Actualités emploi et conseils RH Tunisie

Actualités et conseils RH

  La douane en Tunisie en lutte contre la corruption L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie   La douane comme on le sait est une institution qui prend en charge la perception des droits sur les produits importés ou entrants sur le territoire. Elle surveille également le territoire à travers les missions sécuritaires comme le contrôle des flux de migration, le garde-côte, les marchandises à risque etc. En Tunisie, ce n’est pas un secret pour personne que cette institution fiscale souffre de corruption et de gangrène. Le point sur la situation actuelle de ce secteur. La douane en Tunisie en lutte contre la corruption Avec la tendance actuelle de la réduction de barrières de douane qui entraîne les accords entre pays ou régions afin d’améliorer les échanges à l’échelle internationale, il faut dire que le secteur douanière devient l’antre de pratique de pot-de-vin et de corruption, et ce dans de nombreux pays. La Tunisie n’est pas épargnée par ce phénomène. Ainsi, tout récemment le lundi 11 mars dernier, la police a fait la saisie de près de 2 000 comprimés Prelika et llko. Ces drogues ont été trouvées dans une voiture d’immatriculation algérienne qui s’apprête à quitter le territoire. L’année dernière, la douane a fait aussi une opération de 11 300 cachets d’ecstasy et de produits anesthésiante de 418 gr connue sous le nom de « drogue de zombie ». Cette substance pousse celui qui la consomme à commettre des crimes horribles. Ces substances ont été trouvées à bord d’un camion où se trouvait un passager tunisien résidant à l’étranger. L’année dernière, la Chambre nationale des artisans et exportateurs du corail a effectué aussi l’arrêt de la vente de plus de 5 tonnes corail saisies par la douane. Ces produits ont été saisis suite à la descente sur les domiciles des professionnels suspectés de contrebande ou d’irrespect du cadre réglementaire. Or, l’un de ces professionnels, le propriétaire de la société « Mériem corail » annonce avoir été étonné de cette mesure car il a obtenu une autorisation d’exploitation et de factures. Cet armateur de pêche de corail a fait l’objet de la saisie de 342 kg de corail destinés à être exportés vers Italie et Inde. Il a d’ailleurs décidé d’arrêter toutes ses activités d’exportation, en se contentant uniquement de découler ses produits sur le marché local et de les vendre aux sociétés exportatrices. Soulignons que les exploitants de ce secteur sont confrontés aux formalités administratives relatives à l’exportation de ce produit. Le corail est exporté vers l’Italie qui le transforme et le commercialise sur les grands marchés internationaux. Quoi qu’il en soit, les autorités et les responsables se mettent à sensibiliser les acteurs concernés sur la corruption dans ce secteur. 300 cadres et fonctionnaires de la douane sont ainsi poursuivis pour des affaires de corruption. Mais la porte-parole de la direction de la douane a indiqué que ces agents sont encore opérationnels et qu’il ne peut pas les écarter sans un procès de jugement à leur encontre. Mais si la justice établit leur culpabilité, ils seront écartés. Soulignons qu’outre la corruption avec la vente des marchandises non autorisées, les Tunisiens résidents à l’étranger et les opérateurs économiques se plaignent aussi de devoir mettre la main dans leur portefeuille pour libérer leurs marchandises dans les conteneurs. L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie Ce secteur n’est plus réservé aux simples sentinelles qui effectuent la surveillance de garde des côtes. Aujourd’hui, le recrutement dans ce domaine nécessite des compétences multiples pour arrêter les actes des contrebandiers, des contrevenants et d’autres évadés fiscaux. La douane en Tunisie entre aussi dans la lutte contre le terrorisme. La DGDDI est composée de deux branches qui s’occupe des opérations commerciales et administratives et la branche qui prend en charge la surveillance. La première s’occupe du contrôle des opérations de commerce international et de perception de taxe et sur les enquêtes et contrôle des entreprises. La deuxième est constituée des agents en uniforme qui exercent leur travail aux péages des autoroutes, près des frontières ou sur les routes. Leur mission est de déjouer les contrefaçons, les trafics en ciblant les recettes fiscales. On retrouve ainsi un large éventail de fonctions dans ce secteur comme l’inspecteur douanier, l’auditeur, l’enquêteur, le contrôleur, le vérificateur des marchandises, le rédacteur spécialisé dans les directions territoriales, le mécanicien auto, naval, ou aéronautique etc. Concernant l’obtention du statut d’opérateur économique agrée en Tunisie, il faut que l’entreprise et ses dirigeants aient un historique douanier sain pendant les 3 dernières années avant le dépôt de la demande. Elle doit aussi avoir une situation sans incident envers les caisses sociales. Ce statut pourrait être suspendu en cas de faute grave d’infraction douanière. Par ailleurs, les ministres de l’Equipement et de Commerce ont donné le coup d’envoi de la création de zones franches dans la région de Ben Guerdane. Ce projet d’investissement de 32,7 millions de dinars d’une durée d’exécution de 2 ans s’articule autour de l’aménagement d’une superficie de 60 ha sur un total de 150 ha qui comportera à 70 % des espaces réservés aux activités du contrôle douanier. Tandis que 20 % sera consacré aux commerces et aux entrepôts pour les industries. Ce qui permet de créer 2 000 emplois directs et 6 000 emplois indirects dans la région. Le projet vise aussi à mettre en place d’une plateforme de commerce qui constituera un portail vers l’Afrique. L’avenir du secteur douanier en Tunisie. Avant de parler de l’avenir de ce secteur, faisons d’abord le point sur les chiffres de l’an dernier. Ainsi, entre 2017 et 2018, les recettes des douanes de la Goulette-nord ont connu une hausse de 15 % de 93 MDT tunisien. Pendant l’année 2018, la douane a ainsi rédigé 5 396 procès-verbaux et 6,5 MDT de ces recettes proviennent de régularisation des cas à l’amiable. Selon les chiffres fournis par la porte-parole de la direction de la Douane, le service des opérations de contrebande a aussi déjoué entre autres 74 affaires de drogues, 14 dossiers d’armes et de drogues et 114 tentatives de passage irrégulier des frontières. Dans le contexte de croissance mondiale de l’année 2018, 6 pays sur les 10 ayant la plus forte croissance se trouvent en Afrique. La Tunisie ne figure pas encore dans ces pays mais elle possède un potentiel économique non négligeable. D’habitude, les exportations tunisiennes sont tournées vers le Maghreb et l’Europe, mais ces dernières années, le pays s’ouvre aux nouveaux marchés comme la Russie, les pays du Golfe et l’Afrique subsaharienne. Le pays compte ainsi doubler ses exportations en Afrique jusqu’à 6 milliards de dinars d’ici 2020. La Tunisie peut exploiter aussi son potentiel en matière de tourisme de santé et de loisirs pour les Africains ou d’autres secteurs comme l’ingénierie et conseil. Mais tout cela nécessite un rôle actif du gouvernement dans l’accompagnement des industries à potentiel élevé, la simplification des procédures douanières, la réduction du coût de la prospection à l’échelle internationale, le renforcement des dessertes aériennes et maritimes etc. Dans l’attente de l’éventuelle réalisation de ces mesures, l’Etat a déjà pris des mesures pour réduire les amendes douanières infligées avant l’année 2019. Selon le communiqué, les personnes concernées par des dettes ayant fait l’objet des procès douaniers peuvent s’acquitter de 10 % des amendes ne dépassant pas 1 million de dinar tunisien et 5 % des amendes dépassant ce montant s’ils paient tout le montant du tarif et des droits imposés et le reste des amendes avant le janvier 2020.
