Actualités emploi et conseils RH Tunisie

Actualités et conseils RH

  Les écoles de formation et facultés étatiques ou privés en Tunisie Quelles sont les différentes fonctions disponibles dans ce secteur ? Qu’en est-il de l’évolution de ce secteur de finance en Tunisie ? Quel est l’avenir de l’emploi dans ce secteur financier en Tunisie ?   Le milieu de finances attire de nombreux jeunes sortants universitaires du fait de perspectives de carrière rapide et d’un certain nombre de privilèges dans ce secteur. Chaque année, des milliers de postulants Tunisiens cherchent ainsi à décrocher un stage ou un poste permanent dans le ministère de finances ou auprès des services financiers de privés. Mais pour intégrer ce milieu complexe qui joue un rôle important dans la compétitivité du pays, il faut évidemment suivre un parcours suffisant en économie, comptabilité ou droit et avoir de l’appétence pour le chiffre. Dans cet article, nous allons faire un tour sur l’avenir de ce secteur en Tunisie ainsi que les formations à suivre pour pouvoir débuter et évoluer dans le monde financier. Les écoles de formation et facultés étatiques ou privés en Tunisie Outre le salaire, le challenge et la possibilité de manipuler ou de jouer des gros chiffres constituent le principal des jeunes diplômés pour ce milieu. Les plus ambitieux qui s’arment du courage et de patience réussissent aussi à monter un palier au bout de 2 ou 3 ans à conditions d’avoir les diplômes requis. De plus, ils peuvent bénéficier de primes et de rémunérations. C’est pourquoi, bon nombre de bacheliers choisissent d’étudier dans une grande école de commerce pour pouvoir exercer ce métier plus tard. En Tunisie, on en retrouve quelques-uns qui proposent un diplôme de master pour les étudiants qui ont fini le cycle d’études académiques. Ce cursus leur permet d’avoir des connaissances solides sur la gestion de fonds, la comptabilité, l’investissement bancaire etc. Plus tard, ils peuvent se spécialiser dans les branches comme la retraite etc. Parmi les écoles et universités proposant un parcours de formation en finances, on peut citer à titre d’exemple l’université internationale de Tunis (UIT).Cette université propose deux masters en finances. L’Avicenne private business school (APV), l’université virtuelle (UIV) proposent également des formations pratiques et théoriques entre autres dans les secteurs de la banque, la finance des entreprises. A noter que les étudiants qui décrochent une licence en gestion, et en banque, finances et assurances ne sont pas obligés de s’orienter vers un master car ils peuvent déjà intégrer le milieu professionnel avec un diplôme bac+3. Les formations plus courtes comme le BTS finance permettent aussi d’exercer des fonctions comme conseiller clientèle, chargé de recouvrement etc. Outre les qualifications professionnelles, l’ouverture d’esprit, des bonnes qualités relationnelles, la bonne maîtrise de l’anglais et la capacité de jouer avec des chiffres sont les qualités nécessaires à un bon financier. Quelles sont les différentes fonctions disponibles dans ce secteur ? La finance couvre tous les aspects de la réalisation d’une opération économique. Le financement bancaire, le système de paiement, la gestion des opérations économiques sont au cœur de ce domaine d’activité. Il est considéré ainsi comme une voie royale pour réussir dans sa vie professionnelle, d’autant plus qu’avec la mondialisation, le secteur est devenu florissant. Les différentes fonctions qu’on peut exercer dans ce secteur sont nombreuses. Et elles sont recherchées par les banques, les entreprises et les ministères. Pour les salariés ou cadres qui évoluent dans une entreprise, ils prennent en charge le traitement des documents financiers ou comptables et font l’audit. Dans le milieu bancaire, la mission des spécialistes en finances tourne autour de la tenue de comptabilité, le contrôle des opérations bancaires et le suivi des crédits bancaires et recouvrement. Ils peuvent également effectuer le bilan annuel de la banque. C’est un secteur qui recrute souvent des jeunes diplômés en comptabilité et finances. Parmi les métiers disponibles dans le milieu bancaire, de l’assurance ou au sein d’une entreprise, on peut citer par exemple le conseiller clientèle, l’analyste financier (qui analyse le profil d’un souscripteur à un crédit), l’actuaire, le courtier en financement et en assurance, le comptable, le trader, le chargé d’affaire. Les postes spécifiques comme le gérant de portefeuilles, le directeur financier, l’expert-comptable, l’inspecteur commercial font également partie de ce milieu. Qu’en est-il de l’évolution de ce secteur de finance en Tunisie ? La Tunisie qui est la République le plus petit en superficie de l’Afrique du nord a adopté un système de cloisonnement de banques.Depuis 2001, les autorités ont essayé de remédier à cesystème bancaire en opérant un système d’ouverture progressive. Ce décloisonnement consiste par exemple à permettre à une institution financière l’accès à la distribution de tous les services financiers et ce sans distinction. Ainsi, tous les établissements de crédit peuvent se lancer dans l’octroi de financement, les services de gestion, l’assurance et l’intermédiation boursière. Les établissements qui proposent de l’épargne, devront, quant à eux disposer de plus de libertés dans l’éventail des produits financiers qu’ils proposent. Le système de bancassurance en Héxagone est déjà aussi adopté en Tunisie, ce qui permet aux banques d’apporter à la fois des services financiers tout en commercialisant des produits d’assurances. Cependant, il ne faut pas occulter le fait que le nombre de banques en Tunisie n’est pas encore suffisant d’autant plus que le secteur est très segmenté. Le recours au regroupement ou aux fusions pourrait être une solution intéressante pour augmenter la rentabilisation de ce secteur et offrir une gamme de produits plus large. Le secteur bancaire tunisien n’est pas aussi en mesure de canaliser le financement des particuliers et sociétés vers des projets économiques productifs. Ce qui impacte sur la performance de ce secteur. L’Etat devrait aussi aider à la mise en place d’un environnement réellement concurrentiel et assouplir la réglementation pour réduire les coûts supportés par les institutions financières. Par ailleurs, dans ce contexte de l’évolution de ce secteur, il convient de parler également de la Fintech, qui s’articule autour de la banque et paiement en ligne, intelligence artificielle, blockchain, crypto-monnaies etc. Beaucoup d’entreprises tunisiennes essaient de satisfaire les exigences des consommateurs en mettant en place un système de paiement via mobile ou PC, mais les banques auront encore à développer un système bancaire opérationnel qui s’adapte aux nouvelles évolutions technologiques. Quel est l’avenir de l’emploi dans ce secteur financier en Tunisie ? Les réformes entreprises par la Tunisie dans ce secteur sont soutenues par quelques pays membres de l’Union de Benelux. En effet, la House of training du Luxembourg, une institution spécialiste en financement va débloquer de fonds pour l’instauration d’un programme de micro-finances en Tunisie. Ce projet est en collaboration avec la banque européenne d’investissement. L’objectif de ce financement est de relancer l’économie tout en créant des emplois pour les jeunes chômeurs. La crise de l’emploi pour les jeunes sortants universitaires en Tunisie étant un fléau non encore résolu ; l’Etat devrait aussi améliorer le climat d’investissement et intensifier la lutte contre le terrorisme pour attirer les investisseurs. A cet effet, il est important de renforcer le lien entre la croissance économique et le progrès social, en créant d’emplois plus nombreux et plus pérennes pour un développement solide. Le déclenchement d’une croissance contenu dépend non seulement du secteur financier mais de tous les secteurs clés de l’économie. Pour conclure, la faiblesse du niveau d’intermédiation financière, l’accès limité des ménages et entreprises aux financements, la faible concurrence dans le secteur bancaire constituent des entraves à l’accélération du développement du secteur financier tunisien. En corrigeant tous ces aspects,ce secteur peut devenir plus productif en offrant plus de débouchés aux sortants universitaires.
