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  Le métier de conducteurs de taxis et de louage en Tunisie Les conditions des conducteurs de taxi et de louage Conducteur de transport en commun un métier à risque   Le nombre de taxis en Tunisie environne 30 000 selon les estimations car on ne détient pas encore leur chiffre exact. Plus de la moitié de ces chauffeurs travaillent dans le Grand Tunis. Le métier des conducteurs des taxis et de voitures de louage attirent beaucoup car il permet de travailler à son compte et de s’exercer en indépendante une fois qu’on possède sa propre voiture et le patente.Mais il n’est pas aussi exempt des problèmes de sécurité et de difficultés comme les éventuels braquages, les touristes arnaqueurs, le coût des pièces détachés, les frais de réparation, les taxes annuelles. Le point sur le quotidien de ces professionnels et les risques du métier. Le métier de conducteurs de taxis et de louage en Tunisie Le taxidriver peut travailler pour le compte d’un propriétaire de taxi ou louer un véhicule. C’est un métier qui nécessite une grande résistance physique et nerveuse car des fois ce professionnel peut être en contact avec des gens peu sympas. De plus pour pouvoir gagner sa vie et subvenir à ses besoins, il faut chercher des courses et faire plusieurs km par jour. Comme dans tous les autres pays, pour exercer ce métier en Tunisie, il faut détenir un permis spécial Taxi. Dans la politique de réduction de chômage, l’Etat facilite l’examen. Celui-ci se fait 2 fois par an. La détention d’un permis de conduire et d’autres critères de compétences sont requis lors de l’examen. Après la réussite de ce concours, il faut s’exercer en tant que « sana3 », un poste qui permet de percevoir 30 % des recettes. Après une année de service en tant que sana 3 ou assistant taxi, ce dernier peut acquérir sa propre voiture. Mais il est rare de trouver un chauffeur qui dispose d’un fonds pour acheter son propre véhicule après un an de service. En général, les assistants passent plusieurs années pour essayer de se constituer une épargne afin de pouvoir faire un crédit auto. A noter également que l’Etat peut mettre plusieurs années (jusqu’à 5 ans) pour délivrer l’autorisation de posséder un taxi.Après avoir récolté la somme nécessaire, le conducteur de taxi peut contacter une des banques pour solliciter un crédit pour l’acquisition d’une voiture. De préférence, il faut acheter un véhicule neuf afin d’éviter le coût des réparations exorbitant et de pouvoir rembourser le crédit sur 5 ans. Sur le marché, la marque polo et Logan sont les plus prisées. Tous les conducteurs de taxi ne doivent pas suivre ce chemin. A titre d’exemple, la femme conductrice de taxi, mère d’une jeune fille a débuté dans ce métier en louant la voiture d’un autre chauffeur à qui elle donnait une partie de son revenu quotidien. A l’époque, elle n’avait pas encore le permis requis ni de patente mais elle est obligée de devenir conductrice de taxi à la suite du mort de son mari.Ce n’est qu’à 35 ans qu’elle s’est présenté officiellement à l’examen pour obtenir le permis jaune.Mais son quotidien ne diffère pas de celui d’un autre taxidriver. Entre les problèmes de moteur, les réparations causées par son véhicule usagé, le loyer, la facture d’électricité, les frais de scolarité de sa fille et d’autres charges, elle peine à économiser des dinars. Sans l’aide ponctuelle de son frère en France, elle ne pouvait pas s’en sortir pour envisager d’acheter à crédit une voiture neuve pendant 5 ans. A noter en effet que la durée de vie d’une voiture de louage ou d’un taxi qu’on utilise au quotidien ne dépasse pas plus de 4 ans. Passé ce délai, elle commence à se dégrader et consomme des frais de réparations coûteux. Sans parler du temps d’inactivité lorsque la voiture reste chez le mécanicien. C’est la raison pour laquelle les conducteurs qui arrivent à récolter assez de dinars pour pouvoir prétendre à un crédit bancaire investissent dans l’achat d’un véhicule neuf. D’autres chauffeurs de taxi préfèrent aussi recourir au service d’allo Taxi accessible à partir d’un abonnement mensuel de 70 dinars. Cette option leur permet de récupérer le client de chez eux et ils appuient sur le compteur lorsqu’il reçoit le coup de fil et fait payer un supplément de 3 dinars en moyenne. Pour pouvoir espérer des gains, ils doivent au moins avoir 2 clients par jour. Les conditions des conducteurs de taxi et de louage Malgré les conditions difficiles des chauffeurs de taxi et de louage, beaucoup préfèrent les horaires décalés, l’embouteillage, la concurrence, le stress et les risques de ce métier qu’un travail dans un call-center ou dans une entreprise. En effet, cette profession leur permet de mieux gérer leur vie au quotidien, d’être motorisé et de partir en vacances lorsqu’ils les souhaitent. Quoi qu’il en soit, ces professionnels bénéficient de certains avantages comme le droit de douane 7 % lors de l’achat d’une voiture neuve. Le vice-président de la chambre nationale des propriétaires de taxis individuels a aussi annoncé une hausse de 8 % des tarifs des taxis individuels et de louage à partir du 1 er janvier 2020. Les tarifs des auto-écoles vont augmenter aussi en parallèle. Rappelons au passage que les taxis, louage et transports ruraux ont aussi bénéficié d’une hausse de tarifs de 13 % le mois de mai de l’année 2018 suite à leur grève sur la demande de révision de tarifs, la subvention du carburant et l’instauration d’un système de sécurité plus fiable. La réunion de ce mois d’avril 2019 entre le ministre du transport Hichem Ben Hamed, le président de l’UTICA et d’autres personnalités et cadres dans le secteur du transport a débouché aussi sur la baisse du tarif de l’assurance, la répartition des dettes des professionnels auprès des banques, des CNSS et des compagnies de vente-location. A noter que l’augmentation inattendue du prix du carburant dans tous les territoires du pays a causé la grève générale des taxis le 04 avril dernier. Les conducteurs de camion de transport de marchandises et de voiture de louage ont rejoint aussi ce mouvement de protestation. Un moyen de pression au gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision, une mesure qui a été relayée dans les journaux. Conducteur de transport en commun un métier à risque Les taxis et autres moyens de transport en commun doivent faire une visite technique avant de pouvoir être loué ou utilisé par leur propriétaire. Mais les accidents de taxis dus à une faute de contrôle de freins ne sont pas inexistants. Un événement qui fait demander si la visite technique a été « acheté ». Mais le plus grand problème des conducteurs de transport en commun, c’est l’insécurité comme le cas du chauffeur de taxi tué à coups de pierre dans le croisement Zahrouni-Fouchana du mois de novembre dernier. Ce conducteur de taxi avait fait l’objet d’une agression et de tentative de vol après avoir eu le pare-brise fracassé à la suite des jets de pierres. Ce qui a provoqué la déviation de la voiture vers la barrière métallique qui a provoqué le mort sur le coup du conducteur. La Fédération tunisienne des taxis individuels a observé une grève à la suite de ce mort. Enfin, outre le problème d’insécurité, certains chauffeurs de taxi sont aussi accusés du non-respect du code de la route et de l’éthique de la profession ainsi que l’excès de vitesse.
