zoom régions

Actualités et conseils RH

Tout savoir sur la rentrée scolaire en Tunisie L’année scolaire 2020-2021 en Tunisie Les risques de la rentrée scolaire en Tunisie Tout savoir sur la rentrée scolaire en Tunisie Selon le calendrier fixé par le ministère de l’Education et de la partie syndicale, la rentrée scolaire est fixée le 15 septembre 2020. La conclusion de cet accord se fait une semaine auparavant. Comme nous sommes encore au cœur de la prévention de la propagation du coronavirus, la reprise des écoles, collèges et lycée s’est fait d’une manière progressive. Outre les mesures barrières, d’autres dispositions sont aussi prises pour faciliter la rentrée scolaire des différents établissements d’enseignement. Le point sur le déroulement de cet évènement et les risques encourus. L’année scolaire 2020-2021 en Tunisie La rentrée scolaire prévue pour le 15 septembre dernier a causé beaucoup d’incertitudes et d’appréhension pour les élèves qui doivent rejoindre les bancs d’école après la longue période de confinement. En effet, pendant ce laps de temps, les cours étaient interrompus et les élèves ont pris leurs vacances d’été. Beaucoup de parents se demandent si le programme du troisième trimestre sera intégré ou non et quel sera le nouveau calendrier et programme scolaire. Certaines écoles primaires privées ont déjà aussi envisagé le démarrage de leur rentrée le 1er septembre dernier afin de pouvoir rattraper les programmes du troisième trimestre entre le 1er septembre au 15 septembre. Mais beaucoup préfèrent respecter l’annonce du Ministère de l’éducation. Après la réunion entre le ministre éducation, les cadres ministériels et le secrétaire général de l’UGIT, l’accord est donc conclu sur la reprise de l’école à partir du 15 septembre. Concernant le calendrier de vacances scolaires, le SG de la Fédération générale de l’enseignement secondaire a indiqué qu’il y aura un raccourcissement de 4 jours pour les vacances de la moitié du premier et du deuxième trimestre contre 10 jours pour les vacances d’hiver et d’automne. Plus de 2 millions d’élèves vont ainsi rejoindre les bancs des écoles, 61 079 élèves pour la classe primaire, 1 191 585 pour les écoles primaires et 962 457 élèves pour les établissements d’enseignement secondaires. -La rentrée de la 1ère année, 7ème année de base et 1ère année secondaire est fixé pour le mardi 15 septembre - les élèves dans les classes de 2ème année primaire, 8 ème année de base et le 2ème année secondaire ont repris le chemin d’école le 16 septembre. -La rentrée de la 3ème année primaire, 9ème année de base et 3ème année secondaire se fait le 17 septembre -la 4ème année primaire et la 4ème année secondaire ont démarré l’année scolaire le 18 septembre -tandis que la rentrée de la 5ème et 6ème année primaire est prévue pour le 19 septembre. Le ministre a aussi fait savoir que 45 000 élèves seront accueillis dans 330 foyers scolaires tandis que 18 000 élèves ont droit à du transport scolaire. Il a également indiqué que plus de 3 000 cantines scolaires sont actives. Par ailleurs, face à la situation épidémiologique qui prévaut encore dans le pays, le gouvernement a cru bon de chercher une stratégie permettant de continuer le rythme de la vie au quotidien des citoyens en cohabitant avec le coronavirus. Pour ce, les ministères concernés imposent l’application rigoureuse de protocole sanitaire afin de contenir la propagation du virus. La signature de ce protocole date du 26 août dernier. Pour prévenir les risques de contamination, le ministère de l’éducation a ainsi fourni 160 000 masques à usage unique, 80 000 masques à usage multiple, 4 000 thermomètres et 3 300 litres de gel hydro alcoolique dans le cadre de la rentrée scolaire. Les familles nécessiteuses peuvent également bénéficier d’un stock de masques et de liquide hydro alcoolique. Voici les détails du protocole mis en place par le Comité scientifique de lutte contre le Covid-19 : -les écoles et établissements scolaires doivent fournir les moyens de protection et de prévention pour lutter contre la propagation de coronavirus. Ce qui n’empêche pas le gouvernement d’équiper les établissements éducatifs des moyens de prévention et de stérilisation. -les élèves âgés de plus de 12 ans doivent porter le masque -le lavage régulier des mains est obligatoire - le port de masque est une obligation pour tous les personnels qui travaillent dans les établissements scolaires et éducatifs. -la prise de température est obligatoire à l’entrée de chaque établissement -les élèves prendront un cours sur deux dans des groupes où les élèves ne font pas plus de 18 personnes par classe. -le personnel enseignant et administratif et les élèves doivent porter une bavette -dans chaque établissement, il doit avoir un espace pour isoler les élèves présentant les symptômes jusqu’à l’arrivée des médecins -les espaces communs doivent être désinfectés au moins une fois par jour contre 2 fois par jour pour les toilettes -les parents doivent garder leurs enfants à la maison en cas de fièvres ou autres symptômes -la fermeture des établissements scolaires qui présentent une chaîne de contamination est aussi obligatoire Les risques de la rentrée scolaire en Tunisie -Puisque coronavirus décide de s’installer pendant un certain temps encore, force est donc de remettre le wagon sur le rail comme dans tous les autres pays. Il est seulement important de montrer aux élèves les règles à suivre et faire connaitre aux parents et responsables éducatifs ce qu’ils doivent faire en cas de symptômes dérangeants. Mais en vivant avec coronavirus, on peut s’aligner avec le protocole sanitaire, mais qu’en est-il des enfants qui vivent dans les zones rurales et qui doivent parcourir à pieds les kilomètres qui les séparent de l’école ? Et l’école en question a tout l’air d’un établissement délabré, qui ne nécessite pas seulement un bon coup de la peinture, mais aussi des travaux de réhabilitation totale ? Outre le ministre de l’éducation, les responsables régionaux doivent aussi être préoccupés par cette réflexion car les enfants habitant dans le milieu rural ont également le droit de fréquenter l’école. -A part ce constat sur les problèmes rencontrés par les élèves dans les zones rurales, beaucoup de parents s’inquiètent également à propos d’un éventuel rebond de la contamination avec la reprise des écoles. De l’autre côté, les établissements scolaires n’ont pas le moyen financier pour l’application du protocole sanitaire, même si celui-ci promet un résultat efficace dans la lutte contre covid-19. Cela est compréhensible si on tient compte de l’état des infrastructures scolaires surtout dans les zones rurales où il n’y a ni sanitaire ni d’eau courante. -les nouveaux cas de contamination avec la réouverture des frontières le 27 juin dernier inquiètent aussi de nombreux citoyens. Voilà pourquoi le chef du gouvernement, Hichem Michichi insiste sur la nécessité de l’application de l’ensemble des règles sanitaires pour sécuriser les élèves et les citoyens. Rappelons qu’au 19 septembre, on compte 159 décès dus à l’épidémie mondiale et on enregistre encore plusieurs cas actifs dans de nombreux gouvernorats -enfin, une enquête effectuée au mois d’août a révélé que 79 % des parents sondées ne sont pas du tout satisfaits par l’année scolaire écoulée. 41 % jugent l’année écoulée incomplète ; 30 % la considèrent comme une année morte et 28 % la qualifient d’année catastrophique. De plus, pendant le confinement de quelques mois, de nombreux élèves ne font que se tourner les pouces car il n’y a aucun enseignement à distance dans de nombreuses écoles. Les enseignants ne communiquent pas aussi avec les élèves d’autant plus que certains ménages ne disposent pas d’équipements et de ressources pédagogiques suffisants pour suivre l’apprentissage à la maison. En bref, le confinement a continué à dégrader la qualité de l’éducation à Tunisie. Encore un défi lourd à relever pour le ministre de l’éducation !    