Découpage administratif Richesses et potentialités de ce gouvernorat Les infrastructures de bases et équipement collectif Les emplois à Ben Arous Ben Arous fait partie de l’un des 24 gouvernorats de la Tunisie, pays de l’Afrique du nord. Sa création date du mois de décembre 1983. Ce gouvernorat situé à une dizaine de km de Tunis est délimité par Nabeul à l’est, Tunis et Manouba à l’ouest, la mer Méditerranée au nord et Zaghouan au sud. Il se démarque par son pôle industriel important. Celui-ci possède environ 560 entreprises offrant quelque 62 600 emplois, alors que la superficie de son territoire ne couvre que 761 km2. Tour d’horizon sur les richesses et potentialités de ce gouvernorat ainsi que les opportunités d’emplois qu’on peut y trouver. Découpage administratif L’effectif des habitants de ce gouvernorat situé au sud-est du Grand Tunis atteint 631 842 environ en 2014. Du point de vue administratif, son découpage est constitué de 12 délégations, 11 municipalités et 6conseils ruraux. Ces délégations sont : Ben Arous, Nouvelle Médina, El Mourouj, Hammam-Lif, Hammam-Chatt, Bou M’hel El Bassatine, Ezzahra, Radés, Mégrine, M’Hamdia, Fouchana et Mornag. Au niveau de concentration de la population, la commune El Mourouj est la plus peuplée avec 102 444 habitants. Fouchana et Mornag regroupent quant à elles, 62 954 et 55 521 personnes. Tandis que la commune la moins peuplée est Hammam-Chatt avec 27 611 personnes. Ce gouvernorat est caractérisé par des paysages montagneux, avec des plaines verdoyantes et la mer. Sa position géographique et sa proximité avec la capitale vont impacter sur son fonctionnement. A noter que cette région est jumelée avecLazio, Saint-Etienne, Nord Pas de calais et Arles .Concernant son, la région possède un climat de type méditerranéen avec des températures douces de 11,4 °C en hiver et chaudes en été (21,6 °C à 46,8 °C). Les précipitations annuelles sont irrégulières. Elles varient de 275 à 500 mm. Richesses et potentialités de ce gouvernorat 90% de la population de Ben Arous habite dans les zones communales mais il affiche un taux d’urbanisation de 90,5 %. L’économie de cette région est principalement basée sur le tissu industriel et l’agriculture. L’activité artisanale est peu florissante car on n’y retrouve que 4 entreprises artisanales. Par contre, on y enregistre plus de 560 entreprises ayant dix employés et plus et 177 d’entre eux opèrent uniquement dans l’exportation dans le secteur textile, électronique ou mécanique. Elles sont réparties dans 20 zones industrielles s’étendant sur une superficie de 1 066 ha. Ce sont les ZI de Sidi Rézig, Ezzahra, El Mghira et Méghrine. On retrouve également de nouvelles zones industrielles publiques et privées étendues sur une superficie de 250 ha. La population active de ce gouvernorat environne 208 567 en 2014. Elle travaille dans les industries de manufacture, dans les services administratifs et dans l’agriculture. Concernant l’agriculture, cette région possède 67 000 ha terres labourables soit 47 % des terres agraires du gouvernorat. Les forêts occupent 16 000 ha tandis que les terres arides sont 20 100 ha. L’élevage constitue aussi une part importante dans les activités des habitants avec l’élevage des ovins (40 000 têtes) , des vaches, des caprins. On y retrouve également de production des produits de pêche de 27 000 tonnes par an, de viande rouge et des viandes de la volaille (poulet de chair ) ainsi que de lait (13 500 t/an) et des œufs. La région produit également plusieurs tonnes par an de pommes et poires, de raisins de table, de blé et d’orange. De plus, elle exporte aussi des fleurs et des clovisses. Par ailleurs, la richesse en ressources hydrauliques de la région permet de faciliter l’évacuation des produits et l’irrigation de la culture (3 barrages collinaires, 24 lacs collinaires et le barrage d’Oued El Hma) . Elle possède aussi le port de Radès qui prend en charge la majorité du trafic en conteneur et le trafic roulant du pays. Concernant les données démographiques de cette région, le taux de la croissance des habitants est estimé à 3,3 % tandis que le taux des enfants âgés de 0 à 6 ans qui fréquentent l’école environne 96,6 % contre 97,5 % pour les enfants de 6 à 14 ans. Les infrastructures de bases et équipement collectif Le secteur de services et de commerces dispose d’une main-d’œuvre spécialisée. En effet, le gouvernorat possède 7 centres spécialisés proposant des formations en bâtiment, textile et bonneterie, transport et logistique, métiers du tertiaire, techniques appliquées en cuir etc., 4 instituts supérieurs et une quarantaine de centres privés complètent ces centres de formations. Le parc scolaire du 1 er cycle de base comprend, quant à lui, plus de 150 écoles primaires publiques, 2 écoles primaires privées, 336 jardins, crèches et clubs d’enfants. 83 lycées et collèges privés et publics épaulent l’enseignement secondaire. Concernant l’infrastructure sanitaire de la région, elle est essentiellement composée de 2 hôpitaux régionaux, 46 centres de santé de base, 18 laboratoires d’analyses radiologiques et 5 cliniques. On y recense également 115 pharmacies. Ces équipements sanitaires sont appuyés par un personnel médical regroupant 371 médecins généralistes et spécialistesdu secteur public et du secteur privé, soit un médecin pour 1063 personnes. Concernant l’infrastructure sportive, Ben Arous abrite 3 complexes sportifs, 37 salles de sport couvertes, et une quarantaine de stades de spécialité (en football, tennis, basket-ball etc). Il possède aussi 3 piscines dont 2 sont des piscines olympiques. Il compte également 17 maisons de jeunes et 4 centres d’hébergement. Concernant les équipements culturels, cette région dispose 19 bibliothèques, 6 théâtres, et 8 maisons de culture. Outre cette infrastructure culturelle, le gouvernorat possède également des sites archéologiques (celui d’Oudhna, d’Aqueduc Romain et de Mohamadia). A noter que le taux de l’électrification de ce gouvernorat atteint 99,8 % et le taux d’assainissement en eau potable dans la zone urbaine environne 96 %. Le ratio de desserte en service de postes environne quant à lui, 1 bureau pour 13 880 habitants dans Mornag. Ce chiffre dépend de la délégation. Par ailleurs, considérée comme la zone d’échange entre le nord et le sud du pays, le réseau routier est composé d’autoroutes R1, de routes régionales et de pistes agricoles, d’une ligne de chemin de fer, de métro et du port de Radès. Les emplois à Ben Arous Ce gouvernorat se démarque par ses efforts dans l’investissement surtout entre 2014 et 2015. En effet, pendant cette période l’investissement dans l’activité industrielle et services a affiché une hausse de 285 % selon les statistiques recueillies auprès de l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation. Le nombre des entreprises créés a augmenté de 13 à 34. Cette création impacte positivement sur le taux de chômage car le nombre des postes créées a grimpé de 10 à 35 au cours de ces années. De même au cours de l’année 2017, le secteur de l’industrie manufacturière a affiché une croissance de 15 % comparée à l’année 2016. Ce qui se traduit par la création de quelque 3 280 postes. Le taux de création d’emploi a connu ainsi une hausse de 4 % et les nouveaux projets ont augmenté de 2 %. L’augmentation est surtout enregistrée au niveau des entreprises dont les activités sont uniquement dans l’exportation. De même, le nombre de projets avec participation étrangère dans l’industrie et les services affiche une hausse de 79 %. Enfin, les pépinières d’entreprises ont affiché aussi une hausse de 2 %.
  Quelles sont les écoles de formation du secteur de l’assurance en Tunisie ? Quelles sont les différentes fonctions qu’on peut occuper dans ce secteur ? Quelques chiffres du secteur d’assurances en Tunisie Clin d’œil sur l’évolution de ce secteur   Malgré la lente reprise de la croissance économique, le secteur de l’assurance apporte leur contribution dans le développement du pays. Ce sont les assureurs qui ont indemnisé les entreprises victimes de la révolution de 2011. Malgré cela, les compagnies d’assurances souffrent d’une faible amélioration du taux de pénétration, d’une progression lente de la production de l’assurance par rapport à la population totale, et le manque d’harmonie de la structure. En effet, on recense actuellement 23 compagnies d’assurances en Tunisie dont 13 proposent des prestations diversifiées mais le reste n’offre qu’un choix limité de services. Tour d’horizon sur l’avenir de ce secteur et les formations à suivre pour décrocher un emploi dans les entreprises d’assurances. Quelles sont les écoles de formation du secteur de l’assurance en Tunisie ? Pour les bacheliers qui souhaitent se spécialiser dans les métiers de banque et de l’assurance, il existe quelques écoles de formation privée et facultés étatiques qui proposent cette formation. On peut citer entre autres l’université internationale qui délivre un diplôme de master en finance et comptabilité accrédité par le ministère de l’enseignement supérieur. Elle vise à former des responsables administratifs dans les entreprises exerçant des activités internationales. A l’issue de la formation, le diplômé peut exercer la fonction de conseil en stratégie financière, agent général d’une compagnie d’assurance, gestionnaire de trésorerie etc. L’accès au master de finance requiert le passage à un concours d’admission à l’université. Cette école supérieure de commerce est en partenariat avec SAP university Alliance, SMP, AHK etc. IAE, ou l’école université privée de management et de finance propose également de formation dans le domaine d’assurance pour devenir agent général ou courtier d’assurance. Les professionnels du métier de l’assurance et les bacheliers peuvent aussi se former auprès de l’AIEFFA (l’association internationale des établissements francophones de formation à l’assurance). Cette association délivre un diplôme reconnu par le ministère de l’emploi. Quelles sont les différentes fonctions qu’on peut occuper dans ce secteur ? D’abord, l’assurance compte des grandes entreprises qui pourvoient des emplois aux jeunes diplômes universitaires. Cette structure a pour objectif de maintenir les revenus des assurés, de sauvegarder les emplois, d’indemniser les victimes d’accidents, et de reconstituer leur bien. Elle joue également un rôle économique non négligeable car elle investit dans l’économie nationale tout en fiabilisant les relations commerciales. Habitation, voiture, crédit, retraite etc. l’assurance ne connaît pas de chômage.Les contrats sont répartis en 3 catégories : les assurances vie (décès, épargne, retraite) et non vie (mutuelle santé, assurances de biens etc) ainsi que les assurances IARD (incendie, accidents et risques divers). Il s’agit donc d’un vaste secteur qui recrute les diplômés de bac + 2 à bac + 5. Parmi les postes disponibles, on peut citer les conseillers commerciaux, les chargés de clientèle, les gestionnaires de sinistres, les téléconseillers, l’inspecteur commercial etc. La rémunération dépend du poste occupé et de l’envergure de l’entreprise. Les plus grands recruteurs sont les établissements bancaires, et les compagnies d’assurances, mais des entreprises dans le secteur immobilier, du commerce et de finance peuvent aussi avoir besoin de ce professionnel. Par ailleurs, il faut souligner que ce métier requiert des aptitudes spécifiques outre l’acquisition d’un diplôme. A titre d’exemple, un courtier en assurances devrait avoir des connaissances en gestion et en droit commercial. Il devrait faire preuve d’autonomie et avoir des qualités d’un bon négociateur. La rigueur, l’esprit méthodique et