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Zoom sur la retraite en Tunisie La retraite anticipée en Tunisie La retraite en Europe versus Tunisie Dans la plupart des pays, il est de coutume d’arrêter de travailler lorsqu’on atteint 60 ans. On touche alors une pension calculée en fonction du nombre d’années de service et de fonction exercée. En Tunisie, la loi prévoit une hausse de l’âge de la retraite à 62 ans à partir de juillet 2019. Cette batterie de mesure vise essentiellement à renflouer le déficit des caisses sociales. Zoom sur la retraite en Tunisie La ratification de la loi sur la retraite de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en séance plénière du 3 avril dernier a relevé l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans. Pour l’info, l’adoption de cette loi a fait l’objet de longues concertations entre la centrale syndicale (UGTT), la centrale patronale (UTICA) et le gouvernement. L’assemblée de peuple l’a rejeté lors du passage en plénière en décembre 2018. Le ministre des affaires sociales l’a ensuite fait passer à l’ARP pour l’adoption. Le projet de loi voté par les parlementaires complète la loi du 05 mars 1985 portant sur le régime des pensions civiles et militaires de retraite. 121 députés sont pour l’allongement de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, 11 se sont abstenus de vote et cinq contre. Cette prolongation obligatoire d’une année de retraite concerne les fonctionnaires qui sont prévus de partir à la retraite entre le 1 er juillet et le 31 décembre 2019. A la fin de l’année supplémentaire, selon la nouvelle loi, les fonctionnaires et employés peuvent encore prolonger leur retraite de 4 ans.Ceux qui ont atteint l’âge de retraite à partir du début janvier 2020, quant à eux, peuvent continuer de travailler pendant deux ans. Quant aux fonctionnaires qui ne souhaitent pas prolonger volontairement leur retraite après 61 ans à partir du 1 er janvier 2020, l’âge de passage obligatoire à la retraite est 62 ans. A partir de cet âge, ils peuvent encore prolonger leur départ à la retraite pendant 3 ans. Par ailleurs, il existe des exceptions pour les agents de police, les enseignants et les militaires. Les femmes constituent aussi une exception. La prolongation du départ n’est pas obligatoire pour la gent féminine. De plus, si une travailleuse du secteur privé souhaite prolonger jusqu’à 65 ans sa retraite, elle doit obtenir l’accord préalable de l’employeur. D’autre part, à partir de cette année, la cotisation de l’employeur affiche une hausse de 2 % et du salarié de 1 %, ce qui produira une annuité de 2 % pour chaque année supplémentaire. Une telle mesure permet aux fonctionnaires d’augmenter le montant de leur pension de retraite. La retraite anticipée en Tunisie Le pays propose une prolongation de l’année de retraite mais elle permet également le retrait dans la vie active pour les personnes intéressées. Cela est stipulé dans la loi n°51/2017 en date du 28 juin 2017. Cette loi qui entre en vigueur depuis le mois de janvier 2018 inclut 7 articles concernant les conditions de départ à la retraite anticipée. Le premier article concerne les salariés travaillant dans la fonction publique qui arrivent à l’âge de la retraite pendant la période entre le 1 er janvier 2018 au 1 er janvier 2021. Les agents et ouvriers qui ont complété la durée de travail requise pour obtenir la pension sont également concernés selon le deuxième article.Les personnes concernées auront à envoyer une demande écrite conforme aux dispositions administratives. Une commission spécialisée au sein du gouvernement étudie ces demandes de départ à la retraite. L’acceptation de la demande implique le versement de pension immédiatement après l’arrêt du travail. En cas d’un éventuel refus de la demande, la commission doit justifier sa décision selon le quatrième article. Selon l’article 6 de cette loi, l’employeur prend en charge du montant de la pension de retraite et des cotisations sociales de l’employé pendant la période entre son départ à la retraite et l’âge où il doit légalement se retirer de la vie active. Ce retrait anticipé de la vie active concerne 7 400 fonctionnaires publics. Cela va engendrer un coût de 134 millions au budget de l’Etat. Le ministre de la fonction publique a par ailleurs indiqué que les fonctionnaires ne sont pas contraints de partir à la retraite. Avant la fin du mois de mai 2017, par exemple, le premier appel touche les fonctionnaires âgés entre 57 à 59 ans qui sont éligibles à la retraite anticipée.La pension de cette tranche d’âge de travailleurs aura le même montant que celle qu’ils devront recevoir s’ils sont retraités à 60 ans. Pour pouvoir bénéficier de cette retraite anticipée, ils doivent seulement être affiliés à la Caisse nationale de retraite et de prévention sociale pendant au moins 15 ans.Un second appel des fonctionnaires âgés de moins de 55 ans et affiliés à la CNRPS pour au moins 5 ans qui souhaitent quitter la fonction publique est également lancé. Ainsi, pour l’année 2017-2018, la commission reçoit 6 400 demandes de départ à la retraite anticipée. 4 600 demandes sont acceptées et 1 000 autres départs étaient prévus pour l’année dernière. L’objectif de cette mesure est de réduire la hausse de la masse salariale qui atteint 15,8 % du PNB. Les agents de la fonction publique dont les demandes sont acceptées vont toucher une indemnité de départ volontaire égale à 3 ans de salaire net et un aide en termes de financement de projet et de formation dans la gestion ainsi qu’un remboursement de dépenses santé pendant un an au sein d’établissements publics de santé. Rappelons que le projet de la loi ratifiant ce départ anticipé à la retraite des fonctionnaires a reçu l’approbation de 113 voix, 1 contre et 7 abstention. L’indemnité reçue ne doit pas aussi dépasser la moitié de la totalité des salaires nets que l’employeur a perçus pendant toutes ses années de service. La retraite en Europe versus Tunisie L’âge du retrait de la vie active varie d’un pays à l’autre. Les variations existent aussi en matière du montant de la pension, des conditions d’éligibilité à ce départ à la retraite, et des salaires servant à faire le calcul. En Autriche par exemple, les travailleurs âgés de 65 ans peuvent se retirer de la vie active contre 60 ans pour la gent féminine. En Allemagne, l’âge de départ est fixé à 65 ans et 7 mois. Cet âge pourrait augmenter jusqu’à 67 ans. En Belgique et à Chypre, l’âge de départ est fixé à 65 ans. Mais les Belges peuvent se retirer de la vie active à partir de 66 ans à l’horizon de 2025. A Croatie, quant à elle, les Croates peuvent partir à la retraite à 65 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes. Quant à la France, le gouvernement a fixé l’âge de départ à partir de 60 ans à 62 ans selon l’année de naissance. Dans les pays membres de l’Union européenne, l’âge de départ varie en fonction de nombreux facteurs.Le sexe du travailleur, son statut professionnel, les dispositions légales de chaque pays, les difficultés de finances publiques, le vieillissement de la population entrent en jeu.Sans oublier l’augmentation de la démographie qui entraîne la crise économique, le déséquilibre du système de finance et du système de retraite.  
