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La situation des PME en Tunisie L’importance des PME Les difficultés des PME en Tunisie La situation des PME en Tunisie Les petites et moyennes entreprises contribuent beaucoup dans la création d’emploi dans de nombreux pays. Ce secteur apporte aussi des projets innovants et des nouvelles opportunités pour les opérateurs économiques. Les PME jouent un rôle tout aussi important dans la croissance économique que ce soit dans un pays développé ou en voie de développement comme la Tunisie. Tour d’horizon sur les potentialités et les chiffres des PME dans le pays. L’importance des PME Commençons d’abord par la définition de cet acronyme car beaucoup ne savent pas encore faire la différence entre la catégorie PME et TPE. Les petites et moyennes entreprises désignent les entreprises ayant moins de 199 salariés. Ces structures sont les plus impliquées dans le développement de la croissance économique Tunisien. Elles représentent d’ailleurs plus de 90 % du tissu économique tunisien. Pour rappel, on compte environ 15 000 entreprises de taille moyenne et petite en Tunisie (6 à 199 salariés). Ce segment joue un rôle important pour les banques car il les permet d’accroître leur liquidité, leur portefeuille clients et leur part de marché. Elles contribuent aussi donc dans la croissance économique du pays. Pour rappel, le PIB de la Tunisie est de 1 % en 2019 contre 2,5 % en 2018. Alors qu’en 2008, le PIB affiche 4,24 % contre 3,1 % en 2009. L’industrie manufacturière, l’agriculture et la pêche sont les secteurs de PME qui contribuaient le plus au PIB (24,4 % et 11,9 % du PIB). Or depuis ces dernières années, le pays affiche une croissance négative des industries manufacturières. Pour le second trimestre de l’année 2019, par exemple, l’IMS indique une croissance négative de -0,8 % de ce secteur. Le poids de ce secteur dans le PIB baisse significativement pendant les 10 dernières années. Quant à l’agriculture, ce secteur contribue à hauteur de 1,00 % du PIB en 2018 contre 1,42 % pour le secteur marchand. Les problèmes rencontrés par les industries manufacturières sont notamment le recul de sa valeur ajoutée, la baisse de la production des hydrocarbures, le recul de la production du sel ainsi que l’absence d’une politique efficace d’extraction des phosphates. Pour en revenir aux rôles des PME en Tunisie, ces entreprises peuvent favoriser aussi le développement de la classe moyenne et pauvre tunisienne à travers la création d‘emploi et la distribution de richesses. Partout dans le monde, les petites entreprises peuvent également apporter des effets de levier sur le marché de l’emploi. D’autant plus que le chômage est un phénomène qui ne cesse de s’aggraver. Ce secteur peut fournir des emplois stables proposant des revenus réguliers. Ces structures permettent également aux sortants universitaires d’améliorer leurs possibilités de s’installer à leur compte ou de créer des emplois pérennes grâce aux aides pour les primo-créateurs d’entreprise et pour ceux qui reprennent les entreprises déjà existantes. L’avantage de la PME, c’est qu’elle peut aussi recruter de la main-d’œuvre qui ne dispose pas obligatoirement d’une spécialisation dans un domaine précis. Par exemple, le domaine d’agriculture et de la pêche emploie 22 % de la main-d’œuvre qui n’est pas forcément qualifié pour le travail. Ce qui le différencie des entreprises de grande taille qui ne recrutent pas souvent de main-d’œuvre. Leur besoin concerne notamment le recrutement des responsables en gestion, comptabilité, finance, formation, ressources humaines ou des ingénieurs dans les métiers du système d’ nformation. L’avantage des PME en Tunisie, c’est qu’elles permettent également de réduire l’exode rural dans les zones d’arrière-pays grâce à la dispersion des entreprises au niveau national. En créant des entreprises dans les zones défavorisées et en améliorant les infrastructures et le développement de l’agriculture, les dynamiques migratoires vers les zones urbaines vont ralentir. Les petites et moyennes entreprises contribuent ainsi au rééquilibrage régional à cause de leur implantation dans les régions de l’arrière-pays et les zones déshéritées. Les difficultés des PME en Tunisie Ce segment de l’économie est en face de grandes difficultés selon le point de presse de l’ATIC de l’année 2019. Celui-ci a indiqué que la moitié des PME tunisiennes ont des problèmes de ressources financières. Le chef de l’association a remarqué que ce problème n’est pas résolu, les petites et moyennes entreprises qui tiennent un pourcentage important dans l’économie du pays risquent de faire de licenciement. Il a ainsi interpellé le gouvernement sur le sauvetage de ces structures et la mise en place des plans de restructuration. Notons que le capital investissement pour les PME atteint 2,7 milliards, soit 3 % environ du PIB du pays. Ce capital est conséquent comparé à celui des aux autres pays mais reste encore insuffisant par rapport aux pays Européens selon le chef de l’association ATIC. Pour aider ces entreprises à sortir de crises, le gouvernement a élaboré une stratégie industrielle et à chercher un bailleur de fonds qui pourra assurer le financement nécessaire pour la restructuration et la digitalisation des PME. Mais coronavirus a ralenti la relance de ces entreprises prévue à partir du mois de janvier 2020. Tous les secteurs se trouvent dans l’immobilité totale tout comme les citoyens. D’ailleurs, une enquête réalisée par la banque mondiale et l’INS en juillet 2020 a montré l’impact de cette crise pour les entreprises. L’enquête effectuée pendant le mois de mai et de juin est faite auprès de 2 500 entreprises présentes dans différents secteurs stratégiques (dans l’exportation ou non). 44 % des entreprises sondées appartiennent au secteur du commerce, 18,4 % celui des services, 15 % dans le secteur du transport, 6,5 % des industries manufacturières, 5,9 % dans la restauration et l’hébergement, 2,8 % des entreprises de textile et de cuir, et 2,3 % dans le secteur de santé. 14,9 % de ces entreprises enquêtées sont dans la catégorie des PME, mais la majorité est constituée par des petites entreprises tandis que 5,9 % sont des grandes entreprises. L’enquête a révélé que 24,5 % ont continué leur activité pendant le confinement et au 30 juin 91 % des entreprises exportatrices ont repris leur activité contre 86 % pour les non-exportatrices. La fermeture définitive quant à elle, touche 54,3 % des entreprises enquêtées. Concernant le chiffre d’affaire, la baisse affecte 88,8 % des entreprises enquêtées, sauf 14,8 % qui relèvent du secteur pharmaceutique. Les entreprises exportatrices sont les plus fragilisées par la baisse de chiffre d’affaire (93,3%) contre 88,8 % pour les non-exportatrices. 69,8 % d’entre elles affichent aussi une baisse d’heures de travail. Par ailleurs, la moitié des entreprises dans le secteur privé n’ont pas attribué des congés ou imposé de réduction de salaires pendant le confinement contre 11,5 % qui ont diminué le salaire et 4,3 % qui ont choisi de limiter les horaires. 4,5 %, sont quant à elles, obligées de licencier leurs salariés à cause de la fragilité de leur budget. Notons que pour soutenir ces structures pendant la crise, le gouvernement a mis en place une panoplie de mesures comme l’exonération ou la réduction des impôts alors que beaucoup ont espéré un apport de liquidités. Les mesures d’appui ont fait bénéficier 48,8 % des grandes entreprises, 28 % des entreprises exportatrices, 23,6 % du secteur du bâtiment, et 9,4 % des entreprises non-exportatrices. Enfin, pour pouvoir continuer leur activité, 12,5 % de ces entreprises ont choisi la digitalisation des services et le télétravail. Mais, malgré l’impact du Covid-19, 64,2% des entreprises enquêtées restent toujours optimistes et 58,8 % comptent même sur une croissance en matière d’investissement dans les mois à venir.  