  Zoom sur le nord de la Tunisie Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie   La Tunisie est localisée à l’ouest de la Lybie et à l’est de l’Algérie. Sa superficie couvre 163 610 km2, ce qui lui fait le pays le plus petit de la région maghrébine.Le nord-ouest s’étend du Tabarka à Rouhia regroupant administrativement les gouvernorats de Beja, Le Kef, de Jendouba et de Siliana et couvrant 10 % du territoire. Mais Bizerte est la plus grande ville du nord. Il est considéré comme les zones les plus rurales du pays.Le centre est composé des gouvernorats de Sousse, de Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid. Sfax occupe le deuxième rang du pays en termes de population. Zoom sur le nord de la Tunisie Le nord possède une vaste étendue de forêts. C’est pourquoi l’Etat cherche à valoriser les ressources forestières de ces régions à travers le projet ayant obtenu le crédit de la Banque de 100 millions de dollars. Ce projet vise 25 paysages forestiers dans le nord dans 8 gouvernorats dont Bizerte, Jendouba, Siliana, Kasserine, le Kef, Sidi Bouziz et Kairouan. Le ministre de l’agriculture a aussi adopté le début de l’année dernière un décret permettant aux habitants des forêts d’accéder gratuitement aux ressources pour les cueillir en vue de les distiller sous condition d’être organisé sous forme de Groupement de développement agricole (GDA). Et cela en contrepartie de l’entretien et de la préservation de nappes forestières. Pour le moment, on n’enregistre que 3 signatures de GDA, qui ont défini leur périmètre d’intervention et leurs besoins en fonds d’investissement. Mais le projet devrait inclure 75 GDA environ d’ici fin de l’année 2019. Parmi cesGDA, il a le GDA de Maarouf dans le gouvernorat de Kairouan, présidé par la quadragénaire Wallid Sbai qui a fait des petits boulots avant de se mettre dans la fabrication d’huile de romarin.Son GDA est maintenant composé de 500 adhérents. Cette industrie artisanale a d’ailleurs contribué à propulser la Tunisie en tête du producteur mondial d’essence de romarin. La start-up Agri Land fondée en 2011, spécialisée dans la production d’extraits naturels au CO2 supercritique, dans la région de Kairouan a aussi augmenté la valeur ajoutée de ses produits. Cette société ne se limite plus à la production d’huile essentielle pour la parfumerie mais elle investit aussi dans la fabrication d’ingrédients naturels pour l’industrie agro-alimentaire et nutraceutique. Le site de cette entreprise située au milieu de 50 000 ha de nappes forestières produit de l’extrait de romarin, le lycopène de tomates et les OPC de raisins. En plus de ces comprimés alimentaires, elle se lance aussi dans la production des arômes de gingembre, de vanille, des extraits de biomasses etc avec sa vingtaine de salariés. Mais avec l’ouverture du nouveau site de production, une cinquantaine d’employés seront recrutés. Cette start-up sous-traite actuellement la production de ces additifs naturels des partenaires suisse et français. Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Le pays enregistre un taux de chômage stable de 15,5 % pour le dernier trimestre de l’année 2018. Dans le nord-ouest, il est de 17,5 % contre 19,1 % dans le centre ouest et 26,1 % dans le sud-ouest. Cette statistique s’explique par le faible taux d’investissement des opérateurs économiques ainsi que la difficulté d’accès aux financements bancaires et les disparités régionales post révolutionnaire. Les femmes sont les plus touchées par le chômage dans le nord-ouest là où l’agriculture est la principale activité économique. Le secteur privé est peu développé à cause du manque des capitaux. Justement à propos de ce chômage, le centre-ouest de la Tunisie, la Kasserine était deux fois le théâtre de pression sociale. Le premier lors de la révolution en 2011 et l’autre, vers la fin de l’année dernière lors de l’immolation par le feu du journaliste indépendant Abderrazak Jorgui, âgé de 33 ans.Cet homme sans emploi fixe s’est rallié à la cause des chômeurs installés depuis 9 mois devant le siège du gouvernorat. Mais exaspéré de l’absence de réaction du gouverneur, il a décidé de se transformer en torche humaine avec l’essence et mourut quelques minutes plus tard sans que personne puisse le sauver.Concernant le taux de chômage dans les régions ouest du pays qui affiche une baisse par rapport aux autres régions, la cause en est l’accroissement des nouveaux bénéficiaires des aides de l’Etat pour les personnes en situation précaire mais non pas la création de nouveaux projets de développement. Par ailleurs, pour lutter contre l’analphabétisation, première source de chômage, le ministre des affaires sociales a décidé de créer à Kairouan un centre de compétences. La création d’autres centres multidisciplinaires est également prévue dans les différentes zones de Kairouan afin d’inciter les personnes inscrites au PNEA (programme national d’enseignement pour adultes) dans la création de micro-projets.Notons que chez les femmes dans les zones rurales, le taux d’analphabétisation atteint 41 % et le secteur de l’agriculture affiche un taux de 53 % des agriculteurs analphabètes. Or, il faut dire que la région nord-ouest de la Tunisie est un véritable paradoxe. Elle possède beaucoup de richesses mais ses habitants sont pauvres. En effet, elle a d’importantes ressources hydriques avec des grands barrages, des cultures intéressantes, un potentiel forestier et écotourisme inestimable. Cependant, le taux de chômage est presque le double dans ces régions comparé à l’ensemble du pays.Les causes sont multiples. Premièrement, cette région vit d’un secteur agricole qui peine à décoller à cause de l’environnement climatique. De plus, la plupart des paysans résident dans les zones inaccessibles non dessertes par l’autoroute ni les réseaux ferroviaires. Ces populations sont également appauvries et déracinées au fil des siècles depuis l’époque beylicale, en passant par l’époque coloniale, jusqu’à l’époque de Ben Ali. Le gouvernement écarte aussi cette région dans ses projets d’investissement. Ce qui en fait que la région du nord-ouest figure en tête de liste en termes d’exode rural et de baisse démographique. L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Dans le cadre de la lutte contre le phénomène d’exode rural, le gouvernement a signé l’accord de financement de 86 millions d’euros du fonds koweïtien pour le développement arabe afin de réhabiliter les routes dans les régions rurales. Ce montant remboursable sur 22 ans a un taux d’intérêt de 2 % par an. Ce projet prévoit la réhabilitation de 912 km des 22 gouvernorats dans le but d’améliorer l’écoulement des produits tout en réduisant le coût de la production. Cela permet également d’améliorer le niveau de vie des agriculteurs tout en réduisant les migrations dans les autres villes ou régions. Le ministre du Commerce, Omar Béhi a aussi prévu la réalisation de 4 projets financés par la Banque mondiale d’un montant de 350 millions de dollars. Le premier concerne le financement de l’exportation pour les marchés à risques où les banques refusent leur soutien financier ; le deuxième projet porte sur le développement des paysages qui feront bénéficier 250 000 familles dans les régions forestières ; le troisième concerne sur l’inclusion des jeunes dans les régions désavantagées avec la création des projets innovants, à haute valeur ajoutée. Enfin, le quatrième projet concerne l’irrigation de 25 milles ha. Les trois derniers projets touchent plus particulièrement les régions nord-ouest et centre-ouest de la Tunisie. La Task Force, qui est une agence de multidisciplinaire assumera la réalisation de ces projets à l’échelle nationale    
  La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie   Le système pharmaceutique tunisien allie un modèle mixte du secteur public et privé. Les structures de règlementation et de contrôle, les organismes d’approvisionnement et les pharmacies œuvrent ensemble pour répondre aux exigences de santé publique du pays. Ce secteur exportateur constitue ainsi un poids non négligeable dans le développement économique de la Tunisie et dans la création d’emploi.Cependant, ilfait état de quelques insuffisances qui impactent sur ses performances. Focus sur les problématiques de ce secteur et son avenir. La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie La majorité de la population tunisienne bénéficie d’une couverture d’assurance-maladie. Elle est assurée par les régimes de la sécurité sociale ou par l’Etat pour les personnes les plus démunies ou au seuil de la pauvreté. Les problèmes du secteur pharmaceutique s’articulent notamment autour des déficits des caisses sociales et ceux des entreprises comme la PCT dont l’objectif est de garantir l’accessibilité financière aux médicaments. Le premier problème découle de l’inégalité entre les citoyens et de défaillance du système de couverture. En effet, bien que la population à revenus limités profite d’une assistance médicale gratuite, elle ne bénéficie pas d’un certain nombre de prestations et de médicaments.Or, cette privation est source de détournement dans les pharmacies, dans les polycliniques de la Caisse Nationale de Sécurité sociale et dans les entreprises publiques comme le STEG, la SNT… Les fonds détournés atteint 11 millions de dinars pour l’année 2016 dans les polycliniques de la CNSS selon le rapport de la Cour des comptes. Dans ces points de distribution, on note l’absence du pharmacien du contrôle et du suivi, le manque de fonctionnaires et le nombre important des patients. D’autre part, le secteur pharmaceutique tunisien est également confronté à des problèmes de