La situation des PME en Tunisie L’importance des PME Les difficultés des PME en Tunisie La situation des PME en Tunisie Les petites et moyennes entreprises contribuent beaucoup dans la création d’emploi dans de nombreux pays. Ce secteur apporte aussi des projets innovants et des nouvelles opportunités pour les opérateurs économiques. Les PME jouent un rôle tout aussi important dans la croissance économique que ce soit dans un pays développé ou en voie de développement comme la Tunisie. Tour d’horizon sur les potentialités et les chiffres des PME dans le pays. L’importance des PME Commençons d’abord par la définition de cet acronyme car beaucoup ne savent pas encore faire la différence entre la catégorie PME et TPE. Les petites et moyennes entreprises désignent les entreprises ayant moins de 199 salariés. Ces structures sont les plus impliquées dans le développement de la croissance économique Tunisien. Elles représentent d’ailleurs plus de 90 % du tissu économique tunisien. Pour rappel, on compte environ 15 000 entreprises de taille moyenne et petite en Tunisie (6 à 199 salariés). Ce segment joue un rôle important pour les banques car il les permet d’accroître leur liquidité, leur portefeuille clients et leur part de marché. Elles contribuent aussi donc dans la croissance économique du pays. Pour rappel, le PIB de la Tunisie est de 1 % en 2019 contre 2,5 % en 2018. Alors qu’en 2008, le PIB affiche 4,24 % contre 3,1 % en 2009. L’industrie manufacturière, l’agriculture et la pêche sont les secteurs de PME qui contribuaient le plus au PIB (24,4 % et 11,9 % du PIB). Or depuis ces dernières années, le pays affiche une croissance négative des industries manufacturières. Pour le second trimestre de l’année 2019, par exemple, l’IMS indique une croissance négative de -0,8 % de ce secteur. Le poids de ce secteur dans le PIB baisse significativement pendant les 10 dernières années. Quant à l’agriculture, ce secteur contribue à hauteur de 1,00 % du PIB en 2018 contre 1,42 % pour le secteur marchand. Les problèmes rencontrés par les industries manufacturières sont notamment le recul de sa valeur ajoutée, la baisse de la production des hydrocarbures, le recul de la production du sel ainsi que l’absence d’une politique efficace d’extraction des phosphates. Pour en revenir aux rôles des PME en Tunisie, ces entreprises peuvent favoriser aussi le développement de la classe moyenne et pauvre tunisienne à travers la création d‘emploi et la distribution de richesses. Partout dans le monde, les petites entreprises peuvent également apporter des effets de levier sur le marché de l’emploi. D’autant plus que le chômage est un phénomène qui ne cesse de s’aggraver. Ce secteur peut fournir des emplois stables proposant des revenus réguliers. Ces structures permettent également aux sortants universitaires d’améliorer leurs possibilités de s’installer à leur compte ou de créer des emplois pérennes grâce aux aides pour les primo-créateurs d’entreprise et pour ceux qui reprennent les entreprises déjà existantes. L’avantage de la PME, c’est qu’elle peut aussi recruter de la main-d’œuvre qui ne dispose pas obligatoirement d’une spécialisation dans un domaine précis. Par exemple, le domaine d’agriculture et de la pêche emploie 22 % de la main-d’œuvre qui n’est pas forcément qualifié pour le travail. Ce qui le différencie des entreprises de grande taille qui ne recrutent pas souvent de main-d’œuvre. Leur besoin concerne notamment le recrutement des responsables en gestion, comptabilité, finance, formation, ressources humaines ou des ingénieurs dans les métiers du système d’ nformation. L’avantage des PME en Tunisie, c’est qu’elles permettent également de réduire l’exode rural dans les zones d’arrière-pays grâce à la dispersion des entreprises au niveau national. En créant des entreprises dans les zones défavorisées et en améliorant les infrastructures et le développement de l’agriculture, les dynamiques migratoires vers les zones urbaines vont ralentir. Les petites et moyennes entreprises contribuent ainsi au rééquilibrage régional à cause de leur implantation dans les régions de l’arrière-pays et les zones déshéritées. Les difficultés des PME en Tunisie Ce segment de l’économie est en face de grandes difficultés selon le point de presse de l’ATIC de l’année 2019. Celui-ci a indiqué que la moitié des PME tunisiennes ont des problèmes de ressources financières. Le chef de l’association a remarqué que ce problème n’est pas résolu, les petites et moyennes entreprises qui tiennent un pourcentage important dans l’économie du pays risquent de faire de licenciement. Il a ainsi interpellé le gouvernement sur le sauvetage de ces structures et la mise en place des plans de restructuration. Notons que le capital investissement pour les PME atteint 2,7 milliards, soit 3 % environ du PIB du pays. Ce capital est conséquent comparé à celui des aux autres pays mais reste encore insuffisant par rapport aux pays Européens selon le chef de l’association ATIC. Pour aider ces entreprises à sortir de crises, le gouvernement a élaboré une stratégie industrielle et à chercher un bailleur de fonds qui pourra assurer le financement nécessaire pour la restructuration et la digitalisation des PME. Mais coronavirus a ralenti la relance de ces entreprises prévue à partir du mois de janvier 2020. Tous les secteurs se trouvent dans l’immobilité totale tout comme les citoyens. D’ailleurs, une enquête réalisée par la banque mondiale et l’INS en juillet 2020 a montré l’impact de cette crise pour les entreprises. L’enquête effectuée pendant le mois de mai et de juin est faite auprès de 2 500 entreprises présentes dans différents secteurs stratégiques (dans l’exportation ou non). 44 % des entreprises sondées appartiennent au secteur du commerce, 18,4 % celui des services, 15 % dans le secteur du transport, 6,5 % des industries manufacturières, 5,9 % dans la restauration et l’hébergement, 2,8 % des entreprises de textile et de cuir, et 2,3 % dans le secteur de santé. 14,9 % de ces entreprises enquêtées sont dans la catégorie des PME, mais la majorité est constituée par des petites entreprises tandis que 5,9 % sont des grandes entreprises. L’enquête a révélé que 24,5 % ont continué leur activité pendant le confinement et au 30 juin 91 % des entreprises exportatrices ont repris leur activité contre 86 % pour les non-exportatrices. La fermeture définitive quant à elle, touche 54,3 % des entreprises enquêtées. Concernant le chiffre d’affaire, la baisse affecte 88,8 % des entreprises enquêtées, sauf 14,8 % qui relèvent du secteur pharmaceutique. Les entreprises exportatrices sont les plus fragilisées par la baisse de chiffre d’affaire (93,3%) contre 88,8 % pour les non-exportatrices. 69,8 % d’entre elles affichent aussi une baisse d’heures de travail. Par ailleurs, la moitié des entreprises dans le secteur privé n’ont pas attribué des congés ou imposé de réduction de salaires pendant le confinement contre 11,5 % qui ont diminué le salaire et 4,3 % qui ont choisi de limiter les horaires. 4,5 %, sont quant à elles, obligées de licencier leurs salariés à cause de la fragilité de leur budget. Notons que pour soutenir ces structures pendant la crise, le gouvernement a mis en place une panoplie de mesures comme l’exonération ou la réduction des impôts alors que beaucoup ont espéré un apport de liquidités. Les mesures d’appui ont fait bénéficier 48,8 % des grandes entreprises, 28 % des entreprises exportatrices, 23,6 % du secteur du bâtiment, et 9,4 % des entreprises non-exportatrices. Enfin, pour pouvoir continuer leur activité, 12,5 % de ces entreprises ont choisi la digitalisation des services et le télétravail. Mais, malgré l’impact du Covid-19, 64,2% des entreprises enquêtées restent toujours optimistes et 58,8 % comptent même sur une croissance en matière d’investissement dans les mois à venir.  
Les métiers du bâtiment : quel avenir ? Fiche métier Les métiers du bâtiment qui recrutent Coronavirus et métiers du bâtiment Les métiers du bâtiment : quel avenir ? Le domaine du bâtiment attire beaucoup de personnes qui souhaitent créer un cadre de vie agréable tout en bénéficiant d’un métier promettant un épanouissement personnel. En effet, ce secteur propose de nombreux débouchés qui permettent aux cadres ou salariés de participer dans la conception, la construction et la finition des logements ou espaces privés, publics ou commerciaux. Tous les professionnels du secteur peuvent aussi profiter d’un développement des compétences acquises et de nombreuses possibilités d’évolution de carrière. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon sur les métiers du bâtiment qui recrutent et la continuité de l’activité en chantier face au coronavirus. Fiche métier Le secteur du bâtiment et des travaux publics fait partie des secteurs qui ont su s’évoluer avec le temps grâce à l’utilisation des nouvelles technologies qui permettent l’optimisation énergétique et le respect de l’environnement. A l’aube du 21ème siècle, ce domaine n’est plus aussi l’apanage des hommes car la gent féminine représente dorénavant un pourcentage non négligeable des professionnels dans ce domaine. Etant un poids lourds dans le développement économique d’un pays, ce secteur propose un large panel de métiers pour les différentes phases de la réalisation d’un bâtiment jusqu’à sa réception. Parmi ces métiers, on peut citer entre autres le géomètre, l’architecte, le BIM Manager, le chef chantier, le conducteur de travaux, le conducteur d’engin… Et dans la sélection des métiers qui prennent en charge la construction et la finition d’un bâtiment, on retrouve, le maçon, l’ouvrier du bâtiment, le ferrailleur, le carreleur, le couvreur, l’installateur de panneaux photovoltaïques, l’ascensoriste, le peintre en bâtiment, le domoticien, le plâtrier, le chauffagiste, l’acousticien… La liste est longue. Chaque métier a sa spécificité et les qualifications requises pour pouvoir l’exercer. Les métiers manuels n’exigent pas de diplôme contrairement aux métiers intellectuels comme le géomètre ou l’architecte. - Le géomètre effectue la définition de la surface du terrain à bâtir et son bornage. Un sens d’observation et de précision aigu ainsi qu’une formation de bac+3 permettent d’accéder à cette carrière. - L’architecte prend en charge la construction, la réhabilitation, le réaménagement des paysages, des maisons, des bâtiments professionnels, commerciaux etc. Cela concerne la conception du projet architectural (les plans, l’implantation, la superficie, le choix des matériaux à utiliser etc.) jusqu’au montage financier, les démarches