La saison estivale pour cet été Les prix des hôtels pour les touristes tunisiens Les efforts de l’Etat pour le tourisme tunisien Malgré les attentats de ces derniers mois, la bonne nouvelle c’est que la Tunisie a toujours la cote en tant que destination pour cette saison estivale 2019. En effet, le baromètre des entreprises de voyage a indiqué que les réservations ont explosé de 55 %. Ce qui met le pays à la dixième place des destinations préférées des Français après la Grèce et l’Italie. Cette embellie du tourisme ne manque pas d’avoir des retombées positives sur le PIB du pays avec une recette beaucoup plus en hausse par rapport aux années précédentes La saison estivale pour cet été La destination attire des nombreux européens à cause de sa proximité avec l’Europe, ses circuits touristiques et des prix raisonnables de ses hôtels. Les années les plus dures pour le tourisme tunisien sont les années du soulèvement populaire de 2011 et les attentats de 2015. Ces deux événements ont fait fuir les touristes et vidé les hôtels. Mais le come-back de l’opérateur britannique Thomas Cook et l’agence de voyage Tui qui ont quitté le pays est un signe de ce retour à la normale après les années de stagnation de la saison estivale tunisienne. Ainsi, pour cette année 2019, on assiste à une reprise de fréquentation de touristes français, allemands et anglais ainsi qu’une hausse des touristes russes et chinois. Selon le ministre du tourisme et de l’artisanat, le taux de fréquentation des hôtels atteint 100 % et le pays attend les vacanciers russes après le Coupe du monde.Le ministre a aussi ajouté que les hôtels peuvent proposer des tarifs privilégiés pour les clients tunisiens. Afin de mieux anticiper cette nette progression des vacanciers et touristes étrangers, le pays a même décidé d’aider les entreprises en difficulté dans le financement de leurs travaux de maintenance. On arrive ainsi à dépasser les 7 millions de touristes de l’année 2017 avec plus des 8 millions de touristes attendus pour cette saison estivale. Notons que ce nombre de touristes de l’année 2017 affiche déjà une hausse de 23 % comparé à l’année précédente et les recettes touristiques ont aussi augmenté de plus de 17 %. Pour cette année, selon l’agence Ecofin, entre le mois de janvier à avril, le pays a enregistré une augmentation de recettes de 36,4 % par rapport à la même période de l’année dernière. Cet envol du tourisme est dû à l’effort des opérateurs touristiques vers l’orientation des visiteurs dans la découverte des richesses du pays comme le Sahara, le golf, le Thalasso, les randonnées sur le dos d’un chameau dans le désert… au lieu des habituelles stations balnéaires. Le ministre RénéTrabelsi a aussi indiqué qu’il fournit des énormes efforts en vue du rétablissement de la sécurité dans le pays.Il vise également à faire venir les touristes même en basse saison pour que les hôtels puissent toujours ouvrir leur porte en hiver. Il a également pointé du doigt le terrorisme environnemental qui consiste à jeter des dépôts d’ordures dans la ville. Toutefois, ce travail de dépollution est encore un long chemin à parcourir, selon lui, car il s’agit aussi d’un problème de culture. Les prix des hôtels pour les touristes tunisiens Depuis ces dernières années, ce secteur s’est amélioré après la réhabilitation des hôtels 3 étoiles et la construction des hôtels 4 et 5 étoiles.Ces hébergements offrent aussi un large choix de services comme le tourisme saharien, archéologique, tourisme de santé, tourisme nautique…La Tunisie bénéficie aussi d’une histoire de 3 000 ans qui doit attirer les archéologues. Or, le tourisme du pays affiche encore des pays bradés pour les étrangers mais chers pour les citoyens du pays.Le président de la fédération tunisienne des hôtels a par ailleurs indiqué que les prix des hôtels n’ont pas changé mais les clients tunisiens ont un pouvoir d’achat plus faible.Les prix des hôtels à Tunis sont les moins chers à 41 euros en moyenne, contre 100 euros par nuit à Hammamet, 155 euros par nuit à Djerba et 159 euros à Mahdia. Pour un séjour dans le pays avec l’achat d’un billet aller-retour et l’hébergement dans les nuits et la restauration, il est ainsi possible de dépenser entre 300 à 400 euros TTC. Pour les séjours dans des unités hôtelières 4 ou 5 étoiles, on peut trouver des hôtels à partir de 200 euros pour une personne.A noter cependant que l’octroi d’étoiles diffère de celui de la France. Il faut ainsi se méfier quant à l’appellation 4 ou 5 étoiles lors d’une réservation d’hôtel dans le pays. Les plus grands complexes hôteliers se concentrent à Hammamet, Yasmine Hammamet et à Djerba. Concernant justement ce bradage de prix, le problème avec ce secteur c’est qu’il est sous l’organisation des tours opérateurs(TO) qui fixent les prix des prestations touristiques. Les autres arguments indiqués comme l’insécurité, la qualité de service, l’absence de professionnalisme… ne sont que des raisons évoquées pour obtenir une baisse du prix. La cause de la faillite de 200 hôtels et des banques comme BDET est aussi ce système de prix bradés. Ces dernières sont incapables de poursuivre leur activité à cause de l’insolvabilité des hôteliers ayant contracté des prêts bancaires. Pour rentabiliser ce secteur, il faudrait ainsi revoir les prix pratiqués par ces tours opérateurs ou plutôt créer des tours opérateurs tunisiens et des sociétés tunisiennes de transport aérien afin de faire revenir les touristes pendant la basse saison.Beaucoup de touristes européens préfèrent se rendre au Maroc, en Egypte ou à d’autres destinations pendant la basse saison à cause du manque des vols charter.Le ministère de tutelle devrait aussi mettre en place une stratégie qui réduit la dépendance aux tours opérateurs étrangers. Les efforts de l’Etat pour le tourisme tunisien L’Etat ne reste pas les bras croisés face à ces difficultés auxquelles sont confrontés les opérateurs de tourisme. Le mois de février dernier par exemple, le ministre René Trabelsi a s’est rendu à HoumetEssouk Djerba afin d’avoir un entretien avec les entrepreneurs dans le domaine du tourisme de la région. C’est aussi l’occasion pour lui d’indiquer les négociations pour la réouverture des hôtels fermés. Des responsables du ministère du commerce et du tourisme ont aussi décidé de ravitailler les hôtels en différents produits afin de satisfaire la demande de milliers de tonnes de viandes bovines, des viandes ovines et des viandes blanches ainsi que des légumes et des fruits. Ces décisions font suite d’une séance de travail avec la participation du ministre de tourisme René Trabelsi et du ministre du commerceAmor El Béhi. Les deux ministres se sont aussi mis d’accord sur la mise en place d’un programme d’action de contrôle entre les ministères du commerce, l’office national du tourisme tunisien et l’office national de l’artisanat. Ce programme permet de lutter contre la contrefaçon dans l’artisanat. Des représentants du secteur touristique, hôtelier, des agences de voyage et du commerce intérieur étaient présents lors de cette séance de travail. Bref, entre les menaces sécuritaires, les prix pratiqués par les tours opérateurs, les crises politiques et économiques, il est encore difficile de prédire l’avenir du tourisme tunisien. Certes, le pays est une destination prometteuse, mais il doit être capable de se développer davantage et de faire preuve de moins de dépendance aux TO.
Les agents de sécurité en Tunisie, un emploi d’avenir Agent de sécurité, un emploi à risque La sécurité du pays et les engagements du gouvernement Le cœur du métier des agents sécurité concerne le contrôle de la sécurité des endroits publics et privés et des biens. Ils effectuent de ronde de surveillance et de vérification de consignes de sécurité. Ils interviennent également en cas d’urgence et guident les équipes de secours. Ce métier de gardiennage est en plein boom en Tunisie. Les agents de sécurité en Tunisie, un emploi d’avenir Ces professionnels responsables de la sécurité et de la surveillance des locaux, des grands magasins et des centres commerciaux ont un vaste champ de compétence. Ils peuvent en effet offrir des services aux entreprises publiques, aux particuliers, aux associations, aux entreprises, aux associations lors des manifestations événementielles, des réunions VIP etc.Le secteur recrute de nombreux profils majeurs tous sexes confondus et diplômés. La plupart des sociétés proposant ce service possèdent une garantie responsabilité civile professionnelle et peuvent se déplacer chez la clientèle afin de leur assurer une sécurité optimale.Les agents de sécurité sont également disponibles en tout temps, 24 h/7et travaillent 12 h d’affilée la nuit et peuvent assurer la sécurité incendie, la ronde ou l’opération en télésurveillance. Les prestataires comme General service company peuvent aussi proposer d’autres services comme l’archivage et la gestion du courrier, la maintenance des immeubles… afin d’améliorer la qualité de vie des locataires ou les conditions de travail des employés dans le cas d’un bâtiment à usage administratif. Leurs agents polyvalents peuvent également accomplir d’autres missions comme le bricolage, l’aide au déménagement, la plomberie, les travaux d’installation de chauffage, d’électricité, de système d’alarme…Chez KSS, les agents de sécurité jouent aussi le rôle de maîtres-chiens, opérateurs de surveillance, gardiens… Le secteur est en pleine évolution car l’insécurité règne dans la région tunisienne. Pour exercer ce métier, il faut être polyvalent et capable de faire d’autres fonctions comme rondier, gardien, agent de sécurité.Ceux qui disposent de spécialisation, quant à eux, peuvent exercer la fonction d’agent cynophile ou opérateur de sécurité incendie.En dehors de leur mission principale qu’est la sécurité des biens et d’un lieu, ces agents rédigent aussi le rapport, les comptes rendus d’un accident, et notent les personnes entrant et sortant d’un immeuble. Ces notes sont utilisées lors des enquêtes d’un tribunal. A noter que ces agents ne sont pas armés sauf ceux qui travaillent dans une banque, ou une bijouterie. Les qualités requises pour exercer ce métier sont le calme, la patience, le sang-froid, l’autonomie, la responsabilité, la mobilité, la psychologie et la bonne condition physique. En effet, en tant que chargé de