pénurie de médicaments, à la lenteur de délivrance d’autorisation des mises sur le marché des médicaments (A.M. M),en dehors des difficultés structurelles(la Pharmacie centrale requiert aussi une restructuration). Outre ces crises, le secteur est aussi confronté à une crise d’ordre économique. Pour rappel, le système pharmaceutique tunisien est basé sur la rémunération en faveur des entreprises « innovantes » à travers les brevets et en faveur de grossiste et pharmacie avec la marge. Or, ce système ne permet pas de valoriser le rôle social du pharmacien. De plus, la liste des médicaments susceptibles d’avoir plus des effets indésirables que des effets thérapeutiques ne cesse de s’étirer alors que certains de ces médicaments peuvent même avoir des effets nocifs. Or, du fait qu’ils sont rentables au niveau commercial, ils sont toujours vendus sur le marché quitte à sacrifier des vies humaines. Il y en a ainsi des médicaments commercialisés à plus de 84 000 dollars qui ne peuvent même pas obtenir un brevet. Le scandale de fraude et manipulation des essais cliniques des firmes multinationales leaders dans l’approvisionnement des médicaments à l’échelle internationale explique ce phénomène. Les industries pharmaceutiques « innovantes » ne se soucient plus que d’engranger le maximum d’argent sans plus apporter d’innovation. Concernant justement le brevet des médicaments qui permet à son titulaire de défendre à un tiers le droit d’exploitation ou de l’innovation, le texte de la loi reconnaissant ce brevet est apparu dans la fin du 19 e siècle. Dans les années 80 jusqu’à 2005, ce type de privilège est octroyé aux industries pharmaceutiques étrangères afin qu’ils s’implantent dans le pays et y produisent leurs produits. Ce qui permettait à la Tunisie de ne pas importer des médicaments fabriqués localement. Or, ces firmes ont manqué à leur engagement qu’est l’investissement dans le pays pour garantir le transfert de la technologie. En outre, ce système de protection des droits de propriété est source d’abus car il se base sur un système d’escroquerie et de falsification d’essais techniques dans le but d’amasser des richesses tout en faisant peu de cas de l’aspect éthique. L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie On recense 43 entreprises pharmaceutiques qui emploient 8 800 salariés dans le pays dont 1 000 en service et 50 % des cadres diplômés de l’enseignement supérieur.La vente des médicaments affiche une croissance dans l’ordre de 7,5 % par an. La performance de ce secteur est assez satisfaisante au niveau d’exportation car entre 2012 à 2017, il a presque doublé passant de 60 MD à 116 MD. A l’horizon 2023, les objectifs sont le maintien d’une croissance à plus de 8 %, la création de plus de 2 000 emplois et l’accroissement de la production de l’exportation de l’industrie pharmaceutique de 13 % à 26 %.Pour atteindre ces objectifs, l’Etat devrait engager des réformes sur la politique d’achat des médicaments, l’approvisionnement par la Pharmacie centrale, l’accélération de délivrance d’obtention des autorisations sur le marché et l’investissement sur la biotechnologie. Notons que les unités dans ce secteur peuvent proposer plusieurs postes à l’intention des jeunes diplômés en pharmacie, en bioanalyse, chimie etc. Parmi les profils embauchés, on peut retrouver le poste de technicien en recherche clinique, technicien de laboratoire médical, bioanalyste, pharmacien chercheur, technicien pharmacie, pharmacologue, microbiologiste, pharmacien, ingénieur biochimiste, préparateur en parfum cosmétique et aromatique,ingénieur formulation de produits, chercheur labo, responsable des affaires réglementaires etc. Or, pour pouvoir embaucher des jeunes diplômés, il faut que ce secteur se spécialise et exporte plus afin de gagner en compétitivité. L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie Comme on l’a déjà vu plus haut, ce secteur aurait encore à faire face à de nombreux problèmes à solutionner. Parmi ceux figurent la pénurie des médicaments, la crise de la Pharmacie centrale qui tient le monopole de l’importation des médicaments… Concernant justement le manque de médicaments, ils concernent notamment ceux importés dont les génériques ne sont pas fabriqués localement. Or, à la source de cette rupture de stock se trouve les difficultés financières de la Pharmacie centrale et la hausse des dettes de CNAM et des structures hospitalières. En effet, la CNAM doit à la Pharmacie centrale 800 millions de dinars pour le mois d’avril de l’année 2018. Elle a promis de s’acquitter d’un montant mensuel à la Pharmacie centrale et aux structures hospitalières, mais elle n’a pas tenu cet engagement jusqu’à ce jour.Cela a fait exploser l’endettement de la Pharmacie centrale qui atteint 380 millions de dinars. Par ailleurs, la santé publique ne fournit que 25 à 30 % des recettes de la CNAM qui prend en charge la santé publique, le tiers payant et le remboursement, même si 80 % de la population effectuent des soins auprès du secteur public. Ce système atteint ainsi ses limites et il est nécessaire d’établir un autre système de financement de santé. Quant aux problèmes de la Pharmacie centrales, ils concernent la compensation des médicaments importés lors de l’achat des médicaments et les dettes de CNAM. Pour continuer à fonctionner, elle est obligée de puiser dans ses fonds de roulement afin de résister pendant quelques moins. Or, si ce secteur pharmaceutique pourrait surmonter ces crises et ces problèmes, il pourrait faire mieux en couvrant 70 % de la consommation locale. A noter que cette industrie constitue un important potentiel de croissance qui nécessite un renouveau. Les solutions à envisager consistent entre autres à soutenir la Pharmacie centrale, à renforcer le secteur de l’exportation et à revoir les marges pharmaceutiques et la politique de la prise en charge des médicaments par la CNAM.    
  Zoom sur le sud tunisien Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien   Le sud Tunisien aux portes du Sahara fait partie de l’une des principales attractions touristiques de la Tunisie.Palmeraies, lacs, dunes, oasis de montagne sillonnent cette région faiblement peuplée. Tozeur, Gafsa, Chebika, Tamerza, Mides,Chot-ElDjerrid, Nefta, Matmata… sont parmi les villes les visitées dans le sud. L’agriculture, le tourisme et le commerce parallèle dans les importations génèrent la majorité des ressources dans cette région. Focus sur la situation de l’emploi dans cette partie de la Tunisie. Zoom sur le sud tunisien Le Grand sud de la Tunisie s’étend sur une superficie de terrain de plus de 90 000 km2, ce qui représente la moitié de la superficie du pays. Cette région se démarque par son immensité de sable, ses massifs montagneux et ses nombreuses oasis de verdure. Ce qui lui permet de devenir un potentiel touristique énorme pour le pays.La présence de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, proche de l’île de Djerba ainsi que les infrastructures hôtelières haut de gamme en font l’une des destinations balnéaires les plus prisées du pays. Zarzis séduit en fait par sa proximité au désert, ses grottes troglodytiques, parTatouine et ses ksours ainsi que l’oasis de Ksar Gliane. Cette presqu’île de 75 000 âmes qui vivent essentiellement de la pêche et produit aussi de l’huile d’olive. Le sud comprend aussi deux parcs naturels dont le parc national de Sidi Toui et de Jbil qui est le plus grand de la Tunisie. Celui de Sidi Toui se trouve à une vingtaine de km au nord-ouest de la frontière de Lybie dans le gouvernorat de Médenine . Sa création date de 1991. Le parc s’étendant sur 6 315 ha abrite des animaux menacés ou disparus, quelques races d’oiseaux migrateurs et des variétés d’arbustes et d’herbacés. Le parc naturel de Jbil, quant à luia été créé en 1994. C’est le plus grand parc du pays car il couvre une superficie de 150 000 ha. Il abrite des espèces sahariennes protégées, des oiseaux rares et des reptiles. Ben Gardane, une autre ville rattachée au gouvernorat de Médenine, se fait aussi connaître pour son marché de produits importés de Lybie et des pays arabes car cette ville est seulement distante d’une trentaine de km de Lybie.DjbelDhar, quant à lui, est visité pour sa chaîne de montagnes, les ksours. Elle possède aussi des sites historiques impressionnants.Malgré les conditions rudes de la région, la population y vit de l’arboriculture (olivier, figuier et grenadier) etl’élevage de caprin qui permet d’assurer l’autosuffisance. Depuis les années 60 cependant, cette région tout comme les autres villes du sud, fait l’objet d’un dépeuplement et de l’exode rural. Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger Selon l’Institut national de statistique (INS), Tozeur, Gafsa et Kébili affichent le plus grand nombre des chômeurs avec un pourcentage de 25,6 % du nombre total sur tout le pays. Gabès, Médenine et Tatouine le suivent avec un taux de chômage de 24, 3 % pour l’année 2017. Le nombre de diplômés recensés au chômage dans ces régions atteint plus de 30 % des chômeurs.Quant aux docteurs, ils constituent 69 % des chômeurs. Ce manque d’opportunité a par exemple favorisé le développement du commerce illégal de trafic d’armes à feu, stupéfiants, carburants, prêt-à-porter etc. dans la région de Dhehiba, proche de la frontière libyenne.Des milliers de citoyens vivent par ce moyen afin de survivre et ces pratiques frauduleuses amortissent le taux de chômage et la hausse de l’exode rural dans cette région. Ce manque d’opportunités fait aussi l’une des principales raisons qui poussent les talents à immigrer à l’étranger. Les flux migratoires vers les pays d’OCDE ont connu une forte croissance depuis le soulèvement de 2011 mais ces trois dernières années, ils ont connu un répit. Toutefois, l’émigration vers la France est toujours d’actualité. Outre les motifs professionnels et l’étude, certains sont aussi animés par la volonté de la recherche d’un eldorado. L’intégration des émigrés dans les pays d’accueil se fait généralement sans trop de complications. Cependant, leur taux de chômage est assez élevécar leur taux d’emploi est assez faible. Leur situation professionnelle dépend aussi du pays d’accueil. Par exemple, en Suisse, en Amérique du Nord, ils n’ont pas de mal à entrer dans le marché du travail, ce qui n’est pas le cas en France, en Belgique ou en Italie. Néanmoins, les émigrés diplômes scientifiques n’ont pas beaucoup de mal à mettre en valeur leurs diplômes. Certains migrants qui décident de réinstaller au pays quant à eux, contribuent au développement économique en créant des entreprises. Le fait est que dans la plupart des pays Africains , les jeunes sont beaucoup plus au chômage que les adultes. Or, le travail est le principal moteur de la croissance sociale et économique car il améliore la qualité de vie, l’éducation, la couverture sociale etc. Dans cette optique, on peut citer l’initiative de la BAD (Banque Africaine de développement) à travers l’assistance de 111 startups tunisiennes. Ce qui permet de donner une chance aux petites et moyennes structures de développer leurs activités. L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien Pour le moment, les régions de Tatouine, BirLahmar et Smar ont fait l’objet de trois objets municipaux avant l’été 2019. Ces projets reçoivent le soutien financier du Bureau international du travail (BIT). Ils visent notamment à apporter des améliorations aux conditions de vie des habitants tout en créant des opportunités de travail afin d’accroître les sources des revenus. Ils visent aussi à mettre en valeur les ressources locales lors de la création des microprojets. Les moyens matériels seront fournis et la mise en place des projets municipaux sera en partenariat avec la société civile et le BIT. Dans le cadre de ce projet, ils ont ainsi sélectionnés une quinzaine de jeunes pour suivre une formation de BIT afin de pouvoir monter par la suite leur propre projet. Concernant les projets municipaux à Smar, ils concernent la construction d’un marché municipal, l’aménagement d’un parc et le lancement d’une industrie de transformation de poil de dromadaire à Ksar Ain. L’idée de cette unité de transformation est de pouvoir approvisionner ces matières premières aux artisans locaux. En ce qui concerne le projet de Tatouine, il tourne autour de l’assainissement et l’aménagement de l’Oued de Chriaa. Le BIT et l’Union européenne finance aussiun projet pilote de développement intégré pendant une période de 4 ans pour les gouvernorats de Tatouine, Kasserine, Gafsa et Jendouba. Le montant de ce financement environne 9,125 millions d’euros. De son côté, Gabès prépare aussi le sommet de la francophonie en 2020. A cette occasion, l’Université de Gabès a fait une table ronde sur le thème phosphate. La possession de la Tunisie de ce sel de l’acide phosphorique pourrait attirer les investisseurs, selon le PDG de la Compagnie de phosphates de Gafsa. Rappelons que d’ici 2050, la population mondiale va connaître une forte augmentation. Ce qui impacte sur la demande des engrais chimiques utiles à l’agriculture. Les engrais chimiques du pays sont de bonne qualité et ils peuvent apporter de nouveaux clients. Quoi qu’il en soit, le développement du phosphate engendre de pollution due aux effets de phosphogypse, sans parler de leur impact sur la santé. Elle a connu aussi un ralenti de production depuis ces dernières années avec une production de 8 millions tonnes par an en 2010 contre 5 millions en 2018.
   Bilan sur l’infrastructure en Tunisie Travailler dans le secteur de la construction en Tunisie L’avenir de la construction et l’infrastructure en Tunisie   La vétusté de l’infrastructure du transport entrave le développement de certaines régions de la Tunisie. Ces défaillances sont notamment dues à l’insuffisance du financement et à la déficience de gouvernance. Cette dégradation des voies routières date depuis 2007. Quoi qu’il en soit, de nouveaux projets comme le Réseau ferroviaire rapide qui relie le capital aux villes populaires du Grand Tunis sont en cours de réalisation ou les nouveaux ponts en construction à Siliana. Tour d’horizon sur la construction et l’infrastructure tunisienne. Bilan sur l’infrastructure en Tunisie Le manque des voies routières et ferroviaires caractérise certaines parties de la Tunisie. Cela se remarque notamment dans les régions du Centre-ouest et les régions du Sud-est. Pour rappel, les réseaux ferroviaires s’étendent sur 2 167 km à travers le pays. Ils transportent environ 12 millions de tonnes de produits alimentaires, de marchandises et de matériaux de construction. Quant au réseau routier, il se développe sur 22 000 km de routes et 640 km d’autoroutes à travers la Tunisie. Ce qui fait près de 75 % de routes bitumées dans le pays. Concernant les ports maritimes, le pays possède 8 ports maritimes commerciaux dont Bizerte, Radès, Sousse, Sfax, Zarzis, la Goulette et Skhira. Quant au transport aérien, les 9 aéroports internationaux qui emploient 14 000 salariés. Les problèmes de l’infrastructure tunisienne s’articulent autour de la mauvaise répartition du réseau de transport, notamment entre les zones côtières et l’intérieur du pays. De plus, certaines infrastructures dans les secteurs routières et maritimes demandent de travaux de modernisation.Certains gouvernorats ne disposent pas aussi de moyens suffisants pour gérer les pluies et les canalisations. Ce qui a provoqué l’effondrement du pont reliant Majed Bel Abbes à Feriana. Concernant les grands projets d’infrastructures actuels, en l’occurrence le Réseau ferroviaire rapide (RFR), la mise en exploitation de ce projet est prévu pour le mois d’octobre 2018 mais a été retardée jusqu’en 2026.Ce programme vise à construire un réseau ferroviaire de 80 km qui va desservir une zone de plus de 620 000 habitants. Le train pourra transporter près de 2 500 passagers environ toutes les 4 minutes pendant les heures de pointe,et toutes les 6 mn pendant les heures de la journée. Les causes de ce retard sont notamment la défaillance du groupe TECNIS qui devrait effectuer les travaux de génie civil sur la ligne D et le dépassement causé par le retard des travaux. Au début l’estimation du coût des travaux est 3,2 milliards de dinars alors qu’actuellement, il est estimé à 4,3 milliards de dinars. Ce qui nécessite une mobilisation d’une somme beaucoup plus importante (3 milliards DT) pour finir les travaux. La partie de l’autoroute entre Médenine et Koutine de 20 km est aussi un autre projet qui accuse un retard à cause du manquement de l’entrepreneur IsolouxCorsan. Cela est dû aux difficultés financières de cette entreprise qui est déclarée en faillite. Par ailleurs, il y a d’autres projets comme la construction de l’autoroute trans maghrébienne qui doit assurer la liaison de 5 pays du Maghreb et desservir une cinquantaine de ville et la construction d’une partie de route entre Sfax et Gabès qui sont encore en attente de réalisation. Tandis que le port en eaux profondes d’ Enfidha est déjà passé les stades d’études financières car il est déjà fonctionnel. Travailler dans le secteur de la construction en Tunisie Le secteur de la construction et de travaux publics propose divers métiers dont certains ne nécessitent pas de diplômes mais de formation, par exemple, le constructeur de routes. Il est possible d’exercer ce métier avec une expérience. Les entreprises de construction recrutent des nombreux ouvriers et personnel pour construire des infrastructures routières, ferroviaires, maritimes ou aéroportuaires. Parmi les postes à pourvoir on peut citer entre autres le canalisateur qui fait la pose des canalisations des réseaux d’eau potables, le chef de chantier qui suit la réalisation d’un chantier de travaux publics, ou encore le conducteur d’engin BTP qui effectue les travaux de terrassement, de nivellement etc. Les entreprises peuvent aussi recruter des agents pour assurer les travaux de conducteur de travaux, de constructeur de route, de couvreur, de dessinateur, de géomètre topographe, de grutier, de métreur etc. pour des nouveaux axes routiers ou pour l’aménagement des routes déjà existantes. La plupart de ces postes nécessitent la polyvalence et l’adaptation aux différents terrains. La bonne condition physique est également requise car il n’est pas rare que les constructeurs de la route travaillent la nuit pour éviter les embouteillages. Par ailleurs, ce secteur permet l’évolution de la carrière car un ouvrier d’exécution peut évoluer vers le poste de contremaître au fil des années d’expérience. Il peut aussi passer des qualifications professionnelles et devenir conducteur d’engin. Les personnes diplômées en BTP qui ne souhaitent pas travailler au sein d’une entreprise de construction peuvent également créer leur propre entreprise s’ils obtiennent un prêt bancaire. Parmi les projets qui ont recruté des ouvriers de construction ces derniers temps, on retrouve par exemple la construction d’un réseau routier à Siliana sur près de 820 km, le pont Oued El Maleh sur la RN 7, le pont de Oued Bouarada pour ne citer qu’eux. L’avenir de la construction et l’infrastructure en Tunisie La richesse en matière de construction du pays, l’aide des partenaires étrangers(Japonais, chinois etc.) ouvrent de nouvelles perspectives de relance de ce secteur. En