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    La problématique du secteur public tunisien Les concours du secteur public de ces derniers mois Comment faire le concours d’entrée dans le secteur public ?     Le travail dans le secteur public a toujours suscité l’engouement des diplômés de l’enseignement supérieur Tunisien. Même si le problème de l’Etat à absorber les demandes d’emploi dans ce secteur déjà fortement saturé n’est plus un secret pour personne. Malgré cela, il existe encore des vagues de recrutement de temps en temps qui permettent aux chanceux d’accéder à des postes dans l’administration publique. Le point sur la situation actuelle et le concours dans ce secteur. La problématique du secteur public tunisien Si on se réfère à l’analyse effectuée par l’observatoire tunisien de l’économie (OTE), on peut distinguer 3 phases dans l’embauche des fonctionnaires publiques. La première se situe avant 2011 et les deux autres après la révolution. Au cours de la période entre 2011 à 2013, l’Etat a embauché environ 22 000 personnes par an. La plupart des agents publiques recrutés sont des fonctionnaires dans le ministère de l’éducation, de la santé et de l’agriculture. C’est à cette époque qu’est apparue la loi favorisant l’entrée sans concours des martyrs de la révolution dans le secteur public. Et c’est depuis cette époque également que la plupart des jeunes tunisiens pensent que le recrutement dans ce secteur est entaché de corruption.Selon eux, les compétences et les talents ne sont plus pris en compte. A la place, l’embauche se fait par une procédure de recrutement opaque et illégal. En outre, le recrutement dans ce secteur est déjà à sa limite. Car en 2016, il affiche 800 000 travailleurs alors qu’il n’a qu’une capacité d’absorption de 300 000 milles. A cela s’ajoute également l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires qui est passé presque le double entre l’année 2011 et 2017(soit 7 680 MD contre 13 700 l’année dernière). Ainsi, l’effectif des fonctionnaires a connu une hausse de 246 000 agents environ entre cet intervalle. L’Etat a certes essayé de remédier à ce problème en créant la formule de départ à la retraite pour les fonctionnaires âgés de 55 ans. Ces derniers peuvent percevoir 2 ans de salaire avec la possibilité de contracter un crédit auprès des banques pour monter un projet. Mais cette mise à la retraite volontaire n’a pas apporté des fruits dans l’allégement de nombre d’effectifs dans ce secteur. Pour couronner ce tableau peu luisant, le Fonds monétaire international a aussi indiqué une régression de la productivité dans le secteur public du pays de 10 % entre 2010 à 2015. Quoi qu’il en soit, il est toujours intéressant de faire les concours d’entrée à chaque fois qu’ils se présentent même s’il s’agit d’un simulacre de concours. Car les chances peuvent se tourner de son côté. Les concours du secteur public de ces derniers mois Malgré la saturation de ce secteur de l’administration publique, il existe de temps en temps des concours permettant aux diplômés d’être recrutés dans ce milieu tant convoité. Tout dernièrement, il y a par exemple le concours de Tunisair pour l’embauche de 150 agents, celui de l’OACA (office des aviations civiles et des aéroports) pour le recrutement de 107 agents et cadres. Au cours du mois de juin de cette année, il y a également le concours Agence nationale de certification électronique TunTrust pour l’embauche de 3 ingénieurs, celui de l’OMMIP (office de la marine marchande et des ports) pour le recrutement de 46 agents, le concours Compagnie de Phosphates de Gafsa etc. Et on ne peut pas aussi oublier le concours du ministère de Justice, celui du ministère de la défense nationale pour le recrutement d’élèves quartiers-maîtres pour l’armée navale. La liste est loin d’être finie. Par ailleurs, le mois de mai, le ministre a aussi annoncé l’ouverture d’un concours dans la fonction publique des personnes handicapées. Ce recrutement vise à affirmer leur droit à l’emploi dans les institutions publiques et les ministères. La loi stipule d’ailleurs un taux de 1 à 2 % de handicapés dans ce secteur et le dernier concours date de l’année 2016. Comment faire le concours d’entrée dans le secteur public ? L’âge maximum pour postuler dans ce secteur est fixé à 40 ans. Lors de l’ouverture du concours, le postulant doit ainsi ne pas dépasser cet âge. Mais s’il a moins de 45 ans, il peut bénéficier d’une dérogation pour participer au concours. L’âge est compté lors de l’année de l’inscription du candidat au concours. Le postulant doit avoir la nationalité tunisienne et détenir tous ses droits civiques. De plus, il doit faire un engagement à exercer la fonction sur le territoire de la République Tunisienne. Cet engagement permet à l’Etat de contourner le problème de fuite de cerveaux, car lorsque les cadres fonctionnaires trouvent une situation professionnelleplus intéressante en outre-mer, ils ne se gênent pas de quitter leur poste. Par ailleurs, on peut retrouver aussi dans les conditions du concours des critères comme : le postulant ne peut présenter sa candidature qu’à un seul poste et un lieu d’affectation. Le