la capacité d’analyse sont également des compétences utiles pour exercer ce métier. Il s’agit donc d’un professionnel orienté vers un profil commercial car il aurait à fidéliser et à développer la clientèle. Les sortants universitaires intéressés par la gestion de risques et la vente de contrats peuvent postuler auprès des banques, des entreprises d’assurances etc. Quelques chiffres du secteur d’assurances en Tunisie Selon les statistiques, ce secteur affiche une hausse de chiffres d’affaires allant de 647,2 MDT en 2017 contre 723,5 MDT pour le premier trimestre de cette année 2018. Les données du CGA indiquent une hausse de l’assurance-vie de 30,2 % au cours de ce premier trimestre comparé à la même période de l’année dernière. Par ailleurs, l’assurance-automobile a détenu la plus grande part des autres domaines de l’assurance dans ce CA avec 45, 9 % de contrats, contre 22, 2 pour les contrats risques.A rappeler que plusieurs banques ont aussi développé un service d’assurances à l’instar de ZitounaTakaful ou encore Assurances BIAT. Le produit d’assurance de la banque Zitouna est basé sur la coopération mutuelle, la protection et l’assistance entre les participants. Le taux de croissance de ce marché de Takaful peut atteindre 15 à 20 % selon les estimations des analystes. Le CA des trois assurances de Takaful a connu d’ailleurs une forte hausse pour cette année. Quant à l’assurance BIAT de la banque internationale Arabe de la Tunisie, il s’agit des produits permettant d’assurer la maison, la voiture, la retraite, la vie etc.Concernant les dédommagements versés par les assureurs au cours de cette année, ils ont aussi augmenté au cours du premier trimestre avec un chiffre de 256,8 MDT en début 2018 contre 224,4 MDT en début 2017. Le nombre des accidents déclarés au cours du premier trimestre de l’année et les placements des rassemblées par les compagnies d’assurances a aussi augmenté comparé à celui de l’année dernière. Clin d’œil sur l’évolution de ce secteur Malgré le taux de pénétration peu élevé, le montant global des primes d’assurances a connu une hausse pour ces dernières années. Ce qui a permis de donner un coup de fouet à l’expansion des produits comme l’assurance islamique Takaful. On peut donc dire que ce secteur se porte mieux comparé à l’économie tunisienne en général. La compagnie STAR est toujours le leader dans ce secteur en s’arrogeant une part de marché de 18,2 %. A noter que cette compagnie est en partenariat avec le groupe français Groupama. En fait, l’année difficile pour les assureurs est l’année 2011 car au cours de cette année, ils ont dû dédommager les sociétés et entreprises victimes de pillages et d’incendie de la révolution. La filière assurance voiture a été la plus rudement touché avec une perte estimée à 20 MDT en 2012 et quelques compagnies ont disparu du secteur après cette période difficile. Puis, la santé du secteur s’est nettement améliorée malgré le déficit de sécurité auquel le pays se trouve confronté. Les compagnies ont essayé aussi de mettre des plans de réassurances pour consolider leur structure. Malgré cela, pour affronter la concurrence des compagnies internationales, il est important de trouver des solutions pour les insuffisances du secteur dans le but de renforcement de la compétitivité des entreprises d’assurances. Le plan sur le développement du marché doit être basé sur une meilleure transparence entre les intervenants du secteur comme le courtier ou l’agent général et l’assuré. Par ailleurs, les couvertures ayant la plus de potentialité concernent l’assurance-vie, la santé et l’épargne. L’assurance-vie qui garantit les assurés contre le risque de décès ou les permet de se constituer un capital a été depuis victime des tabous religieux. Mais la demande de ces produits commence à afficher une hausse constante dans les pays. En somme, le secteur a des perspectives de croissance intéressantes mais il requiert la mise en place de réformes pour rêver d’un taux de pénétration plus élevé.  
Découpage administratif de Mahdia Economie, richesse et potentialités Les infrastructures de base et les équipements collectifs Quels sont les opportunités d’emplois à Mahdia ?   L’histoire de cette région située au centre est de la Tunisie remonte dans le temps des berbères au 8 e siècle avant JC tandis que la première installation de dynastie arabe, les Aghlabites date du 7e siècle. Puis, les Fatimides s’y étaient implantés et avaient consacré Mahdia comme la capitale. Les Espagnols et d’autres conquérants ont occupé par la suite cette presqu’île du Cap Afrique. Ce n’est qu’en 1974 qu’il est devenu gouvernorat. La région abrite plus de 410 810 habitants en 2014, dont 57 % sont des jeunes de moins de 25 ans. Découpage administratif de Mahdia Ce gouvernorat situé à 205 Km de la capitale est entouré par le gouvernorat de Monastir et de Sousse au nordSousse, le gouvernorat de Sfax au sud, à l’est par la Méditerranée, et à l’ouest par le gouvernorat de Kairouan. L’étendue de son territoire avoisine 2950 Km 2 soit 1,9 % de la superficie du pays. Du point de vue administratif, ce gouvernorat est découpé en 11 délégations dont la délégation de Bou Merdes, Chebba, Chorbane, El Jem, Essouassi, Hebira, Ksour Essef, Mahdia, Melloulèche, OuledChamekh, Sidi Alouane. Madia concentre la plus haute densité de population en 2014 avec un nombre d’habitants de 71 720 environ, suivi de Ksour Essef avec 47 780 personnes et Essouassi 46 276 habitants. Depuis 2016, MoumedBouden est à la tête de ce gouvernorat.Mahdia est aussi divisé en 18 municipalités et 99 imadas. La municipalité de Mahdia est jumelée avec la ville de Saint Nazaire en France, la ville du Caire en Egypte, la ville d’Aviro à Portugal et la ville italienne de San Pandetto Del Tronto. La municipalité de Ksour quant à elle est en coopération avec la ville de Plon en Allemagne. La municipalité d’El Jem a fait aussi un jumelage avec deux villes françaises. La région possède une température moyenne de 23°C et une mesure de quantité de pluie annuelle variant entre 200 et 300 mm. Economie, richesse et potentialités Le tourisme balnéaire figure parmi les atouts de ce gouvernorat qui possède une belle station balnéaire avec les plages situées entre Ksour Essafet Chebba. Il y a également la zone touristique de Ghedbana qui a une capacité d’hébergement de 19 000 lits avec une vingtaine d’hôtels dont 6 sont des 5 et 4 étoiles et 5 centres thalasso. Cette zone touristique pourvoit 4000 emplois aux habitants. Le charme de la zone, la richesse du patrimoine touristique, la Médina, et la présence des pécheurs attirent principalement les touristes comme les Russes et les Allemands dans ce gouvernorat. La porte de ville fortifiée, la grande Mosquée, l’immense forteresse du 16 e siècle, le musée de Mahdia figurent parmi les quelques sites touristiques de Mahdia. Concernant la production de pêche, ce gouvernorat produit 20 320 tonnes de poisson chaque année et possède 1 616 flottilles de pêche. Elle prend en charge 15 % de la production nationale. Comme les autresgouvernorats, la région possède également des zones industrielles dans une superficie aménagée de 94 ha. Ce sont les ZI de Mahdia avec 137 lots, celle d’El Jem avec 72 lots, de Ksour Essaf avec 22 lots et d’Essouassi avec 29 lots. On enregistre 145 entreprises manufacturières dans cette zone dont la majorité (93) sont des industries de textile et d’habillement. Les industries agroalimentaires sont au nombre de 39. Le reste est réparti entre les industries diverses comme la fabrication mécanique, métallurgique, électronique, chimique ou la fabrication de matériaux de construction. La région possède aussi d’autres richesses car elle est la   première productrice d’huile d’olive bio de la Tunisie et la troisième productrice de poissons bleus. Les terres cultivables sont dans les environs de 226 410 ha tandis que les forêts et parcours font 19 000 ha. Pour alimenter en eau potable etpour l’irrigation de la culture la région dispose aussi 225 forages, 10 lacs collinaires et plus de 10 370 puits de surfaces. Concernant les principaux produits agricoles de Mahdia, outre la pêche, il produit également de viandes rouges et de viandes blanches de 14 700 tonnes par an, de lait 13 000 tonnes/an. La culture et l’exploitation des arbres, des légumes, des céréales, des oliviersfont également partie des activités de la population. Pour l’année 2014, la culture maraîchère a atteint par exemple 79 353 tonnes contre 190 555 tonnes pour la culture d’oliviers. L’élevage fait aussi partie des activités de la population car on y recense 25 960 têtes de bovin, 125 150 têtes d’ovin,8 400 têtes de caprin et 4300 ruches d’abeilles etc. Les infrastructures de base et les équipements collectifs Le taux de la population ayant accès à l’électricité et à l’eau potable dans cette région avoisine 99,9 % tandis que le taux de desserte urbaine est de 75 %. La capacité de réseau téléphonique est de 53 848. Concernant les routes nationales et les routes ferroviaires permettant d’évacuer les produits agricoles, Mahdia possède une soixantaine de km de route nationale et d’autoroute, plus de 323 km de routes régionales et 183 km routes locales. Une ligne ferroviaire de 60 km la relie avec le Sousse et une autre ligne de 65 km constitue une liaison avec El Jem. Concernant les équipements collectifs, Mahdia possède 6 établissements supérieurs, 192 établissements primaires et une soixantaine de lycées et de collèges. Une vingtaine de centres de formations professionnelles délivre également des certificats aux apprenants dans les spécialités agriculture, chaussure, coiffure, tissage, tourisme… Les infrastructures sanitaires, quant à eux, sont représentées par 90 centres de santé de base, 1 hôpital universitaire, 2 dispensaires locaux, et 4 centres de la protection de la mère et de l’enfant. Le nombre des praticiens généralistes et spécialistes avoisine 380 professionnels. Enfin, au niveau des équipements de culture, ce gouvernorat possède 219 jardins d’enfants et plus d’une trentaine de maison de jeunes. Elle dispose également une vingtaine de terrain de sport, et une vingtaine de bibliothèques publiques ainsi que 5 musées et sites archéologiques. Quels sont les opportunités d’emplois à Mahdia ? Comme les autres régions, cette zone aurait également à confronter le problème du chômage qui sévit dans le pays. L’Etat essaie d’apporter des solutions à ce fléau en mettant en place des projets de développement dans le domaine de l’éducation et de route, dans le domaine de santé, de l’agriculture, dans le secteur industriel etc. Dans le secteur de l’industrie par exemple, pour l’année 2013, il n’y avait que quelques projets industriels qui ont permis de fournir plus de 250 postes d’emplois aux chômeurs. Et dans le domaine de l’agriculture, 289 projets ont été déclarés auprès de l’APIA en 2013 pour un montant total de 40 millions de dinars tunisiens, mais la plupart de ces projets ne s’adressent pas aux diplômés universitaires. D’ailleurs, le total des demandes d’emplois enregistrés pour l’année 2013 sont dans les environs de 1 400 postes alors qu’on enregistre plus de 18 000 demandes d’emploi à l’époque. D’autre part, le développement des industries et de sa répartition dans cette région dépend encore de l’étude de l’aménagement des ZI existantes et de celle de l’El Jem. Et puis, l’activité de ces industries est encore axée sur le textile et l’habillement malgré les ressources naturelles de la région. En bref, pour lutter contre le chômage, ce gouvernorat devrait aussi envisager des projets permanents qui feront bénéficier la plupart des chômeurs d’une opportunité d’emploi stable.    
