du salon de l'emploi en Tunisie PINSEC Selon le dernier communiqué de presse de l’INS (Statistiques Tunisie, août 2019) sur les indicateurs de l’emploi et du chômage, la Tunisie a enregistré au cours du deuxième trimestre 2019, un taux de chômage de 15.3%  avec 12.3% chez les hommes et 22.4% chez les femmes. Le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans s’élève quant à lui à 34.4% avec une répartition similaire chez les hommes et chez les femmes avec respectivement 34.2% et 34.5%. Le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur sur la même période est de 28% avec 16,4% chez les hommes et 38,1% chez les femmes. La crise de l’emploi est aggravée par l'effondrement de l'industrie du tourisme, de la faible productivité agricole et de la pauvre capacité d’innovation dans les secteurs de l’environnement et des services. Par ailleurs, la Tunisie est un pays d’immigration et de transit : demandeurs et bénéficiaires d'une protection internationale, migrants de l’Afrique Subsaharienne, Syriens, Libyens, femmes migrantes seules, vivent en situation de difficultés économiques et d'accès aux services de base. Cela produit des conflits sociaux, le déni des droits fondamentaux, l'augmentation de la migration irrégulière vers l'Europe et les institutions n'ont pas la charge de la prise nécessaire du phénomène. De plus, les Tunisiens représentent la troisième nationalité en Italie en tenant compte du nombre de retours volontaires. Les associations de soutien aux jeunes tunisiens/ennes et celles pour la protection des droits des migrants ont besoin de renforcer le travail de plaidoyer et la mise en réseau avec des éléments novateurs et la conception des dispositifs opérationnels pour l’assistance sociale, médicale, juridique, la formation, l’orientation et l’insertion professionnelle. Le projet «PINSEC : Jeunes, femmes et migrants : Parcours d’Inclusion Sociale et Economique en Tunisie », cofinancé par l'Agence Italienne pour la Coopération au Développement, opère dans ce contexte et vise à contribuer à augmenter l'inclusion sociale et économique des jeunes tunisiens/nes, des migrants, et des migrants de retour. Il agit en synergie et complémentarité avec : Stratégie Nationale pour l’emploi 2013-17 et Plan de développement économique 2016-20 avec la croissance de l’emploi des jeunes et des femmes. Stratégie nationale du développement durable 2014-20 avec la création de micro-entreprises et d’emploi dans des secteurs innovants. Stratégie nationale relative à la migration 2015-20 avec le renforcement des capacités des OSC et des institutions dans la protection des droits et l’insertion socio-économique des migrants. FAMI-Rapatriement Volontaire Assisté -ERMES2- chef de file CIES pour la réinsertion socio-économique des migrants de retour. Dans le cadre de ce projet et en vue de favoriser l’insertion professionnelle à travers un rapprochement entre offres et demandes d’emploi, L’ONG italienne CIES, l’UTSS et ses partenaires locaux et internationaux, en collaboration avec la CTICI et l’ANETI organisent un Salon de l’emploi. Le Salon qui met en contact direct les entreprises en quête de compétences dans les différents domaines, avec les demandeurs d’emplois, a pour objectif de favoriser le placement d’un grand nombre de candidats à l’emploi à travers le Job Dating. Date : Mercredi 23 octobre 2019  Lieu : Hôtel Golden Tulip El Mechtel Durée : une journée, de 9h à 17h Population cible : Jeunes diplômés et non diplômés chercheurs d’emploi (50% Femmes) Migrant(e)s de retour Les entreprises cherchant des employé(e)s Objectifs du salon de l'emploi et programme:   Espace Objectifs Participants Plateforme Faciliter la gestion des offres d’emploi et des candidatures à travers un Matching des profils et des postes offerts. Faciliter l’organisation automatique du calendrier des entretiens suivant les CVs présélectionnés par les entreprises. Entreprises Demandeurs d’emplois Stands Entreprises Espace Be2Be   Mettre en contact direct les entreprises en quête de compétences dans les différents domaines avec les demandeurs d’emplois. Favoriser le placement d’un grand nombre de candidats à l’emploi