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  Zoom sur le nord de la Tunisie Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie   La Tunisie est localisée à l’ouest de la Lybie et à l’est de l’Algérie. Sa superficie couvre 163 610 km2, ce qui lui fait le pays le plus petit de la région maghrébine.Le nord-ouest s’étend du Tabarka à Rouhia regroupant administrativement les gouvernorats de Beja, Le Kef, de Jendouba et de Siliana et couvrant 10 % du territoire. Mais Bizerte est la plus grande ville du nord. Il est considéré comme les zones les plus rurales du pays.Le centre est composé des gouvernorats de Sousse, de Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid. Sfax occupe le deuxième rang du pays en termes de population. Zoom sur le nord de la Tunisie Le nord possède une vaste étendue de forêts. C’est pourquoi l’Etat cherche à valoriser les ressources forestières de ces régions à travers le projet ayant obtenu le crédit de la Banque de 100 millions de dollars. Ce projet vise 25 paysages forestiers dans le nord dans 8 gouvernorats dont Bizerte, Jendouba, Siliana, Kasserine, le Kef, Sidi Bouziz et Kairouan. Le ministre de l’agriculture a aussi adopté le début de l’année dernière un décret permettant aux habitants des forêts d’accéder gratuitement aux ressources pour les cueillir en vue de les distiller sous condition d’être organisé sous forme de Groupement de développement agricole (GDA). Et cela en contrepartie de l’entretien et de la préservation de nappes forestières. Pour le moment, on n’enregistre que 3 signatures de GDA, qui ont défini leur périmètre d’intervention et leurs besoins en fonds d’investissement. Mais le projet devrait inclure 75 GDA environ d’ici fin de l’année 2019. Parmi cesGDA, il a le GDA de Maarouf dans le gouvernorat de Kairouan, présidé par la quadragénaire Wallid Sbai qui a fait des petits boulots avant de se mettre dans la fabrication d’huile de romarin.Son GDA est maintenant composé de 500 adhérents. Cette industrie artisanale a d’ailleurs contribué à propulser la Tunisie en tête du producteur mondial d’essence de romarin. La start-up Agri Land fondée en 2011, spécialisée dans la production d’extraits naturels au CO2 supercritique, dans la région de Kairouan a aussi augmenté la valeur ajoutée de ses produits. Cette société ne se limite plus à la production d’huile essentielle pour la parfumerie mais elle investit aussi dans la fabrication d’ingrédients naturels pour l’industrie agro-alimentaire et nutraceutique. Le site de cette entreprise située au milieu de 50 000 ha de nappes forestières produit de l’extrait de romarin, le lycopène de tomates et les OPC de raisins. En plus de ces comprimés alimentaires, elle se lance aussi dans la production des arômes de gingembre, de vanille, des extraits de biomasses etc avec sa vingtaine de salariés. Mais avec l’ouverture du nouveau site de production, une cinquantaine d’employés seront recrutés. Cette start-up sous-traite actuellement la production de ces additifs naturels des partenaires suisse et français. Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Le pays enregistre un taux de chômage stable de 15,5 % pour le dernier trimestre de l’année 2018. Dans le nord-ouest, il est de 17,5 % contre 19,1 % dans le centre ouest et 26,1 % dans le sud-ouest. Cette statistique s’explique par le faible taux d’investissement des opérateurs économiques ainsi que la difficulté d’accès aux financements bancaires et les disparités régionales post révolutionnaire. Les femmes sont les plus touchées par le chômage dans le nord-ouest là où l’agriculture est la principale activité économique. Le secteur privé est peu développé à cause du manque des capitaux. Justement à propos de ce chômage, le centre-ouest de la Tunisie, la Kasserine était deux fois le théâtre de pression sociale. Le premier lors de la révolution en 2011 et l’autre, vers la fin de l’année dernière lors de l’immolation par le feu du journaliste indépendant Abderrazak Jorgui, âgé de 33 ans.Cet homme sans emploi fixe s’est rallié à la cause des chômeurs installés depuis 9 mois devant le siège du gouvernorat. Mais exaspéré de l’absence de réaction du gouverneur, il a décidé de se transformer en torche humaine avec l’essence et mourut quelques minutes plus tard sans que personne puisse le sauver.Concernant le taux de chômage dans les régions ouest du pays qui affiche une baisse par rapport aux autres régions, la cause en est l’accroissement des nouveaux bénéficiaires des aides de l’Etat pour les personnes en situation précaire mais non pas la création de nouveaux projets de développement. Par ailleurs, pour lutter contre l’analphabétisation, première source de chômage, le ministre des affaires sociales a décidé de créer à Kairouan un centre de compétences. La création d’autres centres multidisciplinaires est également prévue dans les différentes zones de Kairouan afin d’inciter les personnes inscrites au PNEA (programme national d’enseignement pour adultes) dans la création de micro-projets.Notons que chez les femmes dans les zones rurales, le taux d’analphabétisation atteint 41 % et le secteur de l’agriculture affiche un taux de 53 % des agriculteurs analphabètes. Or, il faut dire que la région nord-ouest de la Tunisie est un véritable paradoxe. Elle possède beaucoup de richesses mais ses habitants sont pauvres. En effet, elle a d’importantes ressources hydriques avec des grands barrages, des cultures intéressantes, un potentiel forestier et écotourisme inestimable. Cependant, le taux de chômage est presque le double dans ces régions comparé à l’ensemble du pays.Les causes sont multiples. Premièrement, cette région vit d’un secteur agricole qui peine à décoller à cause de l’environnement climatique. De plus, la plupart des paysans résident dans les zones inaccessibles non dessertes par l’autoroute ni les réseaux ferroviaires. Ces populations sont également appauvries et déracinées au fil des siècles depuis l’époque beylicale, en passant par l’époque coloniale, jusqu’à l’époque de Ben Ali. Le gouvernement écarte aussi cette région dans ses projets d’investissement. Ce qui en fait que la région du nord-ouest figure en tête de liste en termes d’exode rural et de baisse démographique. L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Dans le cadre de la lutte contre le phénomène d’exode rural, le gouvernement a signé l’accord de financement de 86 millions d’euros du fonds koweïtien pour le développement arabe afin de réhabiliter les routes dans les régions rurales. Ce montant remboursable sur 22 ans a un taux d’intérêt de 2 % par an. Ce projet prévoit la réhabilitation de 912 km des 22 gouvernorats dans le but d’améliorer l’écoulement des produits tout en réduisant le coût de la production. Cela permet également d’améliorer le niveau de vie des agriculteurs tout en réduisant les migrations dans les autres villes ou régions. Le ministre du Commerce, Omar Béhi a aussi prévu la réalisation de 4 projets financés par la Banque mondiale d’un montant de 350 millions de dollars. Le premier concerne le financement de l’exportation pour les marchés à risques où les banques refusent leur soutien financier ; le deuxième projet porte sur le développement des paysages qui feront bénéficier 250 000 familles dans les régions forestières ; le troisième concerne sur l’inclusion des jeunes dans les régions désavantagées avec la création des projets innovants, à haute valeur ajoutée. Enfin, le quatrième projet concerne l’irrigation de 25 milles ha. Les trois derniers projets touchent plus particulièrement les régions nord-ouest et centre-ouest de la Tunisie. La Task Force, qui est une agence de multidisciplinaire assumera la réalisation de ces projets à l’échelle nationale    
  Zoom sur le sud tunisien Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien   Le sud Tunisien aux portes du Sahara fait partie de l’une des principales attractions touristiques de la Tunisie.Palmeraies, lacs, dunes, oasis de montagne sillonnent cette région faiblement peuplée. Tozeur, Gafsa, Chebika, Tamerza, Mides,Chot-ElDjerrid, Nefta, Matmata… sont parmi les villes les visitées dans le sud. L’agriculture, le tourisme et le commerce parallèle dans les importations génèrent la majorité des ressources dans cette région. Focus sur la situation de l’emploi dans cette partie de la Tunisie. Zoom sur le sud tunisien Le Grand sud de la Tunisie s’étend sur une superficie de terrain de plus de 90 000 km2, ce qui représente la moitié de la superficie du pays. Cette région se démarque par son immensité de sable, ses massifs montagneux et ses nombreuses oasis de verdure. Ce qui lui permet de devenir un potentiel touristique énorme pour le pays.La présence de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, proche de l’île de Djerba ainsi que les infrastructures hôtelières haut de gamme en font l’une des destinations balnéaires les plus prisées du pays. Zarzis séduit en fait par sa proximité au désert, ses grottes troglodytiques, parTatouine et ses ksours ainsi que l’oasis de Ksar Gliane. Cette presqu’île de 75 000 âmes qui vivent essentiellement de la pêche et produit aussi de l’huile d’olive. Le sud comprend aussi deux parcs naturels dont le parc national de Sidi Toui et de Jbil qui est le plus grand de la Tunisie. Celui de Sidi Toui se trouve à une vingtaine de km au nord-ouest de la frontière de Lybie dans le gouvernorat de Médenine . Sa création date de 1991. Le parc s’étendant sur 6 315 ha abrite des animaux menacés ou disparus, quelques races d’oiseaux migrateurs et des variétés d’arbustes et d’herbacés. Le parc naturel de Jbil, quant à luia été créé en 1994. C’est le plus grand parc du pays car il couvre une superficie de 150 000 ha. Il abrite des espèces sahariennes protégées, des oiseaux rares et des reptiles. Ben Gardane, une autre ville rattachée au gouvernorat de Médenine, se fait aussi connaître pour son marché de produits importés de Lybie et des pays arabes car cette ville est seulement distante d’une trentaine de km de Lybie.DjbelDhar, quant à lui, est visité pour sa chaîne de montagnes, les ksours. Elle possède aussi des sites historiques impressionnants.Malgré les conditions rudes de la région, la population y vit de l’arboriculture (olivier, figuier et grenadier) etl’élevage de caprin qui permet d’assurer l’autosuffisance. Depuis les années 60 cependant, cette région tout comme les autres villes du sud, fait l’objet d’un dépeuplement et de l’exode rural. Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger Selon l’Institut national de statistique (INS), Tozeur, Gafsa et Kébili affichent le plus grand nombre des chômeurs avec un pourcentage de 25,6 % du nombre total sur tout le pays. Gabès, Médenine et Tatouine le suivent avec un taux de chômage de 24, 3 % pour l’année 2017. Le nombre de diplômés recensés au chômage dans ces régions atteint plus de 30 % des chômeurs.Quant aux docteurs, ils constituent 69 % des chômeurs. Ce manque d’opportunité a par exemple favorisé le développement du commerce illégal de trafic d’armes à feu, stupéfiants, carburants, prêt-à-porter etc. dans la région de Dhehiba, proche de la frontière libyenne.Des milliers de citoyens vivent par ce moyen afin de survivre et ces pratiques frauduleuses amortissent le taux de chômage et la hausse de l’exode rural dans cette région. Ce manque d’opportunités fait aussi l’une des principales raisons qui poussent les talents à immigrer à l’étranger. Les flux migratoires vers les pays d’OCDE ont connu une forte croissance depuis le soulèvement de 2011 mais ces trois dernières années, ils ont connu un répit. Toutefois, l’émigration vers la France est toujours d’actualité. Outre les motifs professionnels et l’étude, certains sont aussi animés par la volonté de la recherche d’un eldorado. L’intégration des émigrés dans les pays d’accueil se fait généralement sans trop de complications. Cependant, leur taux de chômage est assez élevécar leur taux d’emploi est assez faible. Leur situation professionnelle dépend aussi du pays d’accueil. Par exemple, en Suisse, en Amérique du Nord, ils n’ont pas de mal à entrer dans le marché du travail, ce qui n’est pas le cas en France, en Belgique ou en Italie. Néanmoins, les émigrés diplômes scientifiques n’ont pas beaucoup de mal à mettre en valeur leurs diplômes. Certains migrants qui décident de réinstaller au pays quant à eux, contribuent au développement économique en créant des entreprises. Le fait est que dans la plupart des pays Africains , les jeunes sont beaucoup plus au chômage que les adultes. Or, le travail est le principal moteur de la croissance sociale et économique car il améliore la qualité de vie, l’éducation, la couverture sociale etc. Dans cette optique, on peut citer l’initiative de la BAD (Banque Africaine de développement) à travers l’assistance de 111 startups tunisiennes. Ce qui permet de donner une chance aux petites et moyennes structures de développer leurs activités. L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien Pour le moment, les régions de Tatouine, BirLahmar et Smar ont fait l’objet de trois objets municipaux avant l’été 2019. Ces projets reçoivent le soutien financier du Bureau international du travail (BIT). Ils visent notamment à apporter des améliorations aux conditions de vie des habitants tout en créant des opportunités de travail afin d’accroître les sources des revenus. Ils visent aussi à mettre en valeur les ressources locales lors de la création des microprojets. Les moyens matériels seront fournis et la mise en place des projets municipaux sera en partenariat avec la société civile et le BIT. Dans le cadre de ce projet, ils ont ainsi sélectionnés une quinzaine de jeunes pour suivre une formation de BIT afin de pouvoir monter par la suite leur propre projet. Concernant les projets municipaux à Smar, ils concernent la construction d’un marché municipal, l’aménagement d’un parc et le lancement d’une industrie de transformation de poil de dromadaire à Ksar Ain. L’idée de cette unité de transformation est de pouvoir approvisionner ces matières premières aux artisans locaux. En ce qui concerne le projet de Tatouine, il tourne autour de l’assainissement et l’aménagement de l’Oued de Chriaa. Le BIT et l’Union européenne finance aussiun projet pilote de développement intégré pendant une période de 4 ans pour les gouvernorats de Tatouine, Kasserine, Gafsa et Jendouba. Le montant de ce financement environne 9,125 millions d’euros. De son côté, Gabès prépare aussi le sommet de la francophonie en 2020. A cette occasion, l’Université de Gabès a fait une table ronde sur le thème phosphate. La possession de la Tunisie de ce sel de l’acide phosphorique pourrait attirer les investisseurs, selon le PDG de la Compagnie de phosphates de Gafsa. Rappelons que d’ici 2050, la population mondiale va connaître une forte augmentation. Ce qui impacte sur la demande des engrais chimiques utiles à l’agriculture. Les engrais chimiques du pays sont de bonne qualité et ils peuvent apporter de nouveaux clients. Quoi qu’il en soit, le développement du phosphate engendre de pollution due aux effets de phosphogypse, sans parler de leur impact sur la santé. Elle a connu aussi un ralenti de production depuis ces dernières années avec une production de 8 millions tonnes par an en 2010 contre 5 millions en 2018.
Présentation de Tunis Economie et potentialités de la ville de Tunis Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis Emplois dans la capitale de la Tunisie Tunis, la belle capitale dynamique de la Tunisie au nord-est du pays recense le plus grand nombre d’habitants parmi les villes tunisiennes avec une population de 1, 6 millions. Son histoire remonte au 8 e siècle à l’époque où elle était le comptoir commercial des Arabes. La cité possède d’ailleurs une médina datant de cette époque, qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Grâce à ses infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires importantes ainsi que sa situation géographique, Tunis est devenue le point d’influence des transports nationaux et une zone commerciale et financière très connue.  Présentation de Tunis La capitale rénovée avec la réhabilitation de ses anciens quartiers est un pôle administratif et financier important avec une forte identité culturelle et religieuse. En effet, elle garde les traces de passé avec la médina, la mosquée Eizzeitouna, la mosquée d’Youssef Dey  et celle de Hammouda Pacha. Sans oublier les souks, le musée du Bardo avec sa riche collection des pièces antiques, les vestiges de l’amphithéâtre romain à Carthage, le cirque romain, le sanctuaire des Trophées etc. Les institutions administratives y sont concentrées dans le quartier des ministères en haut de la médina.C’est depuis le milieu du 12 e siècle que cette cité sise au fond du golfe de Tunis sur les côtes méditerranéennes devienne la capitale de la Tunisie. Puis, elle était successivement envahie par les Phéniciens, les romains, les arabes, les ottomans, puis les espagnols, les français et les allemands. De nombreux monuments marquent ces diverses conquêtes. La ville a conquis son indépendance en 1956. Elle est accessible à moins de 3 h de vol de France ou par voie maritime reliant Tunis et Marseille. La capitale possède un climat doux en été ou en hiver avec des températures s’échelonnant entre 11 degrés et 26 degrés et une précipitation annuelle de 470 mm. Economie et potentialités de la ville de Tunis Tunis fait partie des 8 municipalités du gouvernorat ayant le même nom. Le gouvernorat de Tunis est divisé en 21 délégations. Il produit 49,4 % du PIB du pays dans les commerces et service, 34, 3 % dans l’industrie, BTP et 16 % environ dans l’agriculture et la pêche. Les quatre gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, l’Ariana, Manouba et Ben Arouss) s’étendant sur 1 % de la superficie de la Tunisie comptent 24 % de la population. Le reste est donc réparti dans les 21 gouvernorats de la Tunisie. Or le Grand Tunis accumule plus que la moitié des activités industrielles, commerciales, de BTP et de services du pays. Selon les statistiques nationales, Tunis, regroupe en 2015 entre 80 000 à 135 000 entreprises  contre 60 000 environ pour Ben Arous, et 20 000 à 40 000 pour Ariana. Ces chiffres permettent de déduire un déséquilibre économique profond entre ces 4 gouvernorats et le reste de la Tunisie. Le fait est que la capitale se développe d’une façon spectaculaire pendant la période coloniale et elle continue de jouer ce premier rôle économique et administrative. La capitale sur développée accueille environ 1 million de touristes chaque année. Les touristes maghrébins et européens sont attirés par sa riche collection de monuments et de lieux de culte, son allure moderne, ses plages et son charme méditerranéen. Les analystes économiques pensent que pour une meilleure répartition de ressort économique et sociale et atténuer le déséquilibre administratif et commercial, le gouvernement devrait réorienter ses investissements dans les autres gouvernorats à l’intérieur du pays. Une telle répartition territoriale amènera un développement global qui profite à l’ensemble de la population. Rappelons que ce centre économique abrite une centaine d’ambassades, 14 organisations de l’ONU et 5 organisations arabes.  Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis La mise en niveau de l’infrastructure et la réhabilitation des espaces publics entre dans le projet d’une planification urbaine durable. Pour atténuer le problème de stationnement, la municipalité de Tunis a ainsi mis en place un programme de construction d’une dizaine de parkings à étages à la place de Kasbah. Ce projet vise à aider les automobilistes qui ont du mal à trouver un endroit où se garer. Par ailleurs, le mois de novembre 2018 dernier, le  gouverneur de Tunis indique que le projet visant à interdire l’usage de véhicules au centre-ville de la capitale est en cours d’étude et de réalisation. La population aura alors à se servir du minibus et de train touristique pour se déplacer dans le centre de la capitale. L’étude sur le transfert de quelques sièges de départements ministériels en dehors de centre-ville va aussi bon train. Toujours dans le cadre de l’aménagement du territoire et de planification urbaine, le gouvernorat de Tunis essaie aussi de coordonner la répartition des institutions administratives entre les gouvernorats voisins (Manouba, Ariana et Ben Arouss). Concernant le taux d’électrification dans la ville de Tunis, elle avoisine 100 % et le taux des enfants qui fréquentent les écoles atteint 97,8 %. Côté structure sanitaire et accès aux soins, en 2015, Tunis possède le plus grand nombre de médecins avec 3,5 médecins contre 1 000 habitants. On compte une quinzaine d’établissements sous tutelle dont 5 hôpitaux, 5 instituts (institut pasteur, institut national de neurologie, institut d’ophtamologie…), un centre de maternité et  de néonatologie, un centre informatique du ministère de la santé publique, une instance nationale de l’accréditation en santé et un office national de la famille et de la population dans la capitale. Emplois dans la capitale de la Tunisie Le taux de chômage est un sujet préoccupant pour le gouvernement tunisien. Selon les chiffres, Tataouine affiche le plus grand nombre de chômeurs avec un taux d’inactivité de 32 % contre Monastir pour 6,1 %. Quant au taux des personnes inactives au Grand Tunis, il tourne autour de 17 à 20 % pour l’année dernière. Dans l’ensemble du pays, le taux affiche un léger recul pour cette année. Si Tunis enregistre une proportion moyenne des chômeurs, c’est parce qu’il concentre un grand nombre d’entreprises. On peut y trouver la plupart des postes dans l’informatique, le service, la distribution, le commerce, la comptabilité, l’ingénierie, l’administration, l’enseignement, la maintenance etc. Le chercheur d’emploi aurait à parcourir les annonces dans les plateformes d’emplois pour trouver des postes comme auditeur, caissier, chef de produit agricole, ingénieur informatique, téléconseiller, ressources humaines… Les employeurs peuvent aussi chercher le bon candidat sur notre plateforme tanitjobs . Mais pour revenir au chômage, la véritable source de ce fléau se trouve dans le nombre important des jeunes diplômés qui sortent des universités et des grandes écoles chaque année. Or, l’administration publique saturée ne fait plus de recrutement depuis ces dernières années. Les entreprises ne peuvent pas absorber tous les 85 000 chercheurs d’emplois qui arrivent sur le marché de l’emploi. Seuls 60 000 environ peuvent travailler. De plus, le cursus universitaire suivi par ces jeunes diplômés n’est pas compatible avec les besoins des employeurs. Le système éducatif bac + 3 et bac + 4 n’est pas mal en soi, mais il est en déconnexion avec l’offre des sociétés. Seuls les ingénieurs et les enseignants sont les plus sollicités. Il y a également la baisse du niveau des jeunes diplômés. En bref, l’encouragement du financement bancaire pour l’investissement privé est l’une des alternatives permettant de contourner le chômage dans toutes les villes.  
  Economie et potentialités à Hammamet Infrastructures de base et équipements collectifs Emploi à Hammamet   Cette ville tunisienne située à 60 km de la capitale à l’entrée du Cap Bon compte plus de 73200 habitants en 2014.Son histoire remonte à l’Antiquité à l’époque des Carthaginois. En ces temps-là, la région est reconnue pour ses plaines fertiles puis elle devient une colonie honoraire sous la domination romaine. Avec la conquête arabe, la ville est laissée en décrépitude. A partir du 12 à 13è siècle, une agglomération s’est formée autour du château du Cap d’El Hammamat. Les habitants ont construit les remparts et la Grand Mosquée mais la prospérité économique n’a pas fait long feu. La ville est ensuite conquise par les Ottomans qui se sont mélangés avec les femmes de pays pour produire des Kouloughlis. Puis, l’arrivée en masse des réfugiés andalous d’Espagne au début du 17 e siècle permet de relancer l’arboriculture pendant 2 siècles. Mais les autochtones souffrent de prélèvement fiscal de bey au cours du 19 e siècle. Sous le protectorat français, la ville se dote des infrastructures urbaines modernes comme le chemin de fer, l’électricité, le téléphoneet attire descélébrités comme Guy de Maupassant, Oscar Wilde, Jean Cocteau, Sophia Loren, … Un richissime roumain, Georges Sebastieny a même construit une villa de rêve qu’il a vendue ensuite à l’Etat. Aujourd’hui, cette villa est transformée en centre culturel et Hammamet est devenue une ville touristique qui regorge de belles maisons. Economie et potentialités à Hammamet Cette délégation appartenant au gouvernorat de Nabeul possède une densité de 2034 habitants par km2 en 2014. Elle pourrait attirer plus de touristes par ses infrastructures hôtelières de première qualité, sa médina bien préservée, sa station balnéaire, son festival international et son site archéologique. Au passage, on enregistre une cinquantaine d’hôtels dans cette veille. L’offre touristique inclue le tourisme balnéaire, les hôtels de haute de gamme, le tourisme culturel et médical. Cependant, les séries d’attentat des années passées ont perturbé le développement du secteur et la valorisation de ces atouts. A cela s’ajoute le manque de dynamisme des autorités et de la municipalité. Malgré ce manque de promotion du tourisme culturel dans la région, la ville enregistre une augmentation de 28,3 % de touristes pour le premier trimestre de l’année 2017 et une augmentation de 19 % par rapport à l’année dernière pour le premier trimestre de cette année 2018. Les Français se trouvent en première liste des touristes venus visiter le pays, suivi par les Russes, les Algériens et les autres nationalités. Les recettes de tourisme ont aussi augmenté de 46 % par rapport à l’année 2017 selon la statistique du ministère de tourisme et de l’artisanat. Par ailleurs, concernant le tourisme médical , on retrouve un ephad qui compte une douzaine de résidents Français souffrants d’Alzheimer et de maladie de Parkinson dans la ville. Cette institution d’hébergement propose aussi des soins de pieds ou de mains ou de coiffure aux seniors hébergés.Les familles de ces personnes viennent leur rendre visite lorsque les résidents le souhaitent plusieurs fois dans l’année. Outre le tourisme, la culture d’agrumes constitue également l’occupation de la population.Aussi, dans les années 2010-2011, la banque Tunisienne de solidarité et l’association de développement à Hammamet ont apporté le financement nécessaire pour une centaine de projets productifs du quartier « Nabka ». Une cinquantaine de projets bénéficie aussi de fonds de roulement dans le cadre du programme de réhabilitation des quartiers populaires situés dans les contours de la capitale. Infrastructures de base et équipements collectifs Beaucoup d’études ont été menés à propos de l’aménagement sur le plan régional. Ces études permettent d’identifier les problématiques de la région au niveau de l’infrastructure afin d’optimiser sa compétitivité. Outre ces études, il y a aussi les projets dont le plus récent est la mise en place d’un train électrique express reliant Hammamet et Haouaria. Celui-ci va beaucoup aider la population dans leurs déplacements sur le territoire de Cap bon. On peut citer également le projet de Mrazga qui tourne autour de l’instauration d’un périmètre d’intervention foncière et à l’élaboration d’un plan d’aménagement. Le site est un lieu important de tourisme international et de la villégiature. Le programme concerne 40 000 habitants et s’articule autour de la réalisation de logement, de conduite de l’eau potable et du gaz de la ville, et d’espaces verts avec un parc urbain, une zone d’animation etc. Notons qu’Hammamet possède un centre culturel international, les remparts de vieux fort, un parc d’attraction, le musée Dar Khadija, la médina, deux parcours de golf. Ces parcours se situent à travers les collines et la forêt et sont accessibles à tous les niveaux. La région possède également le port Yasmine qui propose une surveillance continue 24 h/24 et des équipements de haute qualité. Le plan d’eau de ce port peut accueillir plus de 700 navires de plaisance d’une longueur pouvant atteindre jusqu’à 110 m. Ces embarcations peuvent amarrer au quai ou sur plateformes flottantes ou fixes. Ce port s’est vu attribuer le label Pavillon en faveur de l’environnement de qualité bleu depuis 2006, mais depuis ces deux dernières années, elle n’a plus obtenu ce label. Le nombre des bateaux qui amarrent dans ce port a connu aussi une baisse depuis 2010. Cette situation est due à l’instabilité politique mais depuis le premier trimestre de cette année 2018, les réservations ont repris. Dans les années après la révolution, le quartier « Nabka » a bénéficié aussi d’une amélioration au niveau de l’infrastructure de base comme le bitumage des routes, la mise en place des réseaux d’éclairage public et des réseaux d’évacuation d’eaux. 10 000 habitants dans ce quartier ont ainsi obtenu du financement pour les équipements collectifs. Concernant les centres de formation, cette délégation n’est pas en reste comparée aux autres car il possède entre autres un centre de formation touristique. Cet établissement permet de former les jeunes qui souhaitent exercer un métier dans l’hôtellerie et le tourisme. Il prépare les étudiants à l’obtention du CAP, du BTP et de BTS. En effet, le secteur touristique est le plus porteur dans cette région et il offre aussi de nombreux emplois aux jeunes . Emploi à Hammamet Les emplois disponibles dans cette délégation concernent notamment le secteur hôtelier et les agences de voyage. On retient entre autres les postes comme le directeur d’hôtel, directeur de restauration, chef de cuisine, chef pâtissier, chef réception, veilleur de nuit, animateur DJ, assistante de direction, hygiéniste, kinésithérapeute, croissantier, conseillère de voyage etc. Mais il existe également d’autres profils recherchés par les entreprises comme agent immobilier, informaticien etc. Parmi les hôtels construits pendant cette année qui ont recruté un personnel nombreux, on peut citer « The Orangers Garden ». Cette propriété possède 288 chambres avec une quinzaine de suites et une quinzaine de bungalows. Cet hôtel installé au bord de la plage dispose aussi de 3 piscines dont une couverte, un spa, un hamman, un sauna, salle de fitness et des bars. Avec l’arrivée des vacances, les hôtels recrutent souvent des candidats attirés par cet univers touristique et de restauration. Ceux qui bénéficient d’une formation dans ce secteur et qui peuvent parler couramment une ou deux langues étrangères peuvent décrocher un job dans ce secteur. Sur le site tanitjobs, vous pouvez faire de recherche pour trouver un emploi correspondant à votre profil dans cette région .