la surveillance d’un bâtiment afin d’éviter les éventuelles effractions ou dégradations, il aurait à repérer les comportements étranges, les allées et venues inhabituelles sur son lieu de travail. La force physique est également requise pour assurer les rondes et pour se tenir debout dans le cas d’un inspecteur de magasin. Outre ces qualités, il doit également avoir une bonne capacité de rédaction car il aurait à rédiger des nombreux rapports. En général, les diplômes nécessaires pour exercer ce métier sont le CAP, ou le BP. Les personnes ayant un diplôme de bac + 3 ou + 5 peuvent occuper le poste d’encadreurs. Les formations spécifiques comme la formation au secourisme ou une aptitude dans la pratique des arts martiaux constituent un atout. Agent de sécurité, un emploi à risque Ce professionnel de sécurité missionné par des nombreux particuliers et structures publiques est assailli par des fortes demandes. Pour rappel, l’expansion de ce métier en Tunisie a commencé vers le début des années 80. A cette époque, Ben Amir avait monté la Sogegat qui a connu un essor rapide. Actuellement, on estime une centaine de société opérant dans le secteur de gardiennage et de sécurité en Tunisie. Certaines d’entre eux ont des effectifs de milliers, d’autres sont de petite taille. Pour encadrer ce secteur, l’Etat a mis en place une réglementation séparant les prestations de services et les services de sécurité. Ainsi, ceux qui disposent d’une autorisation du ministère de l’intérieur pour exercer dans le domaine de sécurité doivent s’y consacrer uniquement.Les bénéficiaires de ces autorisations se comptent dans la quinzaine. Malgré le développement de ce secteur, ces sociétés de gardiennage comme MAS, NGP etc. sont confrontées à des risques qui peuvent mettre en cause leur responsabilité civile. A titre d’exemple, le client ou le particulier qui fait appel à leur service peuvent les demander de rembourser les prix de biens ou objets volés ou endommagés. S’il s’agit d’un chantier en construction, l’entreprise cliente peut aussi réclamer des dommages-intérêts. Quelquefois, ils ont aussi affaire avec des assaillants qui leur lancent des jets de pierre. Dans ce cas, ils doivent se protéger au mieuxtout en maintenant le contact avec les forces de l’ordre. D’ailleurs, c’est à cause de ces risques du métier que cette profession bénéficie d’une meilleure rémunération par rapport à d’autres emplois. Un agent de sécurité peut en effet toucher entre 500 à 900 dinars en fonction de la société qui l’emploie, de son ancienneté et de sa technicité.Pour espérer toucher un tel salaire, les candidats doivent évidemment avoir une formation certifiée car le recrutement est rigoureux. Par ailleurs, certaines entreprises tirent la rémunération vers le bas, ce qui ne permet pas de fidéliser les agents de sécurité. La mise à niveau du secteur s’avère ainsi nécessaire pour renforcer la sécurité privée et améliorer l’image de cette profession. La sécurité du pays et les engagements du gouvernement L’ambassade des Etats-Unis en Tunisie a décidé de remettre au mois de septembre la célébration de la fête nationale américaine du 4 juillet de cette année. L’ambassade est d’ailleurs fermée pour quelques jours avant cette décision. Son service de presse indique des raisons sécuritaires pour expliquer ce report des festivités de l’Indépendance day. Le double attentat du juin dernier qui a causé la mort d’un policier et a fait 8 blessés impacte sûrement sur cette décision.Pour info, cet acte est revendiqué par l’organisation d’Etat islamique. Pour l’info, en l’année 2012, l’ambassade américaine a été assaillie par une foule de manifestants et des islamistes radicaux. Les écoles américaines avaient alors fait l’objet d’un incendie et de vandalisme lors de ces manifestations. Celles-ci sont dues à la diffusion sur internet d’un film islamophobe.Les autorités tunisiennes pensent que cette attaque était l’acte de la mouvance salafiste djihadiste Ansar Asharia. La mouvance djihadiste a encore causé la mort des soldats, des touristes et des civils après cet attentat. En ce qui concerne l’attaque du juin dernier, les forces de l’ordre ont traqué le terroriste cerveau de ce double attentat, un jeune homme âgé de 23 ans. Il a été abattu par les unités de sécurité après la poursuite avec la police.Depuis cet évènement, de nombreuses personnes ont été aussi arrêtées pour soupçon d’appartenance à cette organisation.Le Premier ministre Youssef Chahed a quant à lui, affirmé qu’il a réussi à arrêter les éléments du groupe de Kamikazes qui montaient des opérations terroristes. D’autres mesures sont aussi prises.A l’aéroport de Tunis-Carthage, les personnes qui sont venus pour accueillir les voyageurs ne peuvent pas entrerpar mesure de sécurité. Heureusement que ces attentats n’ont aucun effet sur le secteur de tourisme car il n’enregistre aucune annulation de réservation ou de report de séjour.    
  Les agences intérim en Tunisie Les avantages et les inconvénients d’intérim Les emplois intérimaires et l’économie tunisienne   Beaucoup d’entreprises tunisiennes ont recours à des agences intérim afin de pallier l’absence d’un employé, d’assurer la continuité du travail pendant la période estivale ou lors d’une croissance soudaine de leur activité. La validité d’un contrat intérimaire est d’une durée de 1 jour à 18 mois. Dans certains cas seulement, il peut s’étendre à 24 mois. Ce contrat à durée déterminée offre plusieurs avantages et inconvénients aux employeurs et salariés à cause de sa flexibilité.Les emplois intérimaires participent aussi à l’économie tunisienne. Coup de projecteur sur ces solutions personnalisées pour l’embauche. Les agences intérim en Tunisie Le contrat intérimaire permet aux entreprises d’avoir des compétences variées et à forte valeur ajoutée que lors d’un recrutement traditionnel. Ce travail peut concerner tout le monde, ouvrier, salarié ou cadre mais il repose sur le fait d’effectuer des missions pour une durée déterminée. Ce contrat peut suivre d’un CDI ou CDD ou d’un renouvellement selon le besoin de la structure. Si l’entreprise passe par une agence intérim pour trouver l’intérimaire, il y aura deux contrats, le premier conclu entre l’agence intérimaire et la société qui emploie le salarié, l’autre l’agence et le salarié. A Tunisie, on retrouve quelques agences spécialisées dans l’accompagnement des entreprises dans la recherche et la sélection des salariés ou cadres pour des projets temporaires. Citons entre autre Human Force qui peut assurer à la fois le processus de sélection pour un recrutement périodique et permanent.Poly Intérim, présent dans ce créneau depuis 1991, un pionnier dans le concept d’intérim sur le marché d’emploi tunisien répond également aux besoins de l’entreprise dans la formation, conseil et accompagnement RH. Son objectif est l’engagement d’un personnel compétent afin de répondre au mieux aux besoins de ses clients. Manwork , est également un cabinet de recrutement international basé à Tunis qui peut chercher des profils spécifiques pour un travail d’intérim ou pour un long terme. Senior interim et adecco tunisie sont aussi deux autres agences de recrutement intérim proposant différents profils. Pour la première, leur base de candidats est notamment composée des seniors ayant plusieurs années d’expérience dans leur domaine tandis que le deuxième site propose des profils dans différents secteurs : médical, ressources humaines, comptabilité et finance, science, marketing, transport, vente, administration etc. Les avantages et les inconvénients d’intérim Ce contrat qui peut être signé entre trois parties, l’agence en intérim, l’employeur et le salarié présente des avantages certains pour la société et l’employé. -Pour l’employeur : il permet à la structure de combler un besoin urgent pour remplacer une personne absente à cause d’un congé de maternité, d’une hospitalisation ou d’autres raisons. L’employeur qui a recours à ce processus de recrutement peut bénéficier également d’un contrat souple. Il peut allonger ou raccourcir le contrat sans devoir ajouter un avenant. De plus, cela lui permet d’éviter le coût d’une masse salariale au-dessus de la capacité financière de la structure surtout s’il s’agit d’une TPE. De ce fait, il limite également les risques prud’homaux avec le non-respect de la législation. L’intérim peut présenter aussi un avantage fiscal pour l’entreprise avec la comptabilité car il s’agit d’une charge externe. -pour le salarié : ce contrat permet aux jeunes diplômés chômeurs manquant d’expérience d’accéder à un bon poste. Il leur permet donc d’avoir des expériences professionnelles de qualité et diversifiées même pour une durée déterminée. C’est aussi un bon moyen de diversifier son réseau professionnel. Le salarié en intérim bénéficie également des avantages comme les indemnités compensatrices de congés payés et d’autres primes. Ces avantages constituent environ 10 % de la rémunération brute du salarié. Enfin, comme il est de plus en plus difficile de trouver un CDI, beaucoup de cadres, ouvriers dans le bâtiment dans le secteur industriel qui ont accepté ce type de recrutement finissent aussi par se trouver employé dans l’entreprise après l’intérim. Le renouvellement du contrat est donc fréquent quel que soit le pays où se trouve l’intérimaire, à condition que l’entreprise soit satisfaite de son travail. Voilà pour les avantages, mais ce type de recrutement flexible ne manque pas aussi des inconvénients. Pour l’employeur, le coût de ce contrat est plus élevé par rapport à un contrat classique. C’est parce qu’il doit s’acquitter de la commission de l’agence qui a sélectionné l’intérimaire, le salaire et les charges liées au contrat du travail temporaire. A cela s’ajoute la perte du temps avec les formalités administratives. Pour les salariés, beaucoup ne prisent pas ce type de contrat car il leur empêche de se projeter, de faire un crédit pour acquérir une voiture, un appartement, ou de faire un voyage. Le salaire perçu ne leur permet pas également de subvenir à leurs besoins du fait de la précarité de leurs revenus. En effet, le contrat achevé, il peut se passer des mois avant qu’une autre mission soit proposée. Or, l’un des critères d’octroi de crédits bancaires est la stabilité professionnelle. Les intérimaires sont aussi quelquefois