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  Zoom sur l’emploi informel en Tunisie L’emploi informel en chiffre en Tunisie Comment faire face à l’emploi informel en Tunisie ?   Le secteur informel fait vivre des millions de Tunisiens et apporte un PIB conséquent au pays. Il touche tous les secteurs économiques en passant par le métier de marchands sur étalages, réparateurs d’équipement électroménagers ou informatiques jusqu’aux travailleurs à domicile, cultivateurs, employés de maison etc. Ces professionnels se caractérisent par leur niveau d’éducation et l’échelle restreinte de leurs activités ainsi que le non-obéissance à la législation fiscale comme le paiement des impôts et l’absence d’une comptabilité. Zoom sur l’emploi informel en Tunisie A cause du marché de travail peu fourni dans le pays, beaucoup de ménages sont sans emploi fixe et doivent trouver des moyens de survie. Bon nombre d’entre eux occupent ainsi des emplois dans le secteur informel comme les menuisiers, les maçons, les soudeurs, les tisserands, les coiffeurs… Les revenus de ces emplois rémunérés à la tâche sont généralement plus faibles que ceux du secteur formel, sauf pour certaines activités intellectuelles où ils sont plus élevés. Parmi ces antidotes contre la précarité sociale, on peut citer en exemple le cas d’une vendeuse de pâtisseries faites maison, appelée Saïda, qui livre les commandes auprès d’un grand nombre de petits commerçants. D’autres font la contrebande de l’essence aux taxis collectifs, ou la contrebande des produits alimentaires, de tabac et marchandises contrefaçons introduits illicitement ou légalement dans le pays.La plupart de ces personnes travaillant dans l’informel habitent en zone rurale, là où le taux de pauvreté est plus élevé.Ils doivent s’adapter à la diversité des situations et à leur faible niveau d’éducation pour pouvoir survivre. La majorité de ces trafics sont réalisés autour de Sfax, Bizerte et Sousse. Les régions de Ben Guerdane et Kasserine sont également touchées par ce phénomène. Les marchands illégaux qui vendent des marchandises à la sauvette ont aussi gagné du terrain autour de Sidi Bouziz. Ce statut implique une absence de protection sociale, de droit de travail et une obligation de devoir travailler toute sa vie pour pouvoir percevoir une retraite. Les travailleurs dans le secteur informel se caractérisent également par leur difficulté à accéder aux crédits bancaires, l’instabilité de leurs revenus et leur changement d’activité. Ainsi, on en retrouve des gens qui changent de région pour finir le travail de menuisier ou de peintre d’ un bâtiment et rentrent chez eux à la fin des travaux. En fait, le secteur informel se répartit en 3 activités : premièrement, il y a les petites entreprises de moins de 10 salariés qui ne paient pas de cotisations fiscales. Elles ont généralement pignon sur rue. On en compte environ 490 000 parmi les 520 000 micro-entreprises dans le secteur informel. On retrouve également les prestataires de service à domicile comme les fabricants de pâtisseries, les artisans brodeuses, les dépanneurs et réparateurs des télés, appareils informatiques qu’on appelle à domicile etc. Enfin, il y a également la contrebande des vendeurs clandestins des marchandises prohibées ou des marchandises qui ne paient pas de taxes douanières. Ces travailleurs récupèrent leurs produits dans les ports ou dans les frontières. Une partie d’entre eux risque de basculer dans le circuit de terrorisme ou du terrorisme avec la tolérance de l’Etat. A noter qu’avec l’incapacité du gouvernement à résorber le chômage, les diplômés chômeurs sont également concernés par le travail informel. Comme chaque année, il y a des centaines de milliers de sortants universitaires que le secteur public et le secteur privé peinent à embaucher, certains d’entre eux décident d’ouvrir les micro-entreprises non déclarées qui leur permettent à un moment donné d’entrer dans le secteur formel. La plupart de ces PME sont des sortants universitaires dans le domaine du TIC. Certains ont monté une structure de création de logiciels pour les entreprises étrangères en télétravail. Lorsqu’ils trouvent une clientèle stable, ils peuvent grandir leur structure et régulariser leur situation fiscale. L’emploi informel en chiffre en Tunisie Le manque d’opportunités, d’éducation et d’infrastructure favorise le développement du secteur informel en Tunisie. D’un côté, l’Etat a du pain sur la planche avec la corruption, les problèmes de caisses, la sécurité sociale, le chômage etc. qu’il est obligé de laisser échapper sans contrôle l’exercice dans le secteur informel. De plus, le gouvernement risque aussi le tollé de la population du moment qu’on leur arrache leur pain alors qu’on ne leur propose pas un autre travail de remplacement. Du moment que l’Etat n’arrive pas à intégrer tous ces travailleurs, il se réfugie ainsi dans un comportement laxiste. Le secteur informel permet ainsi d’amortir la crise sociale et ce phénomène est omniprésent dans les pays sous-développés ou en voie de développement.Selon l’Organisation International de travail (OIT), l’emploi informel atteint des taux élevés de 85, 8 % en Afrique contre 10 % de l’emploi total en France. En 2018, l’OIT indique que 76 % des emplois dans le continent ne sont soumis à aucune imposition sur le revenu et ne bénéficie d’aucune protection sociale. Selon les chiffres, les moins diplômés ont tendance à évoluer vers le travail informel. Ils ont en général moins de 30 ans et plus de 55 ans. Les statistiques indiquent que la plupart des tranches d’âge entre 31 à 54 ans sont des travailleurs dans le secteur structuré.Avant la révolution de 2011, ce secteur accapare 30 % du PIB contre 53 % en 2017 et le chiffre augmente encore en 2018. Pour info, les travailleurs dans le secteur informel en Tunisie atteignent le chiffre 1,092 000 million l’année dernière. Ce qui représente40 % de l’économie nationale. Or, selon le ministre des affaires sociales, ces travailleurs peuvent apporter plus de 500 millions de dinars par an aux caisses sociales. Comment faire face à l’emploi informel en Tunisie ? Le secteur informel et la contrebande constitue donc un manque à gagner pour l’économie de l’Etat dans la fourchette de 70 milliards de dinars pour l’année 2016. Ces travailleurs sont de véritables casse-tête au gouvernement car primo, l’Etat ne peut pas les forcer à entrer dans l’ordre vu les conditions socio-économiques actuelles du pays. Or, ils ne payent pas de cotisation fiscale. De plus, il y a aussi le commerce transfrontalier et de contrebande qui brasse des milliards et qui échappe à toute surveillance. Pour lutter contre ce phénomène, l’UTICA a proposé des mesures permettant d’étouffer le développement de ce secteur informel. Parmi ces propositions, on peut citer le renforcement de la douane, l’instauration d’un plafond en paiement en espèces, la minimisation de la taille du secteur informel, la surveillance électronique sur les produits bénéficiant de subventions, la lutte contre la corruption et la maîtrise de la masse monétaire en monnaie locale et en devises étrangères. De son côté, l’Etat devrait aussi mener des actions permettant de lutter contre le chômage, source du développement de l’emploi informel. L’absence d’une stratégie claire de développement de la part des autorités conduit plusieurs personnes à compter sur eux-mêmes et à se réfugier dans l’emploi informel. Par ailleurs, il faut soutenir aussi l’initiative des associations comme TAAMS (association tunisienne de gestion et stabilité sociale). Cette association propose de formation sur le développement de petites activités, le CNAM, le droit de travail, la CNSS dans la lutte contre l’informalité. Son objectif est d’accompagner les jeunes entrepreneurs dans la conversion vers le secteur formel tout en contribuant à la création d’emplois stables pour les jeunes.