  Les difficultés immobilière en Tunisie L’emploi dans le secteur immobilier L’avenir du secteur immobilier en Tunisie   Le secteur immobilier indique la santé économique d’un pays. En Tunisie, ce secteur n’est pas épargné par la crise. En effet, entre la dégringolade du dinar et l’inflation, les promoteurs sont pris dans l’engrenage de ne pas pouvoir baisser leur prix tout en étant dans l’impossibilité d’écouler rapidement la vente de leurs biens immobiliers. De l’autre côté, les banques les poursuivent également avec les dettes. Le contexte morose conduit ainsi à la baisse du volume de transactions immobilières pour l’année dernière. Le point sur la situation de ce secteur. Les difficultés immobilière en Tunisie Les signes d’essoufflement de ce secteur ne datent pas d’hier mais elle s’est beaucoup aggravée depuis 2011. Les causes en sont nombreuses. Il y a premièrement l’augmentation des prix de terrain. Entre 1984 à 2019, ils ont augmenté de 45 %. Le prix des matériaux de construction a aussi flambé de 60 % et la hausse de la main d’œuvre encore plus pire à 100 %. Ces hausses sont dues en partie à l’application de la TVA de 13 %mais aussi au manque d’encadrement de la législation.En guise d’exemple, un citoyen ayant acheté un bien il y a 10 ans et qui souhaite le revendre à un tarif exorbitant au décuple de son ancien prix n’aurait pas à s’acquitter de l’impôt sur le bénéfice. De leur côté, les promoteurs immobiliers ne sont pas mieux avantagés par ces hausses car ils sont aussi confrontés à la crise. Pour le moment, ils peuvent encore bénéficier de la capacité de remboursement de leurs dettes avec la flexibilité des banques. Ce qui leur permet de maintenir les prix actuels des biens immobiliers(Ils sont d’ailleurs obligés de le faire face à la chute de la demande). Mais s’ils construisaient 16 000 logements par an en 2010, l’année dernière ce chiffre n’a pas dépassé 8 000 constructions. D’autre part, l’accès aux crédits immobiliers bancaires est devenu plus compliqué avec la hausse du taux d’intérêt frôlant jusqu’à 9,5 %. Le taux de marché monétaire a presque doublé depuis la période post révolutionnaire. Rembourser un prêt immobilier sur 20 ans avec un tel taux d’intérêt signifie payer plus d’intérêts que le coût du bien en question. Or, les foyers qui dégagent un revenu assez conséquent dans les environs de 6000 dinars ne sont pas nombreux. Ce qui empêche la majorité des couples ayant un revenu moyen d’accéder au financement bancaire.Et cela impacte aussi sur la baisse de vente de l’immobilier et l’allongement de la durée de l’écoulement des logements. D’autant plus que le coût du logement dans le Grand Tunis est hors de portée du pouvoir d’achat des familles à revenus moyens avec le prix de mètre carré oscillant entre 2 000 à 8 000 dinars et les petits appartements S+2 à plus de 200 000 dinars. En guise de rappel, la hausse du prix de l’appartement est de 10,8 % pour l’année 2018 et du prix de logement et de terrain de 10,7 % et de 7,4 %. Ainsi, même si les autorités ont supprimé les autorisations permettant aux Libyens et Algériens d’accéder à l’achat des biens immobiliers en Tunisie, cela n’a pas beaucoup séduit les milliardaires étrangers ni renfloué les caisses de l’Etat. Le blanchiment d’argent est aussi une difficulté rencontrée par ce secteur. Selon l’instance libyenne de lutte contre la corruption, le secteur immobilier est le plus concerné par cette contrebande de devises dans les deux pays. Les solutions à toutes ces difficultés consistent à réduire les impositions sur le secteur, à faciliter l’obtention des terrains constructibles pas chers aux promoteurs pour qu’ils puissent couvrir leurs dépenses et proposer un coût plus abordable. Les mesures comme l’abandon de l’autorisation de l’acquisition des biens immobiliers pour les libyens et Algériens et l’amélioration du choix des matériaux pour réduire le coût de la construction. L’emploi dans le secteur immobilier On enregistre 3100 promoteurs immobiliers dont 750 sont actifs dans le pays. D’autres ont déjà arrêté leur service faute de rentabilité de ce secteur. Ce qui signifie peu d’ offres d’emplois . Les baisses des chiffres d’affaires des 3 sociétés immobilières cotées en bourse, jusqu’à plus de la moitié des revenus indiquent aussi cette inexistence du recrutement. En effet, l’offre dépassant la demande entraîne non seulement le délai de l’écoulement de vente de biens immobiliers mais aussi la menace pesant sur l’activité de la promotion immobilière et les activités liées (BTP, menuiserie en alu et en bois…). Notons que ce secteur dynamique propose de nombreux postes qui peuvent attirer les jeunes en quête d’emploi. Citons entre autres le commercial immobilier, le prospecteur immobilier, le négociateur immobilier qui s’occupe des étapes de transactions jusqu’à la signature de vente au notaire, l’agent immobilier qui conseille les éventuels acquéreurs et les aide pendant la transaction. On retrouve également l’agent mandataire dont le rôle s’apparente à un agent négociateur. Ces emplois sont accessibles aux jeunes sortant des écoles de commerce ou ayant suivi une formation juridique. Sur notre site, il existe de temps en temps des offres d’emplois pour le commercial immobilier . Ceux qui peuvent trouver un financement peuvent quant à eux, se lancer dans la promotion immobilière.Une machine qui peut rouler si l’Etat prend les mesures nécessaires pour le sauver car plus tard, on pourrait parler d’une restructuration dans l’absence des solutions efficaces. L’avenir du secteur immobilier en Tunisie La situation des promoteurs fait partie des problèmes urgents à résoudre pour faire décoller le secteur immobilier. Ces professionnels risquent le surendettement à cause de la surtaxation qui commence à peser lourd sur leur budget. Cela parce qu’ils ont des engagements envers les banques, or leur capacité à rembourser les crédits bancaires dépendent des autres facteurs. Or, avec la poursuite de la baisse des ventes de l’immobilier, ils risquent ne plus trouver le moyen d’honorer leurs dettes envers les établissements financiers. Ces propos sont celui du président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI) FahmiChaâbane. Il a indiqué que les dettes bancaires des promoteurs atteignent 5,2 milliards de dinars. Et ce en raison de la baisse considérable de vente et la cherté de l’immobilier hors de portée du pouvoir d’achat des clients. De plus, le taux d’inflation est resté à 7,4 % pour l’année 2018, alors que la FMI a déclaré que ce taux devrait atteindre 8,1 % l’année dernière. Le président de la CNSPI a aussi ajouté que la proposition sur l’augmentation du taux de TVA pour l’année 2020 finira par mettre le secteur dans un état d’agonie.Notons que cette augmentation de droits d’enregistrement ne concerne que les immeubles coûtant plus de 500 000 dinars. La solution préconisée par F Chaâbane est de faire baisser la taxe sur la valeur ajoutée de 13 % à 7 % pour ralentir la hausse du prix immobilier tout en renforçant la capacité d’achat des citoyens. Il a aussi avancé une solution pour dynamiser le secteur en ouvrant l’accès à l’acquisition des biens immobiliers à tous les étrangers, sans distinction de nationalités.Comme ce qui se passe aux Emirats, Espagne, Portugal etc. Notons enfin que la crise de ce secteur s’est aussi aggravée avec l’entrée des spéculateurs qui ont causé la hausse vertigineuse du prix du terrain     
  La douane en Tunisie en lutte contre la corruption L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie   La douane comme on le sait est une institution qui prend en charge la perception des droits sur les produits importés ou entrants sur le territoire. Elle surveille également le territoire à travers les missions sécuritaires comme le contrôle des flux de migration, le garde-côte, les marchandises à risque etc. En Tunisie, ce n’est pas un secret pour personne que cette institution fiscale souffre de corruption et de gangrène. Le point sur la situation actuelle de ce secteur. La douane en Tunisie en lutte contre la corruption Avec la tendance actuelle de la réduction de barrières de douane qui entraîne les accords entre pays ou régions afin d’améliorer les échanges à l’échelle internationale, il faut dire que le secteur douanière devient l’antre de pratique de pot-de-vin et de corruption, et ce dans de nombreux pays. La Tunisie n’est pas épargnée par ce phénomène. Ainsi, tout récemment le lundi 11 mars dernier, la police a fait la saisie de près de 2 000 comprimés Prelika et llko. Ces drogues ont été trouvées dans une voiture d’immatriculation algérienne qui s’apprête à quitter le territoire. L’année dernière, la douane a fait aussi une opération de 11 300 cachets d’ecstasy et de produits anesthésiante de 418 gr connue sous le nom de « drogue de zombie ». Cette substance pousse celui qui la consomme à commettre des crimes horribles. Ces substances ont été trouvées à bord d’un camion où se trouvait un passager tunisien résidant à l’étranger. L’année dernière, la Chambre nationale des artisans et exportateurs du corail a effectué aussi l’arrêt de la vente de plus de 5 tonnes corail saisies par la douane. Ces produits ont été saisis suite à la descente sur les domiciles des professionnels suspectés de contrebande ou d’irrespect du cadre réglementaire. Or, l’un de ces professionnels, le propriétaire de la société « Mériem corail » annonce avoir été étonné de cette mesure car il a obtenu une autorisation d’exploitation et de factures. Cet armateur de pêche de corail a fait l’objet de la saisie de 342 kg de corail destinés à être exportés vers Italie et Inde. Il a d’ailleurs décidé d’arrêter toutes ses activités d’exportation, en se contentant uniquement de découler ses produits sur le marché local et de les vendre aux sociétés exportatrices. Soulignons que les exploitants de ce secteur sont confrontés aux formalités administratives relatives à l’exportation de ce produit. Le corail est exporté vers l’Italie qui le transforme et le commercialise sur les grands marchés internationaux. Quoi qu’il en soit, les autorités et les responsables se mettent à sensibiliser les acteurs concernés sur la corruption dans ce secteur. 