Les métiers du bâtiment : quel avenir ? Fiche métier Les métiers du bâtiment qui recrutent Coronavirus et métiers du bâtiment Les métiers du bâtiment : quel avenir ? Le domaine du bâtiment attire beaucoup de personnes qui souhaitent créer un cadre de vie agréable tout en bénéficiant d’un métier promettant un épanouissement personnel. En effet, ce secteur propose de nombreux débouchés qui permettent aux cadres ou salariés de participer dans la conception, la construction et la finition des logements ou espaces privés, publics ou commerciaux. Tous les professionnels du secteur peuvent aussi profiter d’un développement des compétences acquises et de nombreuses possibilités d’évolution de carrière. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon sur les métiers du bâtiment qui recrutent et la continuité de l’activité en chantier face au coronavirus. Fiche métier Le secteur du bâtiment et des travaux publics fait partie des secteurs qui ont su s’évoluer avec le temps grâce à l’utilisation des nouvelles technologies qui permettent l’optimisation énergétique et le respect de l’environnement. A l’aube du 21ème siècle, ce domaine n’est plus aussi l’apanage des hommes car la gent féminine représente dorénavant un pourcentage non négligeable des professionnels dans ce domaine. Etant un poids lourds dans le développement économique d’un pays, ce secteur propose un large panel de métiers pour les différentes phases de la réalisation d’un bâtiment jusqu’à sa réception. Parmi ces métiers, on peut citer entre autres le géomètre, l’architecte, le BIM Manager, le chef chantier, le conducteur de travaux, le conducteur d’engin… Et dans la sélection des métiers qui prennent en charge la construction et la finition d’un bâtiment, on retrouve, le maçon, l’ouvrier du bâtiment, le ferrailleur, le carreleur, le couvreur, l’installateur de panneaux photovoltaïques, l’ascensoriste, le peintre en bâtiment, le domoticien, le plâtrier, le chauffagiste, l’acousticien… La liste est longue. Chaque métier a sa spécificité et les qualifications requises pour pouvoir l’exercer. Les métiers manuels n’exigent pas de diplôme contrairement aux métiers intellectuels comme le géomètre ou l’architecte. - Le géomètre effectue la définition de la surface du terrain à bâtir et son bornage. Un sens d’observation et de précision aigu ainsi qu’une formation de bac+3 permettent d’accéder à cette carrière. - L’architecte prend en charge la construction, la réhabilitation, le réaménagement des paysages, des maisons, des bâtiments professionnels, commerciaux etc. Cela concerne la conception du projet architectural (les plans, l’implantation, la superficie, le choix des matériaux à utiliser etc.) jusqu’au montage financier, les démarches administratives etc. La créativité, le sens d’écoute du client, le respect des normes de la construction et la possession d’un diplôme d’Etat d’architecte sont indispensables pour exercer le métier. - Le maçon, quant à lui, s’occupe de la réalisation de la fondation, du montage des murs, des cloisons ou des gros oeuvres d’un bâtiment. Le métier exige une bonne condition physique et un sens de l’équilibre. - Quant au carreleur, il effectue l’habillage des murs, des sols, des parois avec des carreaux de porcelaine, de céramique, de marbre etc. Le CAP carreleur-mosaïste, le bac pro aménagement et finition de bâtiment permettent d’exercer ce métier. Le salaire et les opportunités de recrutement diffèrent aussi dans chaque métier du bâtiment Les métiers du bâtiment qui recrutent D’abord les métiers du bâtiment sont souvent mélangés avec ceux des travaux publics mais avant de parler des débouchés possibles, il est toutefois nécessaire de faire la distinction entre ces deux domaines. Les premiers englobent la conception jusqu’à la finition et la livraison d’un projet de construction tandis que les métiers des travaux publics la construction des ouvrages comme les ponts, les routes, les réseaux aériens… Le nombre de cadres embauchés est plus élevé dans le domaine de TP. Les postes manquants sont ceux d’encadrants comme les ingénieurs de travaux, les ingénieurs en énergie renouvelables, les chefs de chantier, les conducteurs de travaux… Face aux enjeux de réduction de la consommation énergétique et de compétitivité des entreprises, on assiste aussi à une émergence de recrutement d’un nouveau profil : le BIM manager. Ce professionnel évolue souvent dans les grosses entreprises et PME du secteur. Il effectue entre autres la maquette numérique, rédige la charte BIM, détecte les erreurs et assiste le maître d’ouvrage dans l’exécution du projet. En ce qui concerne le recrutement dans le secteur du bâtiment, on retrouve les entreprises qui recrutent sans le bac et celles qui ont besoin d’un diplôme ou d’une formation spécifique. - Le maçon : ce métier figure en première place parmi les offres d’emplois. Les secteurs du BTP, les particuliers, les collectivités etc. embauchent cet ouvrier. Il peut travailler dans la construction d’un bâtiment neuf, d’un ouvrage public ou d’un édifice ancien à réhabiliter. Ce métier n’exige pas le bac, un CAP maçon pourrait suffire. Cependant, l’agilité de mains, l’expertise dans le maniement de béton, de parpaings, de briques sont nécessaires ainsi que l’esprit d’équipe. - Le couvreur : tant qu’il y a de bâtiments sans toiture, on fait aussi appel à un couvreur. Comme son nom l’indique, ce professionnel du bâtiment a pour fonction de recouvrir les toits avec les divers matériaux. Ce faisant, il doit assurer l’étanchéité de la toiture et l’état de l’évacuation d’eau. Le métier nécessite le respect des règles de sécurité, la résistance physique et la minutie. Ce professionnel du bâtiment ne doit pas aussi avoir de vertige. LE CAP couvreur peut mener à ce poste. Une petite remarque pour tous les métiers ne nécessitant pas de bac, les jeunes ne sont pas très attirés par ces postes. La raison peut être les positions inconfortables, le travail en extérieur avec les intempéries ou le salaire peu élevé. - L’électricien du bâtiment : cet ouvrier qui assure l’installation et le dépannage des réseaux électriques est aussi sollicité. Le CAP réalisation ouvrages électriques est aussi une bonne entrée dans ce métier. -le peintre en bâtiment : la demande de cet ouvrier de finition d’un bâtiment est aussi forte dans le secteur du bâtiment. Il effectue notamment les finitions des murs, des plafonds… d’un bâtiment à travers la peinture, l’application des résines, des vernis, la pose du papier peint, des décors en patine… Le CAP peintre applicateur de revêtements, le BP peinture de revêtement permettent aussi d’exercer ce métier. Coronavirus et métiers du bâtiment Face à la propagation du nombre de cas Covid-19, de nombreuses entreprises ont dû prendre des mesures inédites comme la mise en place d’un télétravail afin de suivre les consignes gouvernementales de confinement. Mais comme cette nouvelle organisation de travail est impossible pour les métiers dans le secteur du bâtiment, de nombreuses entreprises dans le secteur du bâtiment ont dû arrêter leur activité malgré l’afflux de demandes dans certaines régions ici en Tunisie. Or, un tel arrêt total des chantiers constitue une décision lourde de conséquence sur la chaîne économique. Voilà pourquoi, quelques entreprises ont pu continuer leurs activités en prenant des mesures de renforcement de sécurité à travers les gestes barrières, la distance de 1 m entre les salariés, le lavage des mains, désinfection du lieu de travail etc. Ces préventions permettent de protéger les salariés tout en continuant les activités des chantiers de travaux publics si les circonstances les permettent. Toutefois, il ne faut pas cacher que le maintien des activités dans les chantiers où des nombreux corps de métier circulent est une véritable bataille. La majorité des entreprises dans le bâtiment ont ainsi décidé de suspendre leurs activités et ont placé leurs salariés en chômage partiel, arrêt de travail ou en congé payés en attendant la reprise des travaux avec le déconfinement.
Le chômage en Tunisie Augmentation du taux de chômage en Tunisie Les causes du chômage en Tunisie Augmentation du chômage dans le monde Le chômage en Tunisie Le déclenchement de la crise politique de 2011 est en partie provoqué par le chômage des jeunes. Ces derniers descendaient dans la rue pour revendiquer leur droit à l’emploi. Au fil des ans, force est d’avouer que cette situation socio-économique ne s’est pas améliorée. Elle s’est même dégradée cette année à cause du confinement généralisé dû à la pandémie et la croissance économique négative. Décryptage sur la hausse des chômeurs en Tunisie, ses causes et un survol de l’augmentation du chômage dans le monde. Augmentation du taux de chômage en Tunisie Alors que la stratégie nationale pour l’emploi (SNE) prône la valorisation du capital humain et le renforcement de la gouvernance du marché d’emploi, tous les projets de loi des gouvernements successifs qui se sont relayés n’ont pas réussi à résorber ce problème de chômage en Tunisie. Celui-ci touche toujours 15 % de la population active et il a même augmenté à 18 % pour le deuxième semestre de cette année 2020 à cause de l’épidémie mondial. Pour la petite histoire, avant le soulèvement populaire de 2011, le nombre des jeunes diplômés et des femmes inactifs et des salariés travaillant dans des conditions précaires est toujours aussi élevé. En ce qui concerne l’évolution du chômage pour cette année, l’enquête nationale sur les habitants et l’emploi pour le premier trimestre de cette année a révélé que le nombre des chômeurs parmi les personnes actives atteint 634 700 contre 623 900 pour le dernier trimestre de l’année dernière soit une hausse de 10 800 sans emplois. Ce qui affiche une évolution de taux de chômage de 12,3 % pour les hommes contre 22 % pour les femmes. L’INS a quant à elle indiqué que le taux de chômage affiche une légère hausse pour le deuxième trimestre soit 18 % environ de la population active contre 15,1 % pour le premier trimestre. On dénombre 746 000 chômeurs parmi la population active pendant ce deuxième trimestre. En ce qui concerne la population active, elle représente 4 200 300 au premier trimestre de l’année en cours contre 4 190 300 pour le dernier trimestre de l’année dernière. 