critère peut indiquer aussi que la candidature d’un candidat ayant un niveau d’éducation supérieur au niveau requis sera déclassée.Il convient de bien lire les conditions de dépôt de candidature avant d’envoyer son dossier. Les postulants reçoivent d’ailleurs un document remis par l’administration lors de ce concours. Celui-ci contient les détails sur le déroulement du concours, la date et la durée des épreuves, les conditions de souscription etc. En règle générale, il y aura des épreuves écrites (des questions à choix multiples) et des épreuves orales. Dans les QCM, on peut retrouver des questions sur le nombre de gouvernorats, le chef de l’administration en Tunisie, la création de la fonction publique territoriale, le représentant de l’Etat dans les gouvernorats etc. Il pourrait y avoir aussi des questions sur la cour de justice de la République, l’organisation judiciaire, la cour d’assises etc. en fonction du poste recherché par le candidat. Evidemment, si on postule pour un concours de l’OMMIP, il convient de remettre à niveau ses connaissances de base sur le fonctionnement de ce secteur. Outre les questions à choix multiples, le postulant sera aussi amené à subir des matières techniques et des matières non techniques. A titre d’exemple, le concours demande souvent de faire une dissertation. Or cela pourrait être difficile si on n’est pas habitué à rédiger un tel texte. Mais si on obtient une note satisfaisante pour les matières à fort coefficient relatives à la connaissance du poste, les chances d’être admis au concours ne sont pas très minces. Outre le test psychotechniques et les matières à aborder, il faut aussi se bien préparer à l’entretien oral. Pour ce, le candidat doit faire une préparation efficace de son parcours professionnel. Il doit aussi essayer de trouver une motivation rassurante pour son intérêt à postuler dans la fonction. Dans tous les cas, il est déconseillé de mentir sur son cursus ou de l’enjoliver avec une expérience qu’il n’a même pas acquise. Le moyen le plus sûr d’apporter de crédibilité à sa candidature pour un poste dans un service public est ainsi de montrer une bonne présentation personnelle, une cohérence et un choix justifié dans le parcours de ses études. Pour conclure,même si le recrutement dans le secteur public se fait de plus en plus rare, il est toujours possible de postuler lors d’un concours. La bonne préparation et la bonne connaissance du poste peuvent apporter plus de chances aux chercheurs d’emplois.
  Définition de l’e-recrutement Quels sont les avantages de ce processus de recrutement ? Et quels sont les inconvénients de ce type de recrutement ? Les enjeux du recrutement en ligne en Tunisie   De plus en plus de travailleurs dotés de quelques compétences préfèrent tenter leur chance avec l’emploi en ligne ou le travail à distance. Mais il y a aussi ceux qui préfèrent tous les jours se déplacer au bureau dans les agences web pour se distraire avec les collègues. Qu’on soit dans un camp ou dans l’autre, on doit toujours faire face à des défis comme la recherche de clients ou d’un poste pour ceux qui souhaitent bosser au bureau. De l’autre côté, les recruteurs doivent aussi utiliser des méthodes pour séduire les futurs talents dans leurs sociétés, ou leurs collaborateurs en ligne. Pour ce, beaucoup de professionnels recourent à l’e-recrutement, un processus de recrutement pris à l’assaut par de nombreux employeurs. Nous allons voir dans cet article les intérêts de ce service ainsi que les plateformes qui proposent ce type de prestation en Tunisie. Définition de l’e-recrutement Ce mot anglais inspiré du mot e-business se réfère à la possibilité de se servir des technologies d’information pour recruter ses futurs employés. Le recrutement se fait en ligne avec l’utilisation des nouveaux outils technologiques ou d’un logiciel de gestion des candidatures. Le terme est l’association un peu maladroite du mot electronic et recrutement. Cette expression ayant une certaine connotation marketing désigne la façon dématérialisée de faire du recrutement dans une entreprise. Cela peut se faire par le biais des sites d’offres d’emploi, la consultation des profils en ligne sur les réseaux sociaux(Facebook, linkeldin etc.) ou la publication des annonces de recrutement sur ces médias, les sites carrières etc. Pour la petite info, plus de 90 % des entreprises recrutent sur les portails de petites annonces. Quels sont les avantages de ce processus de recrutement ? Notons d’abord que les recruteurs tiennent en compte non seulement le CV mais aussi l’expérience le savoir-être et les références d’un candidat au poste. Cette opération d’embauche sur internet a l’avantage d’offrir un gain de temps et d’efficacité pour les recruteurs. Elle est aussi plus économique comparée à l’insertion d’une annonce de recherche de travailleurs en ligne dans les journaux. Car le recruteur n’aurait plus besoin d’éplucher la masse de papier des candidats. La profusion des sites d’emplois sur internet et l’émergence des réseaux sociaux facilitent également la recherche. L’accès aux offres sur le web se fait 24 h/24 et 7 jours/7 et chaque jour des nouveaux