dévalorisés par certaines entreprises. Elles leur confient les tâches fatigantes et ingrates que les autres salariés refusent de faire. Les emplois intérimaires et l’économie tunisienne Avec le taux de chômage dans bon nombre de gouvernorats en Tunisie, il est rare qu’une offre en intérim ne trouve preneur rapidement. De plus, les missions ne sont pas forcément de courte durée. Dans certains cas, les entreprises peuvent les prolonger pendant 4 à 6 mois selon leurs besoins. Pour les salariés et ouvriers qui peuvent se contenter du « faute de mieux » cette solution hybride entre le statut de salarié et d’entrepreneur est le bienvenu. S’ils arrivent à enchaîner quelques missions en intérim pendant quelques années, tout en faisant d’autre occupation pendant leur temps d’inactivité, ils peuvent tout de même satisfaire leurs besoins. Le souci de l’amélioration de l’avenir des seniors est d’ailleurs la vocation principale de la compagnie Senior intérim. Vu le taux de chômage en Tunisie, qui frappe tous les âges, même si les jeunes diplômés universitaires sont les plus concernés, cette initiative mérite d’être accueillie favorablement. Pour la petite histoire, le fondateur, l’ex-DG de la compagnie britannique Pétrofac a décidé de tout quitter pour créer sa propre compagnie, Senior intérim. Pour lui, il est inacceptable que l’expertise accumulée pendant des années soit oubliée car non exploitée. D’autant plus que les pensions de retraite ne sont pas suffisantes pour les seniors. C’est pour cela qu’il propose un frais d’adhésion pour les retraités référencés sur le site afin que les entreprises puissent les rémunérer en tant qu’intérimaire dans la légalité. Cette compagnie qui révolutionne les mœurs compte d’ailleurs ouvrir une radio pour les seniors. Cet outil servira un moyen pour parler des success stories des seniors et des jeunes promoteurs. Les seniors adhérents pourront aussi venir à la radio est se présenter en parlant de leurs expériences et leurs compétences. Ce qui permet aussi d’avoir un contact direct entre le recruteur et le contracté. L’objectif de Senior intérim est donc de permettre aux retraités de participer à la formation des jeunes tout en améliorant leurs propres conditions financières grâce aux honoraires perçus. Pour conclure, les jeunes sortants universitaires, les femmes, les seniors et toutes les personnes exclus du marché de travail peuvent commencer par tenter leur chance avec un contrat par intérim. Si la chance leur sourit, ce type de contrat est susceptible de se transformer en CDD ou CDI
La production de céréales en Tunisie Céréales : import et export en Tunisie Les avantages et les aides de l’Etat pour les agriculteurs   La Tunisie doit compter sur la France pour l’approvisionnement des céréales du pays. Cela est également valable pour les autres régions du Maghreb qui souffrent des conditions climatiques défavorables et de la difficulté économique. Pour la saison agricole de cette année 2019, cependant, si on tient compte des prévisions de récolte céréalière de la Tunisie, les récoltes céréalières atteignent son niveau record de 2 millions de tonnes. Une bonne nouvelle qui pourrait amortir les coups durs après 3 années de sécheresse. La production de céréales en Tunisie La bonne pluviométrie dans les provinces impacte sur la quantité de céréales récoltées de cette année, si on tient compte de l’estimation dans le budget économique 2019. Les superficies ensemencées ont atteint 1 220 000 ha, dont 849 000 ha situées dans les parties nord et le reste dans les gouvernorats du centre et du sud. Rappelons que pour l’année précédente, la récolte de céréales affiche 14,3 millions de quintauxalors que cette année, elle est estimée à 19 à 20 millions de quintaux. Mr Mohamed Rjaibia, chargé des grandes cultures quant à lui, a indiqué que le 2 millions de tonnes est une surestimation. Il pense que la récolte céréalière de cette année n’atteint pas un tel record et qu’elle ne peut pas dépasser les 16 ou 17 millions de quintaux. Pour lui, les problèmes se trouvent au niveau de collecte et de capacité de stockage. La capacité de collecte du pays est limitée à 8,5 à 9 millions de quintaux et le reste sera stocké à ciel ouvert. Si on se réfère aux statistiques de l’office des céréales, le pays injecte 600 millions de dinars chaque année pour l’approvisionnement en céréales comme le blé tendre, le blé dur, l’orge fourragère… Les causes de cette dépendance del’extérieur en matière de l’importation sont nombreuses. Premièrement, les agriculteurs ne disposent pas d’assez de ressources financières pour s’approvisionner en semences et plants. Au cours d’une saison agricole, des catastrophes naturelles provoquantun incendie, des dégâts, des inondations, des chutes de grêle dans les exploitations céréalières pourraient aussi survenir. Il y a également les difficultés de la calibration auxquelles les producteurs doivent faire face. Cela pourrait réduire la quantité de la production. D’un autre côté, l’augmentation des prix de céréales ne suffit pas aussi pour couvrir les coûts de production.Sans oublier la baisse des crédits de recherche sur l’amélioration de nos systèmes de production et leur adaptation sur les problèmes environnementaux. La solution permettant d’améliorer notre production de céréales consiste à relancer la recherche en agronomie, à restructurer le marché tout en aidant financièrement les agriculteurs, et à améliorer notre capacité de collecte et de stockage. Céréales : import et export en Tunisie Selon les statistiques de l’INS, la Tunisie enregistre une hausse constante de volume d’échanges commerciaux avec l’extérieur au cours de l’année dernière. La hausse à l’export tourne autour de 3,7 % contre 1,1 % pour l’import. La hausse de l’importation en volume concerne le secteur de l’énergie et du lubrifiant à hauteur de 18,1 %. Quant à la hausse des exportations en volume, elle touche notamment l’agriculture et le secteur agroalimentaire. Rappelons d’ailleurs que pour l’année 2017, la Tunisie a importé 100 000 tonnes de blé tendre et 50 000 tonnes d’orge. Et ce malgré la récolte de céréales de 1,6 million de tonnes au cours de la saison agricole 2016-2017. La Tunisie est obligée de recourir à l’importation afin de subvenir à ses besoins. Elle importe notamment du blé tendre. La France tient régulièrement plus de 15 % des parts du marché de fournisseur de blé depuis ces dernières années. Pour l’année 2016, par exemple, les importations de blé du pays proviennent de l’Ukraine, de Russie, de Roumanie de France et de Belgique. Les chiffres ont également montré que les exportations de céréales de la France affichent une baisse dans la région du Maghreb alors qu’elles sont en hausse sur le Moyen-Orient.Depuis 2016, le principal importateur de l’orge français est l’Arabie saoudite. Le volume des autres pays importateurs a aussi augmenté, par exemple, la Tunisie a augmenté de 23 % des importations d’orge de France, contre 75 % pour le Maroc. Mais les importations françaises de l’orge vers les pays européennes restent stables. Pour l’année 2016, les exportations tunisiennes de blé tendre vers les pays tiers affichent aussi une croissance de 63 % grâce aux importations algériennes. Il en est de même pour les exportations de blé et de maïs dans les pays de l’Union européenne qui affiche une haussepar rapport àla campagne 2016-2017. Ces statistiques s’expliquent par la montée en puissance de la Russie dont les exportations de céréales battent le record avec un volume de 52,2 millions de tonnes. Mais comme on l’a déjà dit, il importe aussi d’apporter des réformes structurelles afin de rationaliser les importations de céréales et réduire les importations des autres produits classiques. Dans cette optique, le ministre ZiedLaâdhari a indiqué que son département a pris des mesuresvisant à améliorer la balance des opérations de l’import-export du pays. On peut citer entre autres la hausse de la taxe douanière, le renforcement du contrôle technique sur les importations sur les importations, le lancement de négociations avec l’UE pour maîtriser le déficit commercial, la demande d’une assistance technique pour percer le marché turc et chinois… Les avantages et les aides de l’Etat pour les agriculteurs Les agriculteurs tunisiens ne peuvent pas se passer des aides de l’Etat. En effet, ils sont confrontés à plusieurs problèmes comme les conditions climatiques peu clémentes, la sécheresse, la grêle, la neige, la forte pluviométrie etc. Tout cela acausé des pertes d’une valeur de 345 millions de dinars depuis 2011 selon le ministre de l’agriculture. Afin d’indemniser les agriculteurs et les marins-pêcheurs victimes de ces calamités naturelles, le gouvernement est obligé d’instaurer un fonds de dédommagement dans le cadre de la loi de finances 2018 pour dédommager ces sinistrés. Cette couverture concerne les pertes dues aux inondations, tempêtes, aridité, neige, gelée aux cultures irriguées, aux produits agricoles et aux animaux d’élevage et de pêche. Ce fonds est indispensable pour les agriculteurs tunisiens car sur les 5,4 millions d’hectares cultivables, seuls 400 000 sont irrigués en cas de sécheresse. Les cultures restantes qui sont notamment des productions céréalières doivent se soumettre aux variations climatiques. Les producteurs de céréales sont ainsi confrontés à une disette une année sur trois. Ce qui se répercute dans leur capacité de remboursement de crédits. De plus, les cultures de taille réduite dominent la superficie nationale. Elles sont assurées par des petits agriculteurs qui ne disposent pas de connaissance adéquate pour faire face aux changements climatiques naturels. Le fonds d’indemnisation est financé par l’Etat à hauteur de 30 MD par année, avec un prélèvement de taxe de solidarité nationale de 1 %sur certains produits comme les céréales collectées par l’Office de céréales. Les agriculteurs déclarants doivent aussi payer une cotisation annuelle fixée à 2,5 % de la valeur de la production assurée. Par ailleurs, les bénéficiaires de cette caisse de compensationsont uniquement les agriculteurs assurés par la société d’assurance en charge de la gestion de fonds. Notons enfin que l’encouragement de culture biologique pourrait aussi sauvegarder le maintien en active des agriculteurs tout en préservant les ressources naturelles.