effet, le pays regorge de marbre, de sable, de pierre, de gypse… des matériaux qu’on peut valoriser pour booster le développement du pays. Il figure en 4 ème rang mondial en termes de gypse avec des réserves de 60 milliards de tonnes. De plus, en lançant des projets dans le domaine de construction et de l’infrastructure, cela permet de lutter contre le chômage qui sévit dans certains gouvernorats. La construction des bâtiments écologiques respectueuse de l’environnement et de la santé de ses occupants constitue aussi un avantage en termes de coût et de dépenses énergétiques. Car même si le budget d’une maison écologique dépasse 10 % environ en termes de budget par rapport à un habitat classique, ces dépenses seront amorties après quelques années grâce aux gains avec le chauffage et l’électricité. Cependant, des problèmes administratifs empêchent encore le lancement du réseau national de la construction durable. Concernant la coopération avec les partenariats étrangers, le Japon et la Chine figurent parmi les partenaires dans la construction de la Tunisie. Le Japon finance par exemple le méga-projet de 830 millions de dinar tunisien de la Centrale de Radès C. Ce projet a permis la mobilisation de 2 000 ouvriers et des sous-traitants Tunisiens.Il vise à contribuer à l’amélioration de la capacité de production électrique et au contrôle du système d’approvisionnement en électricité du pays dans le but de répondre aux besoins des habitants pendant la période estivale. Un autre projet en cours d’études ou de réalisation concerne aussi la construction d’un pont qui relie l’Afrique et la Méditerranée. Ce pont de 150 km environ assure la liaison entre la ville de Haouria et l’Agrigente en Sicile. Le budget nécessaire pour ce projet qui requiert l’accord de tous les pays européens est de 230 milliards d’euros. L’objectif de cette conception est de réduire le nombre des migrants clandestins morts en tentant de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée.                                                                          
Comment se porte le tourisme tunisien ? L’emploi dans l’hôtellerie en Tunisie L’avenir du secteur hôtellerie en Tunisie   Le secteur touristique et hôtelier tunisien reprend de couleurs depuis ces deux dernières années après les attentats de 2015. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire qu’il arrive à surmonter les difficultés conjoncturelles et structurelles qui empêchent son développement. Outre les problèmes de financement des opérateurs dans ce secteur, le bradage du prix pour attirer les touristes, la qualité du produit et la remise à niveau des hôtels entravent également le lancement dans le tourisme haut de gamme. Le point sur l’état de ce secteur et ses perspectives d’avenir. Comment se porte le tourisme tunisien ? Quand on parle de la rentabilité d’un secteur économique, il faut toujours se référer à ses recettes par rapport aux pays voisins ou par rapport aux années précédentes où il affichait de belles performances. Si on prend comme référence la Turquie et le Maroc, pour la saison touristique 2016 à 2017 par exemple, ces deux pays ont affiché un nombre de touristes de 11 millions et de 39 millions et quelque pour la Turquie. De son côté, notre pays enregistre 6 millions de visiteurs pour ladite saison. Et pourtant, le potentiel touristique de la Tunisie est remarquable avec la construction des unités hôtelières de 4 à 5 étoiles et la réhabilitation de certains hôtels 3 étoiles. De plus, depuis ces dernières années, la Tunisie essaie de trouver des mesures permettant de renforcer la sécurité, tout en améliorant les offres de services. Citons par exemple des offres de tourisme saharien, tourisme de santé, écologique etc. Sans oublier la mise en place d’une soixantaine de vols réguliers pour attirer les touristes russes, européens de l’est et asiatiques. L’Open sky n’est pas la formule magique censée résoudre les problèmes liés à la génération de business des hôtels tunisiens. La problématique du secteur hôtelier du pays vient en fait de l’influence des tours operateurs qui fixent les tarifs des services touristiques. Ce qui oblige les hôteliers à brader leur prix afin de ne pas avoir des chambres d’hôtes vides. Or, cela entraîne l’incapacité de recouvrir les dettes bancaires. En outre, les hôtels en Tunisie souffrent de manque de maintenance et d’entretien suite au refus bancaire d’accorder du crédit. Les attentats de 2015 impactent aussi sur la venue des touristes. En guise d’info, le secteur hôtelier tunisien totalise 850 hôtels qui offrent 400 000 emplois. Ce qui fait vivre plus de 1,6 millions de Tunisiens et dont les recettes en devises peuvent assumer 70 % de la perte de balance commerciale du pays.Quoi qu’il en soit, les recettes du tourisme et de l’hôtelier ont affiché une embellie pour l’année 2018 avec des entrées touristiques de 8 299 000 personnes et quelques. Ce qui entraîne une hausse des recettes touristiques malgré la dépréciation du dinar. 91 % des visiteurs venant d’Europe vont dans les hôtels contre 25 % pour les clients de la région maghrébine. L’emploi dans l’hôtellerie en Tunisie Les débouchés abondent dans le secteur hôtelier depuis 2017 où les hôtels commencent à afficher une hausse de clients. Les postes vacants sont souvent les postes de femmes de chambres ou valets de chambre ainsi que le métier de serveur de bar ou portier. Les restaurant-hôtels recrutent également des cuisiniers et des pâtissiers. Il existe aussi plusieurs centres de formation permettant de décrocher des diplômes nécessaires dans ce secteur. En guise d’exemple, chez l’AFMT, pour ceux qui souhaitent débuter dans le métier pour devenir serveur, réceptionniste, pâtissier, agent d’entretien etc, ils auront à décrocher le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) après la dernière année en collège. La formation dure 2 ans et s’ils souhaitent se perfectionner, ils peuvent suivre la formation de brevet de technicien professionnel (BTP).Cet apprentissage dure également deux à trois ans avec un stage d’une durée de deux mois. Une formation professionnelle pertinente est utile avant de se lancer dans ce métier car la mauvaise qualité de service impacte sur les recettes des hôtels. A cela s’ajoutent une bonne image, et de nombreuses qualités humaines comme le sens du contact, la courtoisie ainsi que le sens du service et le dévouement. Pour tous les personnels de l’hôtel, l’organisation, l’ouverture, la solidarité et la rigueur sont aussi indispensables. Concernant les détails à reprendre dans les hôtels tunisiens, certains clients se plaignent de la mauvaise qualité des linges d’hôtels à Hammamet et Sousse. Ces détails sont dus au manque de formation du personnel du secteur de la buanderie et du nettoyage à sec. L’avenir du secteur hôtellerie en Tunisie La relance de l’année 2017 poursuit son cours pour l’année 2018. Certes, avec la hausse de la recette de 32 % sur les cinq premiers mois de l’année dernière, il y a de quoi à réjouir le ministre du Tourisme. D’autant plus que cette locomotive de l’économie fournit 500 000 emplois, soit 7 % du PIB. Ce chiffre est obtenu grâce aux différentes publicités pour faire connaitre la Tunisie. Le gouvernement a même pensé à l’affichage dans les rues de Moscou pendant la Coupe du monde. L’Office national du Tourisme produit aussi des vidéos qui permettent de lancer l’activité touristique tunisienne. Le pays a d’ailleurs décerné le prix de la meilleure vidéo de tourisme africain en 2017. Concernant la provenance des touristes venant dans le pays, 45 % sont des Français, 42 % environ des Allemands et le reste des Algériens, des Chinois et des Russes. Pour la saison d’été de l’année dernière par exemple, tous les hôtels de Djerba, de Hammamet , de Sousse et de Mahdia sont réservés. Les mesures de sécurité prises par les hôteliers (installation de portique et de caméras de surveillance) dans les établissements et présence des policiers à proximité des sites touristiques ont porté leurs fruits. Notons qu’il y a encore quelque 150 hôtels fermés à la suite de problèmes de non-recouvrement de crédit dans le pays. Le gouvernement devrait chercher des moyens pour remettre en exploitation ces hôtels. Les autorités doivent aussi penser à une meilleure cohérence des tarifs des hôtels pendant toutes les saisons car les tarifs en haute saison peuvent atteindre 4 à 5 fois de ceux pratiqués en baisse saison. Cela est dû à la durée trop courte de la haute saison alors que les établissements doivent gérer leurs charges. Mais si la reprise de l’activité du secteur touristique tunisien est en bonne voie pour les hôtels étoilés, les maisons d’hôtes ne connaissent pas une telle amélioration. Ces établissements sont au nombre de 200 à 300 dans le pays. Si leurs clients étaient avant 2015 à majorité étrangers, actuellement, ils sont des locaux. Ils doivent ainsi adapter leur offre en fonction de ces clients en baissant le prix de la nuitée et en optimisant la publicité locale. Ils comptent sur l’ouverture du ciel tunisien pour apporter plus de clients internationaux avec les billets d’avion moins chers. Bref, à l’heure actuelle où l’on parle de tourisme durable et intelligent en Tunisie et d’une croissance de recettes touristiques, le pays n’est pas encore complètement sorti du tunnel de l’instabilité politique de 2011 et des attentats de 2015. Les autres problèmes comme l’inadéquation de l’offre par rapport aux attentes des clients européens, la mauvaise infrastructure routière, l’endettement des hôteliers, le tourisme bon marché, la qualité de services…demeurent des défis majeurs pour ce secteur.  