administratives etc. La créativité, le sens d’écoute du client, le respect des normes de la construction et la possession d’un diplôme d’Etat d’architecte sont indispensables pour exercer le métier. - Le maçon, quant à lui, s’occupe de la réalisation de la fondation, du montage des murs, des cloisons ou des gros oeuvres d’un bâtiment. Le métier exige une bonne condition physique et un sens de l’équilibre. - Quant au carreleur, il effectue l’habillage des murs, des sols, des parois avec des carreaux de porcelaine, de céramique, de marbre etc. Le CAP carreleur-mosaïste, le bac pro aménagement et finition de bâtiment permettent d’exercer ce métier. Le salaire et les opportunités de recrutement diffèrent aussi dans chaque métier du bâtiment Les métiers du bâtiment qui recrutent D’abord les métiers du bâtiment sont souvent mélangés avec ceux des travaux publics mais avant de parler des débouchés possibles, il est toutefois nécessaire de faire la distinction entre ces deux domaines. Les premiers englobent la conception jusqu’à la finition et la livraison d’un projet de construction tandis que les métiers des travaux publics la construction des ouvrages comme les ponts, les routes, les réseaux aériens… Le nombre de cadres embauchés est plus élevé dans le domaine de TP. Les postes manquants sont ceux d’encadrants comme les ingénieurs de travaux, les ingénieurs en énergie renouvelables, les chefs de chantier, les conducteurs de travaux… Face aux enjeux de réduction de la consommation énergétique et de compétitivité des entreprises, on assiste aussi à une émergence de recrutement d’un nouveau profil : le BIM manager. Ce professionnel évolue souvent dans les grosses entreprises et PME du secteur. Il effectue entre autres la maquette numérique, rédige la charte BIM, détecte les erreurs et assiste le maître d’ouvrage dans l’exécution du projet. En ce qui concerne le recrutement dans le secteur du bâtiment, on retrouve les entreprises qui recrutent sans le bac et celles qui ont besoin d’un diplôme ou d’une formation spécifique. - Le maçon : ce métier figure en première place parmi les offres d’emplois. Les secteurs du BTP, les particuliers, les collectivités etc. embauchent cet ouvrier. Il peut travailler dans la construction d’un bâtiment neuf, d’un ouvrage public ou d’un édifice ancien à réhabiliter. Ce métier n’exige pas le bac, un CAP maçon pourrait suffire. Cependant, l’agilité de mains, l’expertise dans le maniement de béton, de parpaings, de briques sont nécessaires ainsi que l’esprit d’équipe. - Le couvreur : tant qu’il y a de bâtiments sans toiture, on fait aussi appel à un couvreur. Comme son nom l’indique, ce professionnel du bâtiment a pour fonction de recouvrir les toits avec les divers matériaux. Ce faisant, il doit assurer l’étanchéité de la toiture et l’état de l’évacuation d’eau. Le métier nécessite le respect des règles de sécurité, la résistance physique et la minutie. Ce professionnel du bâtiment ne doit pas aussi avoir de vertige. LE CAP couvreur peut mener à ce poste. Une petite remarque pour tous les métiers ne nécessitant pas de bac, les jeunes ne sont pas très attirés par ces postes. La raison peut être les positions inconfortables, le travail en extérieur avec les intempéries ou le salaire peu élevé. - L’électricien du bâtiment : cet ouvrier qui assure l’installation et le dépannage des réseaux électriques est aussi sollicité. Le CAP réalisation ouvrages électriques est aussi une bonne entrée dans ce métier. -le peintre en bâtiment : la demande de cet ouvrier de finition d’un bâtiment est aussi forte dans le secteur du bâtiment. Il effectue notamment les finitions des murs, des plafonds… d’un bâtiment à travers la peinture, l’application des résines, des vernis, la pose du papier peint, des décors en patine… Le CAP peintre applicateur de revêtements, le BP peinture de revêtement permettent aussi d’exercer ce métier. Coronavirus et métiers du bâtiment Face à la propagation du nombre de cas Covid-19, de nombreuses entreprises ont dû prendre des mesures inédites comme la mise en place d’un télétravail afin de suivre les consignes gouvernementales de confinement. Mais comme cette nouvelle organisation de travail est impossible pour les métiers dans le secteur du bâtiment, de nombreuses entreprises dans le secteur du bâtiment ont dû arrêter leur activité malgré l’afflux de demandes dans certaines régions ici en Tunisie. Or, un tel arrêt total des chantiers constitue une décision lourde de conséquence sur la chaîne économique. Voilà pourquoi, quelques entreprises ont pu continuer leurs activités en prenant des mesures de renforcement de sécurité à travers les gestes barrières, la distance de 1 m entre les salariés, le lavage des mains, désinfection du lieu de travail etc. Ces préventions permettent de protéger les salariés tout en continuant les activités des chantiers de travaux publics si les circonstances les permettent. Toutefois, il ne faut pas cacher que le maintien des activités dans les chantiers où des nombreux corps de métier circulent est une véritable bataille. La majorité des entreprises dans le bâtiment ont ainsi décidé de suspendre leurs activités et ont placé leurs salariés en chômage partiel, arrêt de travail ou en congé payés en attendant la reprise des travaux avec le déconfinement.
Valorisation des déchets un métier d’avenir en Tunisie Les déchets en Tunisie Quelles sont les initiatives de l’Etat ? La valorisation des déchets : comment s’y prendre ? Valorisation des déchets un métier d’avenir en Tunisie Depuis ces dernières années, les déchets ne cessent de s’accumuler en Tunisie et entraînent des pollutions de l’environnement et une dégradation de la santé publique. Selon une étude réalisée en 2016, un Tunisien vivant en ville produit environ 300 kg de déchets par an. Les industries ont aussi leur part de production qui constitue 7 millions de tonnes par an, dont une bonne partie est classée dangereuse. Face à la gravité de cette problématique, le gouvernement encourage des projets de valorisation des résidus à travers le tri sélectif et le cycle de recyclage. Zoom sur l’état de la pollution, les solutions de l’Etat et les différents projets de valorisation de ces déchets. Les déchets en Tunisie La pollution par les déchets symbolise une crise d’une société de surconsommation. Elle est difficile à gérer tant par leur effet sur l’environnement mais aussi par leur élimination qui implique la mobilisation d’un budget important. Selon le rapport fourni par la GIZ en 2014, chaque citoyen Tunisien produit 298 kg de déchets par an environ tandis que la production du pays au niveau national atteint 6 943 000 tonnes de déchets dont 44 % sont considérées néfastes pour la santé. Ils proviennent notamment de l’activité industrielle et d’activité de soins. Le rapport indique aussi qu’un infime pourcentage (5 %) des déchets municipaux collectés subit une opération de compostage et 4 % seulement sont recyclés. Or, 68 % des déchets municipaux peuvent être détruits par les agents biologiques. L’Agence nationale de gestion de déchets indique aussi que sur 2,2 tonnes de déchets, seuls 85 kg sont réutilisés à travers le processus de recyclage. D’autre part, il faut noter que les déchets en plastique (bouteille, polystyrène, verre, carte téléphonique, sac en plastique, canette en aluminium… ) prennent des centaines d’années à disparaître. Le problème ne concerne pas ainsi uniquement la production des déchets mais aussi la collecte, le recyclage et la suppression. La Cour des Comptes révèle quant à elle, un déversement de 142 milles tonnes de déchets dangereux dans la nature chaque année. Elle soulève aussi le problème qu’il n’existe pas de classement clair de déchets en Tunisie, comme on en trouve dans les législations européennes. Le décret n° 2000-2339 du 10 octobre 2 000 ne mentionne pas le degré de concentration des éléments nocifs des déchets dangereux. Elle indique également que seule la moitié des productions de déchets d’activité de soins (DAS) classés dangereux des hôpitaux publics entrent dans le cadre de programme nationaux tandis que 2 400 tonnes est traité par les services municipaux comme étant des ordures ménagères. Le rapport fait remarquer aussi que la procédure d’élimination de plus de 2000 tonnes des déchets des centres de transfusion sanguine se fait d’une façon anarchique. Quelles sont les initiatives de l’Etat ? La pollution impacte négativement sur l’environnement et la santé des citoyens. Il est grand temps de mettre en place des actions correctives à travers une gestion efficace des déchets à l’échelle nationale. Or, il faut noter que l’Etat n’a pas encore jusqu’à maintenant instauré des mesures pratiques pour obliger les producteurs des déchets dangereux à éliminer leurs déchets. Pourtant, parmi les 8 mille tonnes de déchets médicaux par an, plus de 6 millions de ces déchets industriels sont classés dangereux. Les structures concernées ne cherchent pas des solutions pérennes pour mieux encadrer la gestion des déchets dangereux en essayant d’adapter leur stratégie aux normes internationales. Concernant l’initiative de l’Etat pour le financement de ce secteur, l’Etat a créé la Banque tunisienne de solidarité (BTS) en 2005. L’un des objectifs de cette institution bancaire est d’aider les jeunes entrepreneurs à travers l’octroi de microcrédits à taux de 7 % pour monter leur projet dans le domaine de création de société de gestion de déchets. Depuis, on recense 500 micro-entreprises bénéficiaires de crédits BTS, ce qui totalise un montant de 15 millions de dinars tunisiens. Le petit bémol, le taux d’attribution de ce prêt n’a pas affiché une hausse après la révolution de 2011. Le BTS sélectionne les candidatures ayant un niveau d’éducation élevé. Ce qui ne s’applique pas pour la plupart des entrepreneurs dans la collecte des déchets. Parmi les entreprises opérant dans ce secteur de gestion des déchets, on peut citer entre autres Did’recyclage, green plus, Tunisie recyclage. Did’recyclage s’occupe de la gestion des déchets industriels toxiques en Tunisie depuis 2016. L’entreprise prend en charge le triage, stockage et élimination de ces déchets. Ces derniers sont acheminés vers un centre d’élimination en France après leur stockage pendant une dizaine d’années. Green plus, quant à elle, se lance dans la distribution, la collecte, la valorisation et le recyclage des bouteilles en plastique. Elle prend en charge l’installation des distributeurs qui admettent seules les bouteilles en plastique. Les machines de Green plus effectuent le compactage des bouteilles en plastique PET en