  L’huile d’olive, l’or vert Tunisien L’emploi dans la récolte des oliviers L’exploitation de l’huile d’olive tunisienne   L’huile d’olive fait partie des produits agricoles les plus exportés par la Tunisie. La culture oléicole datant de 3000 ans permet de mobiliser des milliers d’ouvriers et de nourrir plus de 500 000 Tunisiens.Entre le mois de novembre 2017 et le mois d’avril 2018, les exportations de cette huileont affiché une hausse spectaculaire. De plus, l’huile d’olive tunisienne s’est vue décerné le prix du meilleur packaging lors de la 20ème édition du tournoi de Los Angeles le début de ce mois de février 2019. Tour d’horizon sur l’exploitation de cette filière. L’huile d’olive, l’or vert Tunisien Le secteur agricole est générateur de 9 % du PIB du pays. L’olivier constitue la principale ressource des milliers d’ouvriers agricoles en Tunisie. L’oléiculture représente 60 % des exploitations agricoles en Tunisie et 40 % des exportations des produits agricoles. Cette culture occupe presque le tiers des terres cultivables du pays. La filière se porte bien car la Tunisie est le deuxième pays exportateur de cet or vert à l’échelle internationale après l’Espagne. Elle a aussi réalisé d’excellentes performances lors de la 20ème édition du tournoi international d’huile d’olive à Los Angeles. Au cours de cette compétition, la Tunisie a remporté 16 médailles dont 3 médailles d’or. Plus de 300 producteurs d’huile d’olive ont participé dans ce concours. Au total, il y a eu une expositionde 530 produits venant des différents pays. A titre d’info, l’huile d’olive tunisienne a généré 2,12 milliards de dinars de recettes pour l’année 2018. Les exportations affichent une augmentation de quantité de 150 % pour l’année 2018 par rapport à la campagne de l’année précédente. Par contre, à cause de la chute du dinar, elles connaissent une baisse pour le début de cette année. La France et le Canada sont les premiers clients de l’huile d’olive tunisienne. 26 % de l’or vert conditionné est exporté en France, la même quantité à Canada et 10 % chacun aux Etats-Unis et en Arabie Saoudite. Les Emirats Arabes unis et le Brésil importent quant à eux 7 % chacun. En ce qui concerne l’exportation d’huile d’olive en vrac, l’Espagne et l’Italie sont les premiers importateurs avec 34 %, suivis des Etats-Unis (18 %). Lorsque cette huile est vendue en vrac, ce sont les pays importateurs qui se chargent de l’embouteillage.Par ailleurs, au fil des ans, l’apparition des nouveaux marchés comme l’Inde, la Chine et les Etats-Unis ont permis d’améliorer le label de qualité de la production tout en fidélisant de nouveaux clients. Parmi les marques les plus connues d’huile d’olive tunisienne, on peut citer la marque Terra Delyssa du groupe CHO. Cette marque a été créée en 1996. Son succès est dû à l’efficacité de son branding et la force de vente locale dans le pays où elle est exportée. Notons que ce brand est actuellement vendu dans 24 pays. Selon le PDG du CHO Group, Abdelaziz Makhloufi, la possession d’un stock dans les entrepôts et la connaissance de la culture du pays sont également des stratégies efficaces dans l’exportation. Malgré la position de leader du pays en matière d’exportation d’or vert, le PDG de l’office national de l’huile d’olive se méfie des menaces des pays émergeants et de la baisse de l’engouement ou de la consommation mondiale. Cela impacte sur la quantité des huiles exportées en conditionnées par rapport à celles en vrac (10 % contre 90 %). L’emploi dans la récolte des oliviers Cette filière porteuse produit 20 % des exportations mondiales d’huile d’olive. 50 entreprises tunisiennes exportent uniquement cet or vert et les produits tunisiens sont actuellement présents dans 50 pays alors qu’ils n’étaient présents que dans une vingtaine de pays auparavant. Cela n’a rien d’exceptionnel car la Tunisie possède les plus grandes surfaces destinées à l’oléiculture après l’Espagne. Le secteur fournit des emplois non seulement pour les agriculteurs tunisiens mais aussi pour les frères Rochdi et Mouez Lahmar installés à l’étranger qui font la mise en bouteilles des huiles d’olive du Pays. Ces deux frères bénéficient de l’expériencede l’entreprise familiale produisant 7 000 tonnes d’huiles d’olives par an en Tunisie. Les deux frères installés au Canada depuis une quinzaine d’années ont décidé de lancer leur usine dans ce pays de l’Amérique du nord. L’entreprise prévoit la mise en bouteilles des huiles d’olive bio et extra-vierge ainsi que de l’huile d’olive aromatisée et non filtrée. Cependant, la filière rencontre aussi des problèmes au niveau de main-d’œuvre et d’ouvriers qui vont faire la cueillette des oliviers. Les ouvriers sont réticents au travail de champs et les spécialistes de la cueillette n’effectuent pas aussi comme il faut leur tâche. La raison principale de cette réticence est la recherche d’un salaire plus élevé. La majorité des ouvriers dans ce secteur travaillent plus de 12 h. 61 % d’entre eux sont des saisonniers contre 28 % pour les ouvriers permanents. Les femmes font la récolte, les hommes transportent ces récoltes, sarclent et travaillent la terre. Certains de ces ouvriers doivent parcourir une dizaine de km voire plus pour rejoindre leur lieu de travail. Or, le retard dans la cueillette réduit le rendement des récoltes tout en générant des vols d’olives. Une telle situation requiert une sensibilisation et une immobilisation des jeuneset des chômeurs dans les régionsoléicoles en cas de récolte abondante.Pour pouvoir espérer un retour sur investissement, les récoltes doivent être cueillies dans le tempslorsqu’elles arrivent à maturité. Elles doivent être transportées rapidement dans l’huilerie. Le stockage à l’air libre et l’exposition à la pluie affectent leur qualité et leur bénéfice. Pour info, le secteur oléicole emploi plus de 1 millions de personnes si on compte la main-d’œuvre pendant les saisons de récolte. Ce qui constitue 20 % des emplois agricoles. L’exploitation de l’huile d’olive tunisienne Cet arbre ancestral a été déjà cultivé en Tunisie depuis la nuit des temps. On parle même d’un tourisme agricole à cause de la vaste campagne d’oliviers dans le pays. Mais pour concrétiser ce projet, il faut doter d’infrastructures routières et hôtelières les zones oléicoles. Le gouvernement cherche également à maximiser ce potentiel à travers la vingtaine de projets de développement du tourisme biologique à Nabeul, Kasserine, Bizerte, Béja et Tozeur. Des tours opérateurs se lancent aussi dans ce projet avec un circuit de dégustation de cette huile ainsi que des leçons de gastronomie locale et ramassage des oliviers. Cela pourrait être une bonne alternative de relance du tourisme qui représente 7 % environ du PIB l’économie. Rappelons que le pays a quelques 82 millions d’oliviers. Auparavant, il n’exportait que de l’huile en vrac mais la montée en gamme des produits tunisiens a changé la donne. L’explosion de l’exportation tunisienne de l’année dernière a été d’ailleurs mal vue par les agriculteurs de la région de Pouillesen Italie qui accusent la Tunisie de déstabiliser le marché mondial en battant le record des exportations. L’Italie en tant que deuxième producteur mondial de l’huile d’olive a essuyé une perte de production de 58 % l’année dernière. La région de Pouilles était la plus concernée par cette perte à cause des conditions climatiques mauvaises et l’attaque de la bactérie Xylella. La Tunisie quant à elle est victime de dénigrements sur le terrain Français et par les médias italiensà propos des produits d’huile d’olive bio contaminés, des produits non conformes etc. Une attaque qui n’épargne pas aussil’Italie sur la fraude de ses produits qualifiés « extra-vierge ». Histoire à suivre.  
  Les difficultés économiques de la Tunisie après la révolution Les répercussions sur l’emploi en Tunisie de ces difficultés économiques L’économie tunisienne, une lueur d’espoir   Le déboulonnage du régime de Ben Ali par une partie du peuple il y a 8 ans constitue une avancée en termes de libertés politiques pour la Tunisie mais ce constat ne s’applique pas pour la situation économique du pays. En effet, les indicateurs économiques affichent un tableau morose avec la baisse du taux de croissance, les inégalités régionales persistantes et la hausse du taux de chômage. Sans parler de la baisse du rythme de l’investissement privé et du pouvoir d’achat de citoyen, l’augmentation de ladette publique et la dégringolade du dinar. Dans cet article, nous allons faire le point sur les difficultésde l’économie des années post-révolution, les causes et ses répercussions sur l’emploi. Les difficultés économiques de la Tunisie après la révolution L’absence d’un schéma de développement approprié freine la relance de l’économie tunisienne selon le constat des économistes Ridha Gouia et Chkondali. Ces analystes estiment que le pays devrait revoir sa politique de développement s’il souhaite attirer les investisseurs et réduire en même temps le nombre croissant des chômeurs.  Pour rappel, le secteur privé n’a cessé de faire de recrutement après la révolution. A l’heure actuelle, il atteint le plafond de ses capacités d’effectifs. Le secteur privé devrait prendre le relais du recrutement des nouveaux diplômés, mais ce secteur est aussi tiraillé par la baisse de productivité et la stagnation de l’investissement malgré les incitations et dispositions fiscales entreprises par l’Etat. Un exemple des difficultés rencontrées par les opérateurs économiques dans ce secteur est la hausse du taux directeur de la banque centrale, une mesure censée réduire l’inflation. Ainsientre 2013 à 2018, on enregistre des augmentations successives de taux en passant de 3,75 % à 6,75%.Or, les mesures fiscales et la politique de change sont loin d’être fructueuses. Au contraire, elles constituent les causes de la hausse de l’inflation et la dévaluation du dinar.Ce qui entraîne à leur tour une régression du pouvoir d’achat de 58 % environ de la classe moyenneet la croissance de l’immigration à l’étranger des cerveaux du pays. L’analyse de ces économistes a aussi indiqué que les gouvernements après la révolution ont revu à la baisse leur budget pour le développement en passant de 26 % en 2010 contre 15 % environ en 2018. Ce qui réduit les opportunités d’investissement dans les régions où les infrastructures sont encore peu développées. Concernantla balance commerciale déficitaire, ces experts estiment qu’elle est notamment due à la baisse de la production de phosphate qui peine à retrouver son rythme normal.Ce qui fait entrer l’économie tunisienne dans un cercle vicieux de recours à la dette extérieure pour combler le déficit. Il est bon de souligner que 54 % des PME tunisiennes dans le secteur de l’industrie ne trouvent pas pertinentes les mesures fiscales adoptées par l’Etat selon une enquête réalisée par le Centre des jeunes dirigeants et l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation. La plupart des entreprises sondées trouvent qu’une amélioration est nécessaire au niveau de l’infrastructure, de la disponibilité de terrains et des services d’appui. Elles considèrent également que le climat des affaires tunisien est encore peu propice au développement de leur structure et à l’entreprenariat. Selon ces entrepreneurs, pour relancer le secteur, il faut mener une lutte contre l’informel, améliorer l’infrastructure des ports et mettre en place une fiscalité visant à la croissance de l’économie. Les répercussions sur l’emploi en Tunisie de ces difficultés économiques La dépréciation continue du dinar impacte premièrement sur le montant du Smig tunisien. Le Smig actuel converti en euros est 109 euros environ contre 142 euros en 