300 cadres et fonctionnaires de la douane sont ainsi poursuivis pour des affaires de corruption. Mais la porte-parole de la direction de la douane a indiqué que ces agents sont encore opérationnels et qu’il ne peut pas les écarter sans un procès de jugement à leur encontre. Mais si la justice établit leur culpabilité, ils seront écartés. Soulignons qu’outre la corruption avec la vente des marchandises non autorisées, les Tunisiens résidents à l’étranger et les opérateurs économiques se plaignent aussi de devoir mettre la main dans leur portefeuille pour libérer leurs marchandises dans les conteneurs. L’emploi dans le secteur de la douane en Tunisie Ce secteur n’est plus réservé aux simples sentinelles qui effectuent la surveillance de garde des côtes. Aujourd’hui, le recrutement dans ce domaine nécessite des compétences multiples pour arrêter les actes des contrebandiers, des contrevenants et d’autres évadés fiscaux. La douane en Tunisie entre aussi dans la lutte contre le terrorisme. La DGDDI est composée de deux branches qui s’occupe des opérations commerciales et administratives et la branche qui prend en charge la surveillance. La première s’occupe du contrôle des opérations de commerce international et de perception de taxe et sur les enquêtes et contrôle des entreprises. La deuxième est constituée des agents en uniforme qui exercent leur travail aux péages des autoroutes, près des frontières ou sur les routes. Leur mission est de déjouer les contrefaçons, les trafics en ciblant les recettes fiscales. On retrouve ainsi un large éventail de fonctions dans ce secteur comme l’inspecteur douanier, l’auditeur, l’enquêteur, le contrôleur, le vérificateur des marchandises, le rédacteur spécialisé dans les directions territoriales, le mécanicien auto, naval, ou aéronautique etc. Concernant l’obtention du statut d’opérateur économique agrée en Tunisie, il faut que l’entreprise et ses dirigeants aient un historique douanier sain pendant les 3 dernières années avant le dépôt de la demande. Elle doit aussi avoir une situation sans incident envers les caisses sociales. Ce statut pourrait être suspendu en cas de faute grave d’infraction douanière. Par ailleurs, les ministres de l’Equipement et de Commerce ont donné le coup d’envoi de la création de zones franches dans la région de Ben Guerdane. Ce projet d’investissement de 32,7 millions de dinars d’une durée d’exécution de 2 ans s’articule autour de l’aménagement d’une superficie de 60 ha sur un total de 150 ha qui comportera à 70 % des espaces réservés aux activités du contrôle douanier. Tandis que 20 % sera consacré aux commerces et aux entrepôts pour les industries. Ce qui permet de créer 2 000 emplois directs et 6 000 emplois indirects dans la région. Le projet vise aussi à mettre en place d’une plateforme de commerce qui constituera un portail vers l’Afrique. L’avenir du secteur douanier en Tunisie. Avant de parler de l’avenir de ce secteur, faisons d’abord le point sur les chiffres de l’an dernier. Ainsi, entre 2017 et 2018, les recettes des douanes de la Goulette-nord ont connu une hausse de 15 % de 93 MDT tunisien. Pendant l’année 2018, la douane a ainsi rédigé 5 396 procès-verbaux et 6,5 MDT de ces recettes proviennent de régularisation des cas à l’amiable. Selon les chiffres fournis par la porte-parole de la direction de la Douane, le service des opérations de contrebande a aussi déjoué entre autres 74 affaires de drogues, 14 dossiers d’armes et de drogues et 114 tentatives de passage irrégulier des frontières. Dans le contexte de croissance mondiale de l’année 2018, 6 pays sur les 10 ayant la plus forte croissance se trouvent en Afrique. La Tunisie ne figure pas encore dans ces pays mais elle possède un potentiel économique non négligeable. D’habitude, les exportations tunisiennes sont tournées vers le Maghreb et l’Europe, mais ces dernières années, le pays s’ouvre aux nouveaux marchés comme la Russie, les pays du Golfe et l’Afrique subsaharienne. Le pays compte ainsi doubler ses exportations en Afrique jusqu’à 6 milliards de dinars d’ici 2020. La Tunisie peut exploiter aussi son potentiel en matière de tourisme de santé et de loisirs pour les Africains ou d’autres secteurs comme l’ingénierie et conseil. Mais tout cela nécessite un rôle actif du gouvernement dans l’accompagnement des industries à potentiel élevé, la simplification des procédures douanières, la réduction du coût de la prospection à l’échelle internationale, le renforcement des dessertes aériennes et maritimes etc. Dans l’attente de l’éventuelle réalisation de ces mesures, l’Etat a déjà pris des mesures pour réduire les amendes douanières infligées avant l’année 2019. Selon le communiqué, les personnes concernées par des dettes ayant fait l’objet des procès douaniers peuvent s’acquitter de 10 % des amendes ne dépassant pas 1 million de dinar tunisien et 5 % des amendes dépassant ce montant s’ils paient tout le montant du tarif et des droits imposés et le reste des amendes avant le janvier 2020.
  La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie   Le système pharmaceutique tunisien allie un modèle mixte du secteur public et privé. Les structures de règlementation et de contrôle, les organismes d’approvisionnement et les pharmacies œuvrent ensemble pour répondre aux exigences de santé publique du pays. Ce secteur exportateur constitue ainsi un poids non négligeable dans le développement économique de la Tunisie et dans la création d’emploi.Cependant, ilfait état de quelques insuffisances qui impactent sur ses performances. Focus sur les problématiques de ce secteur et son avenir. La crise du secteur pharmaceutique de Tunisie La majorité de la population tunisienne bénéficie d’une couverture d’assurance-maladie. Elle est assurée par les régimes de la sécurité sociale ou par l’Etat pour les personnes les plus démunies ou au seuil de la pauvreté. Les problèmes du secteur pharmaceutique s’articulent notamment autour des déficits des caisses sociales et ceux des entreprises comme la PCT dont l’objectif est de garantir l’accessibilité financière aux médicaments. Le premier problème découle de l’inégalité entre les citoyens et de défaillance du système de couverture. En effet, bien que la population à revenus limités profite d’une assistance médicale gratuite, elle ne bénéficie pas d’un certain nombre de prestations et de médicaments.Or, cette privation est source de détournement dans les pharmacies, dans les polycliniques de la Caisse Nationale de Sécurité sociale et dans les entreprises publiques comme le STEG, la SNT… Les fonds détournés atteint 11 millions de dinars pour l’année 2016 dans les polycliniques de la CNSS selon le rapport de la Cour des comptes. Dans ces points de distribution, on note l’absence du pharmacien du contrôle et du suivi, le manque de fonctionnaires et le nombre important des patients. D’autre part, le secteur pharmaceutique tunisien est également confronté à des problèmes de pénurie de médicaments, à la lenteur de délivrance d’autorisation des mises sur le marché des médicaments (A.M. M),en dehors des difficultés structurelles(la Pharmacie centrale requiert aussi une restructuration). Outre ces crises, le secteur est aussi confronté à une crise d’ordre économique. Pour rappel, le système pharmaceutique tunisien est basé sur la rémunération en faveur des entreprises « innovantes » à travers les brevets et en faveur de grossiste et pharmacie avec la marge. Or, ce système ne permet pas de valoriser le rôle social du pharmacien. De plus, la liste des médicaments susceptibles d’avoir plus des effets indésirables que des effets thérapeutiques ne cesse de s’étirer alors que certains de ces médicaments peuvent même avoir des effets nocifs. Or, du fait qu’ils sont rentables au niveau commercial, ils sont toujours vendus sur le marché quitte à sacrifier des vies humaines. Il y en a ainsi des médicaments commercialisés à plus de 84 000 dollars qui ne peuvent même pas obtenir un brevet. Le scandale de fraude et manipulation des essais cliniques des firmes multinationales leaders dans l’approvisionnement des médicaments à l’échelle internationale explique ce phénomène. Les industries pharmaceutiques « innovantes » ne se soucient plus que d’engranger le maximum d’argent sans plus apporter d’innovation. Concernant justement le brevet des médicaments qui permet à son titulaire de défendre à un tiers le droit d’exploitation ou de l’innovation, le texte de la loi reconnaissant ce brevet est apparu dans la fin du 19 e siècle. Dans les années 80 jusqu’à 2005, ce type de privilège est octroyé aux industries pharmaceutiques étrangères afin qu’ils s’implantent dans le pays et y produisent leurs produits. Ce qui permettait à la Tunisie de ne pas importer des médicaments fabriqués localement. Or, ces firmes ont manqué à leur engagement qu’est l’investissement dans le pays pour garantir le transfert de la technologie. En outre, ce système de protection des droits de propriété est source d’abus car il se base sur un système d’escroquerie et de falsification d’essais techniques dans le but d’amasser des richesses tout en faisant peu de cas de l’aspect éthique. L’emploi dans le secteur pharmaceutique en Tunisie On recense 43 entreprises pharmaceutiques qui emploient 8 800 salariés dans le pays dont 1 000 en service et 50 % des cadres diplômés de l’enseignement supérieur.La vente des médicaments affiche une croissance dans l’ordre de 7,5 % par an. La performance de ce secteur est assez satisfaisante au niveau d’exportation car entre 2012 à 2017, il a presque doublé passant de 60 MD à 116 MD. A l’horizon 2023, les objectifs sont le maintien d’une croissance à plus de 8 %, la création de plus de 2 000 emplois et l’accroissement de la production de l’exportation de l’industrie pharmaceutique de 13 % à 26 %.Pour atteindre ces objectifs, l’Etat devrait engager des réformes sur la politique d’achat des médicaments, l’approvisionnement par la Pharmacie centrale, l’accélération de délivrance d’obtention des autorisations sur le marché et l’investissement sur la biotechnologie. Notons que les unités dans ce secteur peuvent proposer plusieurs postes à l’intention des jeunes diplômés en pharmacie, en bioanalyse, chimie etc. Parmi les profils embauchés, on peut retrouver le poste de technicien en recherche clinique, technicien de laboratoire médical, bioanalyste, pharmacien chercheur, technicien pharmacie, pharmacologue, microbiologiste, pharmacien, ingénieur biochimiste, préparateur en parfum cosmétique et aromatique,ingénieur formulation de produits, chercheur labo, responsable des affaires réglementaires etc. Or, pour pouvoir embaucher des jeunes diplômés, il faut que ce secteur se spécialise et exporte plus afin de gagner en compétitivité. L’avenir du secteur pharmaceutique en Tunisie Comme on l’a déjà vu plus haut, ce secteur aurait encore à faire face à de nombreux problèmes à solutionner. Parmi ceux figurent la pénurie des médicaments, la crise de la Pharmacie centrale qui tient le monopole de l’importation des médicaments… Concernant justement le manque de médicaments, ils concernent notamment ceux importés dont les génériques ne sont pas fabriqués localement. Or, à la source de cette rupture de stock se trouve les difficultés financières de la Pharmacie centrale et la hausse des dettes de CNAM et des structures hospitalières. En effet, la CNAM doit à la Pharmacie centrale 800 millions de dinars pour le mois d’avril de l’année 2018. Elle a promis de s’acquitter d’un montant mensuel à la Pharmacie centrale et aux structures hospitalières, mais elle n’a pas tenu cet engagement jusqu’à ce jour.Cela a fait exploser l’endettement de la Pharmacie centrale qui atteint 380 millions de dinars. Par ailleurs, la santé publique ne fournit que 25 à 30 % des recettes de la CNAM qui prend en charge la santé publique, le tiers payant et le remboursement, même si 80 % de la population effectuent des soins auprès du secteur public. Ce système atteint ainsi ses limites et il est nécessaire d’établir un autre système de financement de santé. Quant aux problèmes de la Pharmacie centrales, ils concernent la compensation des médicaments importés lors de l’achat des médicaments et les dettes de CNAM. Pour continuer à fonctionner, elle est obligée de puiser dans ses fonds de roulement afin de résister pendant quelques moins. Or, si ce secteur pharmaceutique pourrait surmonter ces crises et ces problèmes, il pourrait faire mieux en couvrant 70 % de la consommation locale. A noter que cette industrie constitue un important potentiel de croissance qui nécessite un renouveau. Les solutions à envisager consistent entre autres à soutenir la Pharmacie centrale, à renforcer le secteur de l’exportation et à revoir les marges pharmaceutiques et la politique de la prise en charge des médicaments par la CNAM.    