71 % de ce chiffre sont des hommes. Cette hausse du taux de chômage est due à des nombreuses raisons comme les mouvements sociaux, la cessation des projets industriels qui ont bénéficié de financement des IDE, la croissance économique négative de 6 % ou de 7 % pour cette année, l’incapacité du gouvernement à créer de nouveaux emplois pour les nouveaux diplômés qui rejoignent le marché. En effet, les statistiques ont indiqué que l’écart se creuse entre le pourcentage des personnes ayant un niveau d’instruction élevé et les personnes ayant reçu une éducation primaire ou secondaire. Ces derniers n’ont pas du mal à décrocher un emploi. Quoi qu’il en soit, covid-19 est aussi pour quelque chose dans l’arrivée de plus de 270 000 nouveaux chômeurs sur le marché local. La pandémie a entraîné aussi un déclin de 4,4 % du produit intérieur brut et une éventuelle hausse de la pauvreté de 15,2 % à 19,2 %. Sans oublier le taux de croissance négative de -4,4 % et la baisse de l’investissement global de 4,9 % pour cette année. Des défis majeurs à relever pour le gouvernement qui doit mettre en place un programme de relance économique tout en s’attaquant à l’amélioration de la situation de l’emploi et des sans-emploi en Tunisie. Les causes du chômage en Tunisie D’abord, le mot chômeur englobe toutes les personnes en âge de travailler mais qui restent sans emploi ou qui sont à la recherche d’un emploi, ou qui peuvent être disponibles pour travailler dans l’immédiat. En général, le chômage est causé par le manque de flexibilité d’un marché de travail, le mauvais équilibre du nombre d’offres d’emploi par rapport aux demandes et l’insuffisance de l’activité économique. Et ce décalage entre l’offre et la demande constitue un grand défi pour la Tunisie, car malgré l’amélioration du niveau d’éducation des jeunes, les diplômes et formations reçus sont inadaptés à l’emploi demandé. D’un côté, il ne faut pas nier que l’économie ne génère pas aussi assez d’emplois ou d’investissements. La plupart des emplois accessibles dans le secteur privé ne requièrent pas de qualification. En principe, ils sont accessibles à une main-d’œuvre à salaire peu élevé. Et par l’effet de l’évolution du système éducatif, de nombreuses jeunes femmes sortants universitaires arrivent sur le marché de l’emploimais se sont trouvés démunies à cause de cette inadéquation entre leur compétence et les postes proposés. Les institutions responsables de la formation des jeunes diplômés n’essaient pas aussi d’analyser cette inadéquation entre les niveaux de qualification demandée et offerte et les réels besoins de l’économie. Le développement du secteur parallèle ainsi que l’insuffisance de la protection des salariés contre le licenciement individuel pourraient être aussi une cause de cette hausse du taux de chômage. A noter que l’expansion de l’économie informelle dans un pays dénote un ralentissement de l’activité économique à cause du manque à gagner subi par l’Etat et des flux financiers. Augmentation du chômage dans le monde La Tunisie n’est pas le seul pays à souffrir d’une hausse de taux de chômage à cause du coronavirus. Les répercussions de la pandémie sont importantes dans les pays qui ne donnent pas de droits au chômage comme les Etats-Unis ou l’Espagne. Pour les Etats-Unis, le nombre de nouveaux chômeurs qui s’inscrivent au chômage affiche plus de 40 millions depuis la crise, un nombre jamais atteint même pendant la période de grande dépression. Et malgré le déconfinement des entreprises, les licenciements n’arrêtent pas. Le gouvernement Trump et le congrès ont effectué le déblocage de centaines de milliards de dollars pour aider les entreprises à payer les salaires des employés et même les travailleurs indépendants ont reçu des aides financières. Les secteurs les plus touchés sont le secteur du commerce, du transport, ainsi que ceux des loisirs et de l’hébergement. Mais l’économie américaine commence à sortir petit à petit du marasme si on juge par la baisse du nombre de chômeurs inscrits à l’assurance-chômage. Au total, le gouvernement américain a créé 8 millions d’emplois pour faire face à la quarantaine de millions d’emplois détruits pendant la crise. Le marché du travail redémarre mais malgré cela, il reste encore des millions d’américains sans emplois. En Espagne, les demandeurs d’emploi sont plus de 302 000 en mois de mars et en avril, plus de 282 000 personnes supplémentaires ont demandé une indemnisation chômage. Et la situation ne s’améliore pas pendant tous les mois du confinement alors que l’Espagne affichait déjà un taux de chômage élevé à 13,8 % avant la crise. Les secteurs des services et le tourisme sont les plus affectés avec plus de 206 000 chômeurs. L’administration espagnole prévoit un déficit du PIB de 10,34 % à cause de la crise. En France, la hausse du taux du chômage est limitée à cause de l’indemnité de chômage partiel financé par l’Etat. Cette allocation touche un salarié sur 4, soit 4 millions de personnes environ. Mais la statistique affiche tout de même une hausse de 7,1 % de chômeurs au mois de mars et la moitié des salariés du secteur privé en chômage partiel. C’est pourquoi, les analystes tablent sur une hausse de taux de chômage avant la fin de l’année.    
Coronavirus et la continuité du travail en Tunisie La Tunisie face au coronavirus L’impact de coronavirus sur le secteur privé Coronavirus et la continuité du travail en Tunisie Les restrictions de placement, le confinement général, la fermeture de nombreux commerces à cause de la pandémie mondiale ont des retombées sociales conséquentes dans presque tous les pays du monde. En Tunisie, dont l’économie repose fortement sur le tourisme, l’épidémie a causé la perte d’emploi des plusieurs milliers de travailleurs. Le chômage frôle d’ailleurs le taux de 22 % selon les sources officielles. Les frontières sont ouvertes le 27 juin dernier, mais quel est l’impact de ce virus mortel sur l’économie et le secteur privé ? Décryptage. La Tunisie face au coronavirus La plupart des dirigeants de pays dans le monde entier ont choisi les pertes économiques afin de maîtriser la propagation du coronavirus. Cette décision a entraîné la chute de la production, la baisse de revenus et la chute du PIB et ce, même dans l’empire asiatique où est sorti ce virus. La Chine enregistre en effet, un PIB de 1 % tandis que les Etats-Unis affichent un déclin de PIB de 8 %. Pour la France, la statistique du PIB tourne autour de -12,5 % contre -12,8 % pour l’Italie. Une situation contraignante qui touche également la Tunisie avec une baisse de produit intérieur brut de -21.6% pour le deuxième trimestre de cette année. Le nombre de chômeurs tunisiens a explosé et a atteint son pic depuis la Révolution de 2011 selon l’INS. Toutes les branches de l’économie du pays ont connu un effondrement sauf le secteur agriculture et les métiers du web et de l’e-commerce. Concernant le bilan de la pandémie covid-19 en Tunisie, force est de constater que depuis l’ouverture des frontières, le pays enregistre une augmentation des nouvelles infections et de nouveaux décès dans les 24 gouvernorats. La statistique en date du 3 septembre 2020 affiche 4 194 contaminations et 81 morts. Un bilan qui mérite quelques réflexions. En fait, les membres de l’équipe du Covid accusent les citoyens de relâchement et d’absence de responsabilité face à l’épidémie. Une accusation bien fondée car même si le port des masques est obligatoire dans les lieux publics et les transports en commun, peu de Tunisiens respectent cette obligation. Il n’y a pas aussi des mesures correctionnelles sévères pour ceux qui ne jugent pas utiles de porter le masque. De l’autre côté, il y a la prise de décision hésitante et l’absence de stratégie d’anticipation des autorités concernant la gestion de flux de l’arrivée des résidents Tunisiens à l’étranger et l’insuffisance de la capacité d’hébergement du centre d’accueil Covid+ de Monastir. Et le problème persiste toujours malgré l’ouverture d’un autre centre à Mahdia, car celui-ci ne peut héberger que 180 personnes contaminés. Ce nombre étant dépassé en quelques jours, les autorités sont de nouveau en face du problème d’hébergement des malades du Covid 19. D’autre part, les autorités ont aussi indiqué que la présentation d’un test PCR négatif est indispensable pour entrer en pays. Cette obligation s’adresse aux visiteurs venant de la France, du Royaume-Uni et de Belgique. Mais face à la hausse des malades, l’obligation s’étend depuis sur tous les voyageurs venant de l’étranger. Face à ces tâtonnements, le pays qui pense avoir réussi à juguler la progression du nombre des personnes contaminés se retrouve ainsi confrontée à une seconde vague de coronavirus après la reprise du travail et l’ouverture des frontières. Cette perspective sombre est exacerbée par la démission du gouvernement le 15 juillet dernier et la hausse des tensions sociales avant et après cette crise. Notons par ailleurs qu’une équipe de l’instituteur Pasteur de Tunisie a travaillé dans le développement d’un vaccin contre le coronavirus depuis le début de la pandémie. Mais qu’on arrive à trouver ou non une substance conférant l’immunité contre ce virus, il a déjà causé l’aggravation de la récession pendant les deux premiers trimestres de cette année. L’impact de coronavirus sur le secteur privé La situation socioéconomique de la Tunisie ne se porte pas déjà mieux bien avant cette crise sanitaire. Mais cette épidémie l’a aggravé en paralysant bon nombre de secteurs. Le ministère de développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et du Pnud ont prévu une hausse du taux de chômage allant jusqu’à 21 %.Les chiffres indiquent une réduction de la production globale du pays pendant les 6 premiers mois de cette année, un glissement des recettes du tourisme et un ralentissement du commerce extérieur. Toutefois, malgré les bonnes intentions, la situation de l’économie actuelle ne fait pas prévoir une éventuelle relance économique rapide du secteur privé. On assiste en effet à une aggravation de la récession à cause des facteurs comme la hausse des chômeurs ainsi que le retour au pays des nombreux Tunisiens travaillant à l’étranger qui ont rompu ou fini leur contrat. Car certains chefs d’entreprise dans les pays d’accueil ont préféré aussi arrêter le contrat vu l’effet du coronavirus sur leur trésorerie. De nombreuses entreprises privées tunisiennes sont aussi obligées d’opter le chômage partiel afin de pouvoir conserver leur trésorerie et retrouver leur rythme de production après le retour à la normale de la demande. En fait, les plus grands problèmes du secteur privé, ce sont la baisse de l’investissement, le déséquilibre de l’offre et la demande et l’insuffisance des capitaux liquides. Pendant les deux premiers trimestres de cette année, ce secteur affiche une baisse des importations des biens d’équipement. Et cela n’a rien de bon pour le dinar qui continue à dégringoler malgré la reprise partielle des investissements dans le forage. Le rapport du Mdci et du Pnud n’est pas aussi plus optimiste. Il prévoit également un ralentissement en volume de l’investissement de 8 % pour cette année 2020. Par ailleurs, une enquête menée par l’INS en collaboration avec l’IFC auprès de 2500 entreprises du secteur privé a fait un état de lieu de l’impact du covid sur ce secteur. Cette enquête a révélé que 88 % des entreprises privées sont toujours en activité après la crise. 24,5 % d’entre eux ont travaillé sans interruption tandis que 62,4 % ont ré-ouvert leur porte après une interruption. 10 % étaient quant à eux toujours fermées après cette crise. Mais comme on l’a dit plus haut, la majorité de ces entreprises privées (72 %) pensent ne pas disposer de fonds suffisants pour assurer leurs dépenses et 36 % déclarent un risque de fermeture avec la crise économique actuelle. La perturbation causée par le covid a entrainé la baisse de chiffre d’affaires pour 88 % environ des entreprises enquêtées pendant le mois d’avril. Pour celles qui ont pu toujours continuer de travailler, 78 % affichent une décroissance de leur cash-flow tandis que 70 % déclarent une baisse de la demande. 69 % des personnes enquêtées ont aussi indiqué une baisse des heures travaillées tandis que la moitié de ces entreprises privées ont eu des problèmes d’approvisionnement en matières premières. Pendant la crise, 18 % environ des entreprises privées ont opté pour le congé payé contre 11 % pour la réduction de salaire. 4,5 % ont fait de licenciement et un pourcentage insignifiant de 1,2 % a fait de recrutement.59,7 % des entreprises dans le TIC ont aussi adopté une politique de digitalisation et le télétravail. Concernant le plan de relance des activités de ces entreprises, 13 % d’entre elles ont mis en place un plan de continuité des activités. Pour mieux faire face à cette période post-crise, les entreprises du secteur privé demandent ainsi la réduction d’impôt, l’apport des liquidités, et les allègements fiscaux. Mais seules 10 % d’entre elles ont pu jusqu’à maintenant bénéficier des aides gouvernementales.      