2010. Cette perte va évidemment renflouer le budget des partenaires étrangers qui paient de moins en moins la main-d’œuvre dans les entreprises. En théorie, la dégradation du dinar est censéebooster les exportations mais force est de constater que cette politique n’apporte rien de bon sur l’économie. Par contre, les entreprises totalement exportatrices s’engraissent librement de la dégradation du dinar alors qu’elles ne sont pas obligées de rapatrier les recettes obtenues par l’exportation de leurs produits. Les importations de biens et équipements sous le régime offshore ne sont pas payées et la Tunisie n’est pas le bénéficiaire de ces dispositions fiscales.Soulignons au passage que ces réformes des lois et de fiscalités ont été adoptées afin de satisfaire les exigences des bailleurs de fonds. D’autre part, si la chute du dinar devrait booster des exportations, elle n’apas produit l’effet escompté car la production de phosphate et le secteur convertissable comme le tourisme patinent toujours. La hausse du taux directeur réduit aussi les exploitations des entreprises car elle impacte négativement sur le coût de leurs projets et la compétitivité de leurs entreprises. Et malgré les nouvelles dispositions sur l’investissement, l’environnement peu favorable à la création d’entreprises et la fiscalité contraignante constituent des blocages au développement du tissu industriel.Voilà pourquoi nous avons parlé d’un cercle vicieux d’endettement extérieur car les déficits tunisiens continuent à se creuser à travers les prêts auprès de FMIet d’autres instances monétaires internationales. La morosité économique impacte évidemment sur l’opportunité de l’emploi. Même si le taux de chômage stagne dans certaines régions,chez les jeunes diplômés elle dépasse 30 %. De plus, les investissements directs étrangers ne créent pas d’emplois pour les chômeurs. La plupart des entreprises créées sont dans le secteur d’activité d’extraction de gaz ou de pétrole. Ce qui ne permet pas de créer des nombreux postes pour les jeunes. Quant aux sociétés de services, ou dans le secteur de la restauration et le tourisme, elles ne proposent que des emplois précaires qui ne permettent pas à leurs salariés de vivre décemment. Or, c’est justement pour ces causes que le dictateur tunisien a été déboulonné en 2011.En outre, l’Etat subventionne toujours les produits de première nécessité pour toutes les classes de la société alors que les ménages modestes devront subir la hausse de la TVA. L’économie tunisienne, une lueur d’espoir Malgré la situation économique difficile, le pays a un avenir prometteur devant lui car il fait partie des « marchés en mouvement » selon l’indice de GMCI (Global marketscomplexity index). Cet indice donne un aperçu sur la complexité et la réglementation des marchés dans plus de 80 pays du monde.Dans cet indice dévoilé dans Wall street journal, la Tunisie se situe dans le cinquième groupe en compagnie de 7 autres pays dont le Maroc, le Vietnam, la Bosnie, la Jamaïque pour ne citer qu’eux. Toutefois, il est grand temps d’envisager des solutions politiques et économiques pour redresser la situation. Cela consiste à créer un gouvernement capable de faire une opération rapide et qui comprend l’ampleur des défis et l’état réel de l’économie. Il faut aussi octroyer des avantages spécifiques aux investisseurs privés qui font des investissements dans certaines régions. La mobilisation d’un crédit à taux zéro peut également booster les investissements productifs dans les régions tout enluttant contre la fuite de compétences. Cela réduit en même temps le taux de chômage et améliorele pouvoir d’achat. Le rétablissement de la paix sociale est aussi une priorité pour les investisseurs dans le secteur touristique, un secteur qui pourrait recruter les jeunes diplômés.Enfin, le réajustement de droits et de taxes pour certains produits permet également de lutter contre le marché parallèle.
  La douane en Tunisie en lutte contre la corruption L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie   La douane comme on le sait est une institution qui prend en charge la perception des droits sur les produits importés ou entrants sur le territoire. Elle surveille également le territoire à travers les missions sécuritaires comme le contrôle des flux de migration, le garde-côte, les marchandises à risque etc. En Tunisie, ce n’est pas un secret pour personne que cette institution fiscale souffre de corruption et de gangrène. Le point sur la situation actuelle de ce secteur. La douane en Tunisie en lutte contre la corruption Avec la tendance actuelle de la réduction de barrières de douane qui entraîne les accords entre pays ou régions afin d’améliorer les échanges à l’échelle internationale, il faut dire que le secteur douanière devient l’antre de pratique de pot-de-vin et de corruption, et ce dans de nombreux pays. La Tunisie n’est pas épargnée par ce phénomène. Ainsi, tout récemment le lundi 11 mars dernier, la police a fait la saisie de près de 2 000 comprimés Prelika et llko. Ces drogues ont été trouvées dans une voiture d’immatriculation algérienne qui s’apprête à quitter le territoire. L’année dernière, la douane a fait aussi une opération de 11 300 cachets d’ecstasy et de produits anesthésiante de 418 gr connue sous le nom de « drogue de zombie ». Cette substance pousse celui qui la consomme à commettre des crimes horribles. Ces substances ont été trouvées à bord d’un camion où se trouvait un passager tunisien résidant à l’étranger. L’année dernière, la Chambre nationale des artisans et exportateurs du corail a effectué aussi l’arrêt de la vente de plus de 5 tonnes corail saisies par la douane. Ces produits ont été saisis suite à la descente sur les domiciles des professionnels suspectés de contrebande ou d’irrespect du cadre réglementaire. Or, l’un de ces professionnels, le propriétaire de la société « Mériem corail » annonce avoir été étonné de cette mesure car il a obtenu une autorisation d’exploitation et de factures. Cet armateur de pêche de corail a fait l’objet de la saisie de 342 kg de corail destinés à être exportés vers Italie et Inde. Il a d’ailleurs décidé d’arrêter toutes ses activités d’exportation, en se contentant uniquement de découler ses produits sur le marché local et de les vendre aux sociétés exportatrices. Soulignons que les exploitants de ce secteur sont confrontés aux formalités administratives relatives à l’exportation de ce produit. Le corail est exporté vers l’Italie qui le transforme et le commercialise sur les grands marchés internationaux. Quoi qu’il en soit, les autorités et les responsables se mettent à sensibiliser les acteurs concernés sur la corruption dans ce secteur. 300 cadres et fonctionnaires de la douane sont ainsi poursuivis pour des affaires de corruption. Mais la porte-parole de la direction de la douane a indiqué que ces agents sont encore opérationnels et qu’il ne peut pas les écarter sans un procès de jugement à leur encontre. Mais si la justice établit leur culpabilité, ils seront écartés. Soulignons qu’outre la corruption avec la vente des marchandises non autorisées, les Tunisiens résidents à l’étranger et les opérateurs économiques se plaignent aussi de devoir mettre la main dans leur portefeuille pour libérer leurs marchandises dans les conteneurs. L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie Ce secteur n’est plus réservé aux simples sentinelles qui effectuent la surveillance de garde des côtes. Aujourd’hui, le recrutement dans ce domaine nécessite des compétences multiples pour arrêter les actes des contrebandiers, des contrevenants et d’autres évadés fiscaux. La douane en Tunisie entre aussi dans la lutte contre le terrorisme. La DGDDI est composée de deux branches qui s’occupe des opérations commerciales et administratives et la branche qui prend en charge la surveillance. La première s’occupe du contrôle des opérations de commerce international et de perception de taxe et sur les enquêtes et contrôle des entreprises. La deuxième est constituée des agents en uniforme qui exercent leur travail aux péages des autoroutes, près des frontières ou sur les routes. Leur mission est de déjouer les contrefaçons, les trafics en ciblant les recettes fiscales. On retrouve ainsi un large éventail de fonctions dans ce secteur comme l’inspecteur douanier, l’auditeur, l’enquêteur, le contrôleur, le vérificateur des marchandises, le rédacteur spécialisé dans les directions territoriales, le mécanicien auto, naval, ou aéronautique etc. Concernant l’obtention du statut d’opérateur économique agrée en Tunisie, il faut que l’entreprise et ses dirigeants aient un historique douanier sain pendant les 3 dernières années avant le dépôt de la demande. Elle doit aussi avoir une situation sans incident envers les caisses sociales. Ce statut pourrait être suspendu en cas de faute grave d’infraction douanière. Par ailleurs, les ministres de l’Equipement et de Commerce ont donné le coup d’envoi de la création de zones franches dans la région de Ben Guerdane. Ce projet d’investissement de 32,7 millions de dinars d’une durée d’exécution de 2 ans s’articule autour de l’aménagement d’une superficie de 60 ha sur un total de 150 ha qui comportera à 70 % des espaces réservés aux activités du contrôle douanier. Tandis que 20 % sera consacré aux commerces et aux entrepôts pour les industries. Ce qui permet de créer 2 000 emplois directs et 6 000 emplois indirects dans la région. Le projet vise aussi à mettre en place d’une plateforme de commerce qui constituera un portail vers l’Afrique. L’avenir du secteur douanier en Tunisie. Avant de parler de l’avenir de ce secteur, faisons d’abord le point sur les chiffres de l’an dernier. Ainsi, entre 2017 et 2018, les recettes des douanes de la Goulette-nord ont connu une hausse de 15 % de 93 MDT tunisien. Pendant l’année 2018, la douane a ainsi rédigé 5 396 procès-verbaux et 6,5 MDT de ces recettes proviennent de régularisation des cas à l’amiable. Selon les chiffres fournis par la porte-parole de la direction de la Douane, le service des opérations de contrebande a aussi déjoué entre autres 74 affaires de drogues, 14 dossiers d’armes et de drogues et 114 tentatives de passage irrégulier des frontières. Dans le contexte de croissance mondiale de l’année 2018, 6 pays sur les 10 ayant la plus forte croissance se trouvent en Afrique. La Tunisie ne figure pas encore dans ces pays mais elle possède un potentiel économique non négligeable. D’habitude, les exportations tunisiennes sont tournées vers le Maghreb et l’Europe, mais ces dernières années, le pays s’ouvre aux nouveaux marchés comme la Russie, les pays du Golfe et l’Afrique subsaharienne. Le pays compte ainsi doubler ses exportations en Afrique jusqu’à 6 milliards de dinars d’ici 2020. La Tunisie peut exploiter aussi son potentiel en matière de tourisme de santé et de loisirs pour les Africains ou d’autres secteurs comme l’ingénierie et conseil. Mais tout cela nécessite un rôle actif du gouvernement dans l’accompagnement des industries à potentiel élevé, la simplification des procédures douanières, la réduction du coût de la prospection à l’échelle internationale, le renforcement des dessertes aériennes et maritimes etc. Dans l’attente de l’éventuelle réalisation de ces mesures, l’Etat a déjà pris des mesures pour réduire les amendes douanières infligées avant l’année 2019. Selon le communiqué, les personnes concernées par des dettes ayant fait l’objet des procès douaniers peuvent s’acquitter de 10 % des amendes ne dépassant pas 1 million de dinar tunisien et 5 % des amendes dépassant ce montant s’ils paient tout le montant du tarif et des droits imposés et le reste des amendes avant le janvier 2020.