  Zoom sur le sud tunisien Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien   Le sud Tunisien aux portes du Sahara fait partie de l’une des principales attractions touristiques de la Tunisie.Palmeraies, lacs, dunes, oasis de montagne sillonnent cette région faiblement peuplée. Tozeur, Gafsa, Chebika, Tamerza, Mides,Chot-ElDjerrid, Nefta, Matmata… sont parmi les villes les visitées dans le sud. L’agriculture, le tourisme et le commerce parallèle dans les importations génèrent la majorité des ressources dans cette région. Focus sur la situation de l’emploi dans cette partie de la Tunisie. Zoom sur le sud tunisien Le Grand sud de la Tunisie s’étend sur une superficie de terrain de plus de 90 000 km2, ce qui représente la moitié de la superficie du pays. Cette région se démarque par son immensité de sable, ses massifs montagneux et ses nombreuses oasis de verdure. Ce qui lui permet de devenir un potentiel touristique énorme pour le pays.La présence de l’aéroport international de Djerba-Zarzis, proche de l’île de Djerba ainsi que les infrastructures hôtelières haut de gamme en font l’une des destinations balnéaires les plus prisées du pays. Zarzis séduit en fait par sa proximité au désert, ses grottes troglodytiques, parTatouine et ses ksours ainsi que l’oasis de Ksar Gliane. Cette presqu’île de 75 000 âmes qui vivent essentiellement de la pêche et produit aussi de l’huile d’olive. Le sud comprend aussi deux parcs naturels dont le parc national de Sidi Toui et de Jbil qui est le plus grand de la Tunisie. Celui de Sidi Toui se trouve à une vingtaine de km au nord-ouest de la frontière de Lybie dans le gouvernorat de Médenine . Sa création date de 1991. Le parc s’étendant sur 6 315 ha abrite des animaux menacés ou disparus, quelques races d’oiseaux migrateurs et des variétés d’arbustes et d’herbacés. Le parc naturel de Jbil, quant à luia été créé en 1994. C’est le plus grand parc du pays car il couvre une superficie de 150 000 ha. Il abrite des espèces sahariennes protégées, des oiseaux rares et des reptiles. Ben Gardane, une autre ville rattachée au gouvernorat de Médenine, se fait aussi connaître pour son marché de produits importés de Lybie et des pays arabes car cette ville est seulement distante d’une trentaine de km de Lybie.DjbelDhar, quant à lui, est visité pour sa chaîne de montagnes, les ksours. Elle possède aussi des sites historiques impressionnants.Malgré les conditions rudes de la région, la population y vit de l’arboriculture (olivier, figuier et grenadier) etl’élevage de caprin qui permet d’assurer l’autosuffisance. Depuis les années 60 cependant, cette région tout comme les autres villes du sud, fait l’objet d’un dépeuplement et de l’exode rural. Le chômage dans le sud tunisien et l’immigration à l’étranger Selon l’Institut national de statistique (INS), Tozeur, Gafsa et Kébili affichent le plus grand nombre des chômeurs avec un pourcentage de 25,6 % du nombre total sur tout le pays. Gabès, Médenine et Tatouine le suivent avec un taux de chômage de 24, 3 % pour l’année 2017. Le nombre de diplômés recensés au chômage dans ces régions atteint plus de 30 % des chômeurs.Quant aux docteurs, ils constituent 69 % des chômeurs. Ce manque d’opportunité a par exemple favorisé le développement du commerce illégal de trafic d’armes à feu, stupéfiants, carburants, prêt-à-porter etc. dans la région de Dhehiba, proche de la frontière libyenne.Des milliers de citoyens vivent par ce moyen afin de survivre et ces pratiques frauduleuses amortissent le taux de chômage et la hausse de l’exode rural dans cette région. Ce manque d’opportunités fait aussi l’une des principales raisons qui poussent les talents à immigrer à l’étranger. Les flux migratoires vers les pays d’OCDE ont connu une forte croissance depuis le soulèvement de 2011 mais ces trois dernières années, ils ont connu un répit. Toutefois, l’émigration vers la France est toujours d’actualité. Outre les motifs professionnels et l’étude, certains sont aussi animés par la volonté de la recherche d’un eldorado. L’intégration des émigrés dans les pays d’accueil se fait généralement sans trop de complications. Cependant, leur taux de chômage est assez élevécar leur taux d’emploi est assez faible. Leur situation professionnelle dépend aussi du pays d’accueil. Par exemple, en Suisse, en Amérique du Nord, ils n’ont pas de mal à entrer dans le marché du travail, ce qui n’est pas le cas en France, en Belgique ou en Italie. Néanmoins, les émigrés diplômes scientifiques n’ont pas beaucoup de mal à mettre en valeur leurs diplômes. Certains migrants qui décident de réinstaller au pays quant à eux, contribuent au développement économique en créant des entreprises. Le fait est que dans la plupart des pays Africains , les jeunes sont beaucoup plus au chômage que les adultes. Or, le travail est le principal moteur de la croissance sociale et économique car il améliore la qualité de vie, l’éducation, la couverture sociale etc. Dans cette optique, on peut citer l’initiative de la BAD (Banque Africaine de développement) à travers l’assistance de 111 startups tunisiennes. Ce qui permet de donner une chance aux petites et moyennes structures de développer leurs activités. L’avenir de l’emploi dans le sud tunisien Pour le moment, les régions de Tatouine, BirLahmar et Smar ont fait l’objet de trois objets municipaux avant l’été 2019. Ces projets reçoivent le soutien financier du Bureau international du travail (BIT). Ils visent notamment à apporter des améliorations aux conditions de vie des habitants tout en créant des opportunités de travail afin d’accroître les sources des revenus. Ils visent aussi à mettre en valeur les ressources locales lors de la création des microprojets. Les moyens matériels seront fournis et la mise en place des projets municipaux sera en partenariat avec la société civile et le BIT. Dans le cadre de ce projet, ils ont ainsi sélectionnés une quinzaine de jeunes pour suivre une formation de BIT afin de pouvoir monter par la suite leur propre projet. Concernant les projets municipaux à Smar, ils concernent la construction d’un marché municipal, l’aménagement d’un parc et le lancement d’une industrie de transformation de poil de dromadaire à Ksar Ain. L’idée de cette unité de transformation est de pouvoir approvisionner ces matières premières aux artisans locaux. En ce qui concerne le projet de Tatouine, il tourne autour de l’assainissement et l’aménagement de l’Oued de Chriaa. Le BIT et l’Union européenne finance aussiun projet pilote de développement intégré pendant une période de 4 ans pour les gouvernorats de Tatouine, Kasserine, Gafsa et Jendouba. Le montant de ce financement environne 9,125 millions d’euros. De son côté, Gabès prépare aussi le sommet de la francophonie en 2020. A cette occasion, l’Université de Gabès a fait une table ronde sur le thème phosphate. La possession de la Tunisie de ce sel de l’acide phosphorique pourrait attirer les investisseurs, selon le PDG de la Compagnie de phosphates de Gafsa. Rappelons que d’ici 2050, la population mondiale va connaître une forte augmentation. Ce qui impacte sur la demande des engrais chimiques utiles à l’agriculture. Les engrais chimiques du pays sont de bonne qualité et ils peuvent apporter de nouveaux clients. Quoi qu’il en soit, le développement du phosphate engendre de pollution due aux effets de phosphogypse, sans parler de leur impact sur la santé. Elle a connu aussi un ralenti de production depuis ces dernières années avec une production de 8 millions tonnes par an en 2010 contre 5 millions en 2018.