profils peuvent s’ajouter. Ce qui permet l’élargissement de la recherche. Sans oublier que les plus présents sur le marché du travail sont les générations baptisées « digital nomade », génération hyperconnectée dont le nombre ne cesse d’augmenter chaque année. Par ailleurs, ce processus du recrutement permet aussi de s’entretenir avec un candidat qui est éloignée du point de vue géographique de l’endroit où se situe le recruteur. Il permet également de valoriser l’image de la société recruteur afin que cette dernière puisse dénicher la perle rare après quelques recherches. Il existe également des outils de sélection multicritères chez les sites en ligne qui permet aux recruteurs d’affiner leur sélection. Notons que ce processus prend 3 mois environ chez la majorité des recruteurs. Mais le tiers d’eux peut mettre un mois s’ils n’imposent pas de critères rigoureux de sélection. Et quels sont les inconvénients de ce type de recrutement ? Malgré les flux des offres présentes sur internet, il faut avouer qu’il n’est pas aisé de trouver le candidat idéal sur le web. D’autant plus qu’il y a des profils inexacts. C’est pourquoi, la grande majorité des sociétés qui recrutent décident de contacter les anciens employeurs indiqués dans le CV, surtout s’il s’agit d’un poste à responsabilité. Cela leur permet de vérifier l’authenticité des renseignements sur les profils et le comportement du candidat. Le problème avec ce type d’embauche, c’est qu’il y a aussi certains postes qui requièrent des entretiens face-à-face. Il y a également des postes qui imposent le test psychotechnique ou le test graphologique. L’autre problématique de ce processus, c’est que le recruteur court aussi le risque d’entacher sa réputation puisque la plupart des informations partagée sur le net ne sont pas modérées. Des candidats de mauvaise foi peuvent relier des informations fausses sur une société s’ils n’ont pas été recrutés par exemple. Ce qui fait qu’au moins la moitié des candidats abandonnent leur demande de candidature dès qu’ils consultent ces données. En outre, les chercheurs d’emplois se démotivent à faire de recherche sur le net dès qu’ils ont envoyé quelques demandes sans suite. Ils se souviennent de l’entreprise qui ne répond pas aux demandes. Ce type de recrutement a aussi le désavantage d’être moins efficace sur la fidélisation des candidats embauchés notamment s’ils sont des jeunes de la génération Y et Z. Du fait de leur maîtrise des nouvelles technologies et de leur créativité, ils ne restent pas longtemps dans une entreprise. Les enjeux du recrutement en ligne en Tunisie Tunisie fait partie des pays les plus connectés de l’Afrique. Pour trouver un projet de carrière exceptionnel dans les métiers du numérique, il est ainsi indéniable qu’on devrait passer par l’internet. Toutes les grandes marques étrangères comme l’Oréal, Adidas, Groupama S.A, Ericsson, General Motors etc. implantées dans le pays passent par là. Même s’il y a des entreprises qui acceptent les candidatures spontanées et ceux qui se confient aux cabinets de recrutement, beaucoup préfèrent une solution technique plus pratique et plus performante. Pour faciliter cette tâche, il existe aussi des suites logicielles en mode Saas qui accompagnent les recruteurs dans leur démarche de recherche de talents. Notons aussi que bon nombre d’entreprises proposent une page dédiée au recrutement dans leur site web sur lesquels les chercheurs d’emplois peuvent trouver des offres. Pour maximiser ses chances de décrocher le job de son rêve, il faut évidemment bien soigner son CV. Parce que les responsables de ressources humaines ne mettent pas plus de 40 secondes à lire un CV. Un candidat qui comment des fautes d’orthographe, qui affiche beaucoup trop d’expériences courtes, ou qui était longtemps au chômage sont des signes peu encourageants pour les recruteurs. En revanche, l’originalité de la présentation d’un CV, l’expérience à l’étranger, le fait d’avoir fréquenté une école prestigieuse et les expériences en association et en création d’entreprises peuvent accrocher l’attention des professionnels de ressources humaines. Jobi.tn,tunisieemploi.com, notre site tanitjob etc. sont parmi les portails de petites annonces où il est possible de dénicher des emplois sur le web. Dans le contexte de chômage des jeunes sortants universitaires avec un taux frôlant 29 % en Tunisie, la recherche des emplois en ligne permet d’ouvrir une porte de sortie pour échapper au chômage. Pour faciliter leur recherche d’emploi, ils peuvent se former dans une école de numérique comme la 3W Academy. WecodeLand etc. Ces écoles les orientent vers des métiers qui proposent des débouchés sûrs. A rappeler que le problème de cette crise de chômage dans les pays vient de l’impossibilité de l’Etat d’embaucher les diplômés. Or, ces derniers ont été éduqués pour finir leurs études et décrocher un emploi chez l’Etat. Pourtant, le secteur public ne dispose plus de possibilités de recruter les diplômés supérieurs. Bref, les chercheurs d’emplois las d’attendre le recrutement de l’Etat peuvent se tourner vers le recrutement en ligne qui pourrait leur offrir un avenir plus radieux.