Métier rédacteur web Fiche métier Les missions d’un rédacteur web  Métier rédacteur web Le métier de rédacteur web prend son essor avec l’apparition des nouvelles technologies, la profusion des blogs, des sites e-commerce et l’essor de la vente en ligne au cours de ces dernières décennies. La plupart des sociétés marchandes sur internet disposent en effet d’un site web qui nécessite du contenu textuel. Ces sociétés recourent alors à une agence spécialiste en rédaction et en référencement pour alimenter leur site. Décryptage de ce métier et de son avenir. Fiche métier Comme son nom l’indique, le rédacteur web rédige des textes pour être publiés sur le web. Ce métier fait partie des métiers de la communication. On distingue les rédacteurs traditionnels qui écrivent en respectant uniquement le cahier de charges fournir par le client et les rédacteurs SEO qui peuvent produire des articles optimisés ou bien référencés sur le web. Ce professionnel de la rédaction peut travailler en agence ou en freelance. S’il travaille au sein d’une entreprise, dans une agence de rédaction ou agence web, il est recruté pour rédiger des contenus en fonction des consignes du client et de la stratégie de référencement préconisée. Les contenus textuels qu’il écrit doivent répondre alors aux exigences des moteurs de recherche et de la société qui commande les textes. Ces normes concernent la clarté des informations, le style concis, accrocheur, dynamique ainsi que l’unicité et la pertinence des informations. Les contenus web doivent aussi avoir une longueur minimale avec le formatage requis (titre, sous-titres, balises meta…). S’il travaille en freelance sous le statut d’auto-entrepreneur, il est aussi tenu de se conformer aux mêmes codes d’écriture. Mais la différence, c’est qu’il aurait à prospecter des clients pour pouvoir vivre de ce métier. C’est pourquoi, ceux qui débutent dans ce métier acquièrent toujours de compétences en agence avant de s’établir à leur propre compte. A noter qu’un rédacteur web n’est pas un journaliste bien que l’esprit de synthèse et la curiosité soient nécessaires dans l’exercice de cette fonction. En effet, un journaliste collecte et vérifie les informations. Mais un rédacteur web choisit les informations fiables sur le web et les reformule afin d’obtenir un contenu unique qu’on ne retrouve nulle part sur le web. Le duplicate content ou contenu dupliqué est absolument à éviter. En outre, il doit aussi savoir comment intégrer le contenu rédigé sur le site du client et à promouvoir le contenu sur les réseaux sociaux selon la demande du client. Ainsi, se lancer tête baissée sans suivre de formation dans ce métier est à déconseiller car cela risquerait de gâcher son CV et ses chances d’être embauché. Concernant le salaire de ce professionnel en rédaction, il débute souvent avec le SMIC s’il travaille en agence. Cela pourrait lui prendre plusieurs années pour monter en échelon vers le poste de responsable éditorial selon le gré de son employeur. En freelance, son salaire n’est pas fixe. Il dépend de ses tarifs, de ses capacités de rédaction et de sa motivation dans la prospection des clients. Mais ce statut a l’avantage de lui permettre d’être libre et de gérer son propre emploi de temps tout en facturant soi-même ses clients. Les missions d’un rédacteur web  La rédaction web nécessite donc la capacité de capter l’attention des internautes, de les retenir sur la page pendant plusieurs minutes, tout en apportant les réponses à leurs questions. Le contenu rédigé doit inviter ces internautes à ouvrir une autre page ou à réagir en laissant des commentaires. Cela est indispensable pour permettre à l’article d’avoir une bonne place sur les moteurs de recherche. Pour atteindre cet objectif, il lui est souvent demandé de maîtriser avec perfection la langue française et ses syntaxes s’il rédige dans cette langue. Les fautes d’orthographe sont proscrites. Outre le fait d’avoir des vocabulaires riches, une culture générale étendue, l’aisance en rédaction, l’ouverture d’esprit et la maîtrise des outils bureautiques sont également des qualités requises. Tout cela est important car il lui arrive de rédiger sur des sujets variés. De plus, s’il travaille en agence, il lui faut savoir écrire rapidement pour atteindre l’objectif fixé. Et en freelance, il doit savoir se vendre pour dénicher des clients tout en négociant les tarifs de la rédaction. Voici donc la liste des missions d’un rédacteur web : - Rechercher et vérifier les informations recueillies - Hiérarchiser l’information dans les sources diverses - Rédiger un texte fluide, facile à lire, organisé et adapté aux exigences du web - Suivre les consignes indiquées dans le briefing - Rédiger des fiches-produits - Remanier les textes déjà rédigés qui sont mal positionnés sur les résultats des moteurs de recherche - Relire et corriger les fautes d’orthographe avant la publication de l’article - Rédiger un texte optimisé SEO - Ecrire un e-book ou un livre blanc - Ecrire des newsletters - Traduire des textes pour varier les sources des informations. S’il possède aussi des compétences en traduction, il peut prendre en charge la traduction - Transcrire des fichiers audio et vidéo… - Rester en veille pour connaître les dernières mises à jour de Google - Perfectionner sa connaissance de la langue française et améliorer sa culture générale - Et s’il souhaite se démarquer des autres, il peut aussi conseiller le client sur la stratégie de rédaction permettant d’améliorer le classement SEO d’un article. Tout cela nécessite de la formation ou de l’expérience. Les recruteurs demandent aussi souvent aux rédacteurs web salariés en agence un diplôme en communication, en lettres, en journalisme ou en référencement et rédaction web. Mais pour ceux qui travaillent en freelance, les diplômes ne sont pas exigés. Les sociétés qui recrutent demandent simplement un exemple de texte ou un article test pour évaluer l’aptitude rédactionnelle du postulant. Un métier d’avenir ? Avec les milliards de pages web en ligne, l’amélioration de la visibilité d’un site à travers une stratégie de référencement réussie est primordiale si l’on souhaite promouvoir ses activités. Or, un bon référencement va de pair avec une rédaction web de qualité. Et même si l’on table maintenant sur l’intelligence artificielle et la recherche vocale et qu’on répète souvent la fainéantise des gens pour lire, la rédaction web ne va pas pour autant disparaître. De plus, les vidéos et les photos, mêmes s’ils sont bien conçus n’ont pas la même potentialité dans la vente des produits autant que les descriptifs produits. Les contenus graphiques et vidéo constituent uniquement des compléments du contenu mais il est toujours indispensable de rédiger un texte complet. C’est d’ailleurs pour cette raison que les référenceurs demandent souvent un long texte pour pouvoir séduire Google. En effet, on ne demande plus à ce professionnel de rédiger un texte en respectant le nombre de mots, on exige de lui une capacité à rendre visible le site à travers son écriture tout en aidant à la conversion des clients. On ne peut pas nier aussi le fait que la rédaction web est un métier d’avenir car on dénombre chaque jour des centaines de milliers de nouveaux sites. Ces sites ont besoin de contenu textuel pour exister. Et on sait également que les algorithmes de Google favorisent la rédaction de qualité plutôt que les liens retours. Ce sont des arguments solides qui permettent de dire que le métier de rédacteur web est un métier d’avenir. Enfin, si l’on regarde les offres d’emploi sur notre portail de petites annonces, on retrouve quotidiennement des agences recrutant des rédacteurs web dans ces annonces.