tout en répondant aux besoins précis et spécifiques des entreprises. Espace fermé réservé aux entreprises et aux candidats présélectionnés à travers la plateforme (calendrier de RDV) Estimation : environ 300 demandeurs d’emploi (25 entreprises x 3 postes x 4 candidats par poste.) Conférence   Favoriser le partage de pratiques/expériences innovantes dans le rapprochement entre offres et demandes d’emploi et les mesures prises par les institutions publiques, privées et associatives pour s’adapter aux nouvelles réalités économiques et sociales du marché de l’emploi en Tunisie. Participation libre Estimation : 80 participants   Ateliers   Inciter les jeunes participants à adopter une attitude dynamique et proactive dans leur recherche et à développer leurs atouts pour un meilleur accès au marché de l’emploi. Participation sur inscription Estimation : 120 participants (40 participants par atelier) Espace/Pôle institutionnel   Informer et orienter les chercheurs d’emploi vers les services et opportunités facilitant l’accès à l’emploi. Présenter une prospection claire sur le marché du travail ainsi que sur les aides à la création d'entreprise et les formations.  Démontrer le dynamisme et les atouts des structures en lien avec l’emploi et la formation.   Entre 2 et 8 institutions : ANETI ATFP BIT ? Tanit Job ? Labès ? Environ 500 visiteurs Espace pour envoi de candidatures CV's   Installer une dynamique réactive et permettre aux chercheurs d’emploi de répondre sur le champ aux opportunités avancées par le pôle institutionnel.   Stand organisateurs Informer et orienter les participants vers les services d’appui développés par les organisateurs à travers leurs projets respectifs. Environ 500 visiteurs   Autres activités d’appui : Avant le salon Après le salon -Appui à l’envoi des candidatures à travers un pôle d’appui au Hub Dar El Ourabi (Equipe PINSEC) -Formation des candidats présélectionnés à l’entretien d’embauche (Equipe PINSEC et équipe ANETI) Formation en soft skills au profit des candidats retenus par les entreprises.     Tanitjobs.com participe au Salon de l'emploi PINSEC En tant que leader en matière de recrutement en Tunisie, Tanitjobs.com participera au Salon PINSEC pour répondre à la demande des chercheurs d’emploi et au besoin des employeurs. Depuis sa création en 2006, Tanitjobs.com s’est fait connaitre en tant que site d’offre d’emploi pionnier. Le site est la solution qui rencontre un immense succès avec plus de 350 000 candidats inscrits, 35 000 recruteurs actifs, et plus de 250 annonces publiées chaque jour. Le site rapproche chercheurs d’emploi et employeurs autour de solutions innovantes, grâce à sa gamme de services complets, innovants et gratuits.  Par sa participation au Salon, Tanitjobs.com se veut toujours proche des chercheurs d’emploi comme des recruteurs pour créer le lien entre eux et limiter les distances. Comme prévu le salon accueillera les recruteurs autant que les demandeurs d’emploi, Tanitjobs.com récoltera les contacts et les CV pour aider les deux parties à atteindre leurs objectifs mutuels. Participez au salon pour trouver l’emploi qui répond le plus à votre profil et peut être vous rencontrerez votre prochain recruteur. Rendez-vous le Mercredi 23 octobre 2019 au Golden Tulip Hôtel El Mechtel à partir de 9h du matin .
La fuite de cerveaux s’accélère Les causes de cette fuite de cerveaux en Tunisie Les inconvénients de la fuite de cerveaux   L’immigration constitue un facteur de croissance pour le pays d’accueil et des meilleures perspectives pour les immigrants mais une perte de gain pour le pays d’origine. L’immigration des cerveaux est une tendance mondiale mais dans le pays, cette pratique est encouragée par la révolution tunisienne et la conjoncture économique actuelle. Le point sur l’accélération de cet exode de cerveaux ainsi que ses causes et ses conséquences néfastes pour l’économie. La fuite de cerveaux s’accélère L’exode des diplômés de haut niveau Tunisiens (médecins, enseignants universitaires et informaticiens) s’aggrave depuis ces dernières années. Ces cerveaux jeunes ou expérimentés ambitionnent de voir de nouveaux horizons afin de toucher des