Les régions les plus exploitées dans le secteur textile tunisien La concurrence dans le secteur textile tunisien L’emploi dans le secteur textile en Tunisie L’avenir de ce secteur   Le secteur textile et habillement constitue l’une des plus grandes filières pourvoyeuses d’emplois en Tunisie. Sa participation aux équilibres économiques et sociaux du pays est importante. Cependant, comme les autres secteurs en proie à la concurrence, celui-ci commence aussi à montrer des signes d’essoufflement et nécessite des mesures de consolidation pour qu’il puisse maintenir sa position. Dans cet article, faisons un petit tour d’horizon sur cette branche d’activité et son avenir. Les régions les plus exploitées dans le secteur textile tunisien Cette filière de l’industrie tunisienne est la force de l’économie nationale. Il tire profit notamment de son emplacement proche de l’Europe, de sa main d’œuvre compétitive qui lui permet de livrer rapidement des commandes et de son respect des normes internationales. Après une quarantaine d’année d’existence, cette industrie s’oriente surtout dans la confection des habits haut de gamme et fonctionnels en moyenne ou en petites séries. Ces activités sont réparties en entreprises de filature, tissage, finissage, bonneterie, confection et accessoires.Outre les prêt-à-porter, vêtements et sous-vêtements haut de gamme, ces industries confectionnent également des textiles techniques avec les produits comme les vêtements de protection, gilet de sécurité, airbags, sièges d’avion, filet de pêche, cordage, masque de protection, prothèses orthopédiques etc. Le gouvernorat de Monastir avec son pôle textile, le parc industriel d’El Fejja dans le gouvernorat de Manouba, le gouvernorat de Kasserine avec ses entreprises textiles et habillement font partie des régions opérant dans ce secteur. Il existe également des sociétés résidentes qui se lancent dans l’exportation à Nabeul, Sousse et Bizerte. La concurrence dans le secteur textile tunisien La filière textile, habillement et cuir compte 1880 entreprises dont 90 % sont totalement exportatrices. 45 % de ces structures sont en partenariat avec des industries étrangères. Ce secteur occupe une place de choix dans l’économie du pays car il génère 6 000 millions de dinars tunisiens d’exportation chaque année. Ses points forts s’articulent notamment dans la production et vente du coût minute. A titre d’exemple, pour le prototypage, il met 3 jours, la même durée pour l’industrialisation du produit et le cycle de production. Les produits seront ensuite  livrés dans un délai ne dépassant pas 3 jours. Cette production rapide et la forte réactivité permettent de maintenir la compétitivité et la rentabilité de la production à coût compétitif. Le bon niveau de qualité constitue aussi un atout de ce secteur. Ce niveau de qualité est assuré grâce aux instituts de formation universitaire et professionnelle mis en place par l’Etat. Citons entre autres, les centres sectoriels de formation d’agents de maîtrise et de techniciens en textile, l’institut supérieur des études technologiques de Ksar Hellal, l’école nationale d’ingénieur de Monastir, le centre de formation d’ouvriers spécialisés en textile etc. Les élèves sortant de ces écoles et instituts maîtrisent la quasi-totalité de cette filière. Les coûts salariaux faibles comparés à ceux en France ainsi que la législation favorable aux industries étrangères(accord de libre-échange avec l’Union européenne, la Turquie etc., exonération de taxes sur le revenu, le CA et les bénéfices pendant 10 ans)attirent les investisseurs à délocaliser leur production dans le pays. Enfin, le respect des normes européennes concernant l’environnement, la sécurité et la santé est un atout de la Tunisie face à d’autres pays. Cependant, ce secteur fait face à de nouveaux défis. La branche est entièrement dépendante aux donneurs d’ordre européens sur le plan approvisionnement et commercialisation. Or, le nombre de ces donneurs d’ordre est limité (Français, Allemands, Italiens, Belges et Anglais). A plus long terme, cet avantage risque de s’effriter avec la montée en puissance de la concurrence chinoise. La Chine peut en effet proposer des coûts plus compétitifs car elle ne respecte pas les normes internationales. De plus, elle propose des salaires très bas à ses ouvriers et fait même travailler des enfants. Les garanties de survie qui permettent aux industries tunisiennes de maintenir leur partenariat sont ainsi le rapport qualité-prix, l’accélération de la livraison de la commande et l’encouragement fiscal. Par ailleurs, le manque d’encadrement et l’absence de stratégie de marketing font aussi partie des problématiques à résoudre pour ce secteur. Il y a également l’insuffisance de matières premières.A titre d’exemple, beaucoup de régions ne sont pas encore desservies par l’eau. Ce qui constitue un blocage dans l’extension de l’exploitation des zones industrielles. Enfin, l’augmentation de salaire de ces 5 dernières années dans le secteur privé impacte également sur les charges des entreprises alors que la grande partie de leur production est assuré par la masse salariale. L'  emploi dans le secteur textile en Tunisie Ce secteur qui représente plus de 20 % des exportations tunisiennes emploie 176 000 personnes soit 32 % environ des salariés dans le secteur manufacturier. La majorité des salariés est composé de gent féminine. La branche confection occupe 75 % d’emplois et fournit chaque année 6 000 postes.Les métiers disponibles dans ce secteur sont nombreux. Citons entre autres le métier de patronnier-egradeur, maroquinier, designer textile, opérateur textile, opérateur de découpe, agent de finition textile,matelasseuse, coloriste textile, conducteur de machine d’impression, préparateur de commande, régleur de machines etc. La capacité de travailler en équipe ou en chaîne de production, l’art de la finition, l’endurance sont les qualités requises pour les opérateurs dans la production. Ce sont des postes qui représentent le plus grand nombre de recrutement. L’avenir de ce secteur Ce secteur a depuis longtemps traversé des crises car bon nombre d’entreprises œuvrant dans cette filière ont dû fermer leurs portes face au démantèlement de l’accord multifibres dans les années 2010. La pression concurrentielle de l’Asie ainsi que la hausse de salaire et de charges constituent aussi des difficultés empêchant son développement. Or, la baisse des exportations a entraîné la compression du personnel employé. Ainsi, depuis 5 ans, le secteur affiche une perte de 40 000 emplois et la fermeture de 400 entreprises. Pour promouvoir cette filière, la Fédération tunisienne de textile et habillement présente un plan de relance. Ce plan s’oriente vers l’élaboration d’un pacte de compétitivité à l’horizon 2021. La conclusion de ce pacte appartient au gouvernement et la Fédération. Selon cette dernière, il faut revisiter les règles d’origine régissant les échanges entre l’Union européenne et la Tunisie. Dans ce plan, les industries de textile doivent aussi respecter les valeurs de préservation de ressources naturelles, et la défense de la biodiversité. Il prévoit aussi l’amélioration des infrastructure set l’aménagement des nouvelles zones industrielles. Une enveloppe de départ de 50 millions de dinars sera d’ailleurs octroyée pour le développement du secteur dont 10 millions seront dédiés aux structures privées.Au programme, il y a également la mise en place des solutions incitatives spécifiques comme la prévision d’un tarif préférentiel de l’énergie et de l’eau, les procédures administratives facilitées etc. Le plan relatif à l’intégration envisage également les mesures pour attirer les partenaires stratégiques importants, la conception et le montage des projets avec les partenaires potentiels. En termes de promotion, la FTTH avance une solution du développement de la diplomatie économique afin d’améliorer l’accès aux marchés de l’Union européenne et aux marchés des Etats-Unis. Enfin, pour améliorer la formation tout en luttant contre le chômage, le plan prévoit aussi une formation de reconversion des diplômés en filière textile. Ces mesures prises pour le court terme et le long terme visent à constituer un tissu industriel solide basé sur une économie compétitive et exportatrice.