  Vers la suppression du CV papier L’importance de l’e-réputation pour l’employeur et le candidat Une évolution moins coûteuse du recrutement L’approche des Tunisiens de cette forme de recrutement   Après les avancées du web 1.0 et web 2.0, nous sommes actuellement à une version web 3.0. Ce concept qui a vu le jour en 2008 se tourne autour de l’interaction entre l’univers physique et numérique. C’est dans le domaine commercial que les progrès se font le plus remarquer. Les internautes ne communiquent plus avec les sites marchands pour faire de commande en ligne. Ce sont les objets ou les ordinateurs qui feront tout à leur place jusqu’au paiement en ligne. A titre d’exemple dans le secteur médical, supposons qu’un appareil d’échographe a détecté la présence d’une affection chez un patient. Avec l’autorisation du médecin, il se connecte sur une pharmacie en ligne et achète les médicaments adéquats pour le traitement. Puis, il met au point l’envoi des médicaments.Appliqué dans le secteur du recrutement 3.0, il s’agit de la consolidation d’un recrutement intelligent 2.0 qui fait appel aux nouvelles technologies numériques et aux réseaux sociaux associés à la construction de l’image employeur. Vers la suppression du CV papier Avec la digitalisation et le développement du web, l’âge d’or des CV et lettre de motivation en papier est révolu. En effet, ces supports sont devenus obsolètes car 75 % des directeurs de ressources humaines font appel à l’internet pour dénicher le candidat idéal. Ces recruteurs recourent notamment aux réseaux sociaux (linkeldln, viadeo, facebook, twitter …) et aux plates-formes de recrutement en ligne pour recruter des profils potentiels. Pour maximiser leurs chances d’être embauchés, certains des postulants mettent de CV vidéo en ligne en guise de candidature (youtube). La vidéo de snapchat qui permet au postulant de répondre aux questions du recruteur en live streaming gagne aussi en popularité. Ce qui permet rapidement aux recruteurs d’avoir une idée de la présentation du candidat avant l’entretien.Et pour le chercheur d’emploi, il s’agit de savoir raconter ses expériences, son savoir-faire et ses compétences dans un temps limité. Ainsi, le recrutement classique se contente de l’envoi de CV par mail suivi de l’entretien mais les recruteurs qui cherchent les profils parfaits fouillent maintenant les réseaux sociaux et adoptent ce moyen le moins chronophage et le plus performant. Toutefois, ce mode de recrutement ne leur épargne pas les étapes incontournables de test de personnalité, l’évaluation de la motivation, de l’aspiration et de potentiel cognitif du futur employé. L’importance de l’e-réputation pour l’employeur et le candidat L’image de marque est toute aussi importante pour l’entreprise qui embauche que pour le talent qui cherche un poste. La gestion de sa réputation sur internet se fait par une veille permanente de ce qui circule à propos de son image. S’il y a des contenus négatifs qui tâchent sa réputation et qui ne sont pas « drôles » pour le recruteur, il faut faire le nettoyage. L’animation régulière des réseaux sociaux (twitter, facebook etc.), la participation à une conférence sur son secteur d’activité, la rédaction d’un article sur son blog, la bonne distinction entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle constituent également des moyens permettant de maîtriser son e-réputation. Dans le cadre de ce recrutement, le candidat qui souhaite trouver un poste devrait aussi faire preuve de compétence et être capable de démontrer son savoir-faire le moment voulu. Par ailleurs, il convient également de soigner son image de marque pour les entreprises car nombreux sont les chercheurs d’emplois qui se renseignent sur les réseaux sociaux à propos d’une entreprise avant de postuler. Ils peuvent y lire les avis, les notations, les commentaires, l’ambiance au travail, le salaire etc. D’où l’intérêt de mettre une bonne pratique avec l’animation des réseaux sociaux et l’entretien de son e-réputation pour les entreprises. Concernant les commentaires négatifs qui peuvent apparaître sur internet, la société peut se défendre en répondant à ces critiques. A noter que les jeunes de la génération Y et Z aiment prendre la parole sur la toile. Voilà pourquoi le recrutement actuel ne consiste plus à collecter des CV et lettre de motivation mais à chercher les talents et les jeunes compétences pointues dans les réseaux sociaux. D’où l’intérêt pour le candidat et l’employeur d’animer les réseaux sociaux afin de favoriser l’ouverture et l’interaction. Le recrutement 3.0 est donc un mode de recrutement pour les hyper connectés en phase avec son époque, qui savent utiliser les technologies numériques tout en veillant à leur image. Une évolution moins coûteuse du recrutement Les avantages de ce processus du recrutement sont nombreux. Premièrement, il permet de dénicher plus rapidement les bons profils et de sélectionner les talents. En effet, si un employeur recrute en demandant un CV papier et lettre de motivation, il aurait à éplucher les courriers un à un et comparer les profils qui peuvent répondre à ses besoins. Ce qui risque d’être chronophage et peut lui prendre une journée entière. Or avec ce recrutement 3.0, il peut effectuer en un temps optimal la sélection et l’entretien. Un des exemples les plus saisissants est par exemple la première VRH virtuelle, baptisée Vera. Ce robot ayant l’allure d’une femme a la capacité de faire le scan des sites d’emploi pour repérer rapidement le candidat idéal. Une start-up basée à Saint-Petersbourg est au cœur de cette invention. L’utilisateur aurait à programmer des critères et le robot prend en charge l’entretien et l’embauche en vidéo ou par téléphone. Et le plus intéressant, c’est que le robot peut effectuer milles entretiens en simultané. Ce type de recrutement peut encore être onéreux, mais si l’employeur fait appel à une présélection en vidéo ou aux réseaux sociaux, le coût sera maîtrisé. Le gain du temps est aussi l’autre atout de ce processus d’embauche. Au lieu d’attendre 15 ou 20 jours pour collecter tous les CV, il suffit de piocher sur linkeldn pour trouver des candidats cadres. De plus, le recruteur a la chance de trouver des candidatures qu’il ne trouve nulle part ailleurs. Toutefois, pour réglementer l’utilisation de cette technologie, l’entreprise doit respecter le règlement général sur la protection de données. Si les données du candidat sont divulguées, ou volées, il devra être mis au courant de cette situation. De plus, si l’entreprise ne respecte pas la réglementation, elle est susceptible de payer une amende de 20 millions d’euros. L’approche des Tunisiens de cette forme de recrutement Il est clair que la technologie digitale impacte le processus de recrutement en Tunisie. De nombreux jeunes partagent les informations utiles et gèrent leur identité numérique sur les réseaux sociaux. De l’autre côté, les entreprises cotées deviennent aussi proactives. Elles développent leurs réseaux, animent leur communauté autour de la marque employeur afin d’optimiser le recrutement. L’essentiel pour ces dernières est de trouver le candidat en adéquation avec le profil cherché en un minimum de temps. Pour conclure, au lieu de faire appel à un cabinet de recrutement, les recruteurs tunisiens se tournent de plus en plus vers le web 3.0. Cela est surtout valable pour les postes de salariés et d’employés non-cadres. Le web permet aux employeurs d’économiser leur temps et leur argent en simplifiant le recrutement par le biais des réseaux sociaux. Cependant, ceux qui sont en quête des profils experts (directeurs généraux de banques et entreprises privées) ne peuvent pas encore se passer des connaissances pointues d’un chasseur de tête.     En bref, le développement de cette approche du recrutement risque d’avoir de répercussion sur la clientèle des bureaux et les agences d’emploi sur le long terme.