réduisant jusqu’à 15 fois leur volume afin de réduire le coût de transport et de faciliter la collecte. Quant à Tunisie recyclage, elle collecte les déchets dans les villes et les plages du pays afin de les revendre à des entreprises de tri et de recyclage. La valorisation des déchets : comment s’y prendre ? Les déchets qui remplissent les poubelles ou pire qui sont jetés dans les coins de rue, des trottoirs, des plages présentent une menace pour la santé publique. Or, ils peuvent être recyclés ou incinérés et utilisés pour faire des engrais, des contenants en plastique, des pièces mécaniques, de biogaz qui pourra fournir de l’électricité, de carburants etc. Les matières organiques, végétales, animales des ordures ménagères et des secteurs agro-alimentaires (emballage des produits, papier-carton, boites de conserves…) peuvent être transformés dans les circuits industriels pour obtenir de nouveaux produits. En Europe, la filière recyclage connaît un essor remarquable surtout en Allemagne mais aussi dans les pays scandinaves. Ils visent la réduction à zéro des gaspillages des bouteilles en plastique. En Tunisie, le recycle est déjà une industrie mais elle est encore à ses balbutiements. En effet, les individus collectent manuellement les bouteilles en plastique et les vendent auprès des entreprises de recyclage concernées, ou ils passent par l’intermédiaire d’un grossiste. Or, il est plus économique de mettre en place des technologies plus efficaces qui permettent d’optimiser une chaîne de collecte des bouteilles en plastique. Par exemple, la société Green plus cité ci-haut, vise à installer un nouveau système de collecte de ces récipients en plastique dans le but de les recycler et de les valoriser. Pour ce, elle participe à des programmes pour sensibiliser les habitants en matière de collecte de ces bouteilles en plastique. Rappelons que les chiffonniers indépendants (Barbéchas) effectuent le ramassage de deux tiers de recyclage des déchets dans le pays. Certains vont à pieds, d’autres sont motorisés. Ils remplissent leur chariot des plastiques qui coûteront 23 centimes le kilo à l’ONG international alert. Les bouteilles en plastique seront ensuite broyées et proposées à 30 centimes le kilo. L’association aide aussi ses membres avec les vaccins antitétaniques, l’octroi des gants… Ces chiffonniers au nombre de 8000 n’ont pas encore obtenus de vrais statuts jusqu’à maintenant. Leur travail ne bénéficie encore d’aucune reconnaissance de l’Etat. L’Agence Nationale de Gestion des déchets est aussi active dans ce projet de valorisation de déchets. Elle collecte les bouteilles transparentes et souples ramassées par les « Barbéchas » afin de les broyer sur place et les exporter ensuite vers la Turquie. Ce sont juste quelques-uns des entreprises oeuvrant dans ce secteur de recyclage. Mais le problème c’est toujours l’absence d’une stratégie précise sur le développement de la filière et les objectifs de valorisation de déchets à atteindre.
Reprise du tourisme en Tunisie Les conditions de la reprise d’activité touristique en Tunisie Métier du tourisme menacé en Tunisie Le tourisme interne pour sauver la saison en Tunisie Reprise du tourisme en Tunisie L’activité touristique apporte une recette non négligeable au PIB de la Tunisie car elle a pu couvrir le déficit commercial à hauteur de 21,1 % en 2018. Elle est aussi source de création de 389 000 emplois directs et indirects. La décision du gouvernement de lever le confinement et de remettre en activité ce secteur à partir du 4 juin 2020 et d’ouvrir les frontières le 27 juin permet ainsi de minimiser les pertes. Ce plan de relance comporte des mesures de prévention de risques de coronavirus mais qui ont été jugées trop strictes ou pas assez par certains. Tour d’horizon sur les conditions de cette reprise de tourisme, les menaces qui planent sur ce secteur et l’utilité de la promotion du tourisme interne pour sauver la saison en Tunisie. Les conditions de la reprise d’activité touristique en Tunisie Quelques pays Européens ont commencé à ouvrir leurs frontières pour permettre à leur économie de redémarrer. La Tunisie ne veut pas être aussi sur le tard dans sa prise de décision d’autant plus que Tunisair souffre de difficultés financières lourdes et que le pays veut sauver la saison touristique cette année. Et de l’autre côté, l’impact de la crise sanitaire mondiale pourrait aussi perdre 6 milliards de dinars au secteur touristique Tunisien. Ainsi, la décision du gouvernement dans le communiqué du 12 juin 2020 indique l’ouverture des frontières commencera le 27 juin. Les Tunisiens résidant à l’étranger qui souhaitent venir au pays peuvent alors venir en Tunisie mais ils doivent rester chez eux pendant 2 semaines. Cette mesure remplace le confinement obligatoire pendant une semaine. Les touristes peuvent aussi venir au pays sans être obligés de passer par la quarantaine mais ils doivent être uniquement transportés en bus normalisé et ne pas quitter leur hôtel dans le cadre des excursions organisées. Les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les touristes doivent également présenter un résultat négatif de Covid datant de moins de 72 heures. La fin du confinement a plu à beaucoup de Tunisiens mais le confinement de deux semaines des TRE et le transport en bus des touristes a soulevé des critiques. D’abord, rester confinés pendant 2 semaines chez eux pour la diaspora ne les incite pas à prendre les vacances au pays. Aussi, tous les touristes qui visitent la Tunisie n’ont pas organisé leur séjour auprès d’un tour opérateur. Il y en a des arabes et européens qui organisent tout seul leur séjour et qui ne prennent pas le bus touristique. Et l’on se demande aussi si ces exigences sanitaires vont aider dans la répression de la pandémie qui a fait actuellement 50 victimes et dans la relance du tourisme. En effet, un propriétaire d’une agence de voyage à Tunis a rapporté que jusqu’à maintenant il n’affiche aucun pic de réservation alors qu’à la même période au cours des années précédentes, les hôtels étaient au grand complet. Et ce même si des hôtels 4 et 5 étoiles affichent des tarifs promotionnels alléchants à partir de 44 dt la nuitée en demi-pension pour convaincre les touristes de venir. Les opérateurs dans ce secteur se tournent alors vers les touristes locaux pour sauver la saison. Mais même pour certains Tunisiens enquêtés, partir en vacances dans la situation sanitaire actuelle est du gâchis en raison de la peur de la contamination du covid-19. La baisse des revenus des ménages se répercute également dans leur budget pour les vacances. Pour d’autres, c’est le moment opportun pour profiter d’une vacance bien méritée lorsque les tarifs des hôtels sont au plus bas. Quoi qu’il en soit, Tunisiar express a déjà programmé deux vols par jour reliant Tunis Djerba et Djerba Tunis et deux vols par semaine reliant Tunis Tozeur et Tozeur Tunis afin de promouvoir le tourisme interne. Métier du tourisme menacé en Tunisie Le tourisme et l’artisanat figurent parmi les secteurs les plus touchés par cette crise sans précédant en Tunisie. Chez les artisans, le stock non vendu pendant ces mois de confinement pourrait atteindre plus de 40 millions de dinars. Ces professionnels ont arrêté totalement leur activité. Leur situation est d’autant plus difficile car la moitié de ces artisans pourraient perdre leur métier s’il n’y a aucune stratégie de relance. De leur côté, les professionnels du tourisme et de restauration ne cachent pas aussi leur inquiétude sur l’impact de la pandémie et une éventuelle seconde vague. De plus, l’enveloppe de 500 millions de dinars proposée aux sociétés structurées dans le secteur du tourisme et de l’artisanat ne touche qu’un certain nombre de structures. 50 millions de dinars de ce montant sont consacrés aux agences de voyages contre 10 millions de dinars pour les entreprises artisanales afin de payer les salaires de leurs salariés. Mais ceux travaillant à la pièce qui devront toucher 200 dinars au titre du chômage technique n’ont pas perçu ladite subvention. Côté secteur touristique, la pandémie pourrait faire baisser de 60 % à 80 % l’arrivée de touristes dans les pays infectés selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et pourrait faire perdre des milliers d’emplois. Bon nombre de compagnies aériennes sont par exemple obligées de revoir leur effectif et de demander à leurs salariés de prendre des congés payés. Sans les plans de sauvetage mis en place par des nombreux gouvernements, des nombreuses compagnies aériennes ont déjà cessé leur activité. Et elles ne sont pas les seules victimes de la pandémie. L’industrie des croisières qui fait employer 1,7 millions de personnes se trouve également en panne à cause de fermeture de ports et l’arrêt temporaire des croisières. L’impact de la crise n’est pas uniquement élevé à court terme mais aussi à long terme sans une révision en profondeur de modèle d’affaire des industries touristiques. Face à la concurrence rude et la crise actuelle de ce secteur, les professionnels devraient alors chercher le moyen d’attirer des touristes des pays de l’Europe centrale, de la Chine et de l’Amérique du nord et de promouvoir un produit d’appel différent de ceux proposés par les pays arabes sur les marchés européens. Le tourisme interne pour sauver la saison en Tunisie La relance du tourisme interne reste un défi pour la Tunisie car il pourrait sauver la saison estivale. En effet, les hôtels ont toujours compté sur les touristes européens et arabes et sont même accusés de les avoir favorisés par rapport aux touristes tunisiens. On retrouve même des hôtels à Sousse et à Cap Bon qui préfèrent fermer leurs portes et causer la perte de centaines d’emplois au lieu de promouvoir le tourisme local. Or, le pouvoir d’achat des Tunisiens pourrait produire des bénéfices à ces structures. Par ailleurs, un membre de la Fédération Tunisienne de l’hôtellerie a indiqué que pendant l’année 2017, les Tunisiens qui passent des nuitées dans les hôtels ont augmenté de 20 %. Il est donc maintenant grand temps de considérer ce marché comme un créneau porteur et salvateur. Le développement de ce secteur du tourisme intérieur dépend de la promotion des agences spécialisées dans le tourisme intérieur et la gamme des offres proposées. Mais il est primordial aussi sensibiliser les Tunisiens sur l’importance de la réservation à l’avance. Toujours est-il que la levée de confinement devrait constituer un motif d’encouragement aux familles Tunisiennes pour prendre des vacances et aux touristes venant des pays étrangers de visiter le pays.