Métier agent de recouvrement Fiche métier d’un agent de recouvrement Les avantages de faire appel au service de ce professionnel sont nombreux  Métier agent de recouvrement La perception de créances à chaque client débiteur est une tâche fatigante qui nécessite d’avoir des nerfs solides et de talent de négociation. C’est la raison pour laquelle les entreprises font appel à un agent de recouvrement pour se décharger de cette opération. Tout d’horizon sur les rôles de ce professionnel et les qualités nécessaires pour exercer ce métier. Fiche métier d’un agent de recouvrement Dans la conjoncture économique où bon nombre de débiteurs se trouvent quelquefois dans une situation financière précaire, il est parfois difficile de recouvrir ses créances. Certains des clients qui n’honorent pas leurs factures oublient le paiement des sommes dues, d’autres ne disposent pas encore du montant dû et attendent une rentrée inattendue d’argent. D’autres souhaitent optimiser leur économie à court terme et réduit les dépenses. Les causes du retard de l’acquittement des dettes sont multiples, mais le recours à un agent de recouvrement permet souvent d’éviter les procédures juridiques contraignantes tout en gagnant du temps. Cet expert en recouvrement intervient auprès des clients qui montrent une défaillance dans le paiement de dettes. Or, avec le temps qui court, les dettes augmentent et la récupération de l’argent devient compliquée. Ce professionnel doit alors relancer les clients au plus vite pour obtenir des résultats rapides sans gâter la relation commerciale entre l’entreprise titulaire de créance et les débiteurs. Ce rôle est assuré par un responsable de contentieux dans une grande entreprise. Mais dans une petite structure, le comptable prend souvent en charge le recouvrement des créances. Ses honoraires sont souvent les mêmes que ceux d’un employé de bureau. Le métier propose des nombreux débouchés. Par exemple, en faisant le tour des offres d’emploi sur notre portail de petites annonces, on peut en trouver quelques-unes. Mais son inconvénient c’est qu’il pourrait être stressant du fait de la répétitivité des relances. De plus, certains clients peuvent se montrer peu accommodants, voire désagréables. Si la régularisation de paiement n’est pas effectuée comme elle devra l’être dans les délais convenus, il devra mettre en place de procédure de recouvrement de dettes. Voilà pourquoi, on demande à cet agent la connaissance en droit d’entreprise, droit de contrats, et droit commercial et des notions en voies civiles d’exécution. Les avantages de faire appel au service de ce professionnel sont nombreux : - L’entreprise créancière économise son argent en récupérant les dettes non réglées. Ce qui lui permet de ne pas déstabiliser son budget - Les problèmes de non-paiement de dettes sont résolus plus facilement et sans souci de détériorer la relation commerciale avec la cliente débitrice après la récupération des créances. C’est parce que l’agent de recouvrement utilise des méthodes claires, méthodiques et diplomatiques - La récupération des impayées rassure les banques sur l’état de finance et de la trésorerie de l’entreprise titulaire de créances. - L’aide de ce professionnel permet au dirigeant d’entreprise de se décharger des problèmes d’impayés et de se focaliser uniquement sur le cœur de son métier. D’ailleurs, s’il ne souhaite pas externaliser cette fonction, il peut le confier à son comptable. Agent de recouvrement : rôle La première mission de ce professionnel est le recouvrement des créances de l’Etat, des établissements financiers, des établissements publics, d’une société privée etc. Il est souvent embauché au titre d’un salarié en contrat à durée déterminée ou indéterminée. Ce faisant, il suit souvent les étapes suivantes pour atteindre l’objectif visé : - Enregistrer les impayés et les encaissements. - Rédiger une ou des lettres de relance (simple ou LRAR). Ces lettres valent alors « une mise en demeure » - Solliciter par téléphone les clients débiteurs afin de s’informer sur les raisons du retard de paiement et de trouver une solution pour récupérer les impayés. Un agent de recouvrement effectue souvent plusieurs appels téléphoniques par jour et écrivent des mails aux personnes qui n’ont pas encore honoré leurs factures. - Négocier (le montant de dettes, les intérêts, le calendrier du paiement des dettes) - Rechercher les clients débiteurs et s’informer auprès de leurs voisins pour obtenir des renseignements - Réaliser des comptes rendus réguliers auprès du titulaire de créance - Conserver une bonne qualité de relation commerciale avec l’entreprise débitrice - Dans le cas d’une procédure contentieuse, si le client refuse d’honorer ses dus, il aura à réunir les éléments du dossier dans la préparation d’un pré-contentieux. Il recherche alors l’huissier qui demande un titre exécutoire lui permettant d’engager des voies d’exécution sur les biens du débiteur. Dans tous les cas, il doit toujours respecter le droit du contentieux avant toute démarche. - Tenir à jour le registre de recouvrement S’il s’agit d’un poste externalisé, ses missions dépendent des termes du mandat dont il a signé. Concernant les perspectives d’évolution de ce métier, au fil des ans, il peut devenir responsable de contentieux ou avoir une carrière dans la banque. Les qualités d’un agent de recouvrement Pour exercer ce métier, la qualité comme la capacité de négociation, le sens aigu de contact, la patience, la combativité et la bonne capacité rédactionnelle sont indispensables. Le dynamisme, la persévérance et le sens de la négociation sont utiles en toutes circonstances pour pouvoir convaincre les débiteurs à payer leurs dettes. Du fait qu’un agent de recouvrement doit aussi faire des nombreux appels, il lui faut avoir de l’énergie et de la pugnacité pour réaliser cette tâche. Il doit se montrer aussi diplomatique et avoir un bon sens commercial tout en étant ferme dans l’objectif à atteindre. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une bonne qualité d’écoute pour être capable d’analyser et de trouver la solution adaptée aux problèmes financiers des clients. La stratégie pour récupérer les créances commence souvent par l’étude de l’insolvabilité du client débiteur. Ensuite, il met en place à travers une solution amiable d’abord, en contactant les sociétés débitrices, puis des procédures plus intensifiées comme l’appel à un huissier ou à un avocat personnalisé si les clients sont réticents à payer. L’intervention commence toujours par un message par mail ou par téléphone mais chaque action à entreprendre est souvent décidée de concert avec le créancier. Ce métier plaît à ceux qui aiment le challenge, la négociation avec les clients. Outre les qualités requises citées ci-haut, un expert en recouvrement de dettes doit aussi avoir des connaissances juridiques poussées sur les voies civiles d’exécution et de recours ainsi que les amendes et les sanctions pécuniaires. Il doit aussi connaître la procédure du fonctionnement de la mensualisation et e prélèvement à l’échéance. Par exemple, un diplôme bac + 2 ou + 3 en droit, en comptabilité ou en finance pourrait mener à ce poste. Le fait de pouvoir parler au moins une langue étrangère constitue aussi un atout. En fait, il n’existe pas de formation spécifique dédiée à l’apprentissage de ce métier. Mais si le postulant a suivi une formation diplômant en comptabilité et gestion, en BTS technico-commercial ou en gestion des entreprises et administration option finance et comptabilité, il a beaucoup de chance de devenir agent de recouvrement. En général, ce professionnel peut évoluer au sein au sein d’une banque, d’un organisme de crédit, d’une entreprise spécialisée dans le recouvrement de créances et de l’affacturage etc. Son salaire dépend de ses années d’expérience, son ancienneté dans son métier, l’entreprise qui l’engage… Mais l’entreprise recruteur propose souvent un SMIC pour un agent de recouvrement débutant.  