rémunérations plus conséquentes. Leurs compétences sont aussi valorisées à l’étranger alors que dans le pays, ils ont du mal à trouver des conditions de travail plus favorables. Ainsi,selon le chiffre fourni par l’UGTT, due à l’absence de recrutement de médecins au cours des années 2017-2018, on recense un départ de 630 médecins pour l’année 2018. Ce chiffre peut augmenter jusqu’à 900 pour l’année 2019 et peut atteindre 2700 en 2022. Or, le secteur subit déjà l’exode de 1 500 médecins. Et depuis la révolution de 2011, 95 000 Tunisiens décident de partir ailleurs, dont la majorité en Europe pour des motifs financiers. En 2018, on dénombre ainsi 8 200 cadres supérieurs, 2 300 enseignants-chercheurs, 2 300 ingénieurs, 1 000 médecins et pharmaciens et 450 informaticiens expatriés. Avant 2012 par exemple, le pourcentage des médecins à s’immigrer environne 9 % des effectifs des médecins alors que cette part atteint 45 % en 2017. Les ingénieurs et techniciens font également partie des matières grises tunisiennes qui immigrent à l’étranger. Ils sont constitués notamment par les ingénieurs en informatique et les enseignants universitaires. Ces derniers s’expatrient dans les pays arabes pour enrichir leur CV et avoir des meilleures conditions de travail et de recherche.Quant aux ingénieurs, ils sont ciblés par les chasseurs de tête européens et par les entreprises dans les réseaux sociaux à cause de leur excellente compétence en informatique. L’Ordre des ingénieurs tunisiens a ainsi indiqué un départ de 10 000 ingénieurs depuis 2016. L’Association des Tunisiens des grandes écoles a de son côté, déclaré que le tiers de départ des sortants des grandes écoles est motivé par la quête d’une meilleure perspective d’avenir. L’OTE, quant à elle précise, que les PME tunisiens préfèrent délocaliser au Maroc depuis la révolution tandis que les graphistes et les spécialistes en communication sont accueillis par l’Algérie. Concernant les motifs de départ pour l’année 2018, 48 % décident de partir pour suivre leurs études, 34 %pour des motifs financiers, 34 %parce que la situation dans le pays ne leur plaît pas, 32 % quant à eux souhaitent vivre une nouvelle expérience tandis que 13 % s’expatrient parce qu’il n’y a aucun poste correspondant à leur qualification en Tunisie.A noter que la part des femmes augmente de plus en plus dans ce flux d’immigrants. Les causes de cette fuite de cerveaux en Tunisie Pour les mineurs et jeunes non diplômés qui prennent la mer illégalement pour quitter le pays et atteindre les côtes d’Italie, les motifs invoqués sont souvent le chômage, la misère et le désespoir dus à la situation économique actuelle. Certains ont des frères ou sœurs en France qui leur envoient des euros et dont leur esprit travaille avec la dépréciation du dinar tunisien et leur perte avec la paie en dinar. Le fait qu’un ingénieur débutant en Europe perçoit 3 000 euros par mois alors qu’en Tunisie, il ne gagne même pas le dixième de ce montant dérange ces talents. Et malgré le coût de la vie plus chère en Europe, ces immigrants calculent que le départ est plus avantageux qu’une carrière d’ingénieur dans le pays. De plus, certains trouvent que leurs compétences sont mal estimées en Tunisie et que les formations sont aussi périmées. Le départ massif des médecins tunisiens, quant à eux, est motivé par de nombreux facteurs en dehors des conditions salariales. En effet, le faible taux d’encadrement de personnel de l’administration ainsi que la répartition inéquitable de la charge de travail figurent aussi parmi les problématiques de ce secteur. La mauvaise infrastructure des hôpitaux avec la pénurie des médicaments et des équipements médicaux ainsi que l’absence d’une meilleure perspective d’avenir poussent aussi ces compétences à immigrer en Europe.On connaît que les établissements de la santé publique enregistrent un déficit de 700 MD à cause de la dégradation de la situation financière de la caisse sociale. Cette aggravation de la situation financière du secteur public profite également au secteur privé qui propose des salaires plus élevés.Pour les médecins expatriés, ils sont composés notamment des médecins