Présentation de la ville Enfidha Economie et potentialités d’Enfidha Infrastructures de base et équipements collectifs à Enfidha Emploi à Enfidha   Cette délégation rattachée au gouvernorat de Sousse se trouve à 107 km environ de Tunis. Elle recense quelque 9980 habitants en 2004. La ville possède un patrimoine culturel remarquable, des plages de sable blond, une infrastructure hôtelière acceptable, des ports de plaisance, des souks animés et un aéroport international s’étendant sur une superficie de 75 000 m2. Ces atouts attirent les touristes qui sont de plus en plus nombreux à venir visiter l’arrière-pays et les déserts. Présentation de la ville Enfidha D’abord, pour la petite histoire, Enfidha appartenait autrefois au bey de Tunis. Puis elle a été offerte à Kheiriddine Pacha pour le remercier par son intervention au titre de droits de succession de la famille Sadok bey sur le trône de souverain vassal du sultan.Puis, le domaine passe aux mains d’une société marseillaise lorsque Kheiriddine quitte le pays pour Constatinople. Plus tard, une société afro-africaine l’acquiert et Enfidha devient un territoire où les français cohabitent avec la population tunisienne. La ville se trouve entre les pentes, les monts de Zaghouan et la mer. Le magnifique sable, les larges plages ensoleillées, le soleil, le musée archéologique, l’histoire et la culture attirent des milliers de touristes chaque année.Une visite dans l’arrière-pays permet de découvrir des paysages de désert aux magnifiques canyons et aux vallées fertiles. Cet important centre agricole pendant la colonie française est répartie en 34 villes. On y retrouve un style d’architecture hybride qui associe à la fois les caractéristiques des provinces françaises et des villes locales. Des types des installations rurales romaines et byzantines sont également abondants dans la ville (chapelles, villas…) avec des vestiges de l’ère chrétienne. Cette région ensoleillée a une température moyenne de 19,9 degrés avec des étés courts de 3 mois environ du mois de juin au septembre. Pendant l’année, les degrés de la température s’échelonnent entre 6 degrés à 32 degrés et elle peut atteindre plus de 36 degrés en période estivale. Economie et potentialités d’Enfidha Concernant l’économie de cette délégation de Sousse,elle est axée principalement à la culture des céréales, des olives, des dattes, des vignes. Les habitants élèvent également des cheptels. Le secteur agroalimentaire emploie également une partie de la population active.Les objectifs à prévoir pour les prochaines années sont la diversification de production agricole afin de rentabiliser le secteur et de répondre aux besoins des industries. Le développement des cultures à haute valeur ajoutée et l’aménagement de pépinières d’alfa figurent aussi dans les projets de promotion de ce secteur.La région possède aussi une zone industrielle de 150 ha dédiée aux projets industriels en mécaniques du pôle de compétitivité. Celle-ci vise à favoriser le développement et l’innovation dans le domaine de la mécatronique. Les premières usines en électroniques sont d’ailleurs opérationnelles vers la fin de cette année.La région possède également une zone industrielle séparée en 3 ZI : Enfidha I, II et III. Cette dernière en cours d’aménagement s’étend sur une superficie de 36 ha. Enfidha I, quant à elle, possède 48 lots occupés par des usines importantes contre 127 lots pour Enfidha II occupés par des grandes entreprises industrielles et des petits métiers. Des entreprises étrangères comme Danone, Autoliv, Gardeur , Sagem, Arco-Soniaetcse sont implantés dans cette délégation de Sousse. Par ailleurs, en dépit de ses 3 000 ans d’histoire laissée par les vestiges du site archéologique du Carthage, ellepromet un potentiel technologique élevé. En effet, cette région fait l’objet du projet de Tunisia Economic City. Il s’agit de la création d’une cité économique et touristique avec des tours jumelles, des hôtels de luxe, des centres de commerce, de cité médiatique et universitaire, de cité de loisirs etc. sur une superficie de 90 m2. Ce type de « ville intelligente » sera un portail économique entre les pays arabes voisins etl’Europe. Le coût de cet investissement qui regroupe une cinquantaine de sociétés internationales est estimé à 50 milliards de dollars. Le projet promet de fournir quelque 250 000 emplois.La région reçoit également une autre enveloppe de 7 millions de dollars en vue de la création d’une zone irriguée et l’aménagement des pistes agricoles. Le port des eaux profondes à Enfidha permet aussi de relancer l’économie de cette région afin de diminuer les disparités régionales. Par ailleurs, cette région se démarque aussi par son potentiel touristique. Citons entre autres l’ancienne Upenna, le cimetière militaire d’Enfidha, les médinas, les km de plages, les safaris, le désert… Infrastructures de base et équipements collectifs à Enfidha La ville est un point de jonction important pour les axes de routes de la RN1 et de la RN2. Elle se trouve aussi sur le trajet de la ligne de chemin de fer qui relie le pays à Sfax. La municipalité possède également un aéroport international qui sert à désembouteiller les aéroports de Tunis et de Monastir. Cette structure a une capacité d’accueil finale de 22 millions de passagers et une piste d’atterrissage s’étalant sur 3 300 m et un tour de contrôle de 85 m de haut. Cette région dotée d’un potentiel agricole et touristique non négligeable fait également l’objet des projets de création d’infrastructures dont certains sont déjà réalisés comme l’aéroport d’Enfidhadont nous avons parlé qui est déjà fonctionnel. On retrouve également la construction d’autoroute Enfidha-Gafsa, le projet de port en eaux profondes. Ce dernier fait partie du projet Tunisia Economic city. Il sera l’un des plus modernes parmi les ports existants et il disposera de tous les services de manutention et de stockage. Il sert à combler l’insuffisance de capacité des ports à Méditerranée du fait de son emplacement à un carrefour maritime, aérien et routier.  Concernant les structures sanitaires publiques et touristiques, Enfidha possède un hôpital de circonscription et des hôtels et maisons d’hôtes pour accueillir les touristes comme l’apart Hergla diamond, la Résidence El amen situés à une dizaine de km du musée d’Enfidha. La région possède également quelques centres de formation et d’apprentissage professionnels. Sans oublier la Novation city qui s’étend sur 250 ha répartie sur Sousse et Enfidha avec une école d’ingénieur, 2 centres de recherches mécatroniques etc. Emploi à Enfidha Le taux de chômage à Sousse et à Enfidha est faible comparé aux autres gouvernorats. Il avoisine 9,7 % contre 25,6 % à Gafsa et à Tozeur. Cependant, la grève générale de l’année 2016 a montré l’insatisfaction de la population sur la situation d’emploi dans la ville. La cause en est principalement le licenciement abusif de quelques employés dans l’aéroport et le taux de pauvreté dans la ville.Mais le gouvernement promet la mise en place d’une relance de l’économie avec la promotion des secteurs de manufacture, de l’agriculture et de tourisme. La construction du port des eaux profondes de cette région permet également de fournir des emplois aux jeunes et cadres de la ville. Le projet de ville intelligente est aussi un grand réservoir d’emplois de 2500 postes. Ces deux projets pourront aider la délégation à rattraper son retard au développement. Enfin, pour le mois de juillet de cette année, le gouverneur a aussi mis en route un projet de développement intégré d’un montant de 10 millions de dollars dont 3 millions pour le financement des projets individuels productifs.    