Téléopérateur, un métier précaire ? Fiche métier téléopérateur Les débouchés ? Téléopérateur, un métier précaire ? Les sociétés recourent à plusieurs stratégies marketing pour booster leur vente et fidéliser leurs clients. L’une d’entre elles est le recours à un call-center pour effectuer la téléprospection. Ces structures emploient des téléopérateurs dont le rôle est le contact des clients pour leur informer sur leurs services, leurs produits. Le métier de téléopérateur attire beaucoup de jeunes mais est-ce un métier précaire ? Focus sur cette carrière et les débouchés possibles. Fiche métier téléopérateur La croissance d’une société ou d’une entreprise dépend en grande partie d’une bonne relation client et de sa capacité à satisfaire ses clients lors de leur demande d’informations ou de services. La structure qui souhaite développer doit ainsi embaucher une ou plusieurs personnes disponibles pour répondre convenablement aux questions des prospects et clients et écouter leurs réclamations. Un personnel interne pourrait ne pas avoir de disponibilité pour ce travail. L’entreprise opte alors pour la solution de délocaliser cette tâche à un call-center qui embauche les téléopérateurs. Ce sont des personnes spécialisées en réception et émission d’appels et qui sont généralement accessibles dans des tranches horaires étendues. -Les missions d’un téléopérateur s’articulent autour du conseil, négociation, prise de commande et recherche de solutions pour le problème d’un client. Cela requiert un bon sens d’écoute, une bonne qualité de discours, une excellente capacité de négociation, la maîtrise de gestion de stress, bref une habilité dans les relations avec autrui. A cela s’ajoutent les qualités telles que la persévérance, la patience, la ponctualité et le sens commercial. -Pour mener à bien sa tâche, ce professionnel doit aussi avoir une bonne connaissance des services et des spécificités des produits de la société cliente. Il aurait à informer si un produit est disponible dans le stock et effectue la saisie de la commande. Cela implique ainsi la bonne utilisation du logiciel de gestion de la clientèle. Ses informations doivent être ainsi à jour régulièrement afin de ne pas être dépassé par les questions de ses interlocuteurs. - Outre la réception d’appels sortants et entrants et le suivi de compte clients au téléphone, le téléopérateur effectue aussi la saisie des données ou la modification des fiches clients dans leur base de données. - Il prend également en charge la recherche de solutions en cas de problème des produits défectueux, de dépannage d’appareils, de rapatriement sanitaire… et remplit les questionnaires de satisfaction. - il peut être aussi amené à relancer un client, à faire la prospection ou à renouer avec lui pour lui présenter un nouveau produit. -Un téléopérateur ou une téléopératrice est aussi en charge de la synchronisation de l’activité de son équipe. Il forme la recrue et lui donne les premiers rudiments du métier. Il surveille également l’évolution de travail et de production du personnel à travers la formation et le suivi des éléments de la gestion administrative. Dans ce cas, il monte en échelon vers le poste de superviseur qui encadre une équipe de téléopérateurs. -Son objectif c’est de fidéliser les clients déjà acquis et améliorer l’image de l’entreprise tout en acquérant de nouveaux clients. Concernant les diplômes et formation requis pour exercer ce métier, cette carrière est souvent accessible à partir du niveau bas, mais selon la structure, un critère de deux ans de formation après le bac pourrait être demandé. Les jeunes sortants des écoles de commerce, marketing, communication sont des profils recherchés par les entreprises. Une bonne élocution en français, quelquefois en anglais selon les clients de l’entreprise cliente ainsi que la maîtrise des outils informatiques utilisés par le call-center. Ce professionnel est également appelé télévendeur en fonction de ses missions. Son salaire tourne autour de 2 000 euros en moyenne par mois brut. La rémunération d’un téléconseiller dépend des différents paramètres comme sa production, son assiduité, sa capacité d’écoute et sa note de satisfaction client, le pays dans lequel il travaille… Ainsi, en comparaison au salaire d’un téléopérateur en France, ce professionnel en Tunisie touche un salaire un peu plus intéressant par rapport au niveau de vie dans le pays. Les débouchés ? D’abord, ce métier a ses avantages et ses inconvénients. Premièrement, c’est un secteur recruteur surtout dans les pays en développement comme la Tunisie. On en trouve régulièrement des offres d’emploi de téléopérateur sur notre portail de petites annonces. Dans certains cas, les entreprises peuvent recruter aussi même si un postulant n’a pas de diplômes du moment qu’il dispose d’une bonne élocution en français, de capacité à maîtriser la vente et la relation client à distance et d’une fibre commerciale. L’autre avantage de ce métier, c’est qu’il permet aussi de travailler dans un environnement bénéficiant des nouvelles technologies. Par contre, il ne faut pas cacher que le salaire de base d’un téléopérateur n’est pas souvent rémunérateur surtout en France. Il est fixé au SMIC. La flexibilité et une grande disponibilité sont également requises. Il arrive ainsi qu’un téléopérateur travaille les jours fériés et les fins de semaine. De plus, sa production est toujours suivie et la hiérarchie pourrait écouter son écoute. Enfin, le métier n’est pas également de tout repos et l’interaction avec le client peut taper sur les nerfs d’un téléopérateur s’il aurait à régler un litige avec un client agressif. La profession peut être exercée dans un call-center, une entreprise spécialisée dans la relation-client, les fournisseurs d’accès internet, les fournisseurs en téléphonie mobile et la plupart de service après-vente… En ce qui concerne les débouchés de ce métier, ils sont nombreux. Comme on l’a dit plus haut, si une personne souhaite intégrer cette filière, il a de fortes chances d’y arriver s’il dispose des compétences nécessaires même sans diplôme. Les sociétés recrutent les jeunes motivés qui acceptent de débuter par le salaire de SMIC. Toutefois, les banques et assurances prisent les jeunes sortants universitaires avec un diplôme bac + 2 et de préférence avec une expérience réussie en tant que téléopérateur. Mais ce métier se trouve dans un milieu commercial. Les offres d’emploi sont nombreuses et en fonction des résultats de son entretien et performance, il est possible d’accéder à ce poste si l’on est doué. D’ailleurs, les entreprises qui recrutent trient sur le volet les candidats performants qui leur font éviter la perte de temps et d’argent avec la formation hasardeuse des profils moins bons. En ce qui concerne l’évolution de la carrière d’une téléopératrice/téléopérateur, il peut évoluer vers le poste d’encadreur ou chargé de promotions à la tête d’encadrement d’une équipe de téléopérateur après quelques années d’expérience. L’évolution vers le poste de gestion de produits plus complexes est aussi possible. Comme toutes activités, il convient aussi de parler des risques professionnels de ce métier. De par sa nature, cette activité n’engendre pas des accidents physiques comme le cas des professionnels du bâtiment ou de construction ou des risques d’infection comme les métiers de santé. En revanche, en termes de risques professionnels, il peut engendrer diverses affections dues à la position assise comme les douleurs articulaires ou troubles musculo-squelettiques, les contraintes visuelles avec le travail sur écran, les risques de maladies auditives dus aux bruits au téléphone. A cela s’ajoutent le stress causé par les clients agressifs, le rythme de travail et la production à atteindre. C’est pourquoi, certains call-center proposent à ses employés une formation à la gestion de stress et des risques professionnels.  
La diaspora africaine en Tunisie Coup d’œil sur les migrants africains en Tunisie Cuisine africaine : spécialité absolument à découvrir ! Comment apprendre les techniques de la cuisine africaine ? La diaspora africaine en Tunisie Les migrants venant de la région subsaharienne qui s’installent en Tunisie affichent une croissance remarquable depuis ces dernières années. Les raisons de ce flux migratoire sont nombreuses. Certains sont attirés par la croissance du pays ou l’espoir d’en finir avec les conflits armés en Afrique. D’autres viennent en Tunisie pour continuer leur étude ou pour un asile politique. Les Africains qui préfèrent se disperser dans le pays ont chacun leur mode de vie, leur cuisine. Dans cet article, nous allons faire un petit focus sur le nombre de diaspora africaine en Tunisie ainsi que les spécialités de la cuisine africaine. Coup d’œil sur les migrants africains en Tunisie Le mouvement de migration en Tunisie date depuis la dernière décennie et il soulève de débats. Le pays constitue une destination, un pays d’accueil pour de nombreux pays Africains tandis que pour d’autres, il constitue un couloir pour passer les marchandises illicites. Selon le travail effectué par Ftdes sur 962 migrants dans le Grand Tunis, à Sousse, à Sfax et à Médenine, 65 % des personnes enquêtées ont réellement choisi de s’installer en Tunisie, 7 % d’entre eux entrent dans le pays à la suite d’un faux contrat de travail, 23 % sont des personnes sorties après des accidents en mer tandis que 75 % passent par la voie régulière. Mais la vie n’est pas tout rose pour ces Africains car 61 % d’entre eux trouve les Tunisiens racistes tandis que 40 % se plaignent d’un mauvais accueil. 90 % de ces migrants se disent d’ailleurs être victimes d’hostilités et de mauvais traitement. Cependant 65 % d’entre ces personnes interviewées se sentent plus en sécurité au pays. La plupart de ces migrants ont du mal à s’intégrer aussi professionnellement malgré leur niveau d’enseignement élevé. Les dirigeants d’entreprises ne les sollicitent pas. En revanche, ils ne bénéficient pas aussi d’une couverture sociale. Selon l’étude 75 % des migrants sont des Ivoiriens, des Camerounais, des Congolais et des Soudanais. Viennent ensuite les Somaliens, les Maliens et les Nigériens. S’ils ont espéré que l’herbe est plus verte dans ce pays, ces migrants se sont donc trompés. En fait, il faut noter que certains de ces Africains espèrent gagner la France ou l’Europe à la suite du ratage de leur intégration sociale, d’autres pensent rentrer chez eux. Voilà pour leur expérience de migration en Tunisie, mais l’Afrique est connue pour son wax mais aussi pour sa cuisine qui mérite d’être sous les feux de projecteurs. Cuisine africaine : spécialité absolument à découvrir ! La cuisine africaine se démarque aussi par l’authenticité de ses recettes et son goût. Les spécialités africaines sont d’abord nombreuses selon le pays. En France, quelques entrepreneurs Africains se mettent d’ailleurs à animer le lancement de la gastronomie africaine. A titre d’exemple, la restauratrice franco-ivoirienne Aïcha Ballo, chez Golden Gourmet qui affiche un chiffre d’affaires de 80 000 euros en 2013. Il y a également les fast-foods de Fati Niang et Afrik’N’Fusion qui sont connus du grand public. Ce dernier enregistre un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2012. Ces entrepreneurs essaient de faire connaître et d’améliorer l’image de la cuisine africaine grâce à la création des menus typiquement africains. Il faut dire en effet, que peu d’Européens connaissent la cuisine africaine et l’alimentation de ce grand continent. En fait, on dénombre 54 pays en Afrique, chaque pays a plusieurs ethnies et des cultures différentes. Mais la plupart des traditions locales mélangent le riz, le sorgho, la lentille de terre, la patate douce, le manioc… D’autant plus que le continent possède de nombreux ingrédients, sa cuisine est ainsi riche des mélanges inattendues et présente de multiples facettes. La viande y prend d’ailleurs beaucoup de place. Les viandes prisées sont la volaille, l’agneau, la venaison, l’autruche… On