La violence envers les femmes La violence envers les enfants Les causes de la violence : existe-t-il une solution pour minimiser la violence dans notre société ?   Les femmes sont quelquefois victimes de violence physique ou psychologique que leur inflige leur entourage, leurs partenaires sentimentaux ou leurs maris. Selon une étude effectuée par un établissement public, près d’une tunisienne sur deux a déjà subi de formes de violences et de discriminations. Certaines de ces victimes sont même décédées à la suite des agressions.Le point sur ce phénomène et leurs causes. La violence envers les femmes Les agressions envers les femmes sont quelquefois justifiés comme justifiables ou minimisées dans certaines sociétés. Ainsi, l’article 227 du code pénal ne châtie pas l’acte sexuel sans violence avec une mineure de moins de 15 ans si le délinquant épouse la victime. Heureusement que la législation adoptée par le Parlement supprime cette disposition et l’amende avec des mesures de punition pour le violeur dans l’article 227 bis. Cette loi vise à soutenir les pénalités à l’encontre des harceleurs sexuels sur les lieux publics, des personnes qui emploient des enfants mineurs à domicile, et des employeurs qui imposent de discrimination au niveau du salaire pour les femmes. La directrice de l’ONG Humanrights Watch se réjouit de cette loi et appelle également les autorités compétentes à abolir d’autres discriminations comme le fait d’établir un héritage différent pour les filles et les garçons tunisiens. Notons que pour les 6 premiers mois de l’année 2018, on a enregistré 312 cas de violenceenvers les femmes. 80 % des victimes sont agressées par leur mari suite à un conflit conjugal et 2 ont même trouvé la mort. La violence physique est d’ailleurs la première cause de décès des femmes âgées entre 16 à 44 ans et elle touche toutes les couches sociales. Le problème c’est que 57 % des victimes acceptent ces violences conjugales.Ce phénomène ne se limite pas uniquement au foyer. Les femmes subissent aussi le harcèlement et les agressions sexuelles sur le lieu de travail, en Tunisie comme dans les autres pays. Et ce même si la Tunisie a déjà cette loi sur la lutte contre la violence envers les femmes. Outre les harcèlements sexuels, elles sont aussi sujettes aux insultes, propos discriminatoires etc. Ainsi, selon une étude effectuée par l’UGT en 2017, 81 % des femmes sondées ont déjà souffert de violence psychologique sur le lieu de travail. Or, la plupart d’entre elles ne disposent pas de moyen pour dénoncer cette pratique, d’autant plus qu’elles craignent de perdre leur emploi. Ces manifestations de violence impactent sur la qualité de travail et la dérèglementation de l’administration publique si les victimes sont des fonctionnaires. Elles engendrent aussi un sentiment d’anxiété, de dépression, de panique tout en obligeant la victime à quitter son travail. Ces crises peuvent être dues entre autres à la crise ou le mal-être économique, aux privatisations, et à d’autres facteurs personnels. Pour les femmes victimes de ces agressions, ce sont notamment le manque des moyens financiers et les défaillances de l’accès à la justice qui les empêchent de porter plainte. De plus, les personnes qui connaissent les enjeux de cette loi luttant contre les violences envers les femmes ne sont pas non plus nombreuses. Notons qu’après le vote du Parlement tunisien de cette loi en 2017, on a vu l’apparition des unités spécialisées de traitement de violence dans les commissariats de police et dans les hôpitaux publics. La loi prévoit aussi l’instauration d’infrastructures permettant de protéger les victimes (sept centres d’accueil et de refuge).En moyenne, on enregistre ainsi 3 000 plaintes par mois aux commissariats de police et 10 appels par jour au numéro vert du ministère de la femme. Les statistiques indiquent que les enfants sont aussi victimes de violence. La violence envers les enfants Les agressions envers les enfants sont également justifiées comme inévitable pour leur éducation. Or, l’exposition aux méthodes disciplinaires familiales violentes, les viols sexuels des enfants et des adolescents impactent sur leur avenir. En Tunisie, l’UNICEF a déclaré que 93 % des enfants âgés de 2 à 14 ans sont victimes de violences psychologiques ou physiques. Pendant l’année 2016, on a ainsi enregistré 4 590 cas de violence. 37 % de ces cas sont dus à l’ignorance des parents. L’étude a aussi révélée que plus de la moitié des dossiers reçus sont issus des couples mariés,33 % environ des familles monoparentales. 42,5 % sont des enfants de famille modeste contre 5,9 % pour les enfants de famille aisée. Cette lutte contre la violence envers les enfants n’implique pas uniquement les parents bien que ces derniers doivent comprendre leur rôle dans l’éducation des jeunes et leur préparation en vue de la vie conjugale. La société et le milieu scolaire sont également engagés dans cette cause selon la représentante de l’Unicef en Tunisie. Justement, dans cette optique est né le programme nommé « Inspire » qui vise à financer les états membres de l’ONU, dont la Tunisie dans la lutte contre ce fléau. L’objectif est d’arrêter toute forme de maltraitance, de traite, d’exploitation et de violence envers les enfants. Mais la difficulté réside dans la mise en vigueur des lois protégeant les enfants contre les formes de violences. Les textes législatifs sont bien là, mais ils ne sont pas encore appliqués. Pour y remédier, il faut ainsi mobiliser toute la société qui collaborera avec les ministères concernés pour mettre en place une discipline adéquate. Ce programme a également pour objectif de renforcer les normes de l’éducation non violente pour les enfants. Cela nécessite par exemple l’investissement dans des programmes d’éducation aux parents dès l’âge prénatal afin qu’ils apprennentà mieux gérer leur stress et de choisir le dialogue pour instrument d’éducation. Par ailleurs, dans le milieu scolaire, l’UNICEF est aussi en train aussi d’élaborer une formation du personnel éducatif dans le cadre de ce programme afin que les enseignants puissent éviter le recours à la répression pour gérer une classe. Un club de citoyenneté sera également mis en place dans les établissements scolaires afin d’aider les enfants à se défendre. Une amélioration de l’accès aux services de santé et de protection sociale figure également dans le sommaire de ce programme. Les causes de la violence : existe-t-il une solution pour minimiser la violence dans notre société ? Selon le chercheur en civilisation islamique SamiBraham, la faiblesse de l’Etat avec l’écroulement de l’ancien système et la reconstruction des institutions font partiedes facteurs favorisant la violence dans notre société. L’enseignant de l’éducation islamique Imam Mohamed Salah Souissia quant à lui, souligné l’importance de la mise en pratique des préceptes de l’Islam sur la tolérance et le dialogue. Par ailleurs, le séminaire organisé par l’ONU Femmes et OXFAM de l’année dernière a émis des recommandations sur la mise en œuvre d’un plan national action sur les femmes, la sensibilisation des jeunes et parents aux risques d’internet et de réseaux sociaux ainsi que la création d’un centre indépendant de réflexion sur le sujet de relations entre hommes et femmes dans le but d’améliorer une image positive de la femme tunisienne. Enfin, concernant la violence subie par les chauffeurs de taxis et de louage, le directeur technique et commercial de la société de sécurité et de services a proposé une solution intelligente permettant de limiter les attaques violentes et armées perpétrées à l’encontre de ces professionnels. Il s’agit d’un système de contrôle à distance qui les avertit pour les protéger.  
