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Les technopoles, moteur de développement en Tunisie



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Les pôles de compétitivité et les technopoles constituent des leviers importants dans le développement d’un pays. En Tunisie, on retrouve une dizaine de ces sociétés de gestion dont le but est de valoriser à la fois le potentiel universitaire tout en favorisant le développement des entreprises de haute technologie. Ces centres urbains accompagnent les porteurs de projet dans la mise en place de leur concept innovant. Ils aident également les dirigeants des entreprises dans leur ancrage avec les collectivités locales. Tour d’horizon sur la promotion de ces centres technologiques en Tunisie.

Ce mot qui est apparu il y a plus d’une quarantaine d’année désigne un centre urbain de qualité où sont regroupées les activités de technologies innovantes, ou de haute technologie. On y retrouve des institutions, des laboratoires, des centres de formation de pointe des entreprises de taille petite et moyenne. Ce local aménagé permet d’accueillir des entreprises de production et aide les porteurs de projet dans la création de ces structures. Il offre également une opportunité aux investisseurs locaux ou étrangers grâce à leurs ressources humaines à forte valeur ajoutée. De plus, il permet de créer des emplois aux diplômés de l’enseignement supérieur et améliore la compétitivité de l’industrie du pays. On peut les classer en 5 catégories : il y a les centres d’innovation qui présentent des unités de recherche pour les entreprises, les parcs technologiques, les parcs d’affaires et commerciaux, les zones industrielles supérieures et les parcs scientifiques verts. Ces dernières implantations utilisent les technologies vertes comme le recyclage de l’eau et de déchets, l’énergie solaire photovoltaïque etc.

En général, ces parcs d’activités technologiques sont implantés proche des centres de recherche universitaires ou des institutions de recherche privée. En Tunisie, on peut citer à titre d’exemple la technopole Borj Cédria dont les activités tournent autour de l’énergie renouvelable, eau et environnement et biotechnologie végétale. Il y a aussi la technopole de Sfax qui valorise le TIC et le multimédia, le pôle de compétitivité de Bizerte sur l’agro-alimentaire, ou le pôle Sidi Thabet sur la biotechnologie appliquée à la santé et industries pharmaceutiques. Sans oublier le pole multisectoriel à Gabès pour ne citer qu’eux, car il y a aussi celle de Jendouba, de Médenine etc.

Les technopoles tunisiennes figurent en deuxième rang dans leur nombre et importance dans le continent Africain. Elles disposent d’une infrastructure moderne qui satisfait les besoins des industries des secteurs de technologie de pointe. Faisons un tour sur quelques parcs technologiques dans les régions :

  • La technopole de Sidi Thabet : ce site est destiné à l’industrie de la recherche de pharmacie et la biotechnologie. L’école de médecine vétérinaire de Tunisie, le centre national des sciences et technologies nucléaires ainsi que d’autres instituts supérieurs se trouvent au sein de ce parc technologique.
  • La technopole de Sousse : ce site est spécialisé à la mécanique, l’électronique et à l’informatique. Le parc comprend également une pépinière d’entreprises.
  • La technopole de Sfax :ce parc est réservé à l’informatique et au multimedia. Le site comprend aussi plusieurs instituts et un centre de recherche informatique.
  • La technopole de Bizerte : ce centre se spécialise dans l’industrie agro-alimentaire. On y retrouve également un centre de recherche et l’école nationale des ingénieurs de Bizerte.
  • La technopole de Monastir : ce centre est voué aux secteurs du textile et de l’habillement. Le centre de recherche physico-chimique et l’institut supérieur de la mode se trouvent également dans l’enceinte de ce parc.

Face aux changements profonds dans le monde et l’importance de l’innovation de la technologie comme instrument de développement durable, la Tunisie a investi dans l’enseignement et les technopoles. Le but est la production des hautes compétences qui vont apporter leur aide dans le développement national. Pour le moment, les technopoles ne sont encore que dans quelques gouvernorats, mais d’ici quelques années, les responsables envisagent la généralisation de cette implantation dans tous les gouvernorats.

Les technopoles et pôles technologiques en Tunisie sont composés de 10 unités qui se positionnent sur des secteurs variés comme l’agro-alimentaire, le textile jusqu’à l’énergie renouvelable. La dynamique développée avec la mise en place de ces centres et groupes d’entreprises permet d’encourager l’innovation technologique. En effet, ces sites présents dans quelques gouvernorats favorisent la réalisation et la promotion des services innovants, grâce aux échanges entre les entreprises et les institutions de formation. Parmi les actualités des technoparks tunisiens, on peut mentionner par exemple la participation du mfcpole au forum international sur l’entreprenariat en Suisse, la participation à la convention internationale de textile CITEXT 2018 en France, l’appel à la candidature pour les PME dans le textile et l’habillement, le séminaire de formation à Gabès etc. Pour rappel, cette dernière activité organisée entre autres par Tunisia technoparks et le pôle de technologique de Gabès s’articule autour d’un séminaire accompagné d’une conférence-débat sur le thème « la gouvernance dans les technopoles ».

Par ailleurs, il faut noter que chaque pôle de compétitivité cherche à développer la région où elle se situe en dehors de sa principale mission qu’est le transfert des connaissances et des technologies à travers la présence des groupes d’entreprises. L’instauration d’une technique de « clusterisation » permet également d’optimiser la relation entre les groupes d’entreprises et leurs réseaux afin d’optimiser les projets collaboratifs, la création des projets innovants, ou le transfert de la technologie. Pour parvenir à ces buts, l’association des technopoles tunisiennes entrent en partenariat avec des organismes ayant la même vocation, comme France clusters. La convention en date de l’année 2013 a pour objectif de faciliter l’accès des membres de ces deux structures à des opportunités de financement ou du développement des activités. Elles utilisent également divers outils modernes (outils psycho-sociologie et informatiques…) pour mieux informer sur leurs projets et résoudre les conflits entre les membres.

Concernant le fonctionnement de ces pôles de compétitivité, elles sont considérées comme des sociétés privées d’intérêt public. Elles sont donc régies avec le code de conduite au sein d’une société. Il y a des normes écrites portant sur les valeurs telles que la notion de l’équité, la loyauté, le respect de l’environnement, le sens de la responsabilité etc. Le respect de ce principe assure la bonne marche des affaires et un climat agréable au travail.

La présence de ces centres technologiques a pour effet de raffermir le développement des régions tout en améliorant la compétitivité de l’économie du pays. En outre, ces sites constituent des espaces incitant à l’innovation, la recherche, l’investissement et à l’ouverture et à la coopération à l’échelle internationale. Les technopoles ont permis aussi l’expansion des pépinières d’entreprises notamment au sein des établissements d’enseignement agricole. Les statistiques affichent une création de 6 pépinières chaque année, ce qui permet de dépasser le nombre de pépinières fixé dans les gouvernorats. Or, ces entreprises de petite taille ont permis la création de milliers d’emplois.

En conclusion, la création de ces parcs technologiques fait partie de la stratégie du pays dans la mise en place des structures innovantes et créatives. Ils permettent également de valoriser les résultats de recherche tout en offrant des emplois aux diplômés universitaires. Enfin, ils permettent d’améliorer la capacité de la compétition de l’industrie nationale.

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