  Découpage administratif de Monastir Economie et potentialités Infrastructures de base et équipements collectifs Emploi à Monastir   Cette ville côtière de Sahel en Tunisie est située à quelque 16O km de la capitale. Sa superficie s’étend sur 1 024 km2. Etymologiquement, le nom de la ville pourrait provenir du mot monastère. L’histoire de la civilisation de ce gouvernorat remonte dans la période paléolithique moyenne dans les 3 000 ans avt J.C. Il fait d’ailleurs partie des premières colonies arabes construites en Ifriqiya et on penserait qu’il serait l’antique Ruspina. Tour d’horizon sur les potentialités et les opportunités d’emplois dans cette région. Découpage administratif de Monastir Ce gouvernorat crée en 1974 se trouve au cœur de la Méditerranée, à proximité de l’Europe. Il est entouré par Sousse au nord, Mahdia au sud, et la mer méditerranéenne. Il est divisé en 13 délégations, une trentaine de municipalités et 77 imadas. Ces délégations sont par l’ordre alphabétique Bekalta, Bembla, Beni Hassen, Jemmal, Ksar Hellal, Ksibet-el-Médiouni, Moknine, Monastir, Ouerdanine, Sahline, Sayada-lamta-Bou-hajar, Téboulba, et Zéramdine. Monastir qui est d’ailleurs le chef-lieu et Moknine sont les régions les plus peuplées selon le recensement en 2014 avec une population de 81294 et 75 885 pour Moknine.Le taux de croissance démographique environne 1,8 %. Tandis que le taux d’urbanisation est estimé à 100 %. Depuis octobre 2017, AkremSebri est à la tête de ce gouvernorat qui compte environ 548 820 habitants avec une population active de 189 400. La température moyenne avoisine 12°C à 20 °C. Quant à la mesure de quantité de pluie tombée chaque année dans cette région, elle affiche 280 à 400 mm. Ce gouvernorat est jumelé avec la région du Rhône en Alpes et Münster en Allemagne. Economie et potentialités Le secteur industriel, le tourisme et l’agriculture constituent les principales activités de la population. Les industries textiles et habillement sont les premiers fournisseurs d’emplois. La plupart de leur production est acheminée en Europe. On enregistre environ 1200 entreprises et une douzaine de zones industrielles dans la région. Ces ZI sont réparties à Moknine, Benane, Bembla, Jemmal, Monastir, Ksal, Teboulba, Touza, MenzelHayet et la technopole de Sahline. 83 % des emplois industriels sont implantés dans les environs des délégations de Ksar et Bembla. L’économie de cette région repose aussi sur l’agriculture. Les 86 % des terres destinées à l’agriculture dont 13 125 ha sont des zones irriguées publiques ou privées. 450 ha sont des forêts contre 4 600 ha pour les parcours. La production de cheptel environne 74 500 têtes (bovin, caprin, ovin). Concernant les principaux produits agricoles, la région produit notamment des produits de pêche (23 983 t/an), de viande rouge, de volaille, de lait, d’huile et d’olive. La culture d’olive s’étend sur une superficie de 60 000 ha. Monastir se fait aussi une réputation dans la production de culture de légumes (169 702 t/an) et d’arboriculture (11 297 t). Le développement de l’agriculture est favorisé par la présence de 8 lacs collinaires et des barrages collinaires. L’installation d’une douzaine de sites aquacoles dans la lagune de Monastir permet aussi à la région de se lancer dans l’élevage de dorade et de loups de mer. Le secteur touristique occupe la troisième occupation de la population avec les hôtels de luxe au bord de la mer, les terrains de golf… la région attire des nombreux touristes étrangers. Le secteur touristiquepossède plus d’une cinquantaine d’unités hôtelières totalisant une capacité d’hébergement de plus de 25 440 lits. Ces hôtels offrent 9 000 emplois. Outre le ribat de 8 e siècle, la grande mosquée, la mosquée Bourguiba, les musées, le souk, les iles Kiriates.., la ville dispose également d’autres atouts comme le port de plaisance, des centres de plongée, deux terrains de golf, un hippodrome, des boîtes de nuit etc. Les animations abondent entre les activités ludiques et sportives. Depuis ses 5 dernières décennies, elle attire ainsi les touristes par le potentiel balnéaire de Saknès. Celle-ci comporte deux unités hôtelières, un musée, un quartier marin et le port de plaisance. Il y a également la zone touristique de Jinène El Oust qui possède 6 unités résidentielles et la zone de Bekalta qui comporte 6 unités hôtelières et des lots d’animation. Par ailleurs, l’infrastructure de transport de la région est aussi l’un des facteurs déterminants dans l’essor de ce gouvernorat. En effet, il possède un aéroport international, une gare, et un métro qui le relie à Sousse et à Mahdia. Des bus, des taxis, des véhicules de louage le relient aussi à ces deux autres gouvernorats. Infrastructures de base et équipements collectifs Le branchement en électricité dans ce gouvernorat est évalué à 99,9 % en zone urbaine contre 99,8 % en zone rurale. L’accès de la population à l’eau potable en milieu urbain et rural, est quant à lui, estimé à 100 %. Le réseau de transport moderne est composé d’un aéroport, un port commercial, une gare, un métro,et des routes nationales, régionales et locales. L’aéroport international relie le gouvernorat à l’Europe et aux pays Arabes. Le secteur communication se développe aussi dans cette région avec un nombre d’abonnés fixe de 49 169 personnes. Côté équipements collectifs scolaires, elle dispose aussi d’un réseau scolaire performant avec 12 établissements d’enseignement supérieur (faculté de médecine, de science, de pharmacie, institut supérieur de l’informatique et de mathématiques,institut supérieur de biotechnologie etc.).Ce réseau est complété par 49 centres de formation professionnels publics et privés, 157 écoles primaires, 452 crèches et jardins d’enfants, et 76 lycées secondaires. Concernant la structure sanitaire, Monastir est encore avantagé par rapport aux autres gouvernorats car il possède 12 hôpitaux régionaux, 88 centres de base, une vingtaine de cliniques et une vingtaine de laboratoires d’analyses et de radiologies. 121 pharmacies complètent cet effectif. Enfin, concernant l’équipement collectif de loisirs, la région possède 4 complexes sportifs, 56 stades sportifs, 89 salles de sport privés et publiques et une piscine sportive. Emploi à Monastir Cette région est la moins touchée par le chômage comparé aux autres gouvernorats. En effet, seuls 6,1 % de la population sont au chômage selon le chiffre indiqué pour le deuxième trimestre de l’année 2017. Quoi qu’il en soit, l’Etat a décidé d’octroyer une hausse de 60 % du budget au ministère de la formation professionnelle. Cette enveloppe financière se répartira entre le gouvernorat de Monastir et les autres gouvernorats. Le salon organisé par l’ANETI du 15 novembre dernier qui a vu la participation de 80 entreprises dans le secteur industriel, a aussi pour objectif de recruter des centaines de diplômés du supérieur et des milliers d’ouvriers (6 000) dans le secteur textile et habillement.Par ailleurs, la construction de l’unité de fabrication de câbles électriques de la « PSZ » permet aussi d’offrir 3 500 emplois aux jeunes Tunisiens et aux diplômés de l’enseignement supérieur. A noter que cette société allemande possède déjà d’autres filiales à Ksar Hellal. Le groupe « Leoni Tunisie » va créer aussi 5 000 emplois pour les habitants de Sousse, Mahdia et Monastir grâce à l’aménagement d’une nouvelle unité à Manzel hayet. De leur côté, les dirigeants politiques sont plutôt optimistes avec le retour des bailleurs de fonds en l’occurrence la Banque mondiale avec l’octroi d’une enveloppe de 500 millions de dollars et le FMI avec 249,1 millions de dollars pendant cette année. Chahed a d’ailleurs assuré qu’il n’y aura pas de nouveaux impôts pour les entreprises pendant l’année 2019.  