Comment se porte le tourisme tunisien ? L’emploi dans l’hôtellerie en Tunisie L’avenir du secteur hôtellerie en Tunisie   Le secteur touristique et hôtelier tunisien reprend de couleurs depuis ces deux dernières années après les attentats de 2015. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire qu’il arrive à surmonter les difficultés conjoncturelles et structurelles qui empêchent son développement. Outre les problèmes de financement des opérateurs dans ce secteur, le bradage du prix pour attirer les touristes, la qualité du produit et la remise à niveau des hôtels entravent également le lancement dans le tourisme haut de gamme. Le point sur l’état de ce secteur et ses perspectives d’avenir. Comment se porte le tourisme tunisien ? Quand on parle de la rentabilité d’un secteur économique, il faut toujours se référer à ses recettes par rapport aux pays voisins ou par rapport aux années précédentes où il affichait de belles performances. Si on prend comme référence la Turquie et le Maroc, pour la saison touristique 2016 à 2017 par exemple, ces deux pays ont affiché un nombre de touristes de 11 millions et de 39 millions et quelque pour la Turquie. De son côté, notre pays enregistre 6 millions de visiteurs pour ladite saison. Et pourtant, le potentiel touristique de la Tunisie est remarquable avec la construction des unités hôtelières de 4 à 5 étoiles et la réhabilitation de certains hôtels 3 étoiles. De plus, depuis ces dernières années, la Tunisie essaie de trouver des mesures permettant de renforcer la sécurité, tout en améliorant les offres de services. Citons par exemple des offres de tourisme saharien, tourisme de santé, écologique etc. Sans oublier la mise en place d’une soixantaine de vols réguliers pour attirer les touristes russes, européens de l’est et asiatiques. L’Open sky n’est pas la formule magique censée résoudre les problèmes liés à la génération de business des hôtels tunisiens. La problématique du secteur hôtelier du pays vient en fait de l’influence des tours operateurs qui fixent les tarifs des services touristiques. Ce qui oblige les hôteliers à brader leur prix afin de ne pas avoir des chambres d’hôtes vides. Or, cela entraîne l’incapacité de recouvrir les dettes bancaires. En outre, les hôtels en Tunisie souffrent de manque de maintenance et d’entretien suite au refus bancaire d’accorder du crédit. Les attentats de 2015 impactent aussi sur la venue des touristes. En guise d’info, le secteur hôtelier tunisien totalise 850 hôtels qui offrent 400 000 emplois. Ce qui fait vivre plus de 1,6 millions de Tunisiens et dont les recettes en devises peuvent assumer 70 % de la perte de balance commerciale du pays.Quoi qu’il en soit, les recettes du tourisme et de l’hôtelier ont affiché une embellie pour l’année 2018 avec des entrées touristiques de 8 299 000 personnes et quelques. Ce qui entraîne une hausse des recettes touristiques malgré la dépréciation du dinar. 91 % des visiteurs venant d’Europe vont dans les hôtels contre 25 % pour les clients de la région maghrébine. L’emploi dans l’hôtellerie en Tunisie Les débouchés abondent dans le secteur hôtelier depuis 2017 où les hôtels commencent à afficher une hausse de clients. Les postes vacants sont souvent les postes de femmes de chambres ou valets de chambre ainsi que le métier de serveur de bar ou portier. Les restaurant-hôtels recrutent également des cuisiniers et des pâtissiers. Il existe aussi plusieurs centres de formation permettant de décrocher des diplômes nécessaires dans ce secteur. En guise d’exemple, chez l’AFMT, pour ceux qui souhaitent débuter dans le métier pour devenir serveur, réceptionniste, pâtissier, agent d’entretien etc, ils auront à décrocher le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) après la dernière année en collège. La formation dure 2 ans et s’ils souhaitent se perfectionner, ils peuvent suivre la formation de brevet de technicien professionnel (BTP).Cet apprentissage dure également deux à trois ans avec un stage d’une durée de deux mois. Une formation professionnelle pertinente est utile avant de se lancer dans ce métier car la mauvaise qualité de service impacte sur les recettes des hôtels. A cela s’ajoutent une bonne image, et de nombreuses qualités humaines comme le sens du contact, la courtoisie ainsi que le sens du service et le dévouement. Pour tous les personnels de l’hôtel, l’organisation, l’ouverture, la solidarité et la rigueur sont aussi indispensables. Concernant les détails à reprendre dans les hôtels tunisiens, certains clients se plaignent de la mauvaise qualité des linges d’hôtels à Hammamet et Sousse. Ces détails sont dus au manque de formation du personnel du secteur de la buanderie et du nettoyage à sec. L’avenir du secteur hôtellerie en Tunisie La relance de l’année 2017 poursuit son cours pour l’année 2018. Certes, avec la hausse de la recette de 32 % sur les cinq premiers mois de l’année dernière, il y a de quoi à réjouir le ministre du Tourisme. D’autant plus que cette locomotive de l’économie fournit 500 000 emplois, soit 7 % du PIB. Ce chiffre est obtenu grâce aux différentes publicités pour faire connaitre la Tunisie. Le gouvernement a même pensé à l’affichage dans les rues de Moscou pendant la Coupe du monde. L’Office national du Tourisme produit aussi des vidéos qui permettent de lancer l’activité touristique tunisienne. Le pays a d’ailleurs décerné le prix de la meilleure vidéo de tourisme africain en 2017. Concernant la provenance des touristes venant dans le pays, 45 % sont des Français, 42 % environ des Allemands et le reste des Algériens, des Chinois et des Russes. Pour la saison d’été de l’année dernière par exemple, tous les hôtels de Djerba, de Hammamet , de Sousse et de Mahdia sont réservés. Les mesures de sécurité prises par les hôteliers (installation de portique et de caméras de surveillance) dans les établissements et présence des policiers à proximité des sites touristiques ont porté leurs fruits. Notons qu’il y a encore quelque 150 hôtels fermés à la suite de problèmes de non-recouvrement de crédit dans le pays. Le gouvernement devrait chercher des moyens pour remettre en exploitation ces hôtels. Les autorités doivent aussi penser à une meilleure cohérence des tarifs des hôtels pendant toutes les saisons car les tarifs en haute saison peuvent atteindre 4 à 5 fois de ceux pratiqués en baisse saison. Cela est dû à la durée trop courte de la haute saison alors que les établissements doivent gérer leurs charges. Mais si la reprise de l’activité du secteur touristique tunisien est en bonne voie pour les hôtels étoilés, les maisons d’hôtes ne connaissent pas une telle amélioration. Ces établissements sont au nombre de 200 à 300 dans le pays. Si leurs clients étaient avant 2015 à majorité étrangers, actuellement, ils sont des locaux. Ils doivent ainsi adapter leur offre en fonction de ces clients en baissant le prix de la nuitée et en optimisant la publicité locale. Ils comptent sur l’ouverture du ciel tunisien pour apporter plus de clients internationaux avec les billets d’avion moins chers. Bref, à l’heure actuelle où l’on parle de tourisme durable et intelligent en Tunisie et d’une croissance de recettes touristiques, le pays n’est pas encore complètement sorti du tunnel de l’instabilité politique de 2011 et des attentats de 2015. Les autres problèmes comme l’inadéquation de l’offre par rapport aux attentes des clients européens, la mauvaise infrastructure routière, l’endettement des hôteliers, le tourisme bon marché, la qualité de services…demeurent des défis majeurs pour ce secteur.  