Le pétrole et le dinar tunisien : un rapport conflictuel Tour d’horizon de l’économie tunisienne Quelles sont alors les perspectives de l’économie tunisienne ? Quel est l’impact sur l’emploi de cette conjoncture économique ?   La hausse du prix de l’or noir entraîne une situation de l’inflation dans les pays importateurs alors que cette conjoncture constitue une perspective de croissance pour les pays exportateurs. Elle impacte également sur les indices boursiers des placements financiers des entreprises dans le secteur de la production du pétrole. Pourtant si on se réfère au choc pétrolier entre 2003 et 2005 où le cours de l’évolution du prix pétrole atteint un niveau inquiétant, l’effet n’est pas particulièrement notable pour la croissance économique mondiale qui reste à 4 % en 2005 contre 3,9 % en 2003. De même depuis l’année 2015, la tendance à la baisse du prix du pétrole n’a pas donné un coup de fouet à la croissance mondiale. On pourrait supposer que l’amélioration de la performance énergétique, la baisse de la demande et la consommation de l’or noir dans les 38 pays de l’OCDE sont pour quelque chose dans cet environnement paradoxal. Le pétrole et le dinar tunisien : un rapport conflictuel Le pétrole est une matière première indispensable pour le fonctionnement de la plupart des secteurs économiques surtout chez les pays en développement. Car dans les pays développés, ils utilisent depuis longtemps les sources d’énergies alternatives afin d’éviter la forte dépendance au pétrole . Depuis ces 3 dernières années, on a remarqué une baisse de l’euro par rapport au dollar et la baisse du prix baril de cette matière première. Or, cette chute n’est pas étrangère au glissement du dinar. En effet, elle engendre une chute de changes dans le pays qui dépend largement de l’exportation de cette énergie renouvelable puisque les revenus sont transférés de la zone euro en Tunisie.La diminution de recettes pétrolières affecte l’économie en entraînant un cercle vicieux avec l’effondrement du PIB, l’inflation et la dégringolade du dinar. Cette dégringolade provoquera à son tour la hausse de l’essence, du gaz, de l’électricité, des nourritures. Les syndicats salariés risquent de leur côté de demander une hausse de salaire pour stabiliser leur pouvoir d’achat. L’inflation va toujours ainsi de pair avec la flambée sur les marchés du bien. Plus la baisse et la fluctuation du prix du pétrole perdurent, plus cela a de répercussions sur la chute du dinar malgré le politique anti-inflationiste adoptée par le pays. En revanche, le coût attractif du pétrole dans le pays exportateur est un facteur favorable à la compétitivité des entreprises utilisant cette matière première dans la zone euro comme les ménages, les transporteurs, les industries etc. Tour d’horizon de l’économie tunisienne Les difficultés économiques auxquelles le pays aurait à faire face actuellement sont aussi dues aux querelles politiques internes après la transition démocratique, aux vagues de terrorisme qui secouent ces dernières années la Tunisie. Les autres facteurs incriminés dans le freinage de l’économie sont également l’augmentation de salaire des travailleurs dans la fonction publique, les emprunts bancaires non productifs pour la construction des hôtels, la chute des exportations des produits et des services etc. Concernant ce dernier facteur, on retient notamment la réduction de la production de phosphate et des engrais à 90 % , et l’écart entre la production et la consommation du pétrole brut.Cette baisse des exportations a favorisé la perte de la valeur du dinar depuis 2010. Le problème du secteur touristique a aussi fait perdre la crédibilité du pays dans le classement du Forum économique sur la compétitivité de Davos . La Tunisie a été classée à 92ème dans le rang mondial alors qu’elle faisait partie des 40 pays les plus compétitifs il y a une décennie. De l’autre côté, les partenaires européens ont cru bon d’imposer le renforcement de contrôle des transactions financières afin d’éviter le blanchiment d’argent et le financement des actes de terrorisme. Quelles sont alors les perspectives de l’économie tunisienne ? Face à ce tableau peu luisant, les observateurs étrangers n’ont pas tous une mauvaise image de la Tunisie. En effet, certains pensent que la dégringolade du dinar apporte un avantage non négligeable dans l’attraction des investisseurs étrangers . Quoi qu’il en soit, une étude menée par l’intermédiaire en bourse Mac SA a indiqué un taux de croissance annuel de 1,17 % en 2016. Une tendance à la baisse car entre 1966 et 2016, le pays a affiché un taux moyen de 4,59 %.Cette statistique prouve l’état de stagnation de l’investissement. La production industrielle est la plus affectée par cette panne contrairement aux industries manufacturières exportatrices, aux industries mécaniques et électriques et aux industries minières, textile et habillement.Le plus grand défi à relever pour le gouvernement est la recherche d’une solution permettant de rééquilibrer la production du pétrole et la consommation du carburant.Car en 2010, la production du pays pouvait prendre en charge 93 % des besoins de la population en carburant alors qu’elle ne peut assumer que 50 % actuellement. Cette situation a décuplé l’enveloppe de l’état pour les subventions aux hydrocarbures. En revanche, le taux de croissance s’est nettement amélioré en 2017 grâce à la mise en place des réformes structurelles, le rebondissement de la production et l’exportation du phosphate ainsi que l’augmentation des touristes. Le PIB pourrait ainsi afficher un taux de 2,8 % pour cette année contre 3,9 % pour l’année prochaine. L’instauration de la politique de sécurité après les attaques de terrorisme en 2015, l’appui de la communauté internationale figurent entre autres parmi les facteurs qui ont soutenu cette croissance. Cependant, il ne faut pas occulter que la dette publique atteint 70 % du PIB à la fin de l’année dernière, et les réserves de la banque centrale ont aussi affiché une baisse. L’autre défi à relever pour l’Etat est la recherche des solutions pour atténuer le taux de chômage et pour faciliter l’accès des PME au financement des banques. Quel est l’impact sur l’emploi de cette conjoncture économique ? La détérioration des comptes publics, les problèmes des prêts bancaires non productifs, la saturation du secteur public et le faible taux de création d’emplois constituent des blocages à l’absorption des diplômés qualifiés chômeurs. Selon les statistiques publiées par l’INS, 15,4 % de la population sont actuellement privées d’emploi. Ce chiffre est le même que le premier semestre de cette année 2018. La population active est répartie entre les services (52 %), les industries manufacturières et non manufacturières (33,5 %), et l’agriculture et la pêche (14,5 %). Le nombre de sans-emplois diplômés de l’enseignement supérieur a diminué de 1600 dans ce deuxième trimestre de l’année. Pour résoudre ce fléau endémique, le gouvernement devrait poursuivre sa politique de réforme de la sécurité sociale afin d’attirer les investisseurs étrangers à créer des entreprises à Tunisie et afin d’attirer les touristes. L’assainissement de la fonction publique pourrait être aussi envisagé afin de libérer des postes pour les diplômés en attente de recrutement même si ce secteur est déjà fortement saturé. Enfin, la stimulation des industries à haut potentiel qui peuvent embaucher une grande quantité d’employés permet également de réduire le taux de chômeurs dans le pays. Quoi qu’il en soit, si la Tunisie souhaite maintenir la compétitivité sur le long terme et espérer stabiliser le dinar , i il faut passer par la création d’emplois , la meilleure gouvernance et l’amélioration de l’accès des petites et moyennes entreprises aux crédits bancaires.