seniors. Les 95 000 compétences qui s’expatrient depuis 2011 ne sont pas uniquement composés par les ingénieurs, les médecins et les enseignants à l’université. Des juges, des chercheurs scientifiques, des hommes d’affaires et d’autres profils variés décident aussi de résider à l’étranger pour avoir des perspectives d’avenir plus intéressantes. Pour atténuer l’aggravation de ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, le gouvernement devrait mettre en place de stratégies permettant d’améliorer les conditions salariales tout en alignant le système éducatif avec les besoins du marché. La révision de politique d’immigration des cerveaux et de migration des médecins publics vers le secteur privé peut être aussi une mesure efficace pour assainir ce secteur ainsi que la restructuration des hôpitaux. Les inconvénients de la fuite de cerveaux Si l’exode de cerveaux profite aux immigrants qui peuvent démarrer la construction de leur maison, acheter une belle voiture, et avoir des papiers et envoyer de l’argent à leur famille, ce phénomène a aussi ses répercussions néfastes sur le pays. En effet, cette immigration de compétences est source de perte conséquente en matière de budget pour le financement consacré par la Tunisie à chaque étudiant. En effet, le pays dépense environ 5 à 10 000 dinars par étudiant selon la discipline de l’étudiant. Ce qui produirait un cumul des milliards de dinars de budget investisdans l’éducation.D’autre part, même si les Tunisiens sont attachés à leur pays et pensent y revenir si les conditions économiques seront plus prometteuses, peu sont encore ceux qui y retournent effectivement. D’ailleurs, c’est pour attirer cette diaspora tunisienne que le gouvernement d’Youssef Chahed envisage la mise en place d’une stratégie pour attirer les talents tunisiens à l’étranger à contribuer au développement du pays en leur garantissant plus d’avantages lors de la création d’une entreprise. Concernant la possibilité des transferts de fonds, même s’ils contribuent à la croissance économique, il faut que les fonds transférés soient importants pour qu’ils profitent au pays d’origine. D’autre part, au fil des ans, les immigrants ont aussi tendance à adopter les points de vue des habitants du pays d’accueil, d’autant plus que ces derniers ne restreignent pas les nouvelles entrées des compétences qualifiées. Cette politique est motivée par exemple par la pénurie des médecins en France. En réponse à l’insuffisance croissante des professionnels de santé français, le gouvernement est obligé de favoriser le recrutement des médecins étrangers, quelle que soit leur spécialité. En conclusion, seule l’amélioration du système économique, éducatif et social du pays permet d’arrêter cette hémorragie de fuite de compétences à l’étranger.
Historique du transport en Tunisie L’état du transport en Tunisie Vers la modernisation du transport La Tunisie est un pays développé où les moyens de transport ne sont pas manquants. L’Etat détient une grande partie du transport routier, ferroviaire, TGM, métro léger, chemin de fer ainsi que la marine marchande et l’aviation civile.Le bon fonctionnement et la maintenance de ce système sont confiés au Ministère du transport dont le but est d’attirer un plus grand nombre d’investisseurs étrangers tout en boostant la compétitivité des entreprises à travers la modernisation globale de l’infrastructure. Historique du transport en Tunisie Le secteur du transport et de la logistique tient une place importante dans le développement de l’économie tunisienne et du commerce. Profitant d’une situation stratégique dans la Méditerranée, le pays a mis en place une réforme générale du système de transport depuis l’Indépendance. L’objectif est de devenir une plate-forme de commerce moderne entre l’Europe et le continent africain. Ainsi, après l’indépendance jusqu’aux années 70, les dirigeants du pays ont concentré leurs efforts dans la création de routes de campagne dans le nord puis dans l’emménagement de Tunis et des villes littorales. L’inauguration de la première autoroute date de 1986 et en 2007, elle dispose de 360 km d’autoroutes. Concernant le chemin de fer, la