Découpage administratif de l’Ariana Economie et potentialités Infrastructures de base et équipements collectifs d’Ariana Emploi dans ce gouvernorat Ce gouvernorat est situé au nord-est de la Tunisie, proche de Tunis. Il est entouré par Bizerte au nord, Tunis au sud, Manouba à l’ouest et la mer Méditerranéenne à l’est. Son emplacement lui a fait devenir un pôle économique varié offrant plusieurs opportunités d’emplois et d’investissement. La région s’étendant sur une superficie de 456 km2 occupe 0,3 % de la totalité de la superficie du pays. Tour d’horizon sur les richesses et potentialités, les infrastructures de base et les possibilités d’emplois dans ce gouvernorat. Découpage administratif de l’Ariana La création de ce gouvernorat date de 1983. Il est découpé en 7 délégations, 6 communes et 46 imadas. Ces délégations sont réparties en Ariana ville, Soukra, Raoued, Ettadhamen, Kalâat-el-Andalous, Mnihla et Sidi Thabet. Kalâat-el-Andalous est la plus vaste mais la moins peuplée avec une population de 23 000 personnes sur une superficie de 18359 ha contre Ariana ville, peuplée par 97 687 habitants en 2004 sur une superficie de 1885 ha (la plus petite des délégations). Le poids de la population par rapport au Grand Tunis est de 20 % avec une forte représentation de population communale (90 % des habitants). La région possède un climat méditerranéen avec des hivers doux et humides et des étés chauds. Les températures s’échelonnent entre 6°C et 45°C avec une pluviométrique de 450 mm par an. La région était une station de plaisance des riches dans les deux derniers siècles. Sur le plan économique, il possède un tissu économique varié composé des zones industrielles et d’une vaste superficie dédiée à l’agriculture.A noter qu’Ariana est jumelée avec la ville de Salé au Maroc, Grasses et Auvergne en France. Economie et potentialités Le secteur industriel constitue les principaux fournisseurs d’emplois dans cette région. Il s’agit notamment des industries dans le domaine du textile, de l’habillement, de l’agroalimentaire qui fournit 50 % de l’activité économique du gouvernorat. Des sociétés de services dans le domaine de TIC, de fabrication de cuir, de chaussures, de l’électronique constituent aussi des possibilités d’investissement. La région compte plus de 270 unités industrielles réparties dans les zones industrielles d’Ariana aéroport, Sidi Thabet, KalaatLandalous, Choutrana, M’nhila, El Bokri, Jaafar-Raoued. La présence des industries dans les secteurs textile, habillement et électrique a pour effet d’augmenter les exportations de ce gouvernorat. L’agriculture occupe la deuxième occupation des habitants. La superficie agricole est occupée par les céréales, les cultures de légumes, les fourrages, l’arboriculture et les cultures industrielles.Les terres cultivables occupent 24 000 ha, soit 70 % de la superficie de la région. La production agricole est dominée par les cultures maraichères, puis les cultures céréalières et les cultures des arbres (agrumes, pommes, poires…). 137 ha sont aussi réservés à la culture biologique avec les arbres fruitiers, fourragers, l’orge, le blé, l’artichaut… Le gouvernorat se fait aussi une réputation dans la production des roses dans le parc BirBelhassen. Concernant la production animale de cette région, les délégations de SiditThabet et Kalâat-el-Andalous sont les plus grandes productrices. Le nombre de cheptel en tête environne 57 800 en 2014 (bovin, ovin, caprin). Les habitants font également de petit élevage avec les volailles, les lapins, les abeilles. Les produits agricoles de viande pour l’année 2014 est 4 270 tonnes par an, contre 2 750 tonnes par an pour les volailles. La production de la pêche, quant à elle, atteint 167 tonnes par an. Ces chiffres permettent de révéler un développement notable dans l’investissement des secteurs agricultures et pêche de ce gouvernorat. Le développement de l’agriculture est favorisé par la présence d’une douzaine de lacs collinaires. Les ressources en eau se trouvent dans le bassin de la vallée de la Mejerda, et la nappe de la Soukra.Parmi les principaux projets agricoles de cette région, on peut citer à titre d’exemple la pépinière forestière à Sidi Thabet, le port de pêche de Kâlaat-el-Andalous, le musée national de chasse à Jbel Ammar. Pour l’année 2016, la délégation d’Ariana aquant à elle, entreprise des projets d’infrastructure routière et d’installation de réseaux d’eau de la ville et de créations d’espaces verts. Infrastructures de base et équipements collectifs d’Ariana Dans ce gouvernorat, le branchement en électricité dans la zone urbaine atteint 100 % contre 98,9 % en zone rurale. Le taux d’assainissement en eau potable dans la zone urbaine est également estimé à 100 % contre 99,5 % en zone rurale. Par ailleurs, cette région est facilement accessible grâce à la répartition des infrastructures routières avec les routes nationales, régionales, locales et les autoroutes. Cette région est également dotée de deux ports dont celui de Kâlaat-el-Andalous et de Raoued. D’ailleurs, la production de pêche fournit des centaines de postes d’emploi. Ces dernières années, le secteur de la télécommunication a connu aussi une croissance fulgurante dans cette région et dans tout le pays. Le renforcement de l’infrastructure de la télécommunication a permis d’avoir un nombre d’abonnés de plus 72 800 dans ce gouvernorat. La densité téléphonique a passé de 14,88 % en 2014. L’évolution de la télécommunication a permis également d’augmenter le nombre d’abonnés aux utilisateurs d’internet. Concernant les équipements collectifs de l’enseignement, ce gouvernorat possède 87 écoles primaires, 247 crèches et clubs d’enfants, une cinquantaine de lycées et collèges secondaires ainsi qu’une dizaine d’institutions supérieures. On y retrouve également la technopole d’Elghazala qui a été fondé en 1992 et la technopole de Sidi Thabet. La première regroupe 16 entreprises et 4 établissements publics avec un effectif de plus de 600 ingénieurs. Quant à la technopole de Sidi Thabet, elle comporte des institutions nationales et des centres de recherche et des organismes de formation. Une quarantaine de centres privés de formation professionnelle complètent cet effectif d’infrastructure d’enseignement. Côté structure sanitaire, Ariana compte 3 hôpitaux dont 1 régional, 1 local, et 1 CHU, 24 centres de santé de base, 48 laboratoires d’analyses. Ce gouvernorat dispose aussi une centaine de pharmacies et 3 cliniques. Enfin, concernant l’équipement de culture et de loisirs, la région compte 10 bibliothèques, 3 salles de théâtre, 2 maisons de culture, 1 complexe sportif et 16 stades sportifs et salles de sport couvertes. Emploi dans ce gouvernorat Malgré le frein à la création de projets en Tunisie dus aux formalités administratives et la difficulté d’obtention de financement, Ariana fait partie des gouvernorats ayant le meilleur taux d’occupation. Le secteur tertiaire occupe plus de 60 % de l’emploi contre 5 % environ pour le secteur primaire. Ce qui fait que le taux de chômeurs de cette région est inférieur à la moyenne nationale avec un taux de chômage de 13 % environ. Ce gouvernorat possède d’ailleurs un espace visant à favoriser l’employabilité des jeunes ayant des projets. Le gouvernement a d’ailleurs offert une douzaine de millions de dinars pour le financement de projets de près de 2 000 porteurs de projets. Le secteur agricole se voit aussi octroyer une enveloppe de 2,5 millions de dinarsdont la plus grande part s’en va dans les industries de transformation de produits agricoles et dans les activités agricoles (98%).Ces investissements visent essentiellement à promouvoir l’exportation et les industries de transformation. Enfin, l’aménagement du secteur routier a permis aussi de fournir des emplois à quelques jeunes malgré le fait que les offres ne comblent pas les nombreuses demandes d’emploi.  
  Découpage administratif de Kairouan Economie et potentialités de la ville Infrastructures de base et équipement collectif Emploi à Kairouan   Ce gouvernorat dont la création date de 1956 se trouve dans la région centre ouest de la Tunisie.Il s’étend sur plus de 6710 km2 et couvre 4,1 de l’étendue du pays. Il est entouré par Sfax, Sousse, Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzhid et Mahdia. Son nombre d’habitants est estimé à 570 560 personnes environ en 2014. Une enceinte en brique entoure cette ville agricole en forme de rectangle, qui fait partie de la cité sainte de l’Islam. Tour d’horizon sur l’économie et les potentialités de cette région ainsi que les emplois qui y sont disponibles. Découpage administratif de Kairouan D’abord, cette ville est la capitale du Maghreb sous la dynastie Aghlabide au 9 e siècle. Cet essor lui a valu son patrimoine culturel, religieux et artistique important. Cette région sise à 160 km du Tunisest répartie en 11 délégations, 12 municipalités et 7 conseils ruraux. Il est actuellement présidé par le gouverneur Mounir Hamdi. Le taux d’urbanisation est estimé à 35,5 % environ tandis que le taux de la croissance de la population est évalué à 1,8 %. La température moyenne dans la région varie entre 5°C à 21°C en hiver et pendant les saisons estivales, elle peut atteindre 25°C à 42°C. Quant à la quantité de pluie qui y tombe pendant l’année, elle s’échelonne entre 250/400 mm. L’économie de Karouantire profit de sa proximité avec les côtes, son abondante main-d’œuvre et ses ressources naturelles. Il possède aussi un emplacement privilégié qui lui fait partager les frontières avec les gouvernorats limitrophes. Ce qui a pour effet de favoriser l’implantation des industries et le développement de l’agricole. A noter que cette ville a conclu un accord de coopération avec la province de Torino (Italie). Economie et potentialités de la ville Le secteur de l’agriculture demeure le plus grand réservoir d’activités de la population. 40 % de la population active sont des agriculteurs et des éleveurs. Et ce malgré la région dénudée et constituée en partie de marécages. Ce gouvernorat possède 657 700 ha terres agricoles et 347 930 ha environ de terres cultivables. Il tient le premier rang dans la culture des arbres comme l’abricot et approvisionne les gouvernorats limitrophes. Il est aussi le deuxième producteur d’olives dans le pays avec une production de 52 700 tonnes par an et le troisième producteur d’amandes.Le lait, le miel font aussi partie de ses principaux produits agricoles. Concernant l’élevage, il produit jusqu’à 19 340 tonnes par an de viande rouge et 2 450 tonnes par an de volailles. On y recense plus de 484 000 têtes de bœufs, brebis,moutons, chèvres, dromadaires, chameaux etc.Ce gouvernorat exporte essentiellement des produits agricoles comme les abricots, des conserves de tomates, des huiles d’olives, de confiserie mais aussi des équipements comme les fils acrylique, les faisceaux de câbles, le tapis artisanal etc. Outre le secteur agriculture qui emploie 40 % de la population, les services enregistrent aussi un effectif de 27 % des travailleurs. On y retrouve une cinquantaine d’entreprises étrangères et 7 zones industrielles. Ces dernières sont réparties dans les zones à Baten I et II, à Hajeb Layoun, à Sbihka I, à El Weslatia, Nasrallah, ZI Route de Tunis I,II, III et à Skibha II.Les activités des entreprises dans ces zones s’articulent autour de la fabrication de matériaux de construction, de verre, de céramique, de prêt-à-porter et des textiles, des équipements électroniques, métallurgiques. On y retrouve également des industries chimiques et agroalimentaires et d’autres industries. Une partie de la population gagne aussi leur pain avec la fabrication artisanale des