  Le découpage administratif de Médenine Economie, richesses potentialités Infrastructures de base et équipements collectifs   La Tunisie se trouve au nord du continent Africain, à une centaine de Km de l’Italie. Le pays minuscule comparé à ses voisins est peuplé par une dizaine de millions d’habitants. Il est divisé en 24 gouvernorats. Chaque gouvernorat dispose des atouts qui leur permettent de contribuer au développement du pays. Aujourd’hui, nous allons vous présenter Médenine qui fait partie de l’une de ces 24 divisions. Ce gouvernorat se trouve dans le sud-est de la Tunisie et occupe 5,2 % du pays. Comme ce dernier, il est aussi le berceau de longues civilisations berbères et romaines. Le découpage administratif de Médenine Ce gouvernorat s’étend sur une superficie de 9 167 km2. Il possède une population de 479 500 habitants environ en 2014. Il est délimité par les gouvernorats de Gabès, Tataouine et Kébili ainsi que la mer Méditerranée. Du point de vue administratif, 9 délégations constituent ce gouvernorat. Elles sont Ben Gardane, BeniKhedache, Djerba Ajim, Djerba-Houmt Souk, Djerba Midoun, Médenine nord, Médenine sud, Sidi Makhlouf, Zarzis. Les délégations qui concentrent les plus de population sont Ben Gardane, Djerba-Houmt Souk et Zarzis avec 79 900, 63 500 et 75 300 environ en 2014. Ce gouvernorat est également divisé en 8 municipalités et 94 imadas. La température estivale en Médenine se situe dans les alentours de 22 à 36 ° C et en hiver, elle avoisine 7,5 à 18,5 degrés Celsius. La quantité de pluie qui tombe pendant l’année est mesurée à 143,6 mm. Economie, richesses potentialités Les activités des habitants dans ce gouvernorat situé à 484 km de Tunis se tournent autour de plusieurs secteurs.La population active atteint 130 780 personnes en 2014 avec un taux de croissance démographique de 1,03 %. 33,4 % de la population Médenine gagnent leur pain dans les services, 19,4 % sont des agriculteurs et des pêcheurs, 15,4 % travaillent dans le domaine de BTP et 14 % dans le secteur administratif et santé. L’économie de ce gouvernorat est principalement basée sur l’agriculture, le tourisme et le tissu industriel . La culture d’olive, de céréales, l’arboriculture, l’élevage de vaches, de poules prennent une place importante dans l’agriculture. Les terres cultivables sont dans les environs de 229 710 ha et 3 536 ha ont bénéficié de l’irrigation. A noter que 40 % de la Tunisie sont constitué des zones désertiques. Les principaux produits de l’agriculture de ce gouvernorat sont le caprin avec 103 580 têtes, le bovin local avec 6 170 têtes, l’ovin avec 388 450 têtes, les camélidés avec 12 110 têtes. Ce gouvernorat produit également l’arboriculture dans la quantité de 15 000 t par an, de pêche, de viande, de volailles, de l’huile d’olive, de laine, de miel, de lait. La production d’huile d’olive se situe dans les 24 000 t/an, contre 40 000 t pour la culture de légumes. Dans les statistiques de l’année 2014, une cinquantaine d’unité d’œufs sont aussi produites par Médenine. Outre ces produits de base, ce gouvernorat possède également d’autres ressources comme les peaux, la laine, les pierres de marbre, les pierres de concassage, les sels minéraux, les produits de mer, l’élevage et la multiplication des poissons dans les étangs et les cours d’eau etc. Par ailleurs, Médenine exporte principalementles produits chimiques, le phosphate, le pétrole, le gaz, l’habillement et le textile ainsi que l’huile et les produits de mer. Ce gouvernorat est également doté d’une délégation ayant un potentiel touristique important , l’île de Djerba douce. La mer bleu limpide, les longues plages bordées de palmiers et de cocotiers, la nature sauvage lui ont fait la destination prisée des touristes européens. L’île s’étendant sur 25 km de long et 20 km de large abrite une centaine d’hôtels de haut standing. Elle possède également des centres de loisirs. Outre ce petit paradis de la Méditerranée qui attire de nombreux touristes chaque année, les autres délégations comme Zarzis, Tataouine sont également des pôles touristiques. Médenine possède en outre un tissu important d’entreprises industrielles. Elles fabriquent des matériaux de construction, d’habillement et des produits agroalimentaires. Ces industries sont au nombre de 90, dont 9se consacrent exclusivement à l’exploitation.Parmi les zones industrielles de cette région, on peut recenser le ZI de Médenine sud d’une dizaine de ha, le ZI de Médenine du nord d’une trentaine de ha. Il y a également le ZI de Zarzis et de Sidi Makhlouf de 16 ha chacun On retrouve également une cinquantaine d’entreprises avec un capital étranger qui a un effectif d’une dizaine d’employés ou plus. Elles opèrent dans le secteur touristique, industriel ou dans la prestation de services. Par ailleurs, des plans comme la création d’une banque régionale de développement, le développement des potentialités du port de Zarzis, la modernisation du réseau routier, l’amélioration de l’irrigation de la région ont été envisagés dans la quête d’un développement durable. Pour améliorer les échanges entre le gouvernorat et les autres pays tout en favorisant l’ouverture, ce gouvernorat est jumelé avec le département de l’Hérault, la province de la Corse en France et la province italienne de Syracuse.Il a aussi fait d’autres jumelages avec la Roumanie et l’Allemagne. Des événements culturels et sportifs comme le Festival du dromadaire de Ben Gardane, le club olympique de Médenine, l’Union sportive de Ben Gardane se tiennent régulièrement aussidans la région. Infrastructures de base et équipements collectifs Concernant les infrastructures de base, le taux des logements dans la zone urbaine ayant accès à l’électricité dans ce gouvernorat environne 99,8 % contre 99,5 % dans la zone rurale. La plupart des habitants ont aussi accès à l’eau potable avec un taux de 99,9 % en ville contre 99,6 % en zone rurale. Par ailleurs, ce gouvernorat possède 8 ports maritimes dont 1 port commercial et un aéroport international avec des vols à destination de l’Europe, l’Afrique et l’Asie. En revanche, Médenine ne possède pas des réseaux ferroviaires mais des routes bitumées et des pistes agricoles. A noter aussi que le taux d’abonnés à une couverture de téléphone fixe avoisine 8,5 % de la population tandis que le taux d’accès au GSM est de 128 %. Médenine possède également un nombre important d’écoles primaires et de lycées secondaires avec un réseau dynamique d’unité d’enseignement de 327 écoles, lycées et collèges secondaires. De plus, il dispose de 5 instituts supérieurs ainsi qu’un institut des régions arides. Les centres publics et privés sont au nombre de 43. Ces derniers peuvent accueillir jusqu’à 4 800 participants. Ces centres donnent des formations en électricité, installation sanitaire et thermique, en maintenance industrielle, en tissage, en tôlerie etc. La région est aussi dotée d’une infrastructure de santé complète avec une trentaine de laboratoire et d’analyses, une centaine de pharmacie, et 6 cliniques. A ce chiffre s’ajoutent les 116 centres de base et les 4 hôpitaux de la région. Toutefois, le nombre de médecins en activité est encore insuffisant car un médecin s’occupe de 1052 habitants. Enfin, concernant les maisons de culture, et les unités hôtelières, la région abrite 107 hôtels répartis dans les 9 délégations. Une quinzaine de sites et de musées archéologiques peuvent être aussi visités. Deux complexes sportifs et une vingtaine de stades sportifs et 7 salles de sport couvertes complètent cette unité de maisons de culture et de sport.
  Les formations dans les métiers de l’art en Tunisie Les métiers artistiques un secteur encore mal exploité en Tunisie Le secteur artistique un potentiel important pour la Tunisie   Le secteur de l’art regroupe plusieurs spécialités allant du chant, danse, musique, sculpture, peinture pour ne citer qu’eux. Le sens de l’esthétique, l’inspiration et la maîtrise des aspects techniques sont les premiers critères requis pour exercer en tant que professionnels dans ces métiers. En Tunisie, il existe quelques formations permettant d’accéder dans ces métiers artistiques qui sont d’ailleurs peu exploités. Le point sur cette situation. Les formations dans les métiers de l’art en Tunisie D’abord, en suivant des formations dans ces métiers , les participants peuvent augmenter leurs chances de vendre leur art, bien que cela soit encore difficile dans le contexte actuel. Il existe quelques écoles et académies proposant des cours dans ce domaine artistique. A titre d’exemple, on retrouve l’Académie d’art de Carthage qui propose des formations en arts et design, en plus de l’audiovisuel et le cinéma ainsi que l’infographie et le multimédia. L’institut supérieur des Arts et métiers de Sfax propose également un diplôme national en arts plastiques avec 6 spécialités pendant 4 ans et un mastère en arts plastiques. Le centre peut également délivrer une licence appliquée en arts appliqués ainsi qu’un diplôme national en design. De même, l’institut Supérieur des Arts et métiers de Tataouine délivre une licence appliquée en design et en arts plastiques. En ce qui concerne les institutions de l’audio-visuel, on peut citer par exemple l’INA (l’institut international de la numérique et de l’audiovisuel) qui propose des licences appliquées en image, son, montage vidéo ou film, réalisation et production. Il y a également l’institut international du Numérique et de l’audiovisuel (IINA) qui propose des initiations à la télévision et les arts en dehors de la manipulation de caméra et de réalisation de films. Les étudiants qui souhaitent approfondir le domaine de la musique peuvent quant à eux, apprendre plus au Conservatoire national de musique de Tunis ou à l’institut supérieur de musique de Tunis. Enfin, concernant les centres de formation de théâtres et des arts de la scène, on peut citer à titre d’exemple l’Ecole de l’acteur créée au sein du théâtre national tunisien. Cette école vise à former des comédiens qui peuvent confronter la réalité du métier. Après 8 mois de formation, les participants pourront entrer dans la première troupe permanente du théâtre national tunisien. L’objectif est de soutenir ces stagiaires afin qu’ils puissent obtenir les compétences requises qui leur seront des atouts dans leur parcours professionnel. Les métiers artistiques un secteur encore mal exploité en Tunisie Certes, la dernière modification du projet de la loi concernant l’artiste a apporté quelques réformes dans ce secteur (couverture sociale, octroi de la carte professionnelle pour les moins de 18 ans etc.) , mais force est de dire que l’état de ce secteur laisse encore à désirer. Dans cet univers, un artiste aurait à gérer lui-même sa notoriété et ses relations publiques tout en investissant dans son art . Cela est dû au fait que le budget du Ministère de la Culture n’est pas assez étoffé pour aider le secteur. Il sert uniquement à faire fonctionner le Ministère. Les artistes doivent alors se débrouiller pour survivre dans ce milieu. Prenons comme exemple le propriétaire de Rio, le théâtre qui a été restauré en 2014. Il a dit que ses investissements dans ses propres spectacles n’apportent pas souvent de bénéfices. De même, Hend Sabri, l’actrice tunisienne qui se fait un nom en Egypte devrait accepter une réduction de rémunération à moitié pour son rôle dans le film d’ouverture de JCC. Pour elle, il s’agit d’un geste de solidarité pour le maintien de l’industrie de cinéma locale. Mais il ne faut pas occulter que beaucoup d’autres artistes n’ont pas réussi comme Hend Sabri qu’ils soient comédiens, acteurs de