majorité de ce réseau est un héritage de la colonisation française. L’Etat a entrepris aussi des travaux de modernisation de rails avec la présence de la ligne électrifiée et la liaison du réseau ferroviaire avec l’Algérie. La ligne ferroviaire ancienne (TGM) reliant la capitale à la banlieue nordest toujours fonctionnelle. Le pays peut aussi se targuer d’être le seul à avoir un métro léger parmi les villes arabes et ce depuis 1985.Les transports urbains et interurbains, quant à eux, sont assurés par des opérateurs publics comme la SNTRI et des opérateurs privés du transport collectif. SNTRI opère aussi dans les régions ainsi que d’autres compagnies de bus comme la SORETRAS dans le gouvernorat de Sfax ou la société générale de Transport de Gabès. Les taxis sont également présents. De couleur jaune, ils possèdent des compteurs et peuvent assurer les déplacements à l’intérieur d’une commune. Concernant les compagnies aériennes, le déplacement à l’intérieur du pays est assuré par Tunisair, Tunisair Express, Nouvelair et Syphax. Ceux qui souhaitent recourir à un jet d’affaires peuvent quant à eux, se tourner vers Tunisavia. La liaison à l’avion à l’intérieur du pays existe entre Tunis, Djerba, Hammamet, Tozeur, Sfax, Monastir, pour ne citer qu’eux. Enfin, les réseaux maritimes relient le pays aux îles environnantes (îles Kerkennah, El-Jorf). La liaison est également possible entre la Tunisie, l’Italie, la France et l’Algérie. L’état du transport en Tunisie Ce secteur tient une place non négligeable dans l’économie du pays car il représente 7 % du PIB avec un effectif de 140 000 personnes. Mais ce secteur est encore confronté à des difficultés dans l’amélioration des réseaux routiers dans les campagnes éloignées, le financement du matériel utile à son développement, et l’amélioration de la qualité de ses services. Ainsi, dans les gouvernorats où les réseaux ferroviaires et routiers sont présents, les habitants n’ont pas du mal à se déplacer. En revanche, dans les campagnes du nord-ouest du pays où les maisons des habitants ne sont pas encore électrifiées et ne possèdent pas de desserte d’eau, les enfants parcourent des km à pieds pour aller à l’école. Ce qui constitue un facteur de déscolarisation des enfants dans ces villages éloignés. Pour y remédier, des associations ont mis en place un système de ramassage scolaire pour ces enfants afin qu’ils ne doivent plus subir ces conditions difficiles de transport. Paradoxalement, le transport urbain souffre des embouteillages dans le Grand Tunis. Le coût de ces bouchons atteint 600 MD par an à l’Etat. Cela est dû notamment à la hausse du nombre des voitures personnelles et l’absence d’un plan de restructuration du transport urbain.L’aménagement des échangeurs et des ponts ne permet pas de freiner le développement du parc des véhicules. Les réformes du transport urbain nécessitent l’accord de tous les opérateurs dans ce secteur (ministère du transport, de l’environnement, diverses associations privées ou opérateurs publics…). Or, il n’est pas facile de trouver des compromis entre tous ces intervenants. Par ailleurs, la performance du service des bus n’est pas aussi à la hauteur des attentes de la population. Pendant les heures de pointe, leur vitesse peut aller jusqu’à 7 km à l’heure à cause de la circulation dense et du non-respect de la priorité dans les carrefours. De plus, ce secteur peine péniblement au niveau du rendement car les prix de tickets ne suivent pas la conjoncture économique actuelle et la hausse du baril de pétrole ainsi que la dépréciation du dinar. Par ailleurs, le nombre de bus opérant dans ce réseau diminue aussi significativement. En 2010, on compte 960 autobus jaunes en ville et aujourd’hui il n’en reste de 300. La plupart de ces moyens de transport ont plus de 10 ans de service, et les entreprises opérant dans ce réseau ne peuvent pas se permettre d’acheter des pièces de rechange à cause de la détérioration du rendement de leur investissement. Pour améliorer le transport urbain, l’Etat devrait ainsi entreprendre l’amélioration des services du transport collectif et la promotion de l’intégration des bus dans les agglomérations