  Les secteurs d’emplois les plus demandés en Europe Les pays européens les plus ouverts aux africains La migration des ingénieurs tunisiens L’Europe, l’Eldorado des clandestins tunisiens   Avoir une expérience professionnelle à l’étranger offre de nombreux avantages. Outre le fait de rencontrer de nouvelles personnes, d’acquérir de nouvelles cultures et de nouvelles opportunités, cela apporte aussi un atout considérable pour son CV. Rien d’étonnant ainsi que des milliers d’Africains cherchent tous les moyens pour partir en Europe. D’autant plus que certains pays Européens sont plus ouverts aux immigrés et acceptent les demandes d’asile.Les emplois ne manquent pas également dans ces pays où les compétences, la disponibilité sont manquantes ou insuffisantes. Du développeur, chauffeur poids lourd jusqu’au viticulteur, serveur de café, aides à domicile et aides au ménage, pour ne citer qu’eux, des projets d’embauche foisonnent sur les sites en ligne. Si vous envisagez d’immigrer en Europe, dans cet article, on fait le point sur le travail dans ce vieux continent. Les secteurs d’emplois les plus demandés en Europe Le rêve illusoire d’un Eldorado a toujours animé des milliers d’immigrés qui partent pour l’Europe.La prospérité peut être au rendez-vous pour certains cadres et talents recherchés mais pour les autres, il faut piocher dans les journaux ou les portails de petites annonces afin de rechercher des moyens de survie une fois sur place. En France par exemple, malgré le 9 % des chômeurs, il y a des secteurs qui ne cessent de recruter. Parmi eux, on retrouve les postes vacants de mécanicien, électricien, consultant RH, commerciaux, auxiliaire de vie, assistants administratifs, assistant maternel, vendeur, employé de libre-service… Sans oublier le recrutement saisonnier des ouvriers agricoles, cueilleurs etc. et les postes d’agents d’entretien des locaux dans les entreprises. Dans la plupart des pays européens prospères, il existe toujours une pléthore d’offres de petits boulots. Concernant les métiers les plus attractifs en Europe avec des salaires exprimés en percentiles allant jusqu’à 100 K€ pour certains, on peut nommer les postes de gestionnaire ADV, comptable général, juriste droit des affaires, développeur web, data analyst, chef de projet etc. Pour ces postes de cadres, l’expérience, la formation, le type de la structure (multinationale, ou société ayant peu d’envergure) impactent sur le salaire. Concernant la protection sociale, les systèmes Français, Espagnols, et Danois constituent une référence. Les congés payés sont de 5 semaines par an contre 4 semaines pour les autres pays européens. Les pays européens les plus ouverts aux africains La Suisse est le pays qui attire le plus d’étrangers si on en juge par le nombre des immigrés sur son territoire 27 % environ des habitants contre 11 % en France. La plupart de ces étrangers sont des européens. La cause en est la facilité d’intégration sur le marché du travail des immigrés dans ce pays. De plus, avec 8 millions de population, les entreprises helvétiques ont besoin de nouvelles compétences. Mais les Africains qui partent vers l’Europe tentent souvent leur chance en Allemagne, Italie, France, Grèce, Suède et Norvège.L’Allemagne fait d’ailleurs partie des premiers pays à ouvrir ses frontières aux demandeurs d’asile.La France, l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni la suivent aussi dans cette voie. Toutefois, la politique de l’Hexagone envers le flux migratoire est plutôt vague. La France est le premier pays d’accueil des Africains pour les compétences comme les ingénieurs, les médecins, les architectes, les chercheurs, mais Elle resserre l’obtention de visa pour les autres profils. De son côté, le nombre de migrants africains clandestins qui débarquent sur les côtes italiennes ne cesse également d’augmenter d’année en année. Ce sont notamment des Lybiens, Syriens, Tunisiens qui cherchent à entrer clandestinement en Italie. L’Italie est en fait un pays sensible au politique d’accueil des Africains du fait de son emplacement géographique avec les côtes à 300 km de la Lybie. Notons que la Nigeria figure en tête des pays Africains qui pourvoient des migrants sur les embarcations de fortune pour traverser la Méditerranée. La Gambie, la Tunisie, le Mali, le Sénégal, le Ghana le suivent dans ce classement. La migration des ingénieurs tunisiens La tendance à l’exode du cerveau des Tunisiens (cadres, professions libérales) a commencé à l’aube de l’an 2 000. Mais le nombre des ingénieurs et techniciens qui rejoignent l’Europe affiche une hausse de plus en plus significative depuis la période post-révolution. Contrairement au nombre des ouvriers qui cherchent à vivre en Europe qui affiche une baisse.Les chercheurs universitaires et ingénieurs tunisiens sont notamment attirés par la France, l’Italie, l’Allemagnes, et Canada. La majorité des ingénieurs tunisiens (86%) sous contrat en Hexagone sont des spécialistes en informatique. L’obtention de visa long séjour est facilitée pour ces compétences. Ce qui fait que les jeunes étudiants en TIC qui se forment en France décident de rester là-bas après leurs études même s’ils ont un patrimoine conséquent dans le pays. L’impact de migration des chercheurs universitaires se fait ainsi voir dans le manque d’encadrement dans certaines filières. Les raisons qui conduisent ces compétences à s’expatrier en Europe sont nombreuses. Premièrement, il y a le problème de chômage dans tous les gouvernorats. Ce fléau touche même les sortants des écoles d’ingéniorat car les industries dans le pays ne peuvent pas toutes les recruter. D’autant plus que la plupart sont des petites structures de moins de 10 employés. Par ailleurs, si les entreprises s’arrachent les ingénieurs en TIC, les diplômés en agronomie ont moins de chances de décrocher un poste avec un salaire à la hauteur de leur compétence. Pour éviter la stagnation économique du pays ou éviter de vivre avec un salaire peu satisfaisant, les ingénieurs préfèrent s’enfuir à l’étranger. En effet, en Europe, ils touchent le quadruple de salaire en Tunisie. De plus, ils ont des meilleures conditions de travail (protection santé,environnement…). Il leur est aussi possible d’aller plus loin avec des projets plus ambitieux. Cette soif d’épanouissement constitue également le troisième motif des cerveaux tunisiens qui partent en Europe. Les européens ne sont pas aussi exigeants sur la mode vestimentaire. En outre, l’organisation, l’ambiance au travail et la valorisation des compétences sont motivantes en Europe. L’Europe, l’Eldorado des clandestins tunisiens Le phénomène d’immigration en Europe prend de l’ampleur depuis ces deux dernières décennies. De nombreux drames des immigrés tunisiens, voulant s’échapper de la dureté de vie, qui traversent la Méditerranée et y font leur tombeau alimentent les journaux. Certains de ces migrants sont interceptés par les patrouilles des garde-côtes en pleine mer. D’autres ont rencontré la mort. Selon les statistiques, on enregistre 3 100 personnes disparues en Méditerranée pour l’année 2017.A titre d’info, 30 % des jeunes de moins de 35 ans souhaitaient s’expatrier si l’occasion se présente avant la révolution 2011. Et l’étude de la FTDES en 2016 a dévoilé une hausse de ce chiffre à 40 %. Par ailleurs, 67 % des personnes qui quittent le pays irrégulièrement sont des jeunes âgés entre 20et 30 ans en situation précaire. Pour cette tranche de la population, les causes de cette immigration sont l’abandon des écoles, le manque de perspectives, la misère économique et le rêve d’un paradis européen. A noter qu’on enregistre 8 000 à 15 000 clandestins tunisiens en Europe. Ces personnes en situation irrégulière n’ont pourtant pas une vie plus décente que celle qu’elles ont dans leur pays. Elles doivent encore galérer pour survivre mais elles ont nourri le rêve d’un confort européen et ne souhaitent pas retourner dans le pays où décevoir leurs siens qu’elles n’ont pas réussi.