cinéma ou peintres. Afin d’exposer et vendre leurs œuvres dans les galeries du pays, les peintres doivent souvent débourser de l’argent. Ceux qui ne disposent pas d’argent doivent exploiter d’autres moyens comme les réseaux sociaux pour faire connaître leurs œuvres . De plus, comme il n’y a pas de référence pour la valeur de l’art local, les propriétaires de galeries sont libres de fixer le prix des œuvres et des fois ces valeurs ne permettent pas à l’artiste d’engranger de bénéfices. L’autre problème des professionnels de l’art tunisien, c’est qu’ils ont de difficulté à se présenter sur la scène internationale. Sauf les rares professionnels qui ont réussi à participer à des spectacles en Europe et qui ont obtenu un soutien financier. La reconnaissance artistique est aussi difficile à obtenir car il dépend entre autres de la mobilisation du ministère de la culture via les expositions à l’étranger, de l’exposition de l’association professionnelle et de l’activité de l’union des artistes etc. L’absence de label et l’industrie de musique en Tunisie constituent également un blocage pour les artistes. Ainsi, il n’est pas rare que les étoiles montantes et ceux qui ont étudié en France grâce à une bourse choisissent d’y rester. Cela afin d’obtenir la sécurité sociale et enregistrer leur musique à l’étranger .Enfin, la problématique du secteur de l’art contemporain, c’est qu’on retient également des idées erronées sur l’appartenance des artistes tunisiens dans ce domaine. Des idées politiques qui mettent à mal le développement de cet univers créatif. Certains pensent en effet que ces professionnels actifs avant la révolution appartiennent au régime du président déchu de 2011. Certes, la révolution a transformé d’une façon radicale ce monde artistique. Mais cela ne signifie pas obligatoirement que les artistes avant la révolution sont des professionnels corrompus du régime Ben Ali. Pour exploiter au mieux la créativité des professionnels de l’art, il convient de se défaire de ces aprioris. Le secteur artistique un potentiel important pour la Tunisie En dépit de ces problèmes dans ce secteur, les métiers de l’art séduisent une grande population d’artistes dont certains sont issus de la nouvelle génération après la révolution de 2011. On compte environ 500 professionnels dans les arts plastiques et 650 associations et compagnie de théâtre. Par ailleurs, une étude effectuée par la banque internationale arabe de la Tunisie sur les industries créatives et culturelles (ICC) a permis de montrer que la culture artistique présente un levier de croissance non négligeable pour l’économie tunisienne . En effet, malgré un pouvoir d’achat réduit des ménages tunisiens, ils s’intéressent aux œuvres créatifs. De plus, selon les statistiques, les tunisiens dépensent beaucoup plus d’argent pendant leurs loisirs. Le groupe bancaire souhaite apporter ainsi sa contribution dans le processus de développement de la culture. Quoi qu’il en soit, le potentiel artistique de la Tunisie est vaste et peut encore s’épanouir. SadikaKeskesa raison de dire qu’il convient de conscientiser la population sur l’importance de l’art et la culture. Car les galeries ne recensent pas des collectionneurs ni d’acquéreurs potentiels qui viennent acheter les œuvres. Or, comme on a déjà dit, le Ministère de la culture et l’Etat manquent de ressources pour investir dans cette sensibilisation de la population. L’initiative portée par le BIAT est donc de bonne volonté mais il faut la soutenir et sensibiliser d’autres entreprises pour mettre en pratique un projet de soutien aux artistes.En somme, il faut un nouveau souffle à l’art contemporain tunisien et au secteur artistique en général pour qu’ils s’ouvrent plus sur la scène nationale et internationale.  
  L’impact du marché parallèle sur l’économie du pays L’impact sur les commerces légaux Le comportement des consommateurs tunisiens L’impact sur le marché de l’emploi et les solutions prises par l’Etat   Le commerce informel et la contrebande constituent un déficit fiscal en termes de TVA pour la Tunisie. Beaucoup profitent de la situation pour faire fortune. Or, cela fait une perte de 2,6 milliards d’impôts pour le pays et cela affecte aussi les marchés locaux. L’Etat a essayé de freiner ce marché parallèle,mais les moyens utilisés jusqu’à maintenant s’avèrent infructueux. Le point sur la situation actuelle de ce secteur.   L’impact du marché parallèle sur l’économie du pays Commençons d’abord par la levée de confusion sur le terme économie informelle. Les activités dans un pays sont réparties en 3 catégories : le secteur formel ou les activités déclarées, le secteur informel déclaré ou non comme les commerçants, les marchands ambulants, les agriculteurs, les chauffeurs, les plombiers etc, et le secteur illégal qui regroupe la contrebande, les trafiquants de drogue etc. Le développement du marché parallèle en Tunisie a commencé à la veille de la révolution en 2011. Actuellement, la Tunisie affiche une hausse de l’économie informelle de 30 % à 54 % du PIB. Les activités qui échappent au contrôle de l’Etat regroupent entre autres les vendeurs ambulants, le commerce transfrontalier, les micro-entreprises informelles (réparation de téléphone...), le télétravail et les nouvelles techniques de communication et d’information ou encore les importations non taxées des étrangers résidents dans le pays. Les petits métiers non enregistrés en Tunisie font 25 % du secteur informel. Au niveau du commerce transfrontalier, au moins 25 % des nouveaux véhicules immatriculés sont représentés par ce marché parallèle et la contrebande de tabac représente au moins 35 % du marché. Dû au marasme économique, l’explosion de marchands ambulants informels (tabac, essence, cigarettes…), de logements non déclarés, de vente sans facture etc. devient monnaie courante en Tunisie. 2 millions de Tunisiens sont contraints de se réfugier dans leur petite échelle de production pour lutter contre le chômage et la pauvreté . Soit plus de 31 % des travailleurs non agricole. L’Etat enregistre ainsi une fuite de 2,6 milliards de dinars de taxes et d’impôts. Certes, le gouvernement peut décréter une loi qui sanctionne la fraude fiscale en une peine de prison, mais on sait que certains membres de l’Assemblée de représentants du peuple ont aussi financé des parties politiques pour se protéger contre les sanctions pénales. Ce qui a pour effet de laisser libre cours à la hausse des réseaux informels dans les grandes villes et à partir des frontières. L’impact sur les commerces légaux 85 % des petites et moyennes entreprises subissent l’impact de la concurrence de l’économie informelle car plus de 77 % des Tunisiens achètent des produits du marché parallèle. Celui-ci sévit notamment dans les commerces, les dépôts, les points de vente, et les lieux d’habitation. Ces marchands ambulants déversent leurs produits chinois, turcs… dans les espaces réservées des grandes villes sans que le gouvernement puisse appliquer la loi (amende jusqu’à 1500 dinars et saisie des marchandises). Cette prolifération met à mal les commerces légaux qui ne parviennent pas à écouler leur marchandises car les produits vendus par le commerce illégal sont moins chers et la plupart des contrefaçons. Toutes les marchandises qui ont une valeur significative et qui sont recherchées par les consommateurs peuvent être trouvés auprès de ces fournisseurs.Or, les commerces légaux paient des charges. Ils paient le loyer de boutiques et de commerces ainsi que les impôts.Ces dépenses ne leur permettent pas de rivaliser avec les marchands ambulants dans le prix des marchandises. Tôt ou tard, cette concurrence déloyale impacte sur leurs propres bénéfices car le marché informel connaît un bénéfice conséquent. En guise d’info, les vendeurs de cigarettes informelles peuvent engranger des millions de bénéfices via ce filon. Et la contrebande est aussi une activité rentable qui n’apporte pas de recettes pour l’Etat. De plus, les marchandises exploitées par les contrebandiers sont quelquefois des produits bénéficiant de subventions de l’étranger. Le problème c’est que certains commerçants dépendent également de ces marchandises illégales pour leur approvisionnement. Il est donc difficile d’évaluer l’impact des pertes réellement subies par les commerces légaux. Le comportement des consommateurs tunisiens Comme on l’a déjà dit, presque la majorité des tunisiens se fournissent auprès de ces marchés illicites. Ce ne sont pas seulement l’essence et le tabac qui s’achètent auprès des vendeurs, les vêtements, les jouets, les produits alimentaires, les pièces détachées des véhicules peuvent être aussi écoulés d’une façon illicite sans payer d’impôt ou de taxe. Et rien d’étonnant si certaines entreprises préfèrent se tourner vers ces marchands ambulants car ces derniers proposent des marchandises à prix plus abordables. Or, cela diminue les chances de prospérer pour les commerces légaux à cause de la concurrence déloyale. L’impact sur le marché de l’emploi et les solutions prises par l’Etat La problématique qui se pose c’est que ce marché parallèle offre des emplois qui ne sont pas justifiés aux yeux de l’Etat et qui ne sont pas déclarés. D’un côté cela rend difficile l’application de sanctions ou la pression fiscale car l’Etat ne parvient pas à créer des emplois pour ces personnes. D’autre part, la dépréciation du dinar pousse les ménages tunisiens qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts à recourir à ce système D. La classe moyenne quant à eux, se lancent dans l’investissement informel de commerce comme l’ouverture non déclarée d’une gargote, d’un cyber etc. Ce qui leur permet de faire face à l’inflation et de mener une vie plus agréable.Ce secteur offre aussi plus de 14000 emplois directs dans le territoire du pays. Sans compter ceux qui font de contrebande entre la Lybie et la Tunisie. Pour le marché de l’emploi, cela permet de réduire le taux de chômage exorbitant de 15 % du pays, même si celui-ci reste toujours stationnaire. De plus, le nombre des Tunisiens qui vont se lancer dans ce commerce illégal pourrait augmenter si cette inflation continue son cours. L’Etat a pris les mesures évoquées comme la sanction et la confiscation des marchandises, mais ces mesures ne sont pas appliquées. Il faut dire que ces vendeurs ambulants gagnent aussi du terrain après le soulèvement populaire suite au suicide de l’un de leurs. Depuis le déclenchement de cet évènement, les travailleurs dans le secteur informel sont intouchables car il s’agit de leur gagne-pain. Or, ce phénomène appauvrit l’Etat et réduit leurs ressources. Par ailleurs, l’Etat a essayé la mise en place de mesures anticorruption pour lutter contre leur prolifération. Il a essayé de réduire les transactions en espèces mais le glissement du dinar ne fait que pousser les tunisiens à se lancer dans cette voie informelle. En général, les personnes qui exercent dans ce commerce illégal ont un faible capital financier. Ils ont besoin de se débrouiller pour survivre. Le développement de ce secteur n’est donc pas dû uniquement à l’absence de mesures sécuritaires de l’Etat mais également aux conjonctures socio-économiques du pays. Bref, le gouvernement a encore plusieurs dossiers à gérer avant cet important marché parallèle qui s’exerce dans les grandes villes tunisiennes. Il préfère laisser cette situation de fuite fiscale continuer d’autant plus qu’il n’arrive pas encore à solutionner le problème du chômage dans le pays. En outre, certains opérateurs économiques sont aussi concernés par cette fuite fiscale et exonération de taxes douanières.