  Zoom sur le nord de la Tunisie Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie   La Tunisie est localisée à l’ouest de la Lybie et à l’est de l’Algérie. Sa superficie couvre 163 610 km2, ce qui lui fait le pays le plus petit de la région maghrébine.Le nord-ouest s’étend du Tabarka à Rouhia regroupant administrativement les gouvernorats de Beja, Le Kef, de Jendouba et de Siliana et couvrant 10 % du territoire. Mais Bizerte est la plus grande ville du nord. Il est considéré comme les zones les plus rurales du pays.Le centre est composé des gouvernorats de Sousse, de Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid. Sfax occupe le deuxième rang du pays en termes de population. Zoom sur le nord de la Tunisie Le nord possède une vaste étendue de forêts. C’est pourquoi l’Etat cherche à valoriser les ressources forestières de ces régions à travers le projet ayant obtenu le crédit de la Banque de 100 millions de dollars. Ce projet vise 25 paysages forestiers dans le nord dans 8 gouvernorats dont Bizerte, Jendouba, Siliana, Kasserine, le Kef, Sidi Bouziz et Kairouan. Le ministre de l’agriculture a aussi adopté le début de l’année dernière un décret permettant aux habitants des forêts d’accéder gratuitement aux ressources pour les cueillir en vue de les distiller sous condition d’être organisé sous forme de Groupement de développement agricole (GDA). Et cela en contrepartie de l’entretien et de la préservation de nappes forestières. Pour le moment, on n’enregistre que 3 signatures de GDA, qui ont défini leur périmètre d’intervention et leurs besoins en fonds d’investissement. Mais le projet devrait inclure 75 GDA environ d’ici fin de l’année 2019. Parmi cesGDA, il a le GDA de Maarouf dans le gouvernorat de Kairouan, présidé par la quadragénaire Wallid Sbai qui a fait des petits boulots avant de se mettre dans la fabrication d’huile de romarin.Son GDA est maintenant composé de 500 adhérents. Cette industrie artisanale a d’ailleurs contribué à propulser la Tunisie en tête du producteur mondial d’essence de romarin. La start-up Agri Land fondée en 2011, spécialisée dans la production d’extraits naturels au CO2 supercritique, dans la région de Kairouan a aussi augmenté la valeur ajoutée de ses produits. Cette société ne se limite plus à la production d’huile essentielle pour la parfumerie mais elle investit aussi dans la fabrication d’ingrédients naturels pour l’industrie agro-alimentaire et nutraceutique. Le site de cette entreprise située au milieu de 50 000 ha de nappes forestières produit de l’extrait de romarin, le lycopène de tomates et les OPC de raisins. En plus de ces comprimés alimentaires, elle se lance aussi dans la production des arômes de gingembre, de vanille, des extraits de biomasses etc avec sa vingtaine de salariés. Mais avec l’ouverture du nouveau site de production, une cinquantaine d’employés seront recrutés. Cette start-up sous-traite actuellement la production de ces additifs naturels des partenaires suisse et français. Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Le pays enregistre un taux de chômage stable de 15,5 % pour le dernier trimestre de l’année 2018. Dans le nord-ouest, il est de 17,5 % contre 19,1 % dans le centre ouest et 26,1 % dans le sud-ouest. Cette statistique s’explique par le faible taux d’investissement des opérateurs économiques ainsi que la difficulté d’accès aux financements bancaires et les disparités régionales post révolutionnaire. Les femmes sont les plus touchées par le chômage dans le nord-ouest là où l’agriculture est la principale activité économique. Le secteur privé est peu développé à cause du manque des capitaux. Justement à propos de ce chômage, le centre-ouest de la Tunisie, la Kasserine était deux fois le théâtre de pression sociale. Le premier lors de la révolution en 2011 et l’autre, vers la fin de l’année dernière lors de l’immolation par le feu du journaliste indépendant Abderrazak Jorgui, âgé de 33 ans.Cet homme sans emploi fixe s’est rallié à la cause des chômeurs installés depuis 9 mois devant le siège du gouvernorat. Mais exaspéré de l’absence de réaction du gouverneur, il a décidé de se transformer en torche humaine avec l’essence et mourut quelques minutes plus tard sans que personne puisse le sauver.Concernant le taux de chômage dans les régions ouest du pays qui affiche une baisse par rapport aux autres régions, la cause en est l’accroissement des nouveaux bénéficiaires des aides de l’Etat pour les personnes en situation précaire mais non pas la création de nouveaux projets de développement. Par ailleurs, pour lutter contre l’analphabétisation, première source de chômage, le ministre des affaires sociales a décidé de créer à Kairouan un centre de compétences. La création d’autres centres multidisciplinaires est également prévue dans les différentes zones de Kairouan afin d’inciter les personnes inscrites au PNEA (programme national d’enseignement pour adultes) dans la création de micro-projets.Notons que chez les femmes dans les zones rurales, le taux d’analphabétisation atteint 41 % et le secteur de l’agriculture affiche un taux de 53 % des agriculteurs analphabètes. Or, il faut dire que la région nord-ouest de la Tunisie est un véritable paradoxe. Elle possède beaucoup de richesses mais ses habitants sont pauvres. En effet, elle a d’importantes ressources hydriques avec des grands barrages, des cultures intéressantes, un potentiel forestier et écotourisme inestimable. Cependant, le taux de chômage est presque le double dans ces régions comparé à l’ensemble du pays.Les causes sont multiples. Premièrement, cette région vit d’un secteur agricole qui peine à décoller à cause de l’environnement climatique. De plus, la plupart des paysans résident dans les zones inaccessibles non dessertes par l’autoroute ni les réseaux ferroviaires. Ces populations sont également appauvries et déracinées au fil des siècles depuis l’époque beylicale, en passant par l’époque coloniale, jusqu’à l’époque de Ben Ali. Le gouvernement écarte aussi cette région dans ses projets d’investissement. Ce qui en fait que la région du nord-ouest figure en tête de liste en termes d’exode rural et de baisse démographique. L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Dans le cadre de la lutte contre le phénomène d’exode rural, le gouvernement a signé l’accord de financement de 86 millions d’euros du fonds koweïtien pour le développement arabe afin de réhabiliter les routes dans les régions rurales. Ce montant remboursable sur 22 ans a un taux d’intérêt de 2 % par an. Ce projet prévoit la réhabilitation de 912 km des 22 gouvernorats dans le but d’améliorer l’écoulement des produits tout en réduisant le coût de la production. Cela permet également d’améliorer le niveau de vie des agriculteurs tout en réduisant les migrations dans les autres villes ou régions. Le ministre du Commerce, Omar Béhi a aussi prévu la réalisation de 4 projets financés par la Banque mondiale d’un montant de 350 millions de dollars. Le premier concerne le financement de l’exportation pour les marchés à risques où les banques refusent leur soutien financier ; le deuxième projet porte sur le développement des paysages qui feront bénéficier 250 000 familles dans les régions forestières ; le troisième concerne sur l’inclusion des jeunes dans les régions désavantagées avec la création des projets innovants, à haute valeur ajoutée. Enfin, le quatrième projet concerne l’irrigation de 25 milles ha. Les trois derniers projets touchent plus particulièrement les régions nord-ouest et centre-ouest de la Tunisie. La Task Force, qui est une agence de multidisciplinaire assumera la réalisation de ces projets à l’échelle nationale    