Les régions les plus exploitées dans le secteur textile tunisien La concurrence dans le secteur textile tunisien L’emploi dans le secteur textile en Tunisie L’avenir de ce secteur   Le secteur textile et habillement constitue l’une des plus grandes filières pourvoyeuses d’emplois en Tunisie. Sa participation aux équilibres économiques et sociaux du pays est importante. Cependant, comme les autres secteurs en proie à la concurrence, celui-ci commence aussi à montrer des signes d’essoufflement et nécessite des mesures de consolidation pour qu’il puisse maintenir sa position. Dans cet article, faisons un petit tour d’horizon sur cette branche d’activité et son avenir. Les régions les plus exploitées dans le secteur textile tunisien Cette filière de l’industrie tunisienne est la force de l’économie nationale. Il tire profit notamment de son emplacement proche de l’Europe, de sa main d’œuvre compétitive qui lui permet de livrer rapidement des commandes et de son respect des normes internationales. Après une quarantaine d’année d’existence, cette industrie s’oriente surtout dans la confection des habits haut de gamme et fonctionnels en moyenne ou en petites séries. Ces activités sont réparties en entreprises de filature, tissage, finissage, bonneterie, confection et accessoires.Outre les prêt-à-porter, vêtements et sous-vêtements haut de gamme, ces industries confectionnent également des textiles techniques avec les produits comme les vêtements de protection, gilet de sécurité, airbags, sièges d’avion, filet de pêche, cordage, masque de protection, prothèses orthopédiques etc. Le gouvernorat de Monastir avec son pôle textile, le parc industriel d’El Fejja dans le gouvernorat de Manouba, le gouvernorat de Kasserine avec ses entreprises textiles et habillement font partie des régions opérant dans ce secteur. Il existe également des sociétés résidentes qui se lancent dans l’exportation à Nabeul, Sousse et Bizerte. La concurrence dans le secteur textile tunisien La filière textile, habillement et cuir compte 1880 entreprises dont 90 % sont totalement exportatrices. 45 % de ces structures sont en partenariat avec des industries étrangères. Ce secteur occupe une place de choix dans l’économie du pays car il génère 6 000 millions de dinars tunisiens d’exportation chaque année. Ses points forts s’articulent notamment dans la production et vente du coût minute. A titre d’exemple, pour le prototypage, il met 3 jours, la même durée pour l’industrialisation du produit et le cycle de production. Les produits seront ensuite  livrés dans un délai ne dépassant pas 3 jours. Cette production rapide et la forte réactivité permettent de maintenir la compétitivité et la rentabilité de la production à coût compétitif. Le bon niveau de qualité constitue aussi un atout de ce secteur. Ce niveau de qualité est assuré grâce aux instituts de formation universitaire et professionnelle mis en place par l’Etat. Citons entre autres, les centres sectoriels de formation d’agents de maîtrise et de techniciens en textile, l’institut supérieur des études technologiques de Ksar Hellal, l’école nationale d’ingénieur de Monastir, le centre de formation d’ouvriers spécialisés en textile etc. Les élèves sortant de ces écoles et instituts maîtrisent la quasi-totalité de cette filière. Les coûts salariaux faibles comparés à ceux en France ainsi que la législation favorable aux industries étrangères(accord de libre-échange avec l’Union européenne, la Turquie etc., exonération de taxes sur le revenu, le CA et les bénéfices pendant 10 ans)attirent les investisseurs à délocaliser leur production dans le pays. Enfin, le respect des normes européennes concernant l’environnement, la sécurité et la santé est un atout de la Tunisie face à d’autres pays. Cependant, ce secteur fait face à de nouveaux défis. La branche est entièrement dépendante aux donneurs d’ordre européens sur le plan approvisionnement et commercialisation. Or, le nombre de ces donneurs d’ordre est limité (Français, Allemands, Italiens, Belges et Anglais). A plus long terme, cet avantage risque de s’effriter avec la montée en puissance de la concurrence chinoise. La Chine peut en effet proposer des coûts plus compétitifs car elle ne respecte pas les normes internationales. De plus, elle propose des salaires très bas à ses ouvriers et fait même travailler des enfants. Les garanties de survie qui permettent aux industries tunisiennes de maintenir leur partenariat sont ainsi le rapport qualité-prix, l’accélération de la livraison de la commande et l’encouragement fiscal. Par ailleurs, le manque d’encadrement et l’absence de stratégie de marketing font aussi partie des problématiques à résoudre pour ce secteur. Il y a également l’insuffisance de matières premières.A titre d’exemple, beaucoup de régions ne sont pas encore desservies par l’eau. Ce qui constitue un blocage dans l’extension de l’exploitation des zones industrielles. Enfin, l’augmentation de salaire de ces 5 dernières années dans le secteur privé impacte également sur les charges des entreprises alors que la grande partie de leur production est assuré par la masse salariale. L'  emploi dans le secteur textile en Tunisie Ce secteur qui représente plus de 20 % des exportations tunisiennes emploie 176 000 personnes soit 32 % environ des salariés dans le secteur manufacturier. La majorité des salariés est composé de gent féminine. La branche confection occupe 75 % d’emplois et fournit chaque année 6 000 postes.Les métiers disponibles dans ce secteur sont nombreux. Citons entre autres le métier de patronnier-egradeur, maroquinier, designer textile, opérateur textile, opérateur de découpe, agent de finition textile,matelasseuse, coloriste textile, conducteur de machine d’impression, préparateur de commande, régleur de machines etc. La capacité de travailler en équipe ou en chaîne de production, l’art de la finition, l’endurance sont les qualités requises pour les opérateurs dans la production. Ce sont des postes qui représentent le plus grand nombre de recrutement. L’avenir de ce secteur Ce secteur a depuis longtemps traversé des crises car bon nombre d’entreprises œuvrant dans cette filière ont dû fermer leurs portes face au démantèlement de l’accord multifibres dans les années 2010. La pression concurrentielle de l’Asie ainsi que la hausse de salaire et de charges constituent aussi des difficultés empêchant son développement. Or, la baisse des exportations a entraîné la compression du personnel employé. Ainsi, depuis 5 ans, le secteur affiche une perte de 40 000 emplois et la fermeture de 400 entreprises. Pour promouvoir cette filière, la Fédération tunisienne de textile et habillement présente un plan de relance. Ce plan s’oriente vers l’élaboration d’un pacte de compétitivité à l’horizon 2021. La conclusion de ce pacte appartient au gouvernement et la Fédération. Selon cette dernière, il faut revisiter les règles d’origine régissant les échanges entre l’Union européenne et la Tunisie. Dans ce plan, les industries de textile doivent aussi respecter les valeurs de préservation de ressources naturelles, et la défense de la biodiversité. Il prévoit aussi l’amélioration des infrastructure set l’aménagement des nouvelles zones industrielles. Une enveloppe de départ de 50 millions de dinars sera d’ailleurs octroyée pour le développement du secteur dont 10 millions seront dédiés aux structures privées.Au programme, il y a également la mise en place des solutions incitatives spécifiques comme la prévision d’un tarif préférentiel de l’énergie et de l’eau, les procédures administratives facilitées etc. Le plan relatif à l’intégration envisage également les mesures pour attirer les partenaires stratégiques importants, la conception et le montage des projets avec les partenaires potentiels. En termes de promotion, la FTTH avance une solution du développement de la diplomatie économique afin d’améliorer l’accès aux marchés de l’Union européenne et aux marchés des Etats-Unis. Enfin, pour améliorer la formation tout en luttant contre le chômage, le plan prévoit aussi une formation de reconversion des diplômés en filière textile. Ces mesures prises pour le court terme et le long terme visent à constituer un tissu industriel solide basé sur une économie compétitive et exportatrice.
  Présentation de l’industrie aéronautique en Tunisie L’emploi dans le secteur aéronautique en Tunisie L’avenir du secteur aéronautique en Tunisie   Le fait d’être proche de l’Europe et de disposer d’une main-d’œuvre compétitif a convaincu les nombreux investisseurs dans le secteur aéronautique à s’implanter en Tunisie. Le niveau des ingénieurs tunisiens et l’étendue de l’infrastructure routière constituent aussi les atouts de ce créneau à haute valeur ajoutée. Sans oublier que le pays a mis en place un dispositif fiscal permettant l’exonération de droits et de taxes pour les sociétés totalement exportatrices et la liberté de transfert de capital. Les industries françaises font partie des leaders dans cette filière en détenant 70 % de la main d’œuvre employée dans le pays. Tour d’horizon sur l’état de lieu de ce secteur. Présentation de l’industrie aéronautique en Tunisie  Avec la conjoncture économique difficile dans la plupart des pays, l’industrie aéronautique européenne préfère aussi produire une partie des équipements de leurs Airbus dans les pays lowcost. Le fait de pouvoir proposer une main-d’œuvre qualifiée à coût abordable est désormais un atout pour la Tunisie qui devient un maillon essentiel de la production d’Airbus, et ce depuis une dizaine d’années. Une partie de l’Airbus A320 est en effet produite à Tunis avant d’être assemblé à Toulouse. Cette coopération a perduré au fil des ans de sorte qu’il y a actuellement un vol reliant quotidiennement le capital et la ville de Toulouse. Ce sont notamment les ingénieurs, les formateurs et les responsables de production qui prennent cette navette car les productions sont acheminées par bateau. Ce secteur représente 3,8 % du PIB du pays. Il emploie actuellement plus de 17 000 personnes réparties dans les 81 entreprises travaillant dans cette filière. La plupart des productions de ces industries sont les sièges de cabines et d’avion. Le secteur constitue un réservoir d’emploi non négligeable car il permet de fournir 1 000 emplois directs chaque année. La croissance de cette filière peut être estimée aussi par la montée en puissance de la valeur de production en passant de 30 millions d’euros en 2010 à 229 millions d’euros en 2016. L’Etat envisage même une croissance dans l’ordre de 25 % à l’horizon de 2025. Et pour l’année dernière, on enregistre 1,5 milliard de dinars en termes d’exportations, la France en tête avec 88 % des exportations. La force du pays est surtout ses nombreux atouts. Premièrement, elle est un vivier de compétences car elle figure en troisième rang mondial sur le nombre de diplômés en troisième cycle dans les filières sciences, ingénierie et construction. Chaque année, 30 % des sortants universitaires sont issus de ces formations. De plus, les ingénieurs tunisiens acceptent d’être moins bien payés que les voisins marocains ou même les ingénieurs de Roumanie et de Pologne à cause du grand nombre des diplômés disponibles et le coût de vie. L’exonération fiscale et les nombreux avantages proposés par la loi sur l’investissement incitent aussi les acteurs de la filière aéronautique européenne à s’installer en Tunisie. Parmi les fleurons des acteurs du secteur aéronautique implantés en Tunisie, on peut citer Stellia Aerospace et Zodica Aerospace. La première est une filiale d’Airbus et la seule structure qui produit des aérostructures en Tunisie. Cette entreprise enregistre plus de 70 millions d’euros d’investissement depuis son implantation en 2009 avec 900 collaborateurs. Son parc aéronautique est situé au sud de la ville de Tunis. Zodiac Aerospace, quant à lui, est créé en 2016 avec 3 000 collaborateurs en 2016. Le groupe a mis en place des technologies de contrôle d’ergonomie et de la production. Parmi les donneurs d’ordre mondiaux, on retrouve aussi les acteurs comme Latécoère, Hutchinsonetc. A noter que la Tunisie peut aussi tout produire à commencer