  Présentation de l’industrie aéronautique en Tunisie L’emploi dans le secteur aéronautique en Tunisie L’avenir du secteur aéronautique en Tunisie   Le fait d’être proche de l’Europe et de disposer d’une main-d’œuvre compétitif a convaincu les nombreux investisseurs dans le secteur aéronautique à s’implanter en Tunisie. Le niveau des ingénieurs tunisiens et l’étendue de l’infrastructure routière constituent aussi les atouts de ce créneau à haute valeur ajoutée. Sans oublier que le pays a mis en place un dispositif fiscal permettant l’exonération de droits et de taxes pour les sociétés totalement exportatrices et la liberté de transfert de capital. Les industries françaises font partie des leaders dans cette filière en détenant 70 % de la main d’œuvre employée dans le pays. Tour d’horizon sur l’état de lieu de ce secteur. Présentation de l’industrie aéronautique en Tunisie  Avec la conjoncture économique difficile dans la plupart des pays, l’industrie aéronautique européenne préfère aussi produire une partie des équipements de leurs Airbus dans les pays lowcost. Le fait de pouvoir proposer une main-d’œuvre qualifiée à coût abordable est désormais un atout pour la Tunisie qui devient un maillon essentiel de la production d’Airbus, et ce depuis une dizaine d’années. Une partie de l’Airbus A320 est en effet produite à Tunis avant d’être assemblé à Toulouse. Cette coopération a perduré au fil des ans de sorte qu’il y a actuellement un vol reliant quotidiennement le capital et la ville de Toulouse. Ce sont notamment les ingénieurs, les formateurs et les responsables de production qui prennent cette navette car les productions sont acheminées par bateau. Ce secteur représente 3,8 % du PIB du pays. Il emploie actuellement plus de 17 000 personnes réparties dans les 81 entreprises travaillant dans cette filière. La plupart des productions de ces industries sont les sièges de cabines et d’avion. Le secteur constitue un réservoir d’emploi non négligeable car il permet de fournir 1 000 emplois directs chaque année. La croissance de cette filière peut être estimée aussi par la montée en puissance de la valeur de production en passant de 30 millions d’euros en 2010 à 229 millions d’euros en 2016. L’Etat envisage même une croissance dans l’ordre de 25 % à l’horizon de 2025. Et pour l’année dernière, on enregistre 1,5 milliard de dinars en termes d’exportations, la France en tête avec 88 % des exportations. La force du pays est surtout ses nombreux atouts. Premièrement, elle est un vivier de compétences car elle figure en troisième rang mondial sur le nombre de diplômés en troisième cycle dans les filières sciences, ingénierie et construction. Chaque année, 30 % des sortants universitaires sont issus de ces formations. De plus, les ingénieurs tunisiens acceptent d’être moins bien payés que les voisins marocains ou même les ingénieurs de Roumanie et de Pologne à cause du grand nombre des diplômés disponibles et le coût de vie. L’exonération fiscale et les nombreux avantages proposés par la loi sur l’investissement incitent aussi les acteurs de la filière aéronautique européenne à s’installer en Tunisie. Parmi les fleurons des acteurs du secteur aéronautique implantés en Tunisie, on peut citer Stellia Aerospace et Zodica Aerospace. La première est une filiale d’Airbus et la seule structure qui produit des aérostructures en Tunisie. Cette entreprise enregistre plus de 70 millions d’euros d’investissement depuis son implantation en 2009 avec 900 collaborateurs. Son parc aéronautique est situé au sud de la ville de Tunis. Zodiac Aerospace, quant à lui, est créé en 2016 avec 3 000 collaborateurs en 2016. Le groupe a mis en place des technologies de contrôle d’ergonomie et de la production. Parmi les donneurs d’ordre mondiaux, on retrouve aussi les acteurs comme Latécoère, Hutchinsonetc. A noter que la Tunisie peut aussi tout produire à commencer par le câblage, composite, le travail de métaux, jusqu’aux équipements et traitement de surface. L’emploi dans le secteur aéronautique en Tunisie L’industrie aéronautique tunisienne figure parmi les industries exportatrices des produits en Europe dans le pays. La France est le leader des entreprises résidentes avec une quarantaine de sociétés. L’Italie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis accaparent aussi une part de marché sous forme de participation au capital. La création du centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique permet aussi d’offrir des formations professionnelles adéquates à plus de 600 jeunes par an. Airbus a inauguré aussi un centre de formation technique situé dans l’aéroport de Tunis-Carthage. L’entreprise Telnet en partenariat avec le groupe Safran a ouvert aussi un centre d’ingénierie pour les métiers d’aéronautique. Cette industrie propose une variété de métiers pour les cadres, salariés et ouvriers. Citons par exemple les postes d’ingénieur en aéronautique, ingénieur en système embarqué, technicien supérieur en électronique, ingénieur électronicien de système de sécurité aérienne, ingénieur calcul, préparateur méthodes. Parmi les postes des techniciens et opérateurs, on retrouve les métiers comme le technicien d’essai, ajusteur-monteur, monteur-câbles, stratifieur, chaudronnier, tuyauteur, technicien maintenance… Il y a également les agents techniques de l’aéroport comme l’aiguilleur du ciel, l’agent de sureté, le préparateur du vol, le chef d’escale… Sans oublier les personnels navigants comme le pilote et les stewards. La liste est non-exhaustive. Le niveau d’admission et de formation n’est pas le même pour tous ces métiers. Mais pour les techniciens supérieurs et ingénieurs, il faut notamment un diplôme de brevet de technicien supérieur et bac+5 pour les ingénieurs. Les offres disponibles sur le secteur peuvent être en CDD, CDI ou par intérim. Le secteur propose d’ailleurs une perspective d’emplois intéressante. A titre d’exemple, récemment l’Occitanie envisage l’exportation de son savoir-faire en Tunisie. Pour la petite info, cette région tient la première place en Europe dans le domaine aéronautique avec 800 entreprises et des fournisseurs en sous-traitance. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a approvisionné aussi la chaîne de l’industrie aérospatiale dans le site de production de Figeac Aéro Tunisie. Le projet vise à renforcer la compétitivité des industries travaillant dans ce secteur. Notons que 6000 ouvriers travaillent actuellement dans cette filière. Certains de ces ouvriers ne font pas uniquement la pièce de rechange mais effectuent jusqu’à la réalisation de sous-ensembles assez complexes. Cette filière est d’ailleurs l’un des rares secteurs qui a fourni des milliers d’emplois aux chômeurs après la révolution. L’avenir du secteur aéronautique en Tunisie Pour maximiser les perspectives de développement du secteur, l’Etat envisage aussi une coopération avec les acteurs russes de l’industrie aéronautique et de l’automobile. Certes, la relation bilatérale entre les deux pays n’est pas aussi avancée que celle de la relation avec la France, mais des progrès majeurs sont déjà effectués dans le domaine du tourisme, agro-alimentaire, textile et habillement avec la Russie. C’est ce qu’a précisé le diplomate. Par ailleurs, le niveau de la formation des diplômés tunisiens est un atout considérable pour un avenir de ce secteur. La formation d’excellence dispensée aux métiers d’aéronautique comme le câbleur, le monteur de structures d’aéronefs constitue une forte valeur ajoutée à cette filière. Cependant, le secteur doit faire face à quelques difficultés comme la mise en place d’une filière structurée, la réalisation des projets d’infrastructures etc. Pour que le chiffre en exportation continue à progresser, il faut toujours fournir un supplychain de qualité qui possède de savoir-faire multiples. Les domaines de fabrication de commandes numériques, le découpage et le pliage de carrosserie, l’aéro structure métallique ainsi que le traitement de surface offrent aussi de nombreuses opportunités d’emplois et d’investissements pour les industries étrangères.