  La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie   Le système pharmaceutique tunisien allie un modèle mixte du secteur public et privé. Les structures de règlementation et de contrôle, les organismes d’approvisionnement et les pharmacies œuvrent ensemble pour répondre aux exigences de santé publique du pays. Ce secteur exportateur constitue ainsi un poids non négligeable dans le développement économique de la Tunisie et dans la création d’emploi.Cependant, ilfait état de quelques insuffisances qui impactent sur ses performances. Focus sur les problématiques de ce secteur et son avenir. La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie La majorité de la population tunisienne bénéficie d’une couverture d’assurance-maladie. Elle est assurée par les régimes de la sécurité sociale ou par l’Etat pour les personnes les plus démunies ou au seuil de la pauvreté. Les problèmes du secteur pharmaceutique s’articulent notamment autour des déficits des caisses sociales et ceux des entreprises comme la PCT dont l’objectif est de garantir l’accessibilité financière aux médicaments. Le premier problème découle de l’inégalité entre les citoyens et de défaillance du système de couverture. En effet, bien que la population à revenus limités profite d’une assistance médicale gratuite, elle ne bénéficie pas d’un certain nombre de prestations et de médicaments.Or, cette privation est source de détournement dans les pharmacies, dans les polycliniques de la Caisse Nationale de Sécurité sociale et dans les entreprises publiques comme le STEG, la SNT… Les fonds détournés atteint 11 millions de dinars pour l’année 2016 dans les polycliniques de la CNSS selon le rapport de la Cour des comptes. Dans ces points de distribution, on note l’absence du pharmacien du contrôle et du suivi, le manque de fonctionnaires et le nombre important des patients. D’autre part, le secteur pharmaceutique tunisien est également confronté à des problèmes de pénurie de médicaments, à la lenteur de délivrance d’autorisation des mises sur le marché des médicaments (A.M. M),en dehors des difficultés structurelles(la Pharmacie centrale requiert aussi une restructuration). Outre ces crises, le secteur est aussi confronté à une crise d’ordre économique. Pour rappel, le système pharmaceutique tunisien est basé sur la rémunération en faveur des entreprises « innovantes » à travers les brevets et en faveur de grossiste et pharmacie avec la marge. Or, ce système ne permet pas de valoriser le rôle social du pharmacien. De plus, la liste des médicaments susceptibles d’avoir plus des effets indésirables que des effets thérapeutiques ne cesse de s’étirer alors que certains de ces médicaments peuvent même avoir des effets nocifs. Or, du fait qu’ils sont rentables au niveau commercial, ils sont toujours vendus sur le marché quitte à sacrifier des vies humaines. Il y en a ainsi des médicaments commercialisés à plus de 84 000 dollars qui ne peuvent même pas obtenir un brevet. Le scandale de fraude et manipulation des essais cliniques des firmes multinationales leaders dans l’approvisionnement des médicaments à l’échelle internationale explique ce phénomène. Les industries pharmaceutiques « innovantes » ne se soucient plus que d’engranger le maximum d’argent sans plus apporter d’innovation. Concernant justement le brevet des médicaments qui permet à son titulaire de défendre à un tiers le droit d’exploitation ou de l’innovation, le texte de la loi reconnaissant ce brevet est apparu dans la fin du 19 e siècle. Dans les années 80 jusqu’à 2005, ce type de privilège est octroyé aux industries pharmaceutiques étrangères afin qu’ils s’implantent dans le pays et y produisent leurs produits. Ce qui permettait à la Tunisie de ne pas importer des médicaments fabriqués localement. Or, ces firmes ont manqué à leur engagement qu’est l’investissement dans le pays pour garantir le transfert de la technologie. En outre, ce système de protection des droits de propriété est source d’abus car il se base sur un système d’escroquerie et de falsification d’essais techniques dans le but d’amasser des richesses tout en faisant peu de cas de l’aspect éthique. L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie On recense 43 entreprises pharmaceutiques qui emploient 8 800 salariés dans le pays dont 1 000 en service et 50 % des cadres diplômés de l’enseignement supérieur.La vente des médicaments affiche une croissance dans l’ordre de 7,5 % par an. La performance de ce secteur est assez satisfaisante au niveau d’exportation car entre 2012 à 2017, il a presque doublé passant de 60 MD à 116 MD. A l’horizon 2023, les objectifs sont le maintien d’une croissance à plus de 8 %, la création de plus de 2 000 emplois et l’accroissement de la production de l’exportation de l’industrie pharmaceutique de 13 % à 26 %.Pour atteindre ces objectifs, l’Etat devrait engager des réformes sur la politique d’achat des médicaments, l’approvisionnement par la Pharmacie centrale, l’accélération de délivrance d’obtention des autorisations sur le marché et l’investissement sur la biotechnologie. Notons que les unités dans ce secteur peuvent proposer plusieurs postes à l’intention des jeunes diplômés en pharmacie, en bioanalyse, chimie etc. Parmi les profils embauchés, on peut retrouver le poste de technicien en recherche clinique, technicien de laboratoire médical, bioanalyste, pharmacien chercheur, technicien pharmacie, pharmacologue, microbiologiste, pharmacien, ingénieur biochimiste, préparateur en parfum cosmétique et aromatique,ingénieur formulation de produits, chercheur labo, responsable des affaires réglementaires etc. Or, pour pouvoir embaucher des jeunes diplômés, il faut que ce secteur se spécialise et exporte plus afin de gagner en compétitivité. L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie Comme on l’a déjà vu plus haut, ce secteur aurait encore à faire face à de nombreux problèmes à solutionner. Parmi ceux figurent la pénurie des médicaments, la crise de la Pharmacie centrale qui tient le monopole de l’importation des médicaments… Concernant justement le manque de médicaments, ils concernent notamment ceux importés dont les génériques ne sont pas fabriqués localement. Or, à la source de cette rupture de stock se trouve les difficultés financières de la Pharmacie centrale et la hausse des dettes de CNAM et des structures hospitalières. En effet, la CNAM doit à la Pharmacie centrale 800 millions de dinars pour le mois d’avril de l’année 2018. Elle a promis de s’acquitter d’un montant mensuel à la Pharmacie centrale et aux structures hospitalières, mais elle n’a pas tenu cet engagement jusqu’à ce jour.Cela a fait exploser l’endettement de la Pharmacie centrale qui atteint 380 millions de dinars. Par ailleurs, la santé publique ne fournit que 25 à 30 % des recettes de la CNAM qui prend en charge la santé publique, le tiers payant et le remboursement, même si 80 % de la population effectuent des soins auprès du secteur public. Ce système atteint ainsi ses limites et il est nécessaire d’établir un autre système de financement de santé. Quant aux problèmes de la Pharmacie centrales, ils concernent la compensation des médicaments importés lors de l’achat des médicaments et les dettes de CNAM. Pour continuer à fonctionner, elle est obligée de puiser dans ses fonds de roulement afin de résister pendant quelques moins. Or, si ce secteur pharmaceutique pourrait surmonter ces crises et ces problèmes, il pourrait faire mieux en couvrant 70 % de la consommation locale. A noter que cette industrie constitue un important potentiel de croissance qui nécessite un renouveau. Les solutions à envisager consistent entre autres à soutenir la Pharmacie centrale, à renforcer le secteur de l’exportation et à revoir les marges pharmaceutiques et la politique de la prise en charge des médicaments par la CNAM.    