l’accompagne avec des poissons parfumés, séchés et fermentés chez certains pays et toujours avec des légumes. Les grillades de la viande ou de poisson à la braise sur feux de bois ou sur du charbon sont très appréciées en familles et même lors des fêtes. Leur dégustation se fait avec une portion de féculents. En tout cas, chaque pays a son plat préféré et les légumes et fruits de mer sont toujours présents. A titre d’exemple, au Sénégal c’est le couscous méchoui et le tiebou dienne, au Congo le moambe, en Afrique du sud, le biltong, le bœuf séché. Le met ivoirien « foufou de banane » mélange brochet et banane. Pour l’accompagnement et le dessert, on peut déguster les boulettes à la banane plantain ou au manioc de l’Egypte ou le halva en amandes en Somalie. Parmi les spécialités africaines privilégiées, on peut citer entre autres le poulet mariné au gingembre et banane plantain, le Tiep bou dien Sénégalais, le ragoût de bœuf aux bananes plantain, le poulet au gombos, le chèvre chaud et magret fumés, le wahoo grillée etc. Comment apprendre les techniques de la cuisine africaine ? Comme on l’a déjà dit, la cuisine africaine utilise des produits locaux comme la viande, le lait, les céréales, les légumes, les fruits de mer. Mais la composition varie d’un pays à l’autre. En Afrique tropicale par exemple, les recettes ne contiennent pas souvent de lait à cause de la rareté de cette denrée. Les sauces à bases d’haricots sont aussi très populaires en Afrique centrale. Les ingrédients de base dans les différentes recettes sont les bananes plantains, le manioc, le riz et le chikwangue. La saveur des plats n’est pas souvent piquante. A Burindi, Congo, Ouganda, et Rwanda, les bases des recettes sont le maïs, le lait, mais la viande est peu consommée car elle est considérée comme source de richesse. En Ethiopie, l’aliment de base est l’injera, une sorte de crêpe spongieuse d’un goût un peu piquant. La cuisine somalienne quant à elle se démarque par les aliments halal et il n’y a pas d’alcool. En Afrique de l’ouest, les produits de base sont le foufou, le couscous, le banku, le riz… Concernant les techniques de la cuisine africaine, les méthodes culinaires sont donc très diverses, très hétéroclites. Par exemple, à Bénin, pour cuire un repas, il faut beaucoup de temps. Les viandes mijotées doivent respecter un certain temps pour être moins dures, la préparation des légumes-racines requiert aussi du temps pour qu’ils conservent leur texture. D’ailleurs, les Africains aiment manger chaud leur repas sous le soleil pour se protéger contre les intoxications alimentaires. Le gingembre, le curcuma, l’oignon sont présents en grande quantité en tant qu’antioxydants et anti-inflammatoires. La cuisine africaine peut d’ailleurs se targuer d’avoir un apport en fibre intéressant, totalement sans gluten (comme la patate douce). La cuisson de yassa, un plat sénégalais se fait avec le poulet grillé qui sera ensuite mijoté dans le jus des citrons frais avec les ingrédients comme les oignons, la moutarde, le bouillon, les poivrons, les carottes. La mafe subsaharienne à base d’arachide mélange quant à elle, le bœuf ou poulet, à cuire à petit feu avec les carottes, navets, pommes de terre, patates douces, oignons… Quant au fameux couscous nord-africain, il faut faire bouillir les morceaux de viande dans de casserole en y ajoutant du vinaigre, du sel et des oignons finement ciselés, puis laisser mijoter pour attendrir la viande. Pour le couscous, il faut frire les oignons, poivrons, tomate, patate de tomate épices et du sel dans une casserole en ajoutant l’eau. Puis, on ajoute les olives noires en laissant bouillir. On verse ensuite ce mélange dans le couscous en mijotant à petit feu pendant 5 mn avant de le servir avec la viande.
Valorisation des déchets un métier d’avenir en Tunisie Les déchets en Tunisie Quelles sont les initiatives de l’Etat ? La valorisation des déchets : comment s’y prendre ? Valorisation des déchets un métier d’avenir en Tunisie Depuis ces dernières années, les déchets ne cessent de s’accumuler en Tunisie et entraînent des pollutions de l’environnement et une dégradation de la santé publique. Selon une étude réalisée en 2016, un Tunisien vivant en ville produit environ 300 kg de déchets par an. Les industries ont aussi leur part de production qui constitue 7 millions de tonnes par an, dont une bonne partie est classée dangereuse. Face à la gravité de cette problématique, le gouvernement encourage des projets de valorisation des résidus à travers le tri sélectif et le cycle de recyclage. Zoom sur l’état de la pollution, les solutions de l’Etat et les différents projets de valorisation de ces déchets. Les déchets en Tunisie La pollution par les déchets symbolise une crise d’une société de surconsommation. Elle est difficile à gérer tant par leur effet sur l’environnement mais aussi par leur élimination qui implique la mobilisation d’un budget important. Selon le rapport fourni par la GIZ en 2014, chaque citoyen Tunisien produit 298 kg de déchets par an environ tandis que la production du pays au niveau national atteint 6 943 000 tonnes de déchets dont 44 % sont considérées néfastes pour la santé. Ils proviennent notamment de l’activité industrielle et d’activité de soins. Le rapport indique aussi qu’un infime pourcentage (5 %) des déchets municipaux collectés subit une opération de compostage et 4 % seulement sont recyclés. Or, 68 % des déchets municipaux peuvent être détruits par les agents biologiques. L’Agence nationale de gestion de déchets indique aussi que sur 2,2 tonnes de déchets, seuls 85 kg sont réutilisés à travers le processus de recyclage. D’autre part, il faut noter que les déchets en plastique (bouteille, polystyrène, verre, carte téléphonique, sac en plastique, canette en aluminium… ) prennent des centaines d’années à disparaître. Le problème ne concerne pas ainsi uniquement la production des déchets mais aussi la collecte, le recyclage et la suppression. La Cour des Comptes révèle quant à elle, un déversement de 142 milles tonnes de déchets dangereux dans la nature chaque année. Elle soulève aussi le problème qu’il n’existe pas de classement clair de déchets en Tunisie, comme on en trouve dans les législations européennes. Le décret n° 2000-2339 du 10 octobre 2 000 ne mentionne pas le degré de concentration des éléments nocifs des déchets dangereux. Elle indique également que seule la moitié des productions de déchets d’activité de soins (DAS) classés dangereux des hôpitaux publics entrent dans le cadre de programme nationaux tandis que 2 400 tonnes est traité par les services municipaux comme étant des ordures ménagères. Le rapport fait remarquer aussi que la procédure d’élimination de plus de 2000 tonnes des déchets des centres de transfusion sanguine se fait d’une façon anarchique. Quelles sont les initiatives de l’Etat ? La pollution impacte négativement sur l’environnement et la santé des citoyens. Il est grand temps de mettre en place des actions correctives à travers une gestion efficace des déchets à l’échelle nationale. Or, il faut noter que l’Etat n’a pas encore jusqu’à maintenant instauré des mesures pratiques pour obliger les producteurs des déchets dangereux à éliminer leurs déchets. Pourtant, parmi les 8 mille tonnes de déchets médicaux par an, plus de 6 millions de ces déchets industriels sont classés dangereux. Les structures concernées ne cherchent pas des solutions pérennes pour mieux encadrer la gestion des déchets dangereux en essayant d’adapter leur stratégie aux normes internationales. Concernant l’initiative de l’Etat pour le financement de ce secteur, l’Etat a créé la Banque tunisienne de solidarité (BTS) en 2005. L’un des objectifs de cette institution bancaire est d’aider les jeunes entrepreneurs à travers l’octroi de microcrédits à taux de 7 % pour monter leur projet dans le domaine de création de société de gestion de déchets. Depuis, on recense 500 micro-entreprises bénéficiaires de crédits BTS, ce qui totalise un montant de 15 millions de dinars tunisiens. Le petit bémol, le taux d’attribution de ce prêt n’a pas affiché une hausse après la révolution de 2011. Le BTS sélectionne les candidatures ayant un niveau d’éducation élevé. Ce qui ne s’applique pas pour la plupart des entrepreneurs dans la collecte des déchets. Parmi les entreprises opérant dans ce secteur de gestion des déchets, on peut citer entre autres Did’recyclage, green plus, Tunisie recyclage. Did’recyclage s’occupe de la gestion des déchets industriels toxiques en Tunisie depuis 2016. L’entreprise prend en charge le triage, stockage et élimination de ces déchets. Ces derniers sont acheminés vers un centre d’élimination en France après leur stockage pendant une dizaine d’années. Green plus, quant à elle, se lance dans la distribution, la collecte, la valorisation et le recyclage des bouteilles en plastique. Elle prend en charge l’installation des distributeurs qui admettent seules les bouteilles en plastique. Les machines de Green plus effectuent le compactage des bouteilles en plastique PET en réduisant jusqu’à 15 fois leur volume afin de réduire le coût de transport et de faciliter la collecte. Quant à Tunisie recyclage, elle collecte les déchets dans les villes et les plages du pays afin de les revendre à des entreprises de tri et de recyclage. La valorisation des déchets : comment s’y prendre ? Les déchets qui remplissent les poubelles ou pire qui sont jetés dans les coins de rue, des trottoirs, des plages présentent une menace pour la santé publique. Or, ils peuvent être recyclés ou incinérés et utilisés pour faire des engrais, des contenants en plastique, des pièces mécaniques, de biogaz qui pourra fournir de l’électricité, de carburants etc. Les matières organiques, végétales, animales des ordures ménagères et des secteurs agro-alimentaires (emballage des produits, papier-carton, boites de conserves…) peuvent être transformés dans les circuits industriels pour obtenir de nouveaux produits. En Europe, la filière recyclage connaît un essor remarquable surtout en Allemagne mais aussi dans les pays scandinaves. Ils visent la réduction à zéro des gaspillages des bouteilles en plastique. En Tunisie, le recycle est déjà une industrie mais elle est encore à ses balbutiements. En effet, les individus collectent manuellement les bouteilles en plastique et les vendent auprès des entreprises de recyclage concernées, ou ils passent par l’intermédiaire d’un grossiste. Or, il est plus économique de mettre en place des technologies plus efficaces qui permettent d’optimiser une chaîne de collecte des bouteilles en plastique. Par exemple, la société Green plus cité ci-haut, vise à installer un nouveau système de collecte de ces récipients en plastique dans le but de les recycler et de les valoriser. Pour ce, elle participe à des programmes pour sensibiliser les habitants en matière de collecte de ces bouteilles en plastique. Rappelons que les chiffonniers indépendants (Barbéchas) effectuent le ramassage de deux tiers de recyclage des déchets dans le pays. Certains vont à pieds, d’autres sont motorisés. Ils remplissent leur chariot des plastiques qui coûteront 23 centimes le kilo à l’ONG international alert. Les bouteilles en plastique seront ensuite broyées et proposées à 30 centimes le kilo. L’association aide aussi ses membres avec les vaccins antitétaniques, l’octroi des gants… Ces chiffonniers au nombre de 8000 n’ont pas encore obtenus de vrais statuts jusqu’à maintenant. Leur travail ne bénéficie encore d’aucune reconnaissance de l’Etat. L’Agence Nationale de Gestion des déchets est aussi active dans ce projet de valorisation de déchets. Elle collecte les bouteilles transparentes et souples ramassées par les « Barbéchas » afin de les broyer sur place et les exporter ensuite vers la Turquie. Ce sont juste quelques-uns des entreprises oeuvrant dans ce secteur de recyclage. Mais le problème c’est toujours l’absence d’une stratégie précise sur le développement de la filière et les objectifs de valorisation de déchets à atteindre.