par le câblage, composite, le travail de métaux, jusqu’aux équipements et traitement de surface. L’emploi dans le secteur aéronautique en Tunisie L’industrie aéronautique tunisienne figure parmi les industries exportatrices des produits en Europe dans le pays. La France est le leader des entreprises résidentes avec une quarantaine de sociétés. L’Italie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis accaparent aussi une part de marché sous forme de participation au capital. La création du centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique permet aussi d’offrir des formations professionnelles adéquates à plus de 600 jeunes par an. Airbus a inauguré aussi un centre de formation technique situé dans l’aéroport de Tunis-Carthage. L’entreprise Telnet en partenariat avec le groupe Safran a ouvert aussi un centre d’ingénierie pour les métiers d’aéronautique. Cette industrie propose une variété de métiers pour les cadres, salariés et ouvriers. Citons par exemple les postes d’ingénieur en aéronautique, ingénieur en système embarqué, technicien supérieur en électronique, ingénieur électronicien de système de sécurité aérienne, ingénieur calcul, préparateur méthodes. Parmi les postes des techniciens et opérateurs, on retrouve les métiers comme le technicien d’essai, ajusteur-monteur, monteur-câbles, stratifieur, chaudronnier, tuyauteur, technicien maintenance… Il y a également les agents techniques de l’aéroport comme l’aiguilleur du ciel, l’agent de sureté, le préparateur du vol, le chef d’escale… Sans oublier les personnels navigants comme le pilote et les stewards. La liste est non-exhaustive. Le niveau d’admission et de formation n’est pas le même pour tous ces métiers. Mais pour les techniciens supérieurs et ingénieurs, il faut notamment un diplôme de brevet de technicien supérieur et bac+5 pour les ingénieurs. Les offres disponibles sur le secteur peuvent être en CDD, CDI ou par intérim. Le secteur propose d’ailleurs une perspective d’emplois intéressante. A titre d’exemple, récemment l’Occitanie envisage l’exportation de son savoir-faire en Tunisie. Pour la petite info, cette région tient la première place en Europe dans le domaine aéronautique avec 800 entreprises et des fournisseurs en sous-traitance. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement a approvisionné aussi la chaîne de l’industrie aérospatiale dans le site de production de Figeac Aéro Tunisie. Le projet vise à renforcer la compétitivité des industries travaillant dans ce secteur. Notons que 6000 ouvriers travaillent actuellement dans cette filière. Certains de ces ouvriers ne font pas uniquement la pièce de rechange mais effectuent jusqu’à la réalisation de sous-ensembles assez complexes. Cette filière est d’ailleurs l’un des rares secteurs qui a fourni des milliers d’emplois aux chômeurs après la révolution. L’avenir du secteur aéronautique en Tunisie Pour maximiser les perspectives de développement du secteur, l’Etat envisage aussi une coopération avec les acteurs russes de l’industrie aéronautique et de l’automobile. Certes, la relation bilatérale entre les deux pays n’est pas aussi avancée que celle de la relation avec la France, mais des progrès majeurs sont déjà effectués dans le domaine du tourisme, agro-alimentaire, textile et habillement avec la Russie. C’est ce qu’a précisé le diplomate. Par ailleurs, le niveau de la formation des diplômés tunisiens est un atout considérable pour un avenir de ce secteur. La formation d’excellence dispensée aux métiers d’aéronautique comme le câbleur, le monteur de structures d’aéronefs constitue une forte valeur ajoutée à cette filière. Cependant, le secteur doit faire face à quelques difficultés comme la mise en place d’une filière structurée, la réalisation des projets d’infrastructures etc. Pour que le chiffre en exportation continue à progresser, il faut toujours fournir un supplychain de qualité qui possède de savoir-faire multiples. Les domaines de fabrication de commandes numériques, le découpage et le pliage de carrosserie, l’aéro structure métallique ainsi que le traitement de surface offrent aussi de nombreuses opportunités d’emplois et d’investissements pour les industries étrangères.
  L’export et l’import en Tunisie L’impact de cette situation sur l’économie tunisienne L’emploi dans le secteur de l’import et export en Tunisie   La filière exportation fait partie des piliers de l’économie tunisienne. Selon les données de l’INS, les échanges commerciaux de la Tunisie avec les autres pays affichent une augmentation de 3,7 % à l’export pour les 11 premiers mois de l’année dernière contre 1,1 % à l’import. Au cours du premier trimestre, la hausse en volume d’exportations était beaucoup plus élevée de 8,9 %. Ces statistiques tiennent compte de tous les biens qui entrent ou sortent du territoire tunisien. Le point sur la santé de ce secteur. L’export et l’import en Tunisie Les chiffres fournis par l’Institut national de statistiques ont indiqué que durant les 7 premiers mois de l’année 2017, les échanges commerciaux de la Tunisie ont progressé en volume à prix constant de 5,9 % à l’export contre 2,1 % à l’import. Cette tendance à la hausse affiche cependant un recul vers la fin de l’année avec un taux de 3,7 % à l’export et 1% environ en import. Les prix ont aussi affiché une augmentation de 18,3 % dans le secteur import contre 14,4 % dans la filière exportation. Toutes les filières sont concernées sauf l’énergie. Ce sont notamment les secteurs agriculture et industrie agro-alimentaire qui sont en tête de liste dans ce classement avec une augmentation d’exportation en volume de 42,2 % comparée à l’année 2017. Par contre, les secteurs de mine, phosphates, et énergie ont enregistré un recul de 13,9 % et 13,5 % pour la filière énergie. Concernant les importations, les statistiques affichent également une baisse au niveau de secteurs de mines et phosphates et la filière habillement et cuir. Par contre, la filière énergie et lubrifiant a enregistré une hausse d’importation de 18,4 %. Au cours des 7 premiers mois de l’année dernière, la valeur des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur frôle le 23,6 milliards de dollars en exportation et 33,6 milliards environ en importation. Pour établir ces statistiques par mois,l’INS utilise des instruments techniques comme l’exploitation de l’enregistrement par le système informatique de dédouanement automatisé. Celui-ci contient tous les renseignements sur les opérations de marchandises à l’import ou à l’exportainsi que les entrepôts effectués durant le mois écoulé. Ce contrôle systématique des déclarations de douane reçues par mois permet de détecter les erreurs qui pourraient avoir lieu. Le commerce extérieur comprend le mouvement des marchandises d’importation et d’exportation ainsi que le mouvement d’importation temporaire des marchandises utilisées à la transformation des produits et à la réexportation. Ces échanges incluent les marchandises d’alimentation, les matières premières animales ou végétales, les biens d’équipement, les biens de consommation, les produits agricoles et alimentaires, les produits de consommation, les produits miniers et énergétiques etc. Le pays exporte notamment de l’huile d’olive, de dattes et agrumes et exporte des biens de consommation de luxe, des produits de première nécessité, des équipements industriels etc.   L’impact de cette situation sur l’économie tunisienne L’effet de la hausse de l’importation se voit notamment à travers la maladie de l’économie. Celle-ci est minée par les dépenses de réserves en devises et la tendance à la régression de l’exportation vers la fin de l’année dernière. Le secteur concessionnaire figure parmi les victimes des déséquilibres de la balance commerciale. Cette situation a entrainé une compression de vente de 16 % des voitures. La cause en est également la dépréciation du dinar qui a entraîné la hausse de prix de véhicules de plaisir et voitures de tourisme. L’augmentation du droit de la consommation et de la TVA impacte également sur les prix de véhicules. Face au coût de ces biens de consommation, les ménages hésitent ainsi à faire des achats importants.Le secteur textile, habillement et cuir subit aussi de plein fouet la concurrence des produits chinois qui inondent le marché et la régression de la demande européenne. La conséquence en est la fermeture de nombreuses boutiques après la révolution.   Ce dysfonctionnement économique entraine une conjoncture difficile. Le fait est que la Banque centrale choisissait de ne pas intervenir dans le choix des importations comme elle ne pouvait pas aussi intervenir pour l’argent dans le circuit illégal.Cette mission est laissée au gouvernement qui ne la remplit pas. Or, la banque centrale est responsable de la préservation des fonds en devises. Cette absence de coordination entre les différentes autorités (financières, politiques et monétaires) a pour effet d’éterniser la crise au lieu de la régler. Une économie qui affiche un taux d’importation faible et de consommation élevée nécessite une remise à niveau de la balance commerciale pour redresser la situation. Les mesures envisagées par l’Etat sont la hausse des taxes de douane sur les produits non essentiels à la consommation. Cela n’aurait qu’un effet moindre sur le déséquilibre de la balance commerciale. La situation requiert des mesures de redressement fondamentales comme le relance de la production locale et du tissu industriel local. L’Etat devrait aussi mettre en place une politique visant à éliminer ou à réduire le trafic de devises et en finir avec les atermoiements. La réforme de port Radès qui assure 80 % du flux commercial du pays permet aussi de relancer la croissance et d’apporter plus d’opportunités d’emplois. L’emploi dans le secteur de l’import et export en Tunisie Malgré cette conjoncture économique critique, ce secteur attire toujours de nombreux jeunes diplômés. Cette branche rassemble les entreprises commerciales comme les sociétés d’importation et d’exportation, les sociétés de commerce, les bureaux d’achat, les commissionnaires, les agents commerciaux, les courtiers, les sociétés import-export. Les entreprises de négoces internationales, les sociétés de conseil international et les structures de gestion import-exportent recrutent également des diplômés dans cette filière. Les postulants à ces postes doivent avoir au minimum un diplôme de bac +2 mais la plupart des cadres sont titulaires d’un master ou bac + 5. Parmi les postes de cadres, on peut citer la fonction du directeur marketing, directeur de département, directeur commercial, chef de produit. Les postes de salariés sont par exemple la fonction de l’attaché commercial, commercial sédentaire, technico-commercial, administrateur de vente ou assistant administration de vente etc. Les qualités requises dans la plupart de ces métiers sont la connaissance des procédures achat/vente, la gestion de stocks, de réglementation spécifique du commerce international ainsi que la connaissance des normes qualité dans l’entreprise et la pratique de la langue anglaise. Le postulant doit aussi avoir de bonnes compétences relationnelles. C’est-à-dire, il doit savoir communiquer avec les clients et les fournisseurs et savoir gérer son temps et les priorités. Certains de ces métiers exigent aussi les fréquents déplacements et de contact avec les transitaires, les commissionnaires de transport et l’administration de vente. La connaissance des contrats internationaux, de la législation de douanes, des règles de banques sur les crédits documentaires, la connaissance du secteur transit et la maîtrise de la bureautique et d’un PGI sont également indispensables pour certains postes.Le fait de connaître les contraintes dans le domaine de sécurité, de l’environnement ou de santé d’un produit aide également le commercial à présenter des arguments irréfutables à un client. Ces connaissances sont très utiles dès lors qu’il a affaire avec des acheteurs très pointus qui connaissent les risques des produits. Bref, ce secteur offre de nombreuses perspectives d’embauche mais il nécessite de diplômes et de habilitation surtout pour les postes d’encadrement.      