  Zoom sur le sud tunisien Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien   Le sud Tunisien aux portes du Sahara fait partie de l’une des principales attractions touristiques de la Tunisie.Palmeraies, lacs, dunes, oasis de montagne sillonnent cette région faiblement peuplée. Tozeur, Gafsa, Chebika, Tamerza, Mides,Chot-ElDjerrid, Nefta, Matmata… sont parmi les villes les visitées dans le sud. L’agriculture, le tourisme et le commerce parallèle dans les importations génèrent la majorité des ressources dans cette région. Focus sur la situation de l’emploi dans cette partie de la Tunisie. Zoom sur le sud tunisien Le Grand sud de la Tunisie s’étend sur une superficie de terrain de plus de 90 000 km2, ce qui représente la moitié de la superficie du pays. Cette région se démarque par son immensité de sable, ses massifs montagneux et ses nombreuses oasis de verdure. Ce qui lui permet de devenir un potentiel touristique énorme pour le pays.La présence de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, proche de l’île de Djerba ainsi que les infrastructures hôtelières haut de gamme en font l’une des destinations balnéaires les plus prisées du pays. Zarzis séduit en fait par sa proximité au désert, ses grottes troglodytiques, parTatouine et ses ksours ainsi que l’oasis de Ksar Gliane. Cette presqu’île de 75 000 âmes qui vivent essentiellement de la pêche et produit aussi de l’huile d’olive. Le sud comprend aussi deux parcs naturels dont le parc national de Sidi Toui et de Jbil qui est le plus grand de la Tunisie. Celui de Sidi Toui se trouve à une vingtaine de km au nord-ouest de la frontière de Lybie dans le gouvernorat de Médenine . Sa création date de 1991. Le parc s’étendant sur 6 315 ha abrite des animaux menacés ou disparus, quelques races d’oiseaux migrateurs et des variétés d’arbustes et d’herbacés. Le parc naturel de Jbil, quant à luia été créé en 1994. C’est le plus grand parc du pays car il couvre une superficie de 150 000 ha. Il abrite des espèces sahariennes protégées, des oiseaux rares et des reptiles. Ben Gardane, une autre ville rattachée au gouvernorat de Médenine, se fait aussi connaître pour son marché de produits importés de Lybie et des pays arabes car cette ville est seulement distante d’une trentaine de km de Lybie.DjbelDhar, quant à lui, est visité pour sa chaîne de montagnes, les ksours. Elle possède aussi des sites historiques impressionnants.Malgré les conditions rudes de la région, la population y vit de l’arboriculture (olivier, figuier et grenadier) etl’élevage de caprin qui permet d’assurer l’autosuffisance. Depuis les années 60 cependant, cette région tout comme les autres villes du sud, fait l’objet d’un dépeuplement et de l’exode rural. Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger Selon l’Institut national de statistique (INS), Tozeur, Gafsa et Kébili affichent le plus grand nombre des chômeurs avec un pourcentage de 25,6 % du nombre total sur tout le pays. Gabès, Médenine et Tatouine le suivent avec un taux de chômage de 24, 3 % pour l’année 2017. Le nombre de diplômés recensés au chômage dans ces régions atteint plus de 30 % des chômeurs.Quant aux docteurs, ils constituent 69 % des chômeurs. Ce manque d’opportunité a par exemple favorisé le développement du commerce illégal de trafic d’armes à feu, stupéfiants, carburants, prêt-à-porter etc. dans la région de Dhehiba, proche de la frontière libyenne.Des milliers de citoyens vivent par ce moyen afin de survivre et ces pratiques frauduleuses amortissent le taux de chômage et la hausse de l’exode rural dans cette région. Ce manque d’opportunités fait aussi l’une des principales raisons qui poussent les talents à immigrer à l’étranger. Les flux migratoires vers les pays d’OCDE ont connu une forte croissance depuis le soulèvement de 2011 mais ces trois dernières années, ils ont connu un répit. Toutefois, l’émigration vers la France est toujours d’actualité. Outre les motifs professionnels et l’étude, certains sont aussi animés par la volonté de la recherche d’un eldorado. L’intégration des émigrés dans les pays d’accueil se fait généralement sans trop de complications. Cependant, leur taux de chômage est assez élevécar leur taux d’emploi est assez faible. Leur situation professionnelle dépend aussi du pays d’accueil. Par exemple, en Suisse, en Amérique du Nord, ils n’ont pas de mal à entrer dans le marché du travail, ce qui n’est pas le cas en France, en Belgique ou en Italie. Néanmoins, les émigrés diplômes scientifiques n’ont pas beaucoup de mal à mettre en valeur leurs diplômes. Certains migrants qui décident de réinstaller au pays quant à eux, contribuent au développement économique en créant des entreprises. Le fait est que dans la plupart des pays Africains , les jeunes sont beaucoup plus au chômage que les adultes. Or, le travail est le principal moteur de la croissance sociale et économique car il améliore la qualité de vie, l’éducation, la couverture sociale etc. Dans cette optique, on peut citer l’initiative de la BAD (Banque Africaine de développement) à travers l’assistance de 111 startups tunisiennes. Ce qui permet de donner une chance aux petites et moyennes structures de développer leurs activités. L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien Pour le moment, les régions de Tatouine, BirLahmar et Smar ont fait l’objet de trois objets municipaux avant l’été 2019. Ces projets reçoivent le soutien financier du Bureau international du travail (BIT). Ils visent notamment à apporter des améliorations aux conditions de vie des habitants tout en créant des opportunités de travail afin d’accroître les sources des revenus. Ils visent aussi à mettre en valeur les ressources locales lors de la création des microprojets. Les moyens matériels seront fournis et la mise en place des projets municipaux sera en partenariat avec la société civile et le BIT. Dans le cadre de ce projet, ils ont ainsi sélectionnés une quinzaine de jeunes pour suivre une formation de BIT afin de pouvoir monter par la suite leur propre projet. Concernant les projets municipaux à Smar, ils concernent la construction d’un marché municipal, l’aménagement d’un parc et le lancement d’une industrie de transformation de poil de dromadaire à Ksar Ain. L’idée de cette unité de transformation est de pouvoir approvisionner ces matières premières aux artisans locaux. En ce qui concerne le projet de Tatouine, il tourne autour de l’assainissement et l’aménagement de l’Oued de Chriaa. Le BIT et l’Union européenne finance aussiun projet pilote de développement intégré pendant une période de 4 ans pour les gouvernorats de Tatouine, Kasserine, Gafsa et Jendouba. Le montant de ce financement environne 9,125 millions d’euros. De son côté, Gabès prépare aussi le sommet de la francophonie en 2020. A cette occasion, l’Université de Gabès a fait une table ronde sur le thème phosphate. La possession de la Tunisie de ce sel de l’acide phosphorique pourrait attirer les investisseurs, selon le PDG de la Compagnie de phosphates de Gafsa. Rappelons que d’ici 2050, la population mondiale va connaître une forte augmentation. Ce qui impacte sur la demande des engrais chimiques utiles à l’agriculture. Les engrais chimiques du pays sont de bonne qualité et ils peuvent apporter de nouveaux clients. Quoi qu’il en soit, le développement du phosphate engendre de pollution due aux effets de phosphogypse, sans parler de leur impact sur la santé. Elle a connu aussi un ralenti de production depuis ces dernières années avec une production de 8 millions tonnes par an en 2010 contre 5 millions en 2018.
   Bilan sur l’infrastructure en Tunisie Travailler dans le secteur de la construction en Tunisie L’avenir de la construction et l’infrastructure en Tunisie   La vétusté de l’infrastructure du transport entrave le développement de certaines régions de la Tunisie. Ces défaillances sont notamment dues à l’insuffisance du financement et à la déficience de gouvernance. Cette dégradation des voies routières date depuis 2007. Quoi qu’il en soit, de nouveaux projets comme le Réseau ferroviaire rapide qui relie le capital aux villes populaires du Grand Tunis sont en cours de réalisation ou les nouveaux ponts en construction à Siliana. Tour d’horizon sur la construction et l’infrastructure tunisienne. Bilan sur l’infrastructure en Tunisie Le manque des voies routières et ferroviaires caractérise certaines parties de la Tunisie. Cela se remarque notamment dans les régions du Centre-ouest et les régions du Sud-est. Pour rappel, les réseaux ferroviaires s’étendent sur 2 167 km à travers le pays. Ils transportent environ 12 millions de tonnes de produits alimentaires, de marchandises et de matériaux de construction. Quant au réseau routier, il se développe sur 22 000 km de routes et 640 km d’autoroutes à travers la Tunisie. Ce qui fait près de 75 % de routes bitumées dans le pays. Concernant les ports maritimes, le pays possède 8 ports maritimes commerciaux dont Bizerte, Radès, Sousse, Sfax, Zarzis, la Goulette et Skhira. Quant au transport aérien, les 9 aéroports internationaux qui emploient 14 000 salariés. Les problèmes de l’infrastructure tunisienne s’articulent autour de la mauvaise répartition du réseau de transport, notamment entre les zones côtières et l’intérieur du pays. De plus, certaines infrastructures dans les secteurs routières et maritimes demandent de travaux de modernisation.Certains gouvernorats ne disposent pas aussi de moyens suffisants pour gérer les pluies et les canalisations. Ce qui a provoqué l’effondrement du pont reliant Majed Bel Abbes à Feriana. Concernant les grands projets d’infrastructures actuels, en l’occurrence le Réseau ferroviaire rapide (RFR), la mise en exploitation de ce projet est prévu pour le mois d’octobre 2018 mais a été retardée jusqu’en 2026.Ce programme vise à construire un réseau ferroviaire de 80 km qui va desservir une zone de plus de 620 000 habitants. Le train pourra transporter près de 2 500 passagers environ toutes les 4 minutes pendant les heures de pointe,et toutes les 6 mn pendant les heures de la journée. Les causes de ce retard sont notamment la défaillance du groupe TECNIS qui devrait effectuer les travaux de génie civil sur la ligne D et le dépassement causé par le retard des travaux. Au début l’estimation du coût des travaux est 3,2 milliards de dinars alors qu’actuellement, il est estimé à 4,3 milliards de dinars. Ce qui nécessite une mobilisation d’une somme beaucoup plus importante (3 milliards DT) pour finir les travaux. La partie de l’autoroute entre Médenine et Koutine de 20 km est aussi un autre projet qui accuse un retard à cause du manquement de l’entrepreneur IsolouxCorsan. Cela est dû aux difficultés financières de cette entreprise qui est déclarée en faillite. Par ailleurs, il y a d’autres projets comme la construction de l’autoroute trans maghrébienne qui doit assurer la liaison de 5 pays du Maghreb et desservir une cinquantaine de ville et la construction d’une partie de route entre Sfax et Gabès qui sont encore en attente de réalisation. Tandis que le port en eaux profondes d’ Enfidha est déjà passé les stades d’études financières car il est déjà fonctionnel. Travailler dans le secteur de la construction en Tunisie Le secteur de la construction et de travaux publics propose divers métiers dont certains ne nécessitent pas de diplômes mais de formation, par exemple, le constructeur de routes. Il est possible d’exercer ce métier avec une expérience. Les entreprises de construction recrutent des nombreux ouvriers et personnel pour construire des infrastructures routières, ferroviaires, maritimes ou aéroportuaires. Parmi les postes à pourvoir on peut citer entre autres le canalisateur qui fait la pose des