  Zoom sur les tunisiens résidents à l’étranger Retour des Tunisiens résidents en étranger en été Faire participer les résidents à l’étranger à l’économie tunisienne   Préoccupés par l’avenir et étouffés par la peur de devoir faire partie des chômeurs diplômés du pays, beaucoup de jeunes Tunisiens rêvent de quitter la Tunisie. D’autres pensent aussi qu’à l’étranger, il y a plus d’opportunités de s’enrichir que dans le pays. Ainsi, depuis la Révolution, on compte pas moins de 13 % de la population tunisienne, soit 1,5 million environ à l’étranger (y compris ceux sans papier). Ces chiffres sont basés sur l’estimation des statistiques consulaires de l’année 2015 et les vagues migratoires en France et en Italie. Pour l’Etat, le défi c’est de trouver les moyens d’atténuer le flux des migrants à travers la formation professionnelle et de faire participer les tunisiens à l’étranger dans la croissance économique du pays. Zoom sur les tunisiens résidents à l’étranger Selon le chiffre donné par l’observatoire national de la migration (ONM) en Tunisie, la population tunisienne s’élève à plus de 11 444 000 habitants en 2017. Les résidents à l’étranger, quant à eux sont au nombre de 1 424 386 personnes. A cela s’ajoutent les sans-papiers et les ressortissants non enregistrés comme les enfants des parents mixtes etc. L’effectif de ces derniers peut atteindredans les environs de 90 000 personnesen France et à Italie depuis 2011. La France tient le premier rang en nombre de TRE avec un chiffre de 800 000 immigrants. L’Italie et l’Allemagnela suivent avec 240 000 et 120 000 émigrés. Les TRE en Belgique et au Canada sont quant à eux au nombre de 30 000. La majorité des expatriés dans les pays de l’Union Européenne sont des jeunes de moins de 35 ans. Il y également ceux dans les Emirats Arabes Unis, de Qatar avec29 000 contre 27 000 immigrés, pour ne citer qu’eux. Le phénomène de migration de cerveaux touche notamment le secteur de médecine, la formation professionnelle et l’ingénierie. Ce n’est pas uniquement l’affaire de l’Etat. Le secteur civil et le secteur privé ont aussi leur rôle à jouer dans ce fléau. Pour soigner ce mal qui ronge le pays, il convient de revoir les conditions de travail des médecins dans les hôpitaux ainsi que l’augmentation des salaires du personnel médical et paramédical. En effet, plusieurs hôpitaux dans les gouvernorats manquent d’équipement médical et certains sont même en mauvais état. Il y a également la surcharge de travail pour les internes et les étudiants et le manque de motivation.De leur côté, on sait également que les ingénieurs tunisiens sont demandés par les pays Européens et les Etats-Unis d’Amérique, surtout les spécialistes en informatique. Le moyen permettant de les retenir dans le pays consiste à améliorer leurs conditions salariales et augmenter les opportunités d’emplois dans le pays. Pour les enseignants universitaires, il faut aussi chercher une solution avec l’amélioration de leur rémunération et leur carrière. Quant aux autres migrants non diplômés, certains décident de quitter le pays car ils ont des problèmes de liberté de culture. D’autres pensent trouver des meilleures opportunités à l’étranger. Retour des Tunisiens résidents en étranger en été Les expatriés Tunisiens ont l’habitude de retourner au pays pendant la période estivale. Bon nombre de familles Tunisiennes ont d’ailleurs un membre à l’étranger. Ils ne sont pas tous des expatriés ayant une bonne situation. La communauté tunisienne en France est en effet composée de retraités, de membre d’une famille modeste qui ne dispose pas de bonnes ressources. D’autres sont également confrontés avec des problèmes financiers dus à la souscription à un prêt immobilier pour accéder à l’achat d’un bien immobilier en France.La situation du pays d’accueil a également changé depuis ces dernières années. Malgré cela, ils souhaitent prendre leurs vacances d’été au pays afin de revoir leurs familles ou afin de gérer leur patrimoine. Mais avec le coût actuel de la Tunisair et de la CTN, ils ne peuvent pas se permettre de rentrer au pays. Pour l’info, la Tunisair est obligée d’afficher des prix élevés à cause des difficultés financières qu’elle aurait à régler. En effet, le tarif de la Tunisair pour deux heures de vol est compris entre 550 et 750 euros pour l’aller-retour. Un coût prohibitif comparé aux revenus mensuels des immigrés dont la plupart ne perçoivent pas plus de 1500 euros et qui doivent aussi assumer la charge de leurs familles. En plus de ce tarif exorbitant, cette compagnie aérienne ne propose pas non plus de services satisfaisant avec ses retards ou annulations de vol, l’accueil insatisfaisant à l’aéroport. La CTN ne fait pas aussi mieux avec le tarif qu’elle applique.Tout cela ne constitue pas un encouragement pour les expatriés à passer les vacances au pays. Rappelons que le bureau tunisien de l’immigration et de la main-d’œuvre étrangère n’accorde que 6 000 permissions de travail environ par an. Ce sont notamment les compétences qui peuvent apporter de valeur ajoutée à l’économie et à la promotion des produits Tunisiens qui bénéficient de ces permissions. Or, la diaspora tunisienne joue un rôle non négligeable dans l’économie tunisienne avec leur envoi d’argent qui contribue à hauteur de 2 milliards de dollars, soit 5 % du PIB du pays. Pendant leur vacances d’été au pays, elle fait aussi des dépenses avec les restaurants, les sorties à la plage, l’aide de leurs familles etc. Ces dépenses peuvent atteindre de milliers d’euros pour une famille ayant une situation financière moyenne sans compter le frais du billet aller-retour. Ainsi, pour passer leur vacance estivale au pays,un couple avecdeux enfants doivent ainsi mettre de côté au moins 7 000 euros pour les billets d’avion et les dépenses.Et s’ils préfèrent faire une traversée en ferry, le coût est de 2 250 euros sans compter les frais de chambre d’hôtel, le repas dans le ferry…De plus, au programme, il n’y a que les traversées début de juin et fin de septembre depuis le port de Marseilles au port de Zarzis. L’Etat devrait ainsi chercher une solution pour résoudre ce problème des expatriés afin de faire revenir ces immigrants dans le pays pendant les vacances d’été. Faire participer les résidents à l’étranger à l’économie tunisienne A l’ARP, la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger ont débattu la possibilité d’ouverture de compte d’épargne et de compte devises au profit de la communauté des tunisiens à l’étranger. Elle a aussi débattu la création d’un fonds d’investissement pour le financement de projet de communauté tunisienne à l’étranger. La commission a proposé la possibilité d’ouverture de comptes d’épargne en devises et le transfert en économies en devises aux banques locales avec une hausse du taux d’intérêt à 3 ou à 4 %. La séance de travail a souligné aussi l’importance des campagnes de sensibilisation et d’information sur les mesures prises par l’Agence foncière de l’habitation (AFH). Ces mesures consistent à consacrer 5 lots individuels aux Tunisiens qui résident à l’étranger et à appliquer cette procédure aux lots collectifs. La possibilité des Tunisiens de payer les frais de douane par le biais de leur carte bancaire en Tunisie est aussi au cœur du débat de la commission des affaires des Tunisiens.Tout cela est étudié pendant la séance du travail du 20 mai 2019 dans le but d’améliorer la situation des expatriés tunisiens et les encourager à investir dans le pays.