  Zoom sur le nord de la Tunisie Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie   La Tunisie est localisée à l’ouest de la Lybie et à l’est de l’Algérie. Sa superficie couvre 163 610 km2, ce qui lui fait le pays le plus petit de la région maghrébine.Le nord-ouest s’étend du Tabarka à Rouhia regroupant administrativement les gouvernorats de Beja, Le Kef, de Jendouba et de Siliana et couvrant 10 % du territoire. Mais Bizerte est la plus grande ville du nord. Il est considéré comme les zones les plus rurales du pays.Le centre est composé des gouvernorats de Sousse, de Monastir, Mahdia, Sfax, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid. Sfax occupe le deuxième rang du pays en termes de population. Zoom sur le nord de la Tunisie Le nord possède une vaste étendue de forêts. C’est pourquoi l’Etat cherche à valoriser les ressources forestières de ces régions à travers le projet ayant obtenu le crédit de la Banque de 100 millions de dollars. Ce projet vise 25 paysages forestiers dans le nord dans 8 gouvernorats dont Bizerte, Jendouba, Siliana, Kasserine, le Kef, Sidi Bouziz et Kairouan. Le ministre de l’agriculture a aussi adopté le début de l’année dernière un décret permettant aux habitants des forêts d’accéder gratuitement aux ressources pour les cueillir en vue de les distiller sous condition d’être organisé sous forme de Groupement de développement agricole (GDA). Et cela en contrepartie de l’entretien et de la préservation de nappes forestières. Pour le moment, on n’enregistre que 3 signatures de GDA, qui ont défini leur périmètre d’intervention et leurs besoins en fonds d’investissement. Mais le projet devrait inclure 75 GDA environ d’ici fin de l’année 2019. Parmi cesGDA, il a le GDA de Maarouf dans le gouvernorat de Kairouan, présidé par la quadragénaire Wallid Sbai qui a fait des petits boulots avant de se mettre dans la fabrication d’huile de romarin.Son GDA est maintenant composé de 500 adhérents. Cette industrie artisanale a d’ailleurs contribué à propulser la Tunisie en tête du producteur mondial d’essence de romarin. La start-up Agri Land fondée en 2011, spécialisée dans la production d’extraits naturels au CO2 supercritique, dans la région de Kairouan a aussi augmenté la valeur ajoutée de ses produits. Cette société ne se limite plus à la production d’huile essentielle pour la parfumerie mais elle investit aussi dans la fabrication d’ingrédients naturels pour l’industrie agro-alimentaire et nutraceutique. Le site de cette entreprise située au milieu de 50 000 ha de nappes forestières produit de l’extrait de romarin, le lycopène de tomates et les OPC de raisins. En plus de ces comprimés alimentaires, elle se lance aussi dans la production des arômes de gingembre, de vanille, des extraits de biomasses etc avec sa vingtaine de salariés. Mais avec l’ouverture du nouveau site de production, une cinquantaine d’employés seront recrutés. Cette start-up sous-traite actuellement la production de ces additifs naturels des partenaires suisse et français. Le chômage dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Le pays enregistre un taux de chômage stable de 15,5 % pour le dernier trimestre de l’année 2018. Dans le nord-ouest, il est de 17,5 % contre 19,1 % dans le centre ouest et 26,1 % dans le sud-ouest. Cette statistique s’explique par le faible taux d’investissement des opérateurs économiques ainsi que la difficulté d’accès aux financements bancaires et les disparités régionales post révolutionnaire. Les femmes sont les plus touchées par le chômage dans le nord-ouest là où l’agriculture est la principale activité économique. Le secteur privé est peu développé à cause du manque des capitaux. Justement à propos de ce chômage, le centre-ouest de la Tunisie, la Kasserine était deux fois le théâtre de pression sociale. Le premier lors de la révolution en 2011 et l’autre, vers la fin de l’année dernière lors de l’immolation par le feu du journaliste indépendant Abderrazak Jorgui, âgé de 33 ans.Cet homme sans emploi fixe s’est rallié à la cause des chômeurs installés depuis 9 mois devant le siège du gouvernorat. Mais exaspéré de l’absence de réaction du gouverneur, il a décidé de se transformer en torche humaine avec l’essence et mourut quelques minutes plus tard sans que personne puisse le sauver.Concernant le taux de chômage dans les régions ouest du pays qui affiche une baisse par rapport aux autres régions, la cause en est l’accroissement des nouveaux bénéficiaires des aides de l’Etat pour les personnes en situation précaire mais non pas la création de nouveaux projets de développement. Par ailleurs, pour lutter contre l’analphabétisation, première source de chômage, le ministre des affaires sociales a décidé de créer à Kairouan un centre de compétences. La création d’autres centres multidisciplinaires est également prévue dans les différentes zones de Kairouan afin d’inciter les personnes inscrites au PNEA (programme national d’enseignement pour adultes) dans la création de micro-projets.Notons que chez les femmes dans les zones rurales, le taux d’analphabétisation atteint 41 % et le secteur de l’agriculture affiche un taux de 53 % des agriculteurs analphabètes. Or, il faut dire que la région nord-ouest de la Tunisie est un véritable paradoxe. Elle possède beaucoup de richesses mais ses habitants sont pauvres. En effet, elle a d’importantes ressources hydriques avec des grands barrages, des cultures intéressantes, un potentiel forestier et écotourisme inestimable. Cependant, le taux de chômage est presque le double dans ces régions comparé à l’ensemble du pays.Les causes sont multiples. Premièrement, cette région vit d’un secteur agricole qui peine à décoller à cause de l’environnement climatique. De plus, la plupart des paysans résident dans les zones inaccessibles non dessertes par l’autoroute ni les réseaux ferroviaires. Ces populations sont également appauvries et déracinées au fil des siècles depuis l’époque beylicale, en passant par l’époque coloniale, jusqu’à l’époque de Ben Ali. Le gouvernement écarte aussi cette région dans ses projets d’investissement. Ce qui en fait que la région du nord-ouest figure en tête de liste en termes d’exode rural et de baisse démographique. L’avenir de l’emploi dans le nord et le centre-ouest de la Tunisie Dans le cadre de la lutte contre le phénomène d’exode rural, le gouvernement a signé l’accord de financement de 86 millions d’euros du fonds koweïtien pour le développement arabe afin de réhabiliter les routes dans les régions rurales. Ce montant remboursable sur 22 ans a un taux d’intérêt de 2 % par an. Ce projet prévoit la réhabilitation de 912 km des 22 gouvernorats dans le but d’améliorer l’écoulement des produits tout en réduisant le coût de la production. Cela permet également d’améliorer le niveau de vie des agriculteurs tout en réduisant les migrations dans les autres villes ou régions. Le ministre du Commerce, Omar Béhi a aussi prévu la réalisation de 4 projets financés par la Banque mondiale d’un montant de 350 millions de dollars. Le premier concerne le financement de l’exportation pour les marchés à risques où les banques refusent leur soutien financier ; le deuxième projet porte sur le développement des paysages qui feront bénéficier 250 000 familles dans les régions forestières ; le troisième concerne sur l’inclusion des jeunes dans les régions désavantagées avec la création des projets innovants, à haute valeur ajoutée. Enfin, le quatrième projet concerne l’irrigation de 25 milles ha. Les trois derniers projets touchent plus particulièrement les régions nord-ouest et centre-ouest de la Tunisie. La Task Force, qui est une agence de multidisciplinaire assumera la réalisation de ces projets à l’échelle nationale    
  Zoom sur le sud tunisien Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien   Le sud Tunisien aux portes du Sahara fait partie de l’une des principales attractions touristiques de la Tunisie.Palmeraies, lacs, dunes, oasis de montagne sillonnent cette région faiblement peuplée. Tozeur, Gafsa, Chebika, Tamerza, Mides,Chot-ElDjerrid, Nefta, Matmata… sont parmi les villes les visitées dans le sud. L’agriculture, le tourisme et le commerce parallèle dans les importations génèrent la majorité des ressources dans cette région. Focus sur la situation de l’emploi dans cette partie de la Tunisie. Zoom sur le sud tunisien Le Grand sud de la Tunisie s’étend sur une superficie de terrain de plus de 90 000 km2, ce qui représente la moitié de la superficie du pays. Cette région se démarque par son immensité de sable, ses massifs montagneux et ses nombreuses oasis de verdure. Ce qui lui permet de devenir un potentiel touristique énorme pour le pays.La présence de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, proche de l’île de Djerba ainsi que les infrastructures hôtelières haut de gamme en font l’une des destinations balnéaires les plus prisées du pays. Zarzis séduit en fait par sa proximité au désert, ses grottes troglodytiques, parTatouine et ses ksours ainsi que l’oasis de Ksar Gliane. Cette presqu’île de 75 000 âmes qui vivent essentiellement de la pêche et produit aussi de l’huile d’olive. Le sud comprend aussi deux parcs naturels dont le parc national de Sidi Toui et de Jbil qui est le plus grand de la Tunisie. Celui de Sidi Toui se trouve à une vingtaine de km au nord-ouest de la frontière de Lybie dans le gouvernorat de Médenine . Sa création date de 1991. Le parc s’étendant sur 6 315 ha abrite des animaux menacés ou disparus, quelques races d’oiseaux migrateurs et des variétés d’arbustes et d’herbacés. Le parc naturel de Jbil, quant à luia été créé en 1994. C’est le plus grand parc du pays car il couvre une superficie de 150 000 ha. Il abrite des espèces sahariennes protégées, des oiseaux rares et des reptiles. Ben Gardane, une autre ville rattachée au gouvernorat de Médenine, se fait aussi connaître pour son marché de produits importés de Lybie et des pays arabes car cette ville est seulement distante d’une trentaine de km de Lybie.DjbelDhar, quant à lui, est visité pour sa chaîne de montagnes, les ksours. Elle possède aussi des sites historiques impressionnants.Malgré les conditions rudes de la région, la population y vit de l’arboriculture (olivier, figuier et grenadier) etl’élevage de caprin qui permet d’assurer l’autosuffisance. Depuis les années 60 cependant, cette région tout comme les autres villes du sud, fait l’objet d’un dépeuplement et de l’exode rural. Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger Selon l’Institut national de statistique (INS), Tozeur, Gafsa et Kébili affichent le plus grand nombre des chômeurs avec un pourcentage de 25,6 % du nombre total sur tout le pays. Gabès, Médenine et Tatouine le suivent avec un taux de chômage de 24, 3 % pour l’année 2017. Le nombre de diplômés recensés au chômage dans ces régions atteint plus de 30 % des chômeurs.Quant aux docteurs, ils constituent 69 % des chômeurs. Ce manque d’opportunité a par exemple favorisé le développement du commerce illégal de trafic d’armes à feu, stupéfiants, carburants, prêt-à-porter etc. dans la région de Dhehiba, proche de la frontière libyenne.Des milliers de citoyens vivent par ce moyen afin de survivre et ces pratiques frauduleuses amortissent le taux de chômage et la hausse de l’exode rural dans cette région. Ce manque d’opportunités fait aussi l’une des principales raisons qui poussent les talents à immigrer à l’étranger. Les flux migratoires vers les pays d’OCDE ont connu une forte croissance depuis le soulèvement de 2011 mais ces trois dernières années, ils ont connu un répit. Toutefois, l’émigration vers la France est toujours d’actualité. Outre les motifs professionnels et l’étude, certains sont aussi animés par la volonté de la recherche d’un eldorado. L’intégration des émigrés dans les pays d’accueil se fait généralement sans trop de complications. Cependant, leur taux de chômage est assez élevécar leur taux d’emploi est assez faible. Leur situation professionnelle dépend aussi du pays d’accueil. Par exemple, en Suisse, en Amérique du Nord, ils n’ont pas de mal à entrer dans le marché du travail, ce qui n’est pas le cas en France, en Belgique ou en Italie. Néanmoins, les émigrés diplômes scientifiques n’ont pas beaucoup de mal à mettre en valeur leurs diplômes. Certains migrants qui décident de réinstaller au pays quant à eux, contribuent au développement économique en créant des entreprises. Le fait est que dans la plupart des pays Africains , les jeunes sont beaucoup plus au chômage que les adultes. Or, le travail est le principal moteur de la croissance sociale et économique car il améliore la qualité de vie, l’éducation, la couverture sociale etc. Dans cette optique, on peut citer l’initiative de la BAD (Banque Africaine de développement) à travers l’assistance de 111 startups tunisiennes. Ce qui permet de donner une chance aux petites et moyennes structures de développer leurs activités. L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien Pour le moment, les régions de Tatouine, BirLahmar et Smar ont fait l’objet de trois objets municipaux avant l’été 2019. Ces projets reçoivent le soutien financier du Bureau international du travail (BIT). Ils visent notamment à apporter des améliorations aux conditions de vie des habitants tout en créant des opportunités de travail afin d’accroître les sources des revenus. Ils visent aussi à mettre en valeur les ressources locales lors de la création des microprojets. Les moyens matériels seront fournis et la mise en place des projets municipaux sera en partenariat avec la société civile et le BIT. Dans le cadre de ce projet, ils ont ainsi sélectionnés une quinzaine de jeunes pour suivre une formation de BIT afin de pouvoir monter par la suite leur propre projet. Concernant les projets municipaux à Smar, ils concernent la construction d’un marché municipal, l’aménagement d’un parc et le lancement d’une industrie de transformation de poil de dromadaire à Ksar Ain. L’idée de cette unité de transformation est de pouvoir approvisionner ces matières premières aux artisans locaux. En ce qui concerne le projet de Tatouine, il tourne autour de l’assainissement et l’aménagement de l’Oued de Chriaa. Le BIT et l’Union européenne finance aussiun projet pilote de développement intégré pendant une période de 4 ans pour les gouvernorats de Tatouine, Kasserine, Gafsa et Jendouba. Le montant de ce financement environne 9,125 millions d’euros. De son côté, Gabès prépare aussi le sommet de la francophonie en 2020. A cette occasion, l’Université de Gabès a fait une table ronde sur le thème phosphate. La possession de la Tunisie de ce sel de l’acide phosphorique pourrait attirer les investisseurs, selon le PDG de la Compagnie de phosphates de Gafsa. Rappelons que d’ici 2050, la population mondiale va connaître une forte augmentation. Ce qui impacte sur la demande des engrais chimiques utiles à l’agriculture. Les engrais chimiques du pays sont de bonne qualité et ils peuvent apporter de nouveaux clients. Quoi qu’il en soit, le développement du phosphate engendre de pollution due aux effets de phosphogypse, sans parler de leur impact sur la santé. Elle a connu aussi un ralenti de production depuis ces dernières années avec une production de 8 millions tonnes par an en 2010 contre 5 millions en 2018.
Présentation de Tunis Economie et potentialités de la ville de Tunis Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis Emplois dans la capitale de la Tunisie Tunis, la belle capitale dynamique de la Tunisie au nord-est du pays recense le plus grand nombre d’habitants parmi les villes tunisiennes avec une population de 1, 6 millions. Son histoire remonte au 8 e siècle à l’époque où elle était le comptoir commercial des Arabes. La cité possède d’ailleurs une médina datant de cette époque, qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Grâce à ses infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires importantes ainsi que sa situation géographique, Tunis est devenue le point d’influence des transports nationaux et une zone commerciale et financière très connue.  Présentation de Tunis La capitale rénovée avec la réhabilitation de ses anciens quartiers est un pôle administratif et financier important avec une forte identité culturelle et religieuse. En effet, elle garde les traces de passé avec la médina, la mosquée Eizzeitouna, la mosquée d’Youssef Dey  et celle de Hammouda Pacha. Sans oublier les souks, le musée du Bardo avec sa riche collection des pièces antiques, les vestiges de l’amphithéâtre romain à Carthage, le cirque romain, le sanctuaire des Trophées etc. Les institutions administratives y sont concentrées dans le quartier des ministères en haut de la médina.C’est depuis le milieu du 12 e siècle que cette cité sise au fond du golfe de Tunis sur les côtes méditerranéennes devienne la capitale de la Tunisie. Puis, elle était successivement envahie par les Phéniciens, les romains, les arabes, les ottomans, puis les espagnols, les français et les allemands. De nombreux monuments marquent ces diverses conquêtes. La ville a conquis son indépendance en 1956. Elle est accessible à moins de 3 h de vol de France ou par voie maritime reliant Tunis et Marseille. La capitale possède un climat doux en été ou en hiver avec des températures s’échelonnant entre 11 degrés et 26 degrés et une précipitation annuelle de 470 mm. Economie et potentialités de la ville de Tunis Tunis fait partie des 8 municipalités du gouvernorat ayant le même nom. Le gouvernorat de Tunis est divisé en 21 délégations. Il produit 49,4 % du PIB du pays dans les commerces et service, 34, 3 % dans l’industrie, BTP et 16 % environ dans l’agriculture et la pêche. Les quatre gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, l’Ariana, Manouba et Ben Arouss) s’étendant sur 1 % de la superficie de la Tunisie comptent 24 % de la population. Le reste est donc réparti dans les 21 gouvernorats de la Tunisie. Or le Grand Tunis accumule plus que la moitié des activités industrielles, commerciales, de BTP et de services du pays. Selon les statistiques nationales, Tunis, regroupe en 2015 entre 80 000 à 135 000 entreprises  contre 60 000 environ pour Ben Arous, et 20 000 à 40 000 pour Ariana. Ces chiffres permettent de déduire un déséquilibre économique profond entre ces 4 gouvernorats et le reste de la Tunisie. Le fait est que la capitale se développe d’une façon spectaculaire pendant la période coloniale et elle continue de jouer ce premier rôle économique et administrative. La capitale sur développée accueille environ 1 million de touristes chaque année. Les touristes maghrébins et européens sont attirés par sa riche collection de monuments et de lieux de culte, son allure moderne, ses plages et son charme méditerranéen. Les analystes économiques pensent que pour une meilleure répartition de ressort économique et sociale et atténuer le déséquilibre administratif et commercial, le gouvernement devrait réorienter ses investissements dans les autres gouvernorats à l’intérieur du pays. Une telle répartition territoriale amènera un développement global qui profite à l’ensemble de la population. Rappelons que ce centre économique abrite une centaine d’ambassades, 14 organisations de l’ONU et 5 organisations arabes.  Infrastructures de base et équipements collectifs de la ville de Tunis La mise en niveau de l’infrastructure et la réhabilitation des espaces publics entre dans le projet d’une planification urbaine durable. Pour atténuer le problème de stationnement, la municipalité de Tunis a ainsi mis en place un programme de construction d’une dizaine de parkings à étages à la place de Kasbah. Ce projet vise à aider les automobilistes qui ont du mal à trouver un endroit où se garer. Par ailleurs, le mois de novembre 2018 dernier, le  gouverneur de Tunis indique que le projet visant à interdire l’usage de véhicules au centre-ville de la capitale est en cours d’étude et de réalisation. La population aura alors à se servir du minibus et de train touristique pour se déplacer dans le centre de la capitale. L’étude sur le transfert de quelques sièges de départements ministériels en dehors de centre-ville va aussi bon train. Toujours dans le cadre de l’aménagement du territoire et de planification urbaine, le gouvernorat de Tunis essaie aussi de coordonner la répartition des institutions administratives entre les gouvernorats voisins (Manouba, Ariana et Ben Arouss). Concernant le taux d’électrification dans la ville de Tunis, elle avoisine 100 % et le taux des enfants qui fréquentent les écoles atteint 97,8 %. Côté structure sanitaire et accès aux soins, en 2015, Tunis possède le plus grand nombre de médecins avec 3,5 médecins contre 1 000 habitants. On compte une quinzaine d’établissements sous tutelle dont 5 hôpitaux, 5 instituts (institut pasteur, institut national de neurologie, institut d’ophtamologie…), un centre de maternité et  de néonatologie, un centre informatique du ministère de la santé publique, une instance nationale de l’accréditation en santé et un office national de la famille et de la population dans la capitale. Emplois dans la capitale de la Tunisie Le taux de chômage est un sujet préoccupant pour le gouvernement tunisien. Selon les chiffres, Tataouine affiche le plus grand nombre de chômeurs avec un taux d’inactivité de 32 % contre Monastir pour 6,1 %. Quant au taux des personnes inactives au Grand Tunis, il tourne autour de 17 à 20 % pour l’année dernière. Dans l’ensemble du pays, le taux affiche un léger recul pour cette année. Si Tunis enregistre une proportion moyenne des chômeurs, c’est parce qu’il concentre un grand nombre d’entreprises. On peut y trouver la plupart des postes dans l’informatique, le service, la distribution, le commerce, la comptabilité, l’ingénierie, l’administration, l’enseignement, la maintenance etc. Le chercheur d’emploi aurait à parcourir les annonces dans les plateformes d’emplois pour trouver des postes comme auditeur, caissier, chef de produit agricole, ingénieur informatique, téléconseiller, ressources humaines… Les employeurs peuvent aussi chercher le bon candidat sur notre plateforme tanitjobs . Mais pour revenir au chômage, la véritable source de ce fléau se trouve dans le nombre important des jeunes diplômés qui sortent des universités et des grandes écoles chaque année. Or, l’administration publique saturée ne fait plus de recrutement depuis ces dernières années. Les entreprises ne peuvent pas absorber tous les 85 000 chercheurs d’emplois qui arrivent sur le marché de l’emploi. Seuls 60 000 environ peuvent travailler. De plus, le cursus universitaire suivi par ces jeunes diplômés n’est pas compatible avec les besoins des employeurs. Le système éducatif bac + 3 et bac + 4 n’est pas mal en soi, mais il est en déconnexion avec l’offre des sociétés. Seuls les ingénieurs et les enseignants sont les plus sollicités. Il y a également la baisse du niveau des jeunes diplômés. En bref, l’encouragement du financement bancaire pour l’investissement privé est l’une des alternatives permettant de contourner le chômage dans toutes les villes.  