ornements sur les métaux, des tissus, des tapis, des selles, de travail de cuir etc. Mais la ville est surtout connue pour sa fabrication de tapisserie. Le gouvernorat de Kairouan possède aussi une réserve d’un milliard de barils et a conclu un partenariat avec DualEx Energie pour l’exploitation de cette ressource pétrolière. Sans oublier ses autres richesses minières comme le gypse, le kaolin, le marbre, le sable, l’argile et le calcaire.Concernant sa richesse culturelle, elle renferme une trentaine de mosquées et de minarets, 8 sites archéologiques et 1 musée archéologique. Infrastructures de base et équipement collectif Si le secteur agricole est florissant dans cette zone, c’est grâce à ses importantes ressources hydrauliques et son assez vaste réseau routier. En effet, les 3 barrages construits autour de la ville favorisent la culture des arbres fruitiers et des légumes. A cela s’ajoutent les 93 lacs et barrages collinaires. Le gouvernorat compte également plus de 664 km de routes nationales et régionales bitumées et plus de 2260 km de pistes agricoles et de routes locales bitumées. Un projet d’autoroute est également en cours. La région dispose aussi de deux aéroports internationaux : celui de Monastir et d’Enfithaet deux ports dont l’un est un port commercial. Concernant le taux de la population qui bénéficie de l’électricité, il atteint 100 % en zone urbaine contre 98,9 % en zone rurale. Le taux des habitants qui ont accès à l’eau potable environne, quant à lui, 63,4 %. Côté équipement collectif, Kairouan dispose d’un pôle universitaire pouvant accueillir des étudiants en lettres et sciences humaines, arts et métiers, informatique et gestion, études juridiques et politiques, sciences appliquées et technologie, en études technologiques et mathématiques appliquées et informatique. Une cinquantaine de centres privés et publics proposent également des formations. Des centaines de crèches, écoles primaires et plus d’une soixantaine de lycées et collèges secondaires complètent cet effectif d’établissements d’enseignement. Côté sanitaire, la région possède aussi 9 hôpitaux régionaux, 130 centres de santé de base, une dizaine de laboratoires d’analyses et une polyclinique. Emploi à Kairouan Dans la lutte contre le chômage, l’OMEDRH a lancé un programme permettant de participer au développement économique de la région. L’objectif de ce projet est la promotion des initiatives des entrepreneurs qui créent des emplois aux jeunes chômeurs. Pour ce, l’organisation maghrébine des études et de développement des ressources humaines collaborent étroitement avec le secteur privé et la société civile. Le projet permet la valorisation des compétences locales dans l’artisanat, les produits agricoles à travers l’amélioration des produits pour mieux répondre aux besoins de l’économie locale. Il soutient également la création d’entreprises et l’appui en phase après création. De son côté, le PASC de cette région a mis en œuvre un programme d’accompagnement des femmes dans cette ville afin qu’elles puissent échanger leurs expériences et dégager des possibilités de collaboration. Par ailleurs, l’investissement du gouvernement dans la construction de barrages depuis les années 80 a permis aussi de créer des perspectives économiques et sociales pour la population de ce gouvernorat. Cependant, il ne faut pas cacher que malgré ces quelques efforts, la position stratégique de Kairouan dans le pays et son énorme potentiel, la pauvreté y avoisine 34 %. Le taux de chômage des jeunes diplômés y est élevé.Il en est de même pour le taux de suicide. Rappelons que 40 % de la population est constitué de jeunes. Les habitants attendent ainsi l’Etat pour l’investissement dans le développement des régions intérieures, dans la création d’emplois notamment dans le numérique et dans l’amélioration de la sécurité de la ville. Ils souhaitent également la mise en place d’une dynamique de développement équilibré dans tout le pays mais non pas uniquement dans la capitale ou le Sahel.                                                                
Découpage administratif Richesses et potentialités de ce gouvernorat Les infrastructures de bases et équipement collectif Les emplois à Ben Arous Ben Arous fait partie de l’un des 24 gouvernorats de la Tunisie, pays de l’Afrique du nord. Sa création date du mois de décembre 1983. Ce gouvernorat situé à une dizaine de km de Tunis est délimité par Nabeul à l’est, Tunis et Manouba à l’ouest, la mer Méditerranée au nord et Zaghouan au sud. Il se démarque par son pôle industriel important. Celui-ci possède environ 560 entreprises offrant quelque 62 600 emplois, alors que la superficie de son territoire ne couvre que 761 km2. Tour d’horizon sur les richesses et potentialités de ce gouvernorat ainsi que les opportunités d’emplois qu’on peut y trouver. Découpage administratif L’effectif des habitants de ce gouvernorat situé au sud-est du Grand Tunis atteint 631 842 environ en 2014. Du point de vue administratif, son découpage est constitué de 12 délégations, 11 municipalités et 6conseils ruraux. Ces délégations sont : Ben Arous, Nouvelle Médina, El Mourouj, Hammam-Lif, Hammam-Chatt, Bou M’hel El Bassatine, Ezzahra, Radés, Mégrine, M’Hamdia, Fouchana et Mornag. Au niveau de concentration de la population, la commune El Mourouj est la plus peuplée avec 102 444 habitants. Fouchana et Mornag regroupent quant à elles, 62 954 et 55 521 personnes. Tandis que la commune la moins peuplée est Hammam-Chatt avec 27 611 personnes. Ce gouvernorat est caractérisé par des paysages montagneux, avec des plaines verdoyantes et la mer. Sa position géographique et sa proximité avec la capitale vont impacter sur son fonctionnement. A noter que cette région est jumelée avecLazio, Saint-Etienne, Nord Pas de calais et Arles .Concernant son, la région possède un climat de type méditerranéen avec des températures douces de 11,4 °C en hiver et chaudes en été (21,6 °C à 46,8 °C). Les précipitations annuelles sont irrégulières. Elles varient de 275 à 500 mm. Richesses et potentialités de ce gouvernorat 90% de la population de Ben Arous habite dans les zones communales mais il affiche un taux d’urbanisation de 90,5 %. L’économie de cette région est principalement basée sur le tissu industriel et l’agriculture. L’activité artisanale est peu florissante car on n’y retrouve que 4 entreprises artisanales. Par contre, on y enregistre plus de 560 entreprises ayant dix employés et plus et 177 d’entre eux opèrent uniquement dans l’exportation dans le secteur textile, électronique ou mécanique. Elles sont réparties dans 20 zones industrielles s’étendant sur une superficie de 1 066 ha. Ce sont les ZI de Sidi Rézig, Ezzahra, El Mghira et Méghrine. On retrouve également de nouvelles zones industrielles publiques et privées étendues sur une superficie de 250 ha. La population active de ce gouvernorat environne 208 567 en 2014. Elle travaille dans les industries de manufacture, dans les services administratifs et dans l’agriculture. Concernant l’agriculture, cette région possède 67 000 ha terres labourables soit 47 % des terres agraires du gouvernorat. Les forêts occupent 16 000 ha tandis que les terres arides sont 20 100 ha. L’élevage constitue aussi une part importante dans les activités des habitants avec l’élevage des ovins (40 000 têtes) , des vaches, des caprins. On y retrouve également de production des produits de pêche de 27 000 tonnes par an, de viande rouge et des viandes de la volaille (poulet de chair ) ainsi que de lait (13 500 t/an) et des œufs. La région produit également plusieurs tonnes par an de pommes et poires, de raisins de table, de blé et d’orange. De plus, elle exporte aussi des fleurs et des clovisses. Par ailleurs, la richesse en ressources hydrauliques de la région permet de faciliter l’évacuation des produits et l’irrigation de la culture (3 barrages collinaires, 24 lacs collinaires et le barrage d’Oued El Hma) . Elle possède aussi le port de Radès qui prend en charge la majorité du trafic en conteneur et le trafic roulant du pays. Concernant les données démographiques de cette région, le taux de la croissance des habitants est estimé à 3,3 % tandis que le taux des enfants âgés de 0 à 6 ans qui fréquentent l’école environne 96,6 % contre 97,5 % pour les enfants de 6 à 14 ans. Les infrastructures de bases et équipement collectif Le secteur de services et de commerces dispose d’une main-d’œuvre spécialisée. En effet, le gouvernorat possède 7 centres spécialisés proposant des formations en bâtiment, textile et bonneterie, transport et logistique, métiers du tertiaire, techniques appliquées en cuir etc., 4 instituts supérieurs et une quarantaine de centres privés complètent ces centres de formations. Le parc scolaire du 1 er cycle de base comprend, quant à lui, plus de 150 écoles primaires publiques, 2 écoles primaires privées, 336 jardins, crèches et clubs d’enfants. 83 lycées et collèges privés et publics épaulent l’enseignement secondaire. Concernant l’infrastructure sanitaire de la région, elle est essentiellement composée de 2 hôpitaux régionaux, 46 centres de santé de base, 18 laboratoires d’analyses radiologiques et 5 cliniques. On y recense également 115 pharmacies. Ces équipements sanitaires sont appuyés par un personnel médical regroupant 371 médecins généralistes et spécialistesdu secteur public et du secteur privé, soit un médecin pour 1063 personnes. Concernant l’infrastructure sportive, Ben Arous abrite 3 complexes sportifs, 37 salles de sport couvertes, et une quarantaine de stades de spécialité (en football, tennis, basket-ball etc). Il possède aussi 3 piscines dont 2 sont des piscines olympiques. Il compte également 17 maisons de jeunes et 4 centres d’hébergement. Concernant les équipements culturels, cette région dispose 19 bibliothèques, 6 théâtres, et 8 maisons de culture. Outre cette infrastructure culturelle, le gouvernorat possède également des sites archéologiques (celui d’Oudhna, d’Aqueduc Romain et de Mohamadia). A noter que le taux de l’électrification de ce gouvernorat atteint 99,8 % et le taux d’assainissement en eau potable dans la zone urbaine environne 96 %. Le ratio de desserte en service de postes environne quant à lui, 1 bureau pour 13 880 habitants dans Mornag. Ce chiffre dépend de la délégation. Par ailleurs, considérée comme la zone d’échange entre le nord et le sud du pays, le réseau routier est composé d’autoroutes R1, de routes régionales et de pistes agricoles, d’une ligne de chemin de fer, de métro et du port de Radès. Les emplois à Ben Arous Ce gouvernorat se démarque par ses efforts dans l’investissement surtout entre 2014 et 2015. En effet, pendant cette période l’investissement dans l’activité industrielle et services a affiché une hausse de 285 % selon les statistiques recueillies auprès de l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation. Le nombre des entreprises créés a augmenté de 13 à 34. Cette création impacte positivement sur le taux de chômage car le nombre des postes créées a grimpé de 10 à 35 au cours de ces années. De même au cours de l’année 2017, le secteur de l’industrie manufacturière a affiché une croissance de 15 % comparée à l’année 2016. Ce qui se traduit par la création de quelque 3 280 postes. Le taux de création d’emploi a connu ainsi une hausse de 4 % et les nouveaux projets ont augmenté de 2 %. L’augmentation est surtout enregistrée au niveau des entreprises dont les activités sont uniquement dans l’exportation. De même, le nombre de projets avec participation étrangère dans l’industrie et les services affiche une hausse de 79 %. Enfin, les pépinières d’entreprises ont affiché aussi une hausse de 2 %.