  Le mode de consommation de la société tunisienne La saison estivale et le tourisme en Tunisie La saison estivale et l’économie Tunisienne   Même si les inégalités sociales se creusent de plus en plus après la révolution, les vacances sont un bien-être que les Tunisiens dans les grandes villes considèrent indispensable au même titre que la possession d’une voiture, d’un logement ou de l’électroménager. Ainsi, le ramadan passé suivi de la fin de l’année scolaire, beaucoup attendent déjà avec impatience le début des vacances d’été.La mode de vie des Tunisiens résidant en ville ont en effet changé depuis ces 20 dernières années. Malgré la baisse des achats en ligne et le règlement par carte bancaire, le nombre total des ménages ayant souscrit à un prêt bancaire pour accéder à des biens de consommation a augmenté sur l’année 2017 à 2018. Un petit focus sur la société de consommation tunisienne, la saison estivale et son impact sur l’économie du pays. Le mode de consommation de la société tunisienne Depuis ces 5 dernières années, le PIB par habitant de Tunisie affiche une baisse. Cependant, dans les grandes villes, les citadins enregistrent des niveaux de consommation plus élevés. Cette information provient de l’enquête publiée par l’Institut national de la consommation. Cette tendance est causée par des facteurs culturels, économiques et démographiques. Les dépenses concernent notamment l’alimentation, le bien-être, le moyen de transport et l’accès au logement. L’impact de la publicité commerciale sur l’achat des biens à la consommation entraîne la hausse des prêts bancaires et du taux d’endettement des Tunisiens dans les grandes villes. Le changement des modes de consommation se reflète aussi sur l’augmentation des patients souffrants des pathologies comme l’hypertension artérielle, le cholestérol, l’obésité. L’enquête a indiqué également que les consommateurs tunisiens montrent plus d’exigence lorsqu’ils font des achats. Ils s’informent d’abord sur la marque, la qualité des produits qu’ils vont acheter et préfèrent avoir une plus grande variété de choix. Environ 93 % des citadins enquêtés ont ainsi répondu qu’elles disposent d’une machine à laver et 36 % possèdent d’ordinateurs contre 25,6 % pour les appareils photo et tablettes numériques. 36 % des familles enquêtées ont ainsi indiqué qu’elles ont au moins un membre de leur famille qui a contracté un prêt bancaire pour accéder à un bien à la consommation. 51 % font leurs emplettes auprès des surfaces commerciales. La saison estivale et le tourisme en Tunisie Outre les dépenses pour les biens à la consommation, les consommateurs tunisiens ont également un véritable attrait envers les vacances. Malgré les tarifs des hôtels prohibitifs, les plages bondées et les problèmes de propreté des plages, les bains de mer sont des rituels à ne pas manquer pour de nombreux citadins. Concernant justement l’entretien des plages et des espaces verts, des entreprises privées s’occupent depuis cette année de la collecte des déchets, et le nettoyage à l’aspirateur des plages. Des conteneurs sont également installés dans les zones touristiques. En dehors de ces mesures, le ministère des affaires locales et de l’environnement cherchent aussi des moyens pour s’attaquer aux moustiques qui se multiplient avec le problème du marécage. De plus, dans la commune de Raoued dans le gouvernorat d’Ariana, 45 nageurs sauveteurs sont recrutés pour surveiller les baigneurs dans cette plage pour cette année 2019. La municipalité a également taillé les palmiers et les arbres aux abords de la route. En ce qui concerne les recettes touristiques au cours de cette année, elles affichent une progression de 37,7 % au mois de mai par rapport à l’année précédente. Les touristes augmentent de + de 14,5 % au mi-mai avec la venue des Européens. Les Français sont en tête des 2,4 millions de touristes avec 244 000 touristes, puis on retrouve les Allemands avec 54, 3 milles touristes. L’objectif est d’atteindre 1 million de visiteurs Français et le même chiffre pour les touristes Allemands au cours de prochaines années selon le ministre du Tourisme, René Trabelsi. Les autres nationalités, quant à eux, comptent 241,3 milles visiteurs. Parmi ces derniers, on retrouve les Algériens, 777 073 depuis le début de cette année jusqu’au mi-mai puis les Lybiens 642,8 milles visiteurs. En guise d’info, les visiteurs Algériens qui sont venus au paysau cours de l’année dernière atteignent 2,7 millions. Le nombre des Chinois qui débarquent au pays a aussi affiché une hausse de + de 11,8 % au cours de cette année. Ces chiffres impactent sur les nuitées touristiques qui ont également progressé de 17,1 % avec des nuitées des personnes non-résidentes en hausse de plus de 26 %.Les régions ayant affiché le plus grand nombre de nuitées sont la Sousse, Yasmine-Hammamet et Tunis-côte. Ces statistiques constituent une belle perspective pour la Tunisie qui était rudement secouée par les attentats au Tunis. Pour cette saison estivale 2019, les réservations grimpent de 55 %. Elle se trouve ainsi à la quatrième place des destinations prisées des Français. Cette embellie du tourisme se répercute également sur les devises du pays. Jusqu’au mois d’avril 2019, les recettes du secteur atteignent 331 millions d’euros. Ce qui affiche une hausse de 36,4 % comparées à l’année précédente. Pour autant, cela ne fait pas oublier le problème du tourisme balnéaire tunisien.Pour y remédier, le ministre du tourisme vise à proposer une découverte autre que les vacances balnéaires aux touristes avec le sport, la thalasso, le Sahara etc.Quant aux attentats qui font fuir les touristes, le ministre a rappelé qu’il fait des efforts dans le rétablissement de la sécurité. La saison estivale et l’économie Tunisienne Depuis longtemps, la Tunisie est considérée comme un acteur majeur dans le tourisme arabe dû à sa position stratégique et à ses attraits culturels et touristiques. Pour les hôteliers, l’arrivée des vacances constitue une manne qui leur permet de renflouer leur compte. En effet, les clients locaux tout comme les touristes dépensent plus pendant cette saison. A titre d’exemple, la nuit en demi-pension coûte 170 dinars tandis que les places au soleil à Hammamet est dans les environs de 1500 dinars à 3000 dinars la semaine dans un appartement ou une villa riche. Or, ces chiffres sont trompe-l’œil car le tourisme marocain rapporte quatre fois plus que le tourisme tunisien. Pour l’année 2018, par exemple, chaque touriste qui a visité le pays jusqu’au 30 juin a dépensé 140 dollars environ alors que chaque touriste marocain a rapporté 612 dollars. Les causes en sont les partages des recettes entre les hôteliers et les agences de voyages tunisiens qui tirent le prix vers le bas à moins de 75 % pour attirer plus de touristes. Voilà pour les touristes et les restaurateurs, mais pour l’économie de l’Etat, malgré la hausse de 8,3 millions de visiteurs, les recettes en devise n’ont pas suivi la même augmentation. Et pour cause, le secteur a fait entrer dans la caisse de l’Etat 1,85 milliard euro en 2010 contre 1,30 à milliard en 2018. Cela est dû au glissement du dinar tunisien et aussi à la baisse des recettes de l’exportation de l’huile d’olive. Le tourisme et l’agriculture (en particulier l’huile d’olive) sont responsables du faible apport en devises. Pour la petite info, on constate une perte de 15 % de la valeur de dinar face à l’euro depuis le début de l’année 2018. Le taux directeur de la banque centrale a augmenté aussi de 2,75 %. Ce qui rend le refinancement difficile à l’Etat tandis que la dette publique ne cesse d’augmenter. De leur côté, les banques octroient du crédit plus qu’elles ne reçoivent de dépôt. Bref, face au contexte actuel, les économistes maintiennent leur point de vue négatif malgré le repart à la hausse du tourisme.  
  L’agriculture : un secteur en difficulté en Tunisie L’agriculteur face à l’Etat Les solutions de l’Etat pour l’agriculture   Le secteur agricole du pays nécessite une restructuration pour pouvoir faire face à la concurrence des grands groupes industriels tunisiens et être capable de se conformer au marché européen. De plus, la mesure libérale d’ouverture totale du marché se répercute sur les emplois de l’agriculture et la vente de la production locale. Des produits agricoles risquent ainsi de disparaître due à l’invasion des marchandises européennes sur le marché.Zoom sur la situation actuelle du secteur de l’agriculture en Tunisie L’agriculture : un secteur en difficulté en Tunisie Le secteur primaire du pays est paralysé par des problèmes de structure de taille. En effet, il souffre d’un retard de modernisation et d’un endettement élevé des agriculteurs. Et même si ces derniers souhaitent mettre leur exploitation au niveau de la norme requise et restructurer leurs dettes, ils ne peuvent pas accéder facilement au financement bancaire. A cela s’ajoutent le déficit hydrique et le changement de climat, l’insuffisance de l’exploitation de nos terres ainsi que la concurrence déloyale des produits européens. Le gouvernement n’arrange pas aussi la situation financière des agriculteurs déjà décevante avec sa politique de soutien des produits étrangers. A titre d’exemple, le ministre de commerce vient d’importer trois milles tonnes de pommes de terre d’Egypte. Des produits qui seront proposés à la vente à 770 millime environ le kilo, alors que le coût par kilo de ces produits importés est estimé à 1 680 millime le kilo. Le gouvernement préfère ainsi vendre à perte plutôt que de soutenir les agriculteurs tunisiens qui peinent à réussir la saison de pomme de terre, selon le communiqué du syndicat des agriculteurs de Tunisie (SYNAGRI)le 24 mai 2019. Le fait est que ce secteur est en état de nourrir les habitants du pays avec sa superficie de 10 millions d’hectares de terre agricole, soit 62 % de la superficie de la Tunisie. Mais à l’état actuel des choses, il peine à nourrir même le quart de la population. 