La Tunisie est un pays multiculturel dont le début de la civilisation remonte au 8e siècle avant J.C. La population de ce pays francophone situé à la pointe nord de l’Afrique, affiche environ 11 millions en 2014. Il possède 24 gouvernorats dont certains possèdent un tissu industriel important. Quelques villes tunisiennes deviennent également un véritable pôle industriel après les années 60 et constituent des secteurs de l’agglomération. Tour d’horizon sur les villes les plus dynamiques dans le pays.
Cette ville portuaire sise à quelques 140 km du sud de la capitale est quelquefois baptisée la « perle du Sahel ». Elle fait partie des 3 villes les plus peuplées de la Tunisie après la capitale et Sfax. L’économie de Sousse dépend notamment d’un tissu industriel important. Elle enregistre 528 entreprises qui emploient plus de 44 000 salariés. Ces usines fabriquent de textile, d’habillement, des produits agroalimentaires (les sardines en conserve, l’huile d’olive en bouteille). Il y a également des industries fabriquant des matériels de transport et des équipements électriques. Les zones les plus dynamiques de cette ville se trouvent dans la commune de Sidi el Hani dont la superficie occupe une trentaine de ha. Côté patrimoine culturel, sa médina est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998. Elle possède également un musée archéologique et des catacombes formant un labyrinthe sur 5 km. Elle comporte également une université, une Ecole nationale d’ingénieurs et un institut supérieur de musique. La ville accueille également une large gamme d’hôtels de plusieurs catégories. Sousse est jumelée avec plusieurs villes étrangères dont Thiès, Brunswick, Miami, Marrakech, Constantine, Boulogne-Billancourt, Atar, Salalah pour ne citer qu’eux.
La création de ce gouvernorat situé dans le nord du pays date du 3 décembre 1983. Ce gouvernorat situé à une dizaine de km de la capitale couvre 760 km2 environ. La région est découpée en 12 délégations et onze municipalités. L’économie de ce gouvernorat si modeste en proportion repose essentiellement sur l’industrie. Il enregistre 584 entreprises dont plus du tiers sont exportatrices. La plupart de ces usines fabriquent des équipements électriques, mécaniques, ainsi que le textile (la confection, la fabrication de chaussures et de cuir). Elles sont localisées notamment dans les ZI de Mégrine, Ezzahra, Sidi Rezig et Radès. Ce dernier est d’ailleurs considéré comme le plus important port commercial de la Tunisie. A noter que plus de 27 % de la population active travaillent dans ces industries manufacturières tandis que 35 % sont dans les emplois non administratifs. Le tissu industriel est dynamique grâce à la présence de l’autoroute, de 3 routes nationales et d’une ligne de chemin de fer. L’économie de ce gouvernorat est également axée sur l’agriculture. Il produit plusieurs tonnes de pêche, pommes et poires, viandes rouges, raisins de table, œufs. Sa production de lait est également importante. Côté culturel et enseignement, la région abrite 3 établissements d’enseignement supérieur (technologie, magistrature et animation pour la jeunesse et la culture). A cela s’ajoute le technopôle de Borj Cédria qui regroupe divers instituts supérieurs (technologies de l’environnement, informatique et étude de la technologie.)
Cette capitale régionale de la Tunisie située à 270 km au sud-est de Tunis est également un pôle industriel non négligeable. On y retrouve des branches manufacturières de confection, menuiserie, cordonnerie, électronique etc. Mais elle se démarque notamment par l’oléiculture qui lui a valu le titre de premier producteur d’huile d’olive dans le pays. Elle assume 40 % de production du pays de cette huile et 30 % d’amande. Ce potentiel agricole de cette ville est favorisé par un milieu particulièrement propice à l’agriculture, le port commercial qui a été créé vers 1905 et la construction de voies ferrées et des routes. D’ici 2020, le ministre a indiqué la création de 69 zones industrielles dans cette région qui devra s’étendre sur 2500 ha. A noter que plus de 64 % de la population de Sfax vivent dans les villes alors que la superficie agricole constitue 90 % de la superficie de la région. La population active est répartie entre le secteur d’agriculture et pêche (14 %), les prestations de services (45 %) et le reste dans les industries manufacturières.
Cette ville sise à une soixantaine de km du nord de la Tunisie est le chef-lieu d’un gouvernorat qui recense plus de demi-million d’habitants. La région comporte également un nombre important d’industries manufacturières, au total 368 usines dont 248 sont essentiellement versées dans l’exportation. Ces usines opèrent notamment dans les secteurs de textile, habillement, cuir, chaussure. D’autres développent également des matériels agroalimentaires, électronique et mécanique. Les atouts de cette ville sont son emplacement stratégique entre la mer Méditerranée et le lac de Bizerte ainsi que ses infrastructures. En effet, grâce à l’autoroute d’une cinquantaine de km, Tunis et l’aéroport international de Tunis-Carthage sont accessibles à moins d’une heure. Elle possède également une voie rapide de liaison à Bourguiba ainsi qu’une ligne ferroviaire pour la liaison avec la capitale. D’autre part, la ville abrite un port de plaisance, un port de pêche et un port de commerce. Ce dernier transite une quantité importante de marchandises dans le cadre du trafic à l’échelle internationale. Côté tourisme, la ville un pôle de tourisme de plaisance avec des parkings souterrains, deux chantiers navals et un vaste complexe commercial de haut standing. Bizerte est jumelée avec Tanger, Port-Saïd, Palerme, Saint Pétersbourg, Annaba et Kalamata.
Ce gouvernorat créé en 1981 situé à 165 km de Tunis est également un tissu industriel, touristique et agricole important. Ce berceau de la civilisation des milles ans avant JC a une histoire liée à la construction de mosquées et mausolées. La production de textile est la première branche des industries de la région. Les pays de l’Union européenne sont les premiers débouchés de cette production. L’économie de ce gouvernorat est également axée vers l’agriculture comme la culture d’olives, la culture de légumes, la production de lait et de pêche. Des lignes ferroviaires, une ligne aérienne et des routes nationales et locales permettent d’évacuer ces produits. Il possède une dizaine de zones industrielles dont celle de Moknine, Bennane, Bembla, Jemmal, Monastir, Ksar Hellal, Teboulba, Touza, la technopole de Sahline et la ZI de Menzel Hayet. Elle possède également un important patrimoine culturel composé de musées, de mausolées, de mosquées, de grottes et des sites archéologiques, la médina, le vestige de Sidi Ghedamsi etc.
Le secteur industriel apporte un part significatif dans l’économie de la Tunisie. Si on se réfère à la statistique de 2007, il contribue pour 30 % de PIB national. Or, dans les années 50, il n’existe que très peu d’industries manufacturières dans le pays car les produits made in France empêchaient le développement de la production locale. Désormais, ce secteur s’est développé et regroupe les industries non manufacturières (mines, énergie, électricité, eaux, la construction et la BTP) ainsi que les usines manufacturières (textiles et cuir, agroalimentaires, industries chimiques, mécaniques et électriques, usines fabricant l’emballage, le plastique etc). Leurs produits constituent une large part des exportations totales du pays. D’après l’institut national de statistiques, Ariana, Manouba, Zaghouan, Gabès, Gabès complètent également cette liste des villes industrielles ayant plus de 5 000 emplois dans l’industrie manufacturière. Certaines de ces villes ont un poids économique à l’échelle régionale, d’autres à portée nationale.