  L’effet de l'inflation sur la famille tunisienne au revenu moyen L’impact de la dépréciation sur les entreprises tunisiennes Quel est l’impact de cette dépréciation du dinar dans le marché de l’emploi ? Le marché tunisien, un bon investissement pour les sociétés étrangères   Le dinar continue de dégringoler par rapport aux devises étrangères et notamment à l’euro. Cette dépréciation qui a débuté depuis la révolution de 2010 n’a pas connu un répit. Actuellement, il atteint la barre de 3,2751 pour un euro . Les analystes ont remarqué aussi que le taux moyen du marché a augmenté depuis ces dernières années. Cette conjoncture difficile a un impact non négligeable sur le taux d’inflation, sur les secteurs stratégiques de l’économie tunisienne et sur l’investissement dans le pays en général. Décryptage. L’effet de de l'inflation sur la famille tunisienne au revenu moyen Cet essoufflement du dinar qui a généré une hausse de la facture des importations, une augmentation des dépenses publiques et une diminution des recettes touristiques impacte aussi sur le quotidien d’une famille tunisienne. En effet, les quantités de choses achetées avec 100 dinars dans le panier d’un ménager en 2018 ne sont pas aussi conséquentes que celles qui s’y trouvent il y a dix ans. D’un autre côté, il y a la baisse du pouvoir d’achat et le salaire ne suffit plus pour assumer les dépenses quotidiennes avec la hausse du carburant, l’augmentation du prix des fruits, des légumes, de l’électricité, du transport etc . Autrement dit, pour acquérir un bien, il faut disposer de plus de liquidités à cause de la perte de la valeur de 20 % en 5 mois du dinar. Ces répercussions au quotidien de la glissade de la monnaie nationale vont finir par attirer l’attention des syndicats au sein des entreprises avec les revendications salariales. Quoi qu’il en soit, les plus défavorisés par cette dévaluation sont les petites et moyennes entreprises. L’impact de la dépréciation sur les entreprises tunisiennes Les causes de cette situation économique difficile sont d’abord nombreuses. Elle est due en partie aux mesures rigoureuses prises par l’Etat comme l’augmentation généralisée de la TVA à partir de cette année, la hausse des droits de douane pour les produits d’importation, la hausse des coûts des salaires des entreprises etc. Du côté de la banque centrale, les économistes estiment qu’elle est en manque de réserves en devises et que si elle ne permet pas cette dévaluation, le pays ne pourrait plus faire face à ses dettes et à ses importations.Pour ne pas sombrer dans le déficit, les petites et moyennes entreprises sont alors contraintes de réajuster leur prix de vente par rapport à l’inflation. Or, le problème se situe au niveau du marché. Celui-ci est limité et il est difficile d’adopter une stratégie de compétitivité-prix en rivalisant avec la concurrence.En ce qui concerne les entreprises dans le secteur du commerce extérieur qui semblent être les plus avantagées avec cette crise, il faut dire qu’elles ne se portent pas mieux car la France, qui est leur premier partenaire, n’est pas aussi épargnée par cette évolution du coût général de la vie. D’autre part, ce tassement économique fait flamber la facture des produits importés, surtout avec le prix du baril du pétrole qui n’arrête de chuter. Il y a également la baisse de 10 % de la production de céréales et la réduction du volume de la demande des produits tunisiens. Les plus touchées par cette crise sont évidemment les entreprises importateurs des marchandises de luxe (concessionnaire voitures etc), mais aussi les importateurs des médicaments et des produits utiles au quotidien. De même pour les PME dans le secteur touristique, les épisodes des attentats terroristes en 2015 et en 2015 est loin de donner un coup de fouet au développement de ce secteur. En effet, on enregistre une régression du classement du tourisme tunisien alors qu’auparavant la Tunisie était une destination privilégiée par les Européens. Ces circonstances ont causé aussi une baisse des recettes en devises. Par ailleurs, la production de phosphate du pays a conduit également à la baisse des exportations. Tous ces dysfonctionnements pourraient perturber l’équilibre des petites et moyennes entreprises tunisiennes à long terme. Quel est l’impact de cette dépréciation du dinar dans le marché de l’emploi ? Les analystes estiment que la chute constante du dinar par rapport à l’euro entraîne non seulement l’inflation mais aussi la hausse du chômage. Le taux de personnes qui ne trouvent pas un emploi frôle 35 % pour les jeunes de moins de 24 ans contre 15,4 % pour la population active. L’estimation des sans-emplois pour l’année 2017 tourne autour de 628 600 personnes et cette statistique ne diminue pas. 30 % de ce chiffre sont des diplômés universitaires chômeurs, dont 2 tiers sont des femmes, qui n’arrivent pas à trouver un poste répondant à leur qualification. Et ce chiffre va augmenter cette année avec l’arrivée des nouveaux diplômés. Or, on ne retrouve pas un système d’assurance-chômage dans le pays ce qui a fait exploser la fuite des cerveaux en Europe, car non seulement l’Etat est incapable de réaliser ses promesses avec les dizaines de milliers d’emplois à créer, mais il est aussi difficile de subir cette crise si on est sans emploi. Ce sont notamment les jeunes chercheurs « débrouillards » et les médecins qui voguent vers l’Hexagone et l’Europe. Malgré la hausse du taux de croissance du pays pour cette année, 2,8 contre 1,9 de l’année dernière, le redressement n’encore aucun effet tangible sur le marché de l’emploi. Rien n’est moins sûr que les choses vont s’arranger d’ici peu pour les chômeurs. Le marché tunisien, un bon investissement pour les sociétés étrangères Le malheur des uns, le bonheur des autres. En effet, la crise monétaire tunisienne fait non seulement tourner au ralenti l’économie du pays, mais pèse lourd sur le porte-monnaie des ménages tunisiens. Mais cette situation pourrait attirer les investisseurs européens à injecter des liquidités parce que les placements reviennent moins chers en euro. Seulement, les investisseurs étudient plusieurs éléments comme la stabilité politique, la durée de cette crise économique, les secteurs porteurs avant d’investir leur premier euro. Pour le pays, cette opportunité est intéressante car on parle déjà d’une pénurie de devises dans les agences et des services de changes. Or, si le pays a plus de ressources et de réserves en devises, il pourrait ne pas laisser flancher la monnaie locale. Quoi qu’il en soit, le gouvernement a cru bon d’encourager les citoyens à la mise en place des restrictions aux importations pour atténuer le déficit de la balance commerciale. A noter que le déséquilibre entre la demande et l’offre de l’euro ne concerne pas uniquement la Tunisie, mais les pays voisins comme l’Algérie etc. Dans tous les cas, le gouvernement tunisien n’a que deux choix : choisir une monnaie flottante ou conserver la parité du dinar . Or, ces interventions ne sont pas vraiment utiles s’il y a une hausse des rentes de pétrole et si le secteur touristique reprend son essor. Il s’agit donc d’un cercle vicieux qui requiert une solution efficace pour ne pas pénaliser les entreprises locales et les consommateurs avec cette inflation. En bref, on parle entre autres de l’amateurisme des dirigeants politiques, de dépenses outrancières de l’Etat, de pression du FMI derrière cette crise monétaire. Pour dénouer cette situation, les analystes préconisent la mise en place d’une politique stricte qui permet de sortir de la crise qui affecte non seulement les consommateurs mais aussi les PME et les chômeurs.