urbaines. Ces solutions permettent de réduire l’utilisation de la voiture particulière dans les centres villes, tout en réduisant du coup les embouteillages. Notons que 24 % des Tunisiens utilisent leur véhicule particulier pour se déplacer en villes tandis que 74 % se servent du transport public occasionnellement. Mais selon un sondage effectué par Sigma sur les citadins et les personnes vivant en milieu rural appartenant à des milieux sociaux variés, 53 % des Tunisiens se montrent insatisfaits du service du transport public. Le sondage a également montré que 29 % des Tunisiens sont victimes de violence verbale en utilisant le transport public et 17 % de vol. Vers la modernisation du transport Voilà pour les problèmes du transport urbain qui nécessitent des solutions efficaces du Ministère chargé de la tutelle de ce secteur. Mais la Tunisie entend devenir un pôle méditerranéen de transport aérien et de commerce moderne entre l’Europe et l’Afrique avec la modernisation de ses moyens de transport. Cette réforme générale entre d’ailleurs dans le plan de développement du transport pour 2016 à 2020. Parmi les projets et propositions de modernisation, on peut citer entre autres la création de l’office national des postes frontaliers terrestres, la création d’un pôle pour le transport multimodal à Kairouan, la bonne liaison ferroviaire entre Tataouine et Zarzis… En effet, les moyens de transport performants apportent une grande valeur ajoutée à l’économie d’un pays. C’est dans cette optique de croissance à l’échelle économique que le pays envisage aussi le développement de moyens de transport et de liens commerciaux avec les pays arabes voisins et avec l’Europe. Or, il ne faut pas cacher que bon nombre d’entreprises souffrent de difficultés structurelles après la révolution de 2011. A titre d’exemple, la Tunisair et d’autres compagnies nationales et régionales qui nécessitent un fonds de financement conséquent. Leurs dépenses d’exploitation environnent 32 % en 2010 alors qu’elles atteignent actuellement plus de 50 % du coût total. Pour résoudre ce problème financier, l’Etat a mis en place un plan de restructuration afind’améliorer la performance et la qualité de service de ces compagnies.Enfin, rappelons que le renforcement de l’infrastructure de base et la modernisation du transport est un projet à l’horizon de 2020, mais l’élaboration de ces projets pourrait prendre plus de temps que prévu.  
Présentation de l’agence Les activités et les services de l’agence Tanitoss c’est aussi une équipe Présentation de l’agence Tanitoss.com est une agence spécialisée dans la création et le développement de site web. Active depuis 2008 sur le marché tunisien et le marché international, l’entreprise a su se démarquer par la qualité de ses prestations et a pu gagner la confiance d’un grand nombre de clients. Proposant différents services web, l’entreprise met tout en œuvre pour répondre aux besoins de ses clients. Toujours en quête d’excellence, Tanitoss.com recrute des candidats qualifiés et passionnés par leurs métiers. Disposant d’un bureau basé à Mourouj 5, Tanitoss.com a développé ses activités et le nombre de ses employés pour ouvrir un deuxième bureau aux berges du lac. Ayant à son actif une équipe d’une vingtaine de personne entre développeurs, designers, ingénieurs, webmaster et référenceurs, l’entreprise peut prendre en charge tous vos projets de développement web en vous assurant des résultats efficaces et rentables. Les activités et les services de l’agence Proposant différents services qui couvrent toutes les prestations web, Tanitoss.com devient leader dans la conception web en Tunisie depuis 2006. L’entreprise couvre les services de : CONCEPTION DE SITE WEB Du simple site web de base, site vitrine jusqu’au site e-commerce, sites de gestion, sites intranet, extranet, e-commerce, sites mobiles et les sites sur-mesure, l’équipe de Tanitoss.com vous propose la solution de conception web pour répondre à vos besoins. Il vous suffit de présenter votre projet et des propositions sur mesure et adaptées à vos attentes vous seront proposées. 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