  Economie et potentialités à Hammamet Infrastructures de base et équipements collectifs Emploi à Hammamet   Cette ville tunisienne située à 60 km de la capitale à l’entrée du Cap Bon compte plus de 73200 habitants en 2014.Son histoire remonte à l’Antiquité à l’époque des Carthaginois. En ces temps-là, la région est reconnue pour ses plaines fertiles puis elle devient une colonie honoraire sous la domination romaine. Avec la conquête arabe, la ville est laissée en décrépitude. A partir du 12 à 13è siècle, une agglomération s’est formée autour du château du Cap d’El Hammamat. Les habitants ont construit les remparts et la Grand Mosquée mais la prospérité économique n’a pas fait long feu. La ville est ensuite conquise par les Ottomans qui se sont mélangés avec les femmes de pays pour produire des Kouloughlis. Puis, l’arrivée en masse des réfugiés andalous d’Espagne au début du 17 e siècle permet de relancer l’arboriculture pendant 2 siècles. Mais les autochtones souffrent de prélèvement fiscal de bey au cours du 19 e siècle. Sous le protectorat français, la ville se dote des infrastructures urbaines modernes comme le chemin de fer, l’électricité, le téléphoneet attire descélébrités comme Guy de Maupassant, Oscar Wilde, Jean Cocteau, Sophia Loren, … Un richissime roumain, Georges Sebastieny a même construit une villa de rêve qu’il a vendue ensuite à l’Etat. Aujourd’hui, cette villa est transformée en centre culturel et Hammamet est devenue une ville touristique qui regorge de belles maisons. Economie et potentialités à Hammamet Cette délégation appartenant au gouvernorat de Nabeul possède une densité de 2034 habitants par km2 en 2014. Elle pourrait attirer plus de touristes par ses infrastructures hôtelières de première qualité, sa médina bien préservée, sa station balnéaire, son festival international et son site archéologique. Au passage, on enregistre une cinquantaine d’hôtels dans cette veille. L’offre touristique inclue le tourisme balnéaire, les hôtels de haute de gamme, le tourisme culturel et médical. Cependant, les séries d’attentat des années passées ont perturbé le développement du secteur et la valorisation de ces atouts. A cela s’ajoute le manque de dynamisme des autorités et de la municipalité. Malgré ce manque de promotion du tourisme culturel dans la région, la ville enregistre une augmentation de 28,3 % de touristes pour le premier trimestre de l’année 2017 et une augmentation de 19 % par rapport à l’année dernière pour le premier trimestre de cette année 2018. Les Français se trouvent en première liste des touristes venus visiter le pays, suivi par les Russes, les Algériens et les autres nationalités. Les recettes de tourisme ont aussi augmenté de 46 % par rapport à l’année 2017 selon la statistique du ministère de tourisme et de l’artisanat. Par ailleurs, concernant le tourisme médical , on retrouve un ephad qui compte une douzaine de résidents Français souffrants d’Alzheimer et de maladie de Parkinson dans la ville. Cette institution d’hébergement propose aussi des soins de pieds ou de mains ou de coiffure aux seniors hébergés.Les familles de ces personnes viennent leur rendre visite lorsque les résidents le souhaitent plusieurs fois dans l’année. Outre le tourisme, la culture d’agrumes constitue également l’occupation de la population.Aussi, dans les années 2010-2011, la banque Tunisienne de solidarité et l’association de développement à Hammamet ont apporté le financement nécessaire pour une centaine de projets productifs du quartier « Nabka ». Une cinquantaine de projets bénéficie aussi de fonds de roulement dans le cadre du programme de réhabilitation des quartiers populaires situés dans les contours de la capitale. Infrastructures de base et équipements collectifs Beaucoup d’études ont été menés à propos de l’aménagement sur le plan régional. Ces études permettent d’identifier les problématiques de la région au niveau de l’infrastructure afin d’optimiser sa compétitivité. Outre ces études, il y a aussi les projets dont le plus récent est la mise en place d’un train électrique express reliant Hammamet et Haouaria. Celui-ci va beaucoup aider la population dans leurs déplacements sur le territoire de Cap bon. On peut citer également le projet de Mrazga qui tourne autour de l’instauration d’un périmètre d’intervention foncière et à l’élaboration d’un plan d’aménagement. Le site est un lieu important de tourisme international et de la villégiature. Le programme concerne 40 000 habitants et s’articule autour de la réalisation de logement, de conduite de l’eau potable et du gaz de la ville, et d’espaces verts avec un parc urbain, une zone d’animation etc. Notons qu’Hammamet possède un centre culturel international, les remparts de vieux fort, un parc d’attraction, le musée Dar Khadija, la médina, deux parcours de golf. Ces parcours se situent à travers les collines et la forêt et sont accessibles à tous les niveaux. La région possède également le port Yasmine qui propose une surveillance continue 24 h/24 et des équipements de haute qualité. Le plan d’eau de ce port peut accueillir plus de 700 navires de plaisance d’une longueur pouvant atteindre jusqu’à 110 m. Ces embarcations peuvent amarrer au quai ou sur plateformes flottantes ou fixes. Ce port s’est vu attribuer le label Pavillon en faveur de l’environnement de qualité bleu depuis 2006, mais depuis ces deux dernières années, elle n’a plus obtenu ce label. Le nombre des bateaux qui amarrent dans ce port a connu aussi une baisse depuis 2010. Cette situation est due à l’instabilité politique mais depuis le premier trimestre de cette année 2018, les réservations ont repris. Dans les années après la révolution, le quartier « Nabka » a bénéficié aussi d’une amélioration au niveau de l’infrastructure de base comme le bitumage des routes, la mise en place des réseaux d’éclairage public et des réseaux d’évacuation d’eaux. 10 000 habitants dans ce quartier ont ainsi obtenu du financement pour les équipements collectifs. Concernant les centres de formation, cette délégation n’est pas en reste comparée aux autres car il possède entre autres un centre de formation touristique. Cet établissement permet de former les jeunes qui souhaitent exercer un métier dans l’hôtellerie et le tourisme. Il prépare les étudiants à l’obtention du CAP, du BTP et de BTS. En effet, le secteur touristique est le plus porteur dans cette région et il offre aussi de nombreux emplois aux jeunes . Emploi à Hammamet Les emplois disponibles dans cette délégation concernent notamment le secteur hôtelier et les agences de voyage. On retient entre autres les postes comme le directeur d’hôtel, directeur de restauration, chef de cuisine, chef pâtissier, chef réception, veilleur de nuit, animateur DJ, assistante de direction, hygiéniste, kinésithérapeute, croissantier, conseillère de voyage etc. Mais il existe également d’autres profils recherchés par les entreprises comme agent immobilier, informaticien etc. Parmi les hôtels construits pendant cette année qui ont recruté un personnel nombreux, on peut citer « The Orangers Garden ». Cette propriété possède 288 chambres avec une quinzaine de suites et une quinzaine de bungalows. Cet hôtel installé au bord de la plage dispose aussi de 3 piscines dont une couverte, un spa, un hamman, un sauna, salle de fitness et des bars. Avec l’arrivée des vacances, les hôtels recrutent souvent des candidats attirés par cet univers touristique et de restauration. Ceux qui bénéficient d’une formation dans ce secteur et qui peuvent parler couramment une ou deux langues étrangères peuvent décrocher un job dans ce secteur. Sur le site tanitjobs, vous pouvez faire de recherche pour trouver un emploi correspondant à votre profil dans cette région .