Devenir make-up artiste ? Fiche métier d’un make-up artiste Comment devenir maquilleur professionnel ? Comment se faire connaître en tant que make-up artiste ? Devenir make-up artiste ? Transformer le visage d’une célébrité à l’aide de maquillage, qui n’en rêve pas ? Evidemment, ce métier exige beaucoup de créativité et d’un sens artistique développé, mais il rapporte. Et même s’il ne présente pas beaucoup de débouchés, il existe plusieurs secteurs recruteurs des make-up artistes. Dans cet article, nous allons voir comment devenir maquilleur professionnel et comment améliorer sa visibilité en tant que make-up artiste. Fiche métier d’un make-up artiste Les métiers de l’art ne s’improvisent pas mais ils sont accessibles aux passionnés des choses artistiques. Le maquilleur artistique fait partie de ces professions et il a l’avantage d’offrir de clientèle diversifiée et même de permettre des voyages dans les pays lointains selon sa chance. Pour exercer à titre professionnel le métier de make-up artiste, il faut disposer toutes les bases nécessaires de maquillage, voire une bonne maîtrise des techniques de make-up et des tendances actuelles. Il est aussi indispensable de faire preuve de bonne écoute et de créativité en s’adaptant aux souhaits de sa clientèle. Il est en effet à noter que ce professionnel pourrait se mettre à son compte ou en tant que salarié. Dans l’une ou l’autre de ces options, quel que soit le lieu où il doit réaliser ses missions (tournage sur un plateau de cinéma, défilés de mannequins, studio, mariage, institut de beauté…), il doit généralement accompagner son ou ses clients. Des qualités comme la patience, l’adaptabilité, le sérieux, le souci de détail, la discrétion et le sens d’écoute des exigences de son client sont donc requises. La patience est une qualité incontournable car certaines séances de maquillage peuvent durer plusieurs heures. La discrétion est aussi une qualité indispensable car il/elle ne doit pas révéler les conversations qu’elle entretient avec ses clients. Le rôle de ce professionnel est donc de faire ressortir de la beauté d’un artiste, d’un présentateur de télé, des modèles, des stars… sous les feux de projecteur. Dans cette optique, il peut être amené à faire des raccords maquillages, à choisir le type de maquillage le plus approprié pour son/sa cliente, à conseiller sur l’utilisation d’un nouveau produit, à expliquer les soins à faire pour enlever les produits cosmétiques… Le cas échéant, il possède aussi la compétence pour maquiller les acteurs afin de les travestir en monstres, ou en personnages extra-terrestres… Dans le cadre d’un tournage de film, ce professionnel travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec le coiffeur, le perruquier, le costume-designer etc. Afin de mener à bien ses missions, il devra ainsi acquérir les compétences nécessaires à sa profession ainsi que l’initiation au body painting et à l’art de maquillage des enfants. Comment devenir maquilleur professionnel ? Comme on l’a dit plus haut, ce métier qui exige une excellente présentation ne se fait pas sans préparation. Un diplôme en esthétique ou en cosmétique constitue un atout pour démontrer ses talents. A titre d’exemple, un cap esthétique aide à avoir des bases intéressantes sur les techniques de maquillage de visage et des ongles. Cela est important car le maquillage choisi doit s’adapter aux besoins, à la forme de visage du client ainsi qu’à sa carnation et son style vestimentaire. Outre le CAP, le bac professionnel, le BTS esthétique/cosmétique/parfumerie offrent aussi des notions de base de ce métier. Mais pour exercer en tant que maquilleur professionnel, outre diplômes, il est aussi nécessaire de suivre une formation qualifiante auprès d’une école spécialisée dans le mode et le maquillage. Cette formation pratique aide à avoir des conseils pertinents en mise en valeur de visage d’une personne, de sa silhouette et du maquillage artistique. Un stage dans les univers de mode, de cinéma, du théâtre etc. constitue aussi un atout de plus pour décrocher un poste de make-up artiste. Cette formation permet d’acquérir des compétences variées en maquillage beauté, mariage, spectacle, artistique, colorimétrie… Il est donc important de bien choisir son école d’art A noter cependant pour tous ceux qui souhaitent exercer cette profession qu’il est assez difficile de trouver des clients puisque les postes à pourvoir sont peu nombreux comparés aux candidatures. De plus, certaines stars et artistes aiment le changement des professionnels qui prennent soin de leur beauté. Les secteurs qui proposent des recrutements dans ce domaine sont les marques de maquillage, les instituts de beauté (il convient alors d’avoir autre spécialité comme coiffeuse), le domaine de spectacle, de cinéma, de shootings, court-métrage, clips, théâtre etc. Concernant l’organisation de son travail en tant que maquilleur professionnel, il écoute d’abord les souhaits et exigences de son client. Puis, il examine les accessoires, costumes et bijoux qu’il peut composer pour modifier l’apparence de son client. Il choisit ensuite les textures, les pinceaux, les produits à travailler en fonction de la forme du visage de son client, de sa silhouette et du projet (par exemple création des effets…). Au début de sa carrière, il est d’abord technicien, puis assistant maquilleur, puis il peut devenir chef maquilleur. Ce poste est accessible après avoir travaillé au sur une dizaine de films en tant que maquilleuse puis obtenir « une carte d’identité professionnelle du Centre national de la cinématographie ». Lors d’une séance de shooting photo, leur rémunération atteint 300 euros par jour. Mais la rétribution de ce professionnel dépend beaucoup de l’école qui les a formées et de leur expérience dans ce domaine. Les make-up artistes de Hollywood peuvent quant à eux, gagner jusqu’à 4 500 euros par mois. Comment se faire connaître en tant que make-up artiste ? D’abord, après une bonne formation dans une école d’art pour devenir make-up artiste, il est nécessaire de participer à des stages et des formations pour améliorer ses techniques. Il est aussi utile de suivre les techniques de maquillage des maquilleurs sur les réseaux sociaux, comme Instagram. En attendant le poste tant convoité, il faut aussi s’informer sur les nouveautés make-up. C’est un domaine qui laisse place à l’épanouissement de son sens de créativité, son style et ses créations. Il n’a donc aucune limite pour perfectionner ses talents. Pour se faire connaître en qualité de make-up artiste, le parcours à suivre n’est pas facile. Mais beaucoup ont réussi. Donc, il n’y a pas lieu de désespérer. Voici quelques moyens permettant de se faire un nom en tant que maquilleur professionnel : - Dans un premier temps, faites un bon carnet d’adresses qui contient toutes ses relations. Ces dernières peuvent ensuite contacter lors d’un mariage, d’un shooting, d’un défilé stars etc. La présence sur les réseaux sociaux est aussi impérative. Cela permet d’accroître sa visibilité et sa notoriété. - Les médias sociaux aident aussi à toucher davantage de personnes avec ses prestations et ses services tout en nouant une relation directe avec ses clients. - Les make-up artiste qui souhaitent se faire connaître sur le web proposent également des tutos en ligne (youtube ou sur son site web). Dans l’idéal, ces tutos doivent être gratuits même s’ils sont courts. Cette solution permet de gagner en visibilité tout en se faisant connaître auprès de ses futurs clients. -une autre astuce consiste aussi à chercher du sponsoring. Cela permet d’améliorer son image de make-up artiste tout en l’aidant à tisser de nouvelles relations. - Enfin, on peut conserver sa petite communauté en ligne et organiser des jeux concours. Ce moyen est excellent pour atteindre de nouveaux prospects et pour créer une communauté active. Il permet aussi en conséquence d’accroître ses clients tout en fidélisant ceux déjà acquis.