canalisations des réseaux d’eau potables, le chef de chantier qui suit la réalisation d’un chantier de travaux publics, ou encore le conducteur d’engin BTP qui effectue les travaux de terrassement, de nivellement etc. Les entreprises peuvent aussi recruter des agents pour assurer les travaux de conducteur de travaux, de constructeur de route, de couvreur, de dessinateur, de géomètre topographe, de grutier, de métreur etc. pour des nouveaux axes routiers ou pour l’aménagement des routes déjà existantes. La plupart de ces postes nécessitent la polyvalence et l’adaptation aux différents terrains. La bonne condition physique est également requise car il n’est pas rare que les constructeurs de la route travaillent la nuit pour éviter les embouteillages. Par ailleurs, ce secteur permet l’évolution de la carrière car un ouvrier d’exécution peut évoluer vers le poste de contremaître au fil des années d’expérience. Il peut aussi passer des qualifications professionnelles et devenir conducteur d’engin. Les personnes diplômées en BTP qui ne souhaitent pas travailler au sein d’une entreprise de construction peuvent également créer leur propre entreprise s’ils obtiennent un prêt bancaire. Parmi les projets qui ont recruté des ouvriers de construction ces derniers temps, on retrouve par exemple la construction d’un réseau routier à Siliana sur près de 820 km, le pont Oued El Maleh sur la RN 7, le pont de Oued Bouarada pour ne citer qu’eux. L’avenir de la construction et l’infrastructure en Tunisie La richesse en matière de construction du pays, l’aide des partenaires étrangers(Japonais, chinois etc.) ouvrent de nouvelles perspectives de relance de ce secteur. En effet, le pays regorge de marbre, de sable, de pierre, de gypse… des matériaux qu’on peut valoriser pour booster le développement du pays. Il figure en 4 ème rang mondial en termes de gypse avec des réserves de 60 milliards de tonnes. De plus, en lançant des projets dans le domaine de construction et de l’infrastructure, cela permet de lutter contre le chômage qui sévit dans certains gouvernorats. La construction des bâtiments écologiques respectueuse de l’environnement et de la santé de ses occupants constitue aussi un avantage en termes de coût et de dépenses énergétiques. Car même si le budget d’une maison écologique dépasse 10 % environ en termes de budget par rapport à un habitat classique, ces dépenses seront amorties après quelques années grâce aux gains avec le chauffage et l’électricité. Cependant, des problèmes administratifs empêchent encore le lancement du réseau national de la construction durable. Concernant la coopération avec les partenariats étrangers, le Japon et la Chine figurent parmi les partenaires dans la construction de la Tunisie. Le Japon finance par exemple le méga-projet de 830 millions de dinar tunisien de la Centrale de Radès C. Ce projet a permis la mobilisation de 2 000 ouvriers et des sous-traitants Tunisiens.Il vise à contribuer à l’amélioration de la capacité de production électrique et au contrôle du système d’approvisionnement en électricité du pays dans le but de répondre aux besoins des habitants pendant la période estivale. Un autre projet en cours d’études ou de réalisation concerne aussi la construction d’un pont qui relie l’Afrique et la Méditerranée. Ce pont de 150 km environ assure la liaison entre la ville de Haouria et l’Agrigente en Sicile. Le budget nécessaire pour ce projet qui requiert l’accord de tous les pays européens est de 230 milliards d’euros. L’objectif de cette conception est de réduire le nombre des migrants clandestins morts en tentant de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée.                                                                          
  Les secteurs d’emplois les plus demandés en Europe Les pays européens les plus ouverts aux africains La migration des ingénieurs tunisiens L’Europe, l’Eldorado des clandestins tunisiens   Avoir une expérience professionnelle à l’étranger offre de nombreux avantages. Outre le fait de rencontrer de nouvelles personnes, d’acquérir de nouvelles cultures et de nouvelles opportunités, cela apporte aussi un atout considérable pour son CV. Rien d’étonnant ainsi que des milliers d’Africains cherchent tous les moyens pour partir en Europe. D’autant plus que certains pays Européens sont plus ouverts aux immigrés et acceptent les demandes d’asile.Les emplois ne manquent pas également dans ces pays où les compétences, la disponibilité sont manquantes ou insuffisantes. Du développeur, chauffeur poids lourd jusqu’au viticulteur, serveur de café, aides à domicile et aides au ménage, pour ne citer qu’eux, des projets d’embauche foisonnent sur les sites en ligne. Si vous envisagez d’immigrer en Europe, dans cet article, on fait le point sur le travail dans ce vieux continent. Les secteurs d’emplois les plus demandés en Europe Le rêve illusoire d’un Eldorado a toujours animé des milliers d’immigrés qui partent pour l’Europe.La prospérité peut être au rendez-vous pour certains cadres et talents recherchés mais pour les autres, il faut piocher dans les journaux ou les portails de petites annonces afin de rechercher des moyens de survie une fois sur place. En France par exemple, malgré le 9 % des chômeurs, il y a des secteurs qui ne cessent de recruter. Parmi eux, on retrouve les postes vacants de mécanicien, électricien, consultant RH, commerciaux, auxiliaire de vie, assistants administratifs, assistant maternel, vendeur, employé de libre-service… Sans oublier le recrutement saisonnier des ouvriers agricoles, cueilleurs etc. et les postes d’agents d’entretien des locaux dans les entreprises. Dans la plupart des pays européens prospères, il existe toujours une pléthore d’offres de petits boulots. Concernant les métiers les plus attractifs en Europe avec des salaires exprimés en percentiles allant jusqu’à 100 K€ pour certains, on peut nommer les postes de gestionnaire ADV, comptable général, juriste droit des affaires, développeur web, data analyst, chef de projet etc. Pour ces postes de cadres, l’expérience, la formation, le type de la structure (multinationale, ou société ayant peu d’envergure) impactent sur le salaire. Concernant la protection sociale, les systèmes Français, Espagnols, et Danois constituent une référence. Les congés payés sont de 5 semaines par an contre 4 semaines pour les autres pays européens. Les pays européens les plus ouverts aux africains La Suisse est le pays qui attire le plus d’étrangers si on en juge par le nombre des immigrés sur son territoire 27 % environ des habitants contre 11 % en France. La plupart de ces étrangers sont des européens. La cause en est la facilité d’intégration sur le marché du travail des immigrés dans ce pays. De plus, avec 8 millions de population, les entreprises helvétiques ont besoin de nouvelles compétences. Mais les Africains qui partent vers l’Europe tentent souvent leur chance en Allemagne, Italie, France, Grèce, Suède et Norvège.L’Allemagne fait d’ailleurs partie des premiers pays à ouvrir ses frontières aux demandeurs d’asile.La France, l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni la suivent aussi dans cette voie. Toutefois, la politique de l’Hexagone envers le flux migratoire est plutôt vague. La France est le premier pays d’accueil des Africains pour les compétences comme les ingénieurs, les médecins, les architectes, les chercheurs, mais Elle resserre l’obtention de visa pour les autres profils. De son côté, le nombre de migrants africains clandestins qui débarquent sur les côtes italiennes ne cesse également d’augmenter d’année en année. Ce sont notamment des Lybiens, Syriens, Tunisiens qui cherchent à entrer clandestinement en Italie. L’Italie est en fait un pays sensible au politique d’accueil des Africains du fait de son emplacement géographique avec les côtes à 300 km de la Lybie. Notons que la Nigeria figure en tête des pays Africains qui pourvoient des migrants sur les embarcations de fortune pour traverser la Méditerranée. La Gambie, la Tunisie, le Mali, le Sénégal, le Ghana le suivent dans ce classement. La migration des ingénieurs tunisiens La tendance à l’exode du cerveau des Tunisiens (cadres, professions libérales) a commencé à l’aube de l’an 2 000. Mais le nombre des ingénieurs et techniciens qui rejoignent l’Europe affiche une hausse de plus en plus significative depuis la période post-révolution. Contrairement au nombre des ouvriers qui cherchent à vivre en Europe qui affiche une baisse.Les chercheurs universitaires et ingénieurs tunisiens sont notamment attirés par la France, l’Italie, l’Allemagnes, et Canada. La majorité des ingénieurs tunisiens (86%) sous contrat en Hexagone sont des spécialistes en informatique. L’obtention de visa long séjour est facilitée pour ces compétences. Ce qui fait que les jeunes étudiants en TIC qui se forment en France décident de rester là-bas après leurs études même s’ils ont un patrimoine conséquent dans le pays. L’impact de migration des chercheurs universitaires se fait ainsi voir dans le manque d’encadrement dans certaines filières. Les raisons qui conduisent ces compétences à s’expatrier en Europe sont nombreuses. Premièrement, il y a le problème de chômage dans tous les gouvernorats. Ce fléau touche même les sortants des écoles d’ingéniorat car les industries dans le pays ne peuvent pas toutes les recruter. D’autant plus que la plupart sont des petites structures de moins de 10 employés. Par ailleurs, si les entreprises s’arrachent les ingénieurs en TIC, les diplômés en agronomie ont moins de chances de décrocher un poste avec un salaire à la hauteur de leur compétence. Pour éviter la stagnation économique du pays ou éviter de vivre avec un salaire peu satisfaisant, les ingénieurs préfèrent s’enfuir à l’étranger. En effet, en Europe, ils touchent le quadruple de salaire en Tunisie. De plus, ils ont des meilleures conditions de travail (protection santé,environnement…). Il leur est aussi possible d’aller plus loin avec des projets plus ambitieux. Cette soif d’épanouissement constitue également le troisième motif des cerveaux tunisiens qui partent en Europe. Les européens ne sont pas aussi exigeants sur la mode vestimentaire. En outre, l’organisation, l’ambiance au travail et la valorisation des compétences sont motivantes en Europe. L’Europe, l’Eldorado des clandestins tunisiens Le phénomène d’immigration en Europe prend de l’ampleur depuis ces deux dernières décennies. De nombreux drames des immigrés tunisiens, voulant s’échapper de la dureté de vie, qui traversent la Méditerranée et y font leur tombeau alimentent les journaux. Certains de ces migrants sont interceptés par les patrouilles des garde-côtes en pleine mer. D’autres ont rencontré la mort. Selon les statistiques, on enregistre 3 100 personnes disparues en Méditerranée pour l’année 2017.A titre d’info, 30 % des jeunes de moins de 35 ans souhaitaient s’expatrier si l’occasion se présente avant la révolution 2011. Et l’étude de la FTDES en 2016 a dévoilé une hausse de ce chiffre à 40 %. Par ailleurs, 67 % des personnes qui quittent le pays irrégulièrement sont des jeunes âgés entre 20et 30 ans en situation précaire. Pour cette tranche de la population, les causes de cette immigration sont l’abandon des écoles, le manque de perspectives, la misère économique et le rêve d’un paradis européen. A noter qu’on enregistre 8 000 à 15 000 clandestins tunisiens en Europe. Ces personnes en situation irrégulière n’ont pourtant pas une vie plus décente que celle qu’elles ont dans leur pays. Elles doivent encore galérer pour survivre mais elles ont nourri le rêve d’un confort européen et ne souhaitent pas retourner dans le pays où décevoir leurs siens qu’elles n’ont pas réussi.