4,9 millions ha de ces terres sont des terres arables, le reste composé des pâturages et de parcours. Le problème c’est que seul 25 % des agriculteurs ont des exploitations de plus de 10 ha, de plus, ces derniers ne travaillent pas assez leurs terres. Les petits agriculteurs quant à eux, sont confrontés à l’exploitation des terres morcelées héritées de leurs ancêtres. L’Aleca est aussi pour quelque chose dans cette difficulté de l’agriculture tunisienne. Cet accord de libre-échange avec l’Union européenne ne donne pas des retombées positives. Et pour preuve, le déficit budgétaire de l’Etat entre 1996 et 2008 de 24 milliards de dinars. Cette perte est causée par la non-application des taxes douanières aux produits européens. Plusieurs milliers d’entreprises tunisiennes qui emploient plus de 400 000 personnesn’ont pas tenu le coup et ont disparu. D’ici quelques années, les économistes anticipent la disparition de 250 000 agriculteurs du secteur à cause de la concurrence déloyale. Concernant justement cet accord Aleca, l’exposé d’un collectif indépendant dans la publication « le guide citoyen sur l’Aleca » apporte un éclairage sur la prépondérance des produits européens sur les marchés tunisiens et l’incapacité des agriculteurs tunisiens à faire face à cette concurrence. L’argumentaire pointe sur le rapport de force inéquitable entre l’Europe et la Tunisie car le PIB de la Tunisie n’est qu’une partie infime dans les zones de l’Union européenne. De plus, elle ne possède pas d’un surplus de production pour l’exportation. Or, la production des agriculteurs européens affiche un excédent. Ce qui leur permet de baisser le prix des produits agricoles dans la zone euro avec la mise en place de l’Aleca et d’exporter leurs produits vers la Tunisie. Et avec les barrières douanières inexistantes, ils peuvent faire des bénéfices non négligeables alors que de son côté, les agriculteurs tunisiens sont victimes de la rude concurrence. A noter également que les agriculteurs européens disposent d’un grand soutien avec 40 % du budget européen, afin d’assurer un revenu minimum aux agriculteurs. Or, la Tunisie, ne peut pas évidemment fournir une telle subvention aux agriculteurs du pays, vu la situation économique actuelle. L’étude éclaire aussi sur la pression de l’Union européenne sur les normes internationales et la sécurité sanitaire. Elle indique que cette norme peut être appliquée pour les produits à exporter vers l’Europe, mais non pas pour les produits agricoles locaux. Dans tous les cas, selon les recommandations du ministre de commerce, l’agriculture tunisienne requiert la restructuration complète avant la libéralisation dans le cadre de l’Aleca. L’agriculteur face à l’Etat Des faits divers des problèmes des agriculteurs tunisiens causant la polémique montrent la difficulté rencontrée par ce secteur. Il y a par exemple l’affaire des abricots jetés à la poubelle de la région de la Kairouan car l’Etat a refusé l’autorisation d’exportation de ce produit vers le pays voisin. L’indignation et le mécontentement de ces agriculteurs soutenus par l’’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) vient du fait que les autorités de tutelle obligent la demande d’une autorisation préalable à l’exportation. De son côté, ces dispositions sont mises en place par l’Etat afin de s’assurer que la qualité des fruits à exporter répond aux normes et pour l’imposition de taxes aux exportateurs et aux producteurs. Or, l’UTAP veut que les produits soient vendus sur le marché parallèle sans subir de contrôle. Les agriculteurs mécontents préfèrent ainsi jeter leurs fruits à la poubelle plutôt que de les vendre aux consommateurs tunisiens à des prix moins dérisoires que ceux de l’exportation. Par ailleurs, pour améliorer la condition sociale des agriculteurs, le ministre des affaires sociales a mis en place un plan dédié aux femmes paysannes afin de les intégrer dans la protection sociale. Ce plan permet aux ouvrières agricoles d’effectuer le versement de leur cotisation sociale à hauteur de 0,6 à 0,8 dinar par jour à travers le téléphone portable octroyé gratuitement par des entreprises industrielles.Les agricultrices peuvent devenir ainsi affiliées sans qu’elles aient besoin de se déplacer. C’est la poste tunisienne qui se chargera de la transmission des abonnements à la Caisse nationale de sécurité sociale et à la Caisse nationale d’assurance maladie. Ce programme appelé Ahmini touche 7 gouvernorats dont Beja, Ben Arous, Jendouba, Kairouan, Bizerte, Gafsa et Tozeur. 1836 femmes paysannes ont adhéré à ce programme. Les solutions de l’Etat pour l’agriculture L’Ahmini n’est pas bien accueilli par l’UTAP. Pour cette association, cette mesure provisoire ne correspond pas aux attentes des agricultrices. Elle estime qu’il fallait apporter une vraie réforme sur le système de couverture sociale des agriculteurs et de la pêche dans son ensemble. Quoi qu’il en soit, ce programme permet d’éviter le drame des ouvrières agricoles victimes d’un accident routier, ou de mauvaises conditions de santé dues à un travail pénible. Concernant les subventions et dons reçus des partenaires étrangers, le gouvernement américain octroie par exemple un don de 5 millions de dollars pour réhabiliter les centres de formation agricole du pays. L’ambassadeur américain a évoqué aussi les possibilités d’un forum entre les hommes d’affaires américains et tunisiens en vue d’une éventuelle coopération dans le secteur agricole. Le FAO vient également de financer un nouveau projet de promotion des investissements agricolesà hauteur de 125 millions de dollars dans l’accord signé le 7 mai 2019. Le projet d’une durée de 9 mois concernera le secteur de l’oléiculture et l’emploi des jeunes et des femmes rurales.
Le taux de la criminalité en Tunisie Le chômage un facteur clé de ce fléau Les solutions pour lutter contre la criminalité en Tunisie La montée en flèche des affaires criminelles en Tunisie ces deux dernières années est un fait inquiétant qui fait la une des journaux locaux. Les récentes statistiques fournies par les autorités de sécurité contre le crime révèlenten effet que la hausse de la criminalité en 2018 atteint 13 % par rapport à l’année précédente. De nombreux facteurs sont incriminés dans la survenance de ce phénomène. Outre le chômage ; la migration irrégulière, la contrebande de la drogue et des armes, la pauvreté, la baisse du pouvoir d’achat, l’arrêt de scolarisation pour les jeunes enfants dans certaines régions sont également cités. Tour d’horizon sur ce fléauet les mesures prises par l’Etat pour lutter contre ce phénomène. Le taux de la criminalité en Tunisie Le classement réalisé par le site américain Numbeo en 2017 a classé Tunis à la 17 e place des villes où la sécurité est dangereuse en Afrique. L’indice de la criminalité était alors peu élevé à 36,15 sur 100 contre 81,97 pour Pietermaritzburg en Afrique du sud et 78 point environ pour Johannesburg et Pretoria. Ces trois villes sont à la tête de la liste des villes les moins sûres en Afrique. Dans ce classement, l’indice de sécurité à Tunis est estimé à 63,89 contre 18,03 à Pietermaritzburg.Pour info, l’indice de criminalité inférieure à 20 est considéré comme le pays le plus sécurisé, entre 20 à 40 comme pays assez sûr, entre 60 à 80 comme une ville à risque élevé et au-delà de 80, c’est une ville dangereuse en termes de sécurité. A noter que la Tunisie devance Maroc et l’Algérie dans ce classement. Mais la belle réputation d’un pays « sûr » commence à s’effriter si on regarde les statistiques de sécurité à propos des affaires criminelles et délits dans le pays pour l’année dernière.Le taux de criminalité affiche une augmentation de 13 % l’année dernière. Les homicides sont passés de 331 à 401 tandis que les cas d’agressions et viols affichent aussi un taux de croissance de 9 %. Idem pour les vols et les affaires de terrorisme qui ont augmenté aussi. En matière de criminalité, les villes les plus touchées sont le Grand Tunis, Sousse, Nabeul, Sfax et Tatouine. Les affaires de cambriolage, de meurtre, de détournement de mineure, de braquage armé, de consommation de drogue alimentent souvent les journaux. Tel est par exemple le cas de deux jeunes hommesmort âgés de 21 ans et de 31 ans à El Fahs qui ont été victimes de l’agression de leurs compagnons par l’arme blanche après une soirée arrosée. Jusqu’au mois d’octobre 2018, le nombre des affaires criminelles atteint 185 617 cas et presque la moitié des personnes détenues dans ces crimes sont des jeunes. Et 58 % de ces personnes sous détention sont âgés de 15 à 19 ans et 8099d’entre eux ont déjà récidivé. Outre les affaires liées au meurtre et braquages ou vols, les affaires d’émigration clandestine, de trafic de drogue, de terrorisme, et de cybercriminalité prennent aussi du terrain.Le ministre de l’intérieur Hichem Fourati a fait remarquer aussi une hausse spectaculaire de crimes causés par la consommation de drogue dans les écolespendant l’année scolaire 2017-2018. Et 10 000 personnes environ sont compromises dans des affaires de drogue pour l’année dernière. Le ministre de la justice a aussi fait savoir la disponibilité des armes interdites dans le pays dans les mains des délinquants. On retrouve ainsi des cas de hold-up de banques, de nombreux vols avec recours aux armes à feu, de vol de bétail, de cambriolage de maison, de vol à l’arrachée… Les unités de sécurité ne se tiennent pas les bras croisés devant ce fléau. Elles ont élucidé 81 % des affaires concernant l’agression, le meurtre, le vol, les délits de violence, le trafic de cannabis etc. Le chômage un facteur clé de ce fléau Cette montée de la criminalité s’explique par plusieurs facteurs. Il y a d’abord la présence des armes prohibées dans le pays, la contrebande et le terrorisme. Mais l’instabilité politique et économique du pays, le taux alarmant de chômage dans certains gouvernorats, la baisse du pouvoir d’achat des foyers, le manque d’encadrement pour les enfants forcés d’abandonner l’école… figurent aussi parmi les facteurs favorisant ce fléau. En guise de rappel, on enregistre 15 % de chômeurs parmi la population active pour l’année 2018. 40 %d’entre eux sont des diplômés universitaires. Les dépenses de l’Etat tournent notamment autour du budget pour le fonctionnement de la machine administrative avec les hausses de salaires de fonctionnaires, et les recrutements massifs dans la fonction publique pendant les années après la révolution. Le secteur public est arrivé maintenant à sa limite et il ne peut plus recruter de nouveaux fonctionnaires. Ainsi, par défaut d’investissement dans la création des emplois pour résorber ce chômage, et par manque d’apport financier pour le tissu industriel qui peut créer des emplois, la sécurité sociale se dégénère.Les jeunes sans espoir et marginaliséssont amenés à faire valoir leur droit à travers les affaires criminelles et les violences. L’économie de rente encouragée par le gouvernement ne fait profiter qu’aux quelques personnes privilégiées. Comme les autres pays arabes, la Tunisie a une économie impotente, qui ne peut pas se servir de ses ressources importantes comme l’agriculture, le tourisme, le tissu industriel, et le capital humain pour devenir productive. L’effet désastreux de cette impotence entraîne le chômage et le sous-emploi et elle se répercute sur la sécurité sociale dans le pays. Les solutions pour lutter contre la criminalité en Tunisie Pour lutter contre ce grand défi auquel le pays est confronté, le ministre de l’intérieur a pris quelques mesures. En premier lieu, il a déployé des patrouilles mobiles autour des lycées pour faire régner la sécurité dans de ces institutions. Ces patrouilles informent sur la sécurité dans ces établissements scolaires. Selon le ministre, le gouvernement n’est pas en mesure de sécuriser toutes les écoles et lycées de toutes les villes, mais seules les grandes agglomérations sont concernées. Il a aussi ajouté qu’il a fait le recrutement et la formation de 7 700 agents pour le renforcement de la sécurité et pour la lutte contre la criminalité. Ce réseau de force de l’ordre vise également à resserrer l’étau sur les terroristes. Le ministre a également mis en place à Kasserine, où l’on a enregistré un hold up d’une banque une unité de force mixte Police-Garde nationale pour lutter contre le terrorisme.Ce plan de sécurité concernera aussi les autres gouvernorats frontaliers à l’instar de Kef et Jendouba. Lors de la conférence sur la protection des jeunes contre la délinquance et la criminalité, le premier conseiller à la sécurité nationale auprès du président de la République a indiqué aussi l’importance de la protection du jeune dans l’espace cybernétique. Selon les données révélées lors de cette conférence5 % des étudiants âgés entre 20 à 24 ans sont dépendants de drogue et 4 % des élèves en consomment.Les approches de la prévention de la criminalité mises en lumière lors de cette conférence s’articulent autour de la mise en place des mesures sociales, économiques, éducatives et sanitaires, la collaboration active entre les habitants de la zone ciblée, l’aménagement de territoire afin de limiter la possibilité de violences ou de crime, et la réinsertion sociale des délinquants pour éviter les récidives.