Découpage administratif de Mahdia Economie, richesse et potentialités Les infrastructures de base et les équipements collectifs Quels sont les opportunités d’emplois à Mahdia ?   L’histoire de cette région située au centre est de la Tunisie remonte dans le temps des berbères au 8 e siècle avant JC tandis que la première installation de dynastie arabe, les Aghlabites date du 7e siècle. Puis, les Fatimides s’y étaient implantés et avaient consacré Mahdia comme la capitale. Les Espagnols et d’autres conquérants ont occupé par la suite cette presqu’île du Cap Afrique. Ce n’est qu’en 1974 qu’il est devenu gouvernorat. La région abrite plus de 410 810 habitants en 2014, dont 57 % sont des jeunes de moins de 25 ans. Découpage administratif de Mahdia Ce gouvernorat situé à 205 Km de la capitale est entouré par le gouvernorat de Monastir et de Sousse au nordSousse, le gouvernorat de Sfax au sud, à l’est par la Méditerranée, et à l’ouest par le gouvernorat de Kairouan. L’étendue de son territoire avoisine 2950 Km 2 soit 1,9 % de la superficie du pays. Du point de vue administratif, ce gouvernorat est découpé en 11 délégations dont la délégation de Bou Merdes, Chebba, Chorbane, El Jem, Essouassi, Hebira, Ksour Essef, Mahdia, Melloulèche, OuledChamekh, Sidi Alouane. Madia concentre la plus haute densité de population en 2014 avec un nombre d’habitants de 71 720 environ, suivi de Ksour Essef avec 47 780 personnes et Essouassi 46 276 habitants. Depuis 2016, MoumedBouden est à la tête de ce gouvernorat.Mahdia est aussi divisé en 18 municipalités et 99 imadas. La municipalité de Mahdia est jumelée avec la ville de Saint Nazaire en France, la ville du Caire en Egypte, la ville d’Aviro à Portugal et la ville italienne de San Pandetto Del Tronto. La municipalité de Ksour quant à elle est en coopération avec la ville de Plon en Allemagne. La municipalité d’El Jem a fait aussi un jumelage avec deux villes françaises. La région possède une température moyenne de 23°C et une mesure de quantité de pluie annuelle variant entre 200 et 300 mm. Economie, richesse et potentialités Le tourisme balnéaire figure parmi les atouts de ce gouvernorat qui possède une belle station balnéaire avec les plages situées entre Ksour Essafet Chebba. Il y a également la zone touristique de Ghedbana qui a une capacité d’hébergement de 19 000 lits avec une vingtaine d’hôtels dont 6 sont des 5 et 4 étoiles et 5 centres thalasso. Cette zone touristique pourvoit 4000 emplois aux habitants. Le charme de la zone, la richesse du patrimoine touristique, la Médina, et la présence des pécheurs attirent principalement les touristes comme les Russes et les Allemands dans ce gouvernorat. La porte de ville fortifiée, la grande Mosquée, l’immense forteresse du 16 e siècle, le musée de Mahdia figurent parmi les quelques sites touristiques de Mahdia. Concernant la production de pêche, ce gouvernorat produit 20 320 tonnes de poisson chaque année et possède 1 616 flottilles de pêche. Elle prend en charge 15 % de la production nationale. Comme les autresgouvernorats, la région possède également des zones industrielles dans une superficie aménagée de 94 ha. Ce sont les ZI de Mahdia avec 137 lots, celle d’El Jem avec 72 lots, de Ksour Essaf avec 22 lots et d’Essouassi avec 29 lots. On enregistre 145 entreprises manufacturières dans cette zone dont la majorité (93) sont des industries de textile et d’habillement. Les industries agroalimentaires sont au nombre de 39. Le reste est réparti entre les industries diverses comme la fabrication mécanique, métallurgique, électronique, chimique ou la fabrication de matériaux de construction. La région possède aussi d’autres richesses car elle est la   première productrice d’huile d’olive bio de la Tunisie et la troisième productrice de poissons bleus. Les terres cultivables sont dans les environs de 226 410 ha tandis que les forêts et parcours font 19 000 ha. Pour alimenter en eau potable etpour l’irrigation de la culture la région dispose aussi 225 forages, 10 lacs collinaires et plus de 10 370 puits de surfaces. Concernant les principaux produits agricoles de Mahdia, outre la pêche, il produit également de viandes rouges et de viandes blanches de 14 700 tonnes par an, de lait 13 000 tonnes/an. La culture et l’exploitation des arbres, des légumes, des céréales, des oliviersfont également partie des activités de la population. Pour l’année 2014, la culture maraîchère a atteint par exemple 79 353 tonnes contre 190 555 tonnes pour la culture d’oliviers. L’élevage fait aussi partie des activités de la population car on y recense 25 960 têtes de bovin, 125 150 têtes d’ovin,8 400 têtes de caprin et 4300 ruches d’abeilles etc. Les infrastructures de base et les équipements collectifs Le taux de la population ayant accès à l’électricité et à l’eau potable dans cette région avoisine 99,9 % tandis que le taux de desserte urbaine est de 75 %. La capacité de réseau téléphonique est de 53 848. Concernant les routes nationales et les routes ferroviaires permettant d’évacuer les produits agricoles, Mahdia possède une soixantaine de km de route nationale et d’autoroute, plus de 323 km de routes régionales et 183 km routes locales. Une ligne ferroviaire de 60 km la relie avec le Sousse et une autre ligne de 65 km constitue une liaison avec El Jem. Concernant les équipements collectifs, Mahdia possède 6 établissements supérieurs, 192 établissements primaires et une soixantaine de lycées et de collèges. Une vingtaine de centres de formations professionnelles délivre également des certificats aux apprenants dans les spécialités agriculture, chaussure, coiffure, tissage, tourisme… Les infrastructures sanitaires, quant à eux, sont représentées par 90 centres de santé de base, 1 hôpital universitaire, 2 dispensaires locaux, et 4 centres de la protection de la mère et de l’enfant. Le nombre des praticiens généralistes et spécialistes avoisine 380 professionnels. Enfin, au niveau des équipements de culture, ce gouvernorat possède 219 jardins d’enfants et plus d’une trentaine de maison de jeunes. Elle dispose également une vingtaine de terrain de sport, et une vingtaine de bibliothèques publiques ainsi que 5 musées et sites archéologiques. Quels sont les opportunités d’emplois à Mahdia ? Comme les autres régions, cette zone aurait également à confronter le problème du chômage qui sévit dans le pays. L’Etat essaie d’apporter des solutions à ce fléau en mettant en place des projets de développement dans le domaine de l’éducation et de route, dans le domaine de santé, de l’agriculture, dans le secteur industriel etc. Dans le secteur de l’industrie par exemple, pour l’année 2013, il n’y avait que quelques projets industriels qui ont permis de fournir plus de 250 postes d’emplois aux chômeurs. Et dans le domaine de l’agriculture, 289 projets ont été déclarés auprès de l’APIA en 2013 pour un montant total de 40 millions de dinars tunisiens, mais la plupart de ces projets ne s’adressent pas aux diplômés universitaires. D’ailleurs, le total des demandes d’emplois enregistrés pour l’année 2013 sont dans les environs de 1 400 postes alors qu’on enregistre plus de 18 000 demandes d’emploi à l’époque. D’autre part, le développement des industries et de sa répartition dans cette région dépend encore de l’étude de l’aménagement des ZI existantes et de celle de l’El Jem. Et puis, l’activité de ces industries est encore axée sur le textile et l’habillement malgré les ressources naturelles de la région. En bref, pour lutter contre le chômage, ce gouvernorat devrait aussi envisager des projets permanents qui feront bénéficier la plupart des chômeurs d’une opportunité d’emploi stable.