  L’export et l’import en Tunisie L’impact de cette situation sur l’économie tunisienne L’emploi dans le secteur de l’import et export en Tunisie   La filière exportation fait partie des piliers de l’économie tunisienne. Selon les données de l’INS, les échanges commerciaux de la Tunisie avec les autres pays affichent une augmentation de 3,7 % à l’export pour les 11 premiers mois de l’année dernière contre 1,1 % à l’import. Au cours du premier trimestre, la hausse en volume d’exportations était beaucoup plus élevée de 8,9 %. Ces statistiques tiennent compte de tous les biens qui entrent ou sortent du territoire tunisien. Le point sur la santé de ce secteur. L’export et l’import en Tunisie Les chiffres fournis par l’Institut national de statistiques ont indiqué que durant les 7 premiers mois de l’année 2017, les échanges commerciaux de la Tunisie ont progressé en volume à prix constant de 5,9 % à l’export contre 2,1 % à l’import. Cette tendance à la hausse affiche cependant un recul vers la fin de l’année avec un taux de 3,7 % à l’export et 1% environ en import. Les prix ont aussi affiché une augmentation de 18,3 % dans le secteur import contre 14,4 % dans la filière exportation. Toutes les filières sont concernées sauf l’énergie. Ce sont notamment les secteurs agriculture et industrie agro-alimentaire qui sont en tête de liste dans ce classement avec une augmentation d’exportation en volume de 42,2 % comparée à l’année 2017. Par contre, les secteurs de mine, phosphates, et énergie ont enregistré un recul de 13,9 % et 13,5 % pour la filière énergie. Concernant les importations, les statistiques affichent également une baisse au niveau de secteurs de mines et phosphates et la filière habillement et cuir. Par contre, la filière énergie et lubrifiant a enregistré une hausse d’importation de 18,4 %. Au cours des 7 premiers mois de l’année dernière, la valeur des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur frôle le 23,6 milliards de dollars en exportation et 33,6 milliards environ en importation. Pour établir ces statistiques par mois,l’INS utilise des instruments techniques comme l’exploitation de l’enregistrement par le système informatique de dédouanement automatisé. Celui-ci contient tous les renseignements sur les opérations de marchandises à l’import ou à l’exportainsi que les entrepôts effectués durant le mois écoulé. Ce contrôle systématique des déclarations de douane reçues par mois permet de détecter les erreurs qui pourraient avoir lieu. Le commerce extérieur comprend le mouvement des marchandises d’importation et d’exportation ainsi que le mouvement d’importation temporaire des marchandises utilisées à la transformation des produits et à la réexportation. Ces échanges incluent les marchandises d’alimentation, les matières premières animales ou végétales, les biens d’équipement, les biens de consommation, les produits agricoles et alimentaires, les produits de consommation, les produits miniers et énergétiques etc. Le pays exporte notamment de l’huile d’olive, de dattes et agrumes et exporte des biens de consommation de luxe, des produits de première nécessité, des équipements industriels etc.   L’impact de cette situation sur l’économie tunisienne L’effet de la hausse de l’importation se voit notamment à travers la maladie de l’économie. Celle-ci est minée par les dépenses de réserves en devises et la tendance à la régression de l’exportation vers la fin de l’année dernière. Le secteur concessionnaire figure parmi les victimes des déséquilibres de la balance commerciale. Cette situation a entrainé une compression de vente de 16 % des voitures. La cause en est également la dépréciation du dinar qui a entraîné la hausse de prix de véhicules de plaisir et voitures de tourisme. L’augmentation du droit de la consommation et de la TVA impacte également sur les prix de véhicules. Face au coût de ces biens de consommation, les ménages hésitent ainsi à faire des achats importants.Le secteur textile, habillement et cuir subit aussi de plein fouet la concurrence des produits chinois qui inondent le marché et la régression de la demande européenne. La conséquence en est la fermeture de nombreuses boutiques après la révolution.   Ce dysfonctionnement économique entraine une conjoncture difficile. Le fait est que la Banque centrale choisissait de ne pas intervenir dans le choix des importations comme elle ne pouvait pas aussi intervenir pour l’argent dans le circuit illégal.Cette mission est laissée au gouvernement qui ne la remplit pas. Or, la banque centrale est responsable de la préservation des fonds en devises. Cette absence de coordination entre les différentes autorités (financières, politiques et monétaires) a pour effet d’éterniser la crise au lieu de la régler. Une économie qui affiche un taux d’importation faible et de consommation élevée nécessite une remise à niveau de la balance commerciale pour redresser la situation. Les mesures envisagées par l’Etat sont la hausse des taxes de douane sur les produits non essentiels à la consommation. Cela n’aurait qu’un effet moindre sur le déséquilibre de la balance commerciale. La situation requiert des mesures de redressement fondamentales comme le relance de la production locale et du tissu industriel local. L’Etat devrait aussi mettre en place une politique visant à éliminer ou à réduire le trafic de devises et en finir avec les atermoiements. La réforme de port Radès qui assure 80 % du flux commercial du pays permet aussi de relancer la croissance et d’apporter plus d’opportunités d’emplois. L’emploi dans le secteur de l’import et export en Tunisie Malgré cette conjoncture économique critique, ce secteur attire toujours de nombreux jeunes diplômés. Cette branche rassemble les entreprises commerciales comme les sociétés d’importation et d’exportation, les sociétés de commerce, les bureaux d’achat, les commissionnaires, les agents commerciaux, les courtiers, les sociétés import-export. Les entreprises de négoces internationales, les sociétés de conseil international et les structures de gestion import-exportent recrutent également des diplômés dans cette filière. Les postulants à ces postes doivent avoir au minimum un diplôme de bac +2 mais la plupart des cadres sont titulaires d’un master ou bac + 5. Parmi les postes de cadres, on peut citer la fonction du directeur marketing, directeur de département, directeur commercial, chef de produit. Les postes de salariés sont par exemple la fonction de l’attaché commercial, commercial sédentaire, technico-commercial, administrateur de vente ou assistant administration de vente etc. Les qualités requises dans la plupart de ces métiers sont la connaissance des procédures achat/vente, la gestion de stocks, de réglementation spécifique du commerce international ainsi que la connaissance des normes qualité dans l’entreprise et la pratique de la langue anglaise. Le postulant doit aussi avoir de bonnes compétences relationnelles. C’est-à-dire, il doit savoir communiquer avec les clients et les fournisseurs et savoir gérer son temps et les priorités. Certains de ces métiers exigent aussi les fréquents déplacements et de contact avec les transitaires, les commissionnaires de transport et l’administration de vente. La connaissance des contrats internationaux, de la législation de douanes, des règles de banques sur les crédits documentaires, la connaissance du secteur transit et la maîtrise de la bureautique et d’un PGI sont également indispensables pour certains postes.Le fait de connaître les contraintes dans le domaine de sécurité, de l’environnement ou de santé d’un produit aide également le commercial à présenter des arguments irréfutables à un client. Ces connaissances sont très utiles dès lors qu’il a affaire avec des acheteurs très pointus qui connaissent les risques des produits. Bref, ce secteur offre de nombreuses perspectives d’embauche mais il nécessite de diplômes et de habilitation surtout pour les postes d’encadrement.