  Les secteurs qui emploient les mineurs Comment faire face à ce fléau ? La loi tunisienne protège les enfants   L’exploitation des enfants mineurs est un phénomène qui gagne de l’ampleur en Tunisie selon les chiffres fournis par l’INS. La pauvreté, le taux élevé des élèves qui quittent l’école dans les zones rurales, le faible niveau d’éducation de leurs parents sont les premières causes du travail des enfants. Le fléau s’aggrave car les articles du code de travail permettent aux enfants de moins de 16 ans d’exercer certains emplois sous certaines conditions. Ce manque de clarté des définitions de la loi semble favoriser la transgression de la loi en vigueur. Ainsi, certains d’entre eux sont soumis aux pires formes de travail qui risque d’impacter sur leur santé dans le seul but de lutter contre la pauvreté. Tour d’horizon sur la propension de ce travail infantile et les moyens permettant de faire face à ce trafic d’êtres humains. Les secteurs qui emploient les mineurs Selon le rapport de l’organisation internationale du travail, l’Afrique sub-saharienne est la région qui enregistre le plus grand nombre d’enfants travailleurs. Ce problème concerne surtout les pays en développement. En Tunisie, on enregistre 215 000 enfants travailleurs selon les chiffres de l’EuroMed Monitor, soit 9,5 % des enfants âgés entre 5 à 17 ans exercent un travail et 176 000 n’ont même pas atteint l’âge de 16 ans. La première cause de ce travail infantile est la pauvreté. Les parents nécessiteux dans les zones du nord-ouest et de sud-ouest sont obligés d’envoyer leurs enfants travailler et d’arrêter l’école afin d’aider les parents dans la subvention des besoins de la famille. On peut citer aussi d’autres causes comme l’absence de certificats de naissance des enfants, la difficulté d’accès à la scolarité, le manque d’éducation des parents ainsi que l’intérêt des employeurs avec cette main-d’œuvre à petit prix. Toujours selon l’Euromed, 136 000 enfants travaillent dans des conditions dangereuses et 20 % d’entre eux sont victimes des multiples formes de violences physiques et de tâches assommantes incompatibles avec leur âge et leur force physique sur leur lieu de travail.Dans le milieu agricole par exemple, ils peuvent être amenés à porter des charges lourdes qui impactent sur le développement de leur corps. Le secteur agricole est en effet le plus incriminé dans cette exploitation des mineurs. Ce fléau touche la région nord-ouest du pays où on recense 30 % des enfants mineurs exerçant un travail illégal. Il y en a par exemple des enfants qui font de trafic d’essence en franchissant la frontière pour vendre les bidons d’essence en Algérie. D’autres travaillent dans les mines, les tanneries… Les filles de 10 à 17 ans, quant à elles, exercent le travail d’aide-ménagère avec un salaire de 350 DT au maximum en encourant aussi au pire les risques de violences sexuelles ou d’autres privations. En effet, 17,8 % des aides ménagères sont des filles mineures qui sont généralement des filles issues de parent pauvres et analphabètes du nord-Ouest.Les chiffres ont ainsi indiqué que 21 % des enfants grandissent dans des familles pauvres et un tiers des enfants enquêtés font un petit boulot avant d’aller à l’école. La ministre de la femme, de la famille, de l’enfance et des seniors a d’ailleurs remarqué qu’on enregistre 300 cas de traite d’enfants en Tunisie pour l’année 2017. Et elle ajoute que l’Etat met tout en œuvre pour lutter contre toute forme d’exploitation des enfants et pour garantir leur droit. Pourtant, il faut noter que tous les enfants tunisiens doivent aller à l’école à partir de l’âge de 5 ans. Mais avec le problème de frais de scolarité, de l’éloignement de l’école et de manque d’infrastructures et de transports, peu nombreux sont ceux qui peuvent bénéficier d’un système éducatif adéquat. On remarque surtout ce constat dans les zones rurales. Ainsi, selon le ministre de l’Education, le nombre des enfants qui quittent l’école atteint près de 100 000 chaque année. Pourtant, la Tunisie a bien mis en place un plan pour lutter contre le travail des enfants (PROTECTE) au sein des gouvernorats et elle a déjà signé la convention internationale des droits des enfants depuis 1991. Comment faire face à ce fléau ? Les crises de l’éducation et les inégalités territoriales surtout dans les zones rurales figurent également parmi les causes de cette traite d’enfants. Le Ministre des affaires sociales se sent aussi concerné par cette lutte et il préconise la nécessité de l’application de la loi pour lutter contre le travail des enfants et la mise en place d’une stratégie de prévention de travail des enfants. Le programme « tous contre le travail des enfants en Tunisie » financé par les Etats-Unis à hauteur de 3 millions de dinars entre justement dans ce cadre de lutte contre le travail infantile. Le déroulement de ce programme est prévu pour une durée de 3 ans entre 2017 à 2020. Avant ce projet, il y a également le plan d’action national (PAN) de lutte contre le travail infantile en Tunisie. Ce plan touche les gouvernorats de Jendouba et de Bizerte. Il vise à appliquer les mesures répressives afin de convaincre les employeurs à ne plus embaucher des mineurs. Les différents responsables dans les régions comme les directions régionales, les commissariats des régions sont également impliqués dans cette lutte. Par ailleurs, les associations de défense de droit des enfants (UGTT) réclament toujours la ratification de la convention numéro 189, 171, 177 et 184 portant respectivement sur le travail sur l’emploi des travailleurs domestiques, le travail de la nuit, les travailleurs à domicile et la sécurité dans l’agriculture. La loi tunisienne protège les enfants Même si le parlement tunisien a ratifié la loi portant sur la violence faite aux femmes et qu’il y a une législation interdisant le travail des enfants, le phénomène est loin d’être réduit. En effet, la législation indique que les personnes de moins de 16 ans ne doivent pas être embauchées pour un travail qui nuit à leur santé ou leur développement et équilibre moral et physique qui les empêche de fréquenter l’école. L’article 56 indique également qu’aucun enfant de moins de 16 ans ne doit pas faire des travaux légers pendant plus de 2 h par jour. Cette loi indique aussi la nature de travaux légers autorisés pour les enfants âgés de 16 à 18 ans.La législation entérine également que les enfants de 13 ans peuvent participer à des travaux agricoles menus si ces travaux n’ont un impact néfaste sur leur santé et à leur assiduité scolaire. Par ailleurs dans l’article 59, chaque employeur doit aussi indiquer le nom et date de naissances des personnes de moins de 18 ans qui travaillent pour lui, leur nombre d’heures travaillées etc. Il doit présenter ce registre sur demande des représentants de l’inspection de travail.Or, le plus souvent ces législations ne sont pas respectées car les enfants qui travaillent dans les champs doivent faire des travaux fatigants pendant la journée et sont contraints d’arrêter l’école par manque des moyens financiers et d’énergie. La tenue d’un registre est également impossible pour les personnes analphabètes. Pour garantir une meilleure application de la loi, il faut ainsi assurer la prise en charge et la réinsertion sociales des enfants en conflit avec la loi et renforcer les procédures pénales pour les employeurs qui exploitent illégalement les enfants mineurs.