  Les conditions des hôpitaux et des médecins en Tunisie La santé qui souffre en Tunisie La migration des médecins Quel avenir pour le secteur de la santé en Tunisie ?   Il n’est caché à personne que le système de santé publique tunisienne souffre de plusieursmaux qui le rongent. Outre le budget déficitaire dû à la situation précaire des caisses sociales, le manque d’équipements et de matériels dans les hôpitaux, ainsi que les conditions difficiles du travail caractérisent ce secteur. L’absence du recrutement même pour les postes de spécialiste favorise aussi la ruée des médecins vers le secteur privé et vers l’étranger. La situation s’envenime d’autant plus que les hôpitaux et cliniques privés proposent des revenus beaucoup plus supérieurs que les établissements hôpitaux publics et que la fuite de cerveaux est un phénomène courant. Le point sur l’état actuel du secteur. Les conditions des hôpitaux et des médecins en Tunisie La précarité matérielle et les conditions de travail peu motivantes entrainent le départ des 1 500 médecins du secteur de la santé publique pour l’année 2018-2019. Ce chiffre augmentera d’ici 2012à jusqu’à 2 200 selon le secrétaire du UGTT. Les principales raisons de ce désistement sont le manque de médicaments, la panne des matériels techniques dans certains hôpitaux (scanners), la détérioration de l’infrastructure. A cela s’ajoutent les salaires peu satisfaisants comparés à ceux du secteur privé. D’un côté, les caisses sociales de la santé publique affichent un déficit de quelque 400 millions de dinars. Ce qui ne permet pas à l’Etat de promouvoir ce secteur. Dans certains centres hôpitaux des universités par exemple, les toits tombent en miettes sur les patients séjournant dans ces lieux. Les matériels comme les gants stériles, les thermomètres et les médicaments manquent. Les compresses sont en rupture de stock et il faut se ravitailler dans la pharmacie à proximité. Dans les régions, les patients doivent se déplacer vers la capitale car les hôpitaux ne disposent pas d’un neurologue ni d’un pédiatre. Dans les gouvernorats de Jendouba, Gafsa, Tozeur pour ne citer qu’eux, il est aussi impossible de trouver un gynéco dans les hôpitaux publics. Cette situation le fait que favoriser l’existence des pratiques libérales avantageuses pour les patients privilégiés dans les hôpitaux publics. Concernant la vie des internes, ils doivent supporter la charge du travail dans les hôpitaux à cause de l’absence des médecins. Certains ont travaillé jusqu’à 60 h par semaine et ils tiennent à la fois le rôle médical et celui de l’administration. La grève de de l’OTJM de l’année dernière (mois de février et du mars) a permis de définir le statut des internes et des stagiaires en hôpitaux. Le décret paru dans le Journal officiel de la République de la Tunisie le mois de mars 2018 a stipulé que la durée de leur travail ne doit pas dépasser 48 H par semaine et qu’ils ne doivent pas assurer qu’une seule séance de garde pendant 72 H. La santé qui souffre en Tunisie Le déséquilibre dusystème sanitaire est visible à travers la répartition des médecins dans les régions. A Sid Bouziz par exemple, 41 médecins s’occupent de 100 000 habitants alors que dans le Tunis, la densité atteint 352 médecins pour le même chiffre. Les gouvernorats qui accaparent le plus grand nombre de médecins sont Tunis, Sfax et Sousse.En outre, les professionnels de santé dans le secteur privé sont plus grands en nombre(4 720) contre 3035 dans le secteur public. Pourtant, ce dernier détient 4/5 des lits. En outre, le secteur privé possède une quarantaine d’appareils IRM contre une dizaine chez le secteur public. Rien d’étonnant ainsi que certains médecins agrégés préfèrent partir vers les hôpitaux et cliniques privés que même la mise en place du programme d’APC n’a pas réduit le chiffre du départ. Pour rappel, ce programme permet aux médecins de disposer de deux après-midi hebdomadaires pendant lesquels ils peuvent travailler à titre privé à l’hôpital ou à l’extérieur dans les cliniques. Mais les professionnels de santé abusent de ce droit et rares sont ceux qui se contentent de deux après-midi par semaine. Ce qui entraîne le manque de soins et du personnel soignant dans les hôpitaux publics. Soulignons qu’environ 400 maîtres de conférences agrégés du secteur public peuvent prétendre à ce droit. Naturellement, le financement insatisfaisant de la CNAM constitue la première cause de ce non-respect de l’engagement des médecins publics. Le secteur privé en profite pour détourner la clientèle. Si un patient nécessite de faire un scanner alors que l’appareil de l’hôpital est en panne, il se tourne vers les cliniques privés. D’ailleurs un appareil en panne attend des mois pour la réparation. Certes, il y avait l’appel au chef du gouvernement de quelque 400 médecins du secteur public en vue d’une prise de décision pour redresser les conditions dans les hôpitaux universitaires ou publics mais les choses ne se sont pas beaucoup améliorées depuis cet appel il y a deux ans. L’image de la Tunisie comme un modèle sur le plan sanitaire s’est effacée. Elle est en effet connue pour son taux de vaccination atteignant 90 %. A noter que le retard dans l’évolution technologique de médecine, le faible encouragement de recherches, le manque d’un plan de sauvetage à long terme aggravent ces défaillances du système sanitaire tunisien. Le fait que la santé n’est pas aussi une priorité de l’Etat engendre La migration des médecins Face à ce constat amer, nombreux sont les jeunes médecins qui préfèrent quitter leur pays natal pour aller à l’étranger.Leur argument est qu’ils ont passé de longues années pour décrocher leur diplôme. Ils en coûtent leur vie et leur famille alors qu’ils se plaignent de ne pas recevoir un traitement de faveur de l’Etat. A titre d’exemple, parmi la forme de maltraitance citée : l’état précaire de chambre de garde, le sanitaire en piteux état, le non-paiement de gardes d’internes etc. Sans oublier le salaire très en dessous de leurs longues années de formation et du nombre d’heures travaillées. L’impact de ce mécontentement se traduit par la fuite à l’étranger dès que l’occasion se présente ou l’exode vers le secteur privé. Pour rappel, en 2017, 45 % des médecins inscrits à l’ordre de médecins ont migré vers l’étranger alors qu’en 2003, ce chiffre n’était que 7 %.Selon les statistiques, 80 % des médecins tunisiens travaillant à l’étranger sont partis après la révolution. Ce qui permet au secteur sanitaire de tenir les premiers rangs dans la course de l’exportation de cerveaux. Quel avenir pour le secteur de la santé en Tunisie ? Face à la dépréciation du dinar tunisien et la détérioration du système sanitaire et du climat d’investissement, il est difficile d’appréhender l’avenir de ce secteur. Il convient d’abord de cerner clairement les besoins des médecins et professionnels de santé dans les hôpitaux publics et de reformer la santé publique. L’Etat devrait remédier à l’inégalité régionale et moderniser les hôpitaux universitaires. Cela requiert évidemment l’octroi d’une enveloppe plus importante comme budget de gestion, développement et investissement du secteur. La bonne gestion de fonds octroyés permettra d’améliorer la qualité des soins dans les hôpitaux tout en allégeant le nombre de fuite de cerveaux. Entre les promesses d’investissement de l’Etat et des autres pays et leurs réalisations, il y a encore un long chemin à parcourir. Espérons que les jeunes médecins puissent encore patienter pour voir la concrétisation des projets proposés par la Tunisie.