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Emploi Mahdia présentation et chiffres clés



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L’histoire de cette région située au centre est de la Tunisie remonte dans le temps des berbères au 8 e siècle avant JC tandis que la première installation de dynastie arabe, les Aghlabites date du 7e siècle. Puis, les Fatimides s’y étaient implantés et avaient consacré Mahdia comme la capitale. Les Espagnols et d’autres conquérants ont occupé par la suite cette presqu’île du Cap Afrique. Ce n’est qu’en 1974 qu’il est devenu gouvernorat. La région abrite plus de 410 810 habitants en 2014, dont 57 % sont des jeunes de moins de 25 ans.

Ce gouvernorat situé à 205 Km de la capitale est entouré par le gouvernorat de Monastir et de Sousse au nordSousse, le gouvernorat de Sfax au sud, à l’est par la Méditerranée, et à l’ouest par le gouvernorat de Kairouan. L’étendue de son territoire avoisine 2950 Km 2 soit 1,9 % de la superficie du pays. Du point de vue administratif, ce gouvernorat est découpé en 11 délégations dont la délégation de Bou Merdes, Chebba, Chorbane, El Jem, Essouassi, Hebira, Ksour Essef, Mahdia, Melloulèche, OuledChamekh, Sidi Alouane. Madia concentre la plus haute densité de population en 2014 avec un nombre d’habitants de 71 720 environ, suivi de Ksour Essef avec 47 780 personnes et Essouassi 46 276 habitants. Depuis 2016, MoumedBouden est à la tête de ce gouvernorat.Mahdia est aussi divisé en 18 municipalités et 99 imadas. La municipalité de Mahdia est jumelée avec la ville de Saint Nazaire en France, la ville du Caire en Egypte, la ville d’Aviro à Portugal et la ville italienne de San Pandetto Del Tronto. La municipalité de Ksour quant à elle est en coopération avec la ville de Plon en Allemagne. La municipalité d’El Jem a fait aussi un jumelage avec deux villes françaises. La région possède une température moyenne de 23°C et une mesure de quantité de pluie annuelle variant entre 200 et 300 mm.

Le tourisme balnéaire figure parmi les atouts de ce gouvernorat qui possède une belle station balnéaire avec les plages situées entre Ksour Essafet Chebba. Il y a également la zone touristique de Ghedbana qui a une capacité d’hébergement de 19 000 lits avec une vingtaine d’hôtels dont 6 sont des 5 et 4 étoiles et 5 centres thalasso. Cette zone touristique pourvoit 4000 emplois aux habitants. Le charme de la zone, la richesse du patrimoine touristique, la Médina, et la présence des pécheurs attirent principalement les touristes comme les Russes et les Allemands dans ce gouvernorat. La porte de ville fortifiée, la grande Mosquée, l’immense forteresse du 16 e siècle, le musée de Mahdia figurent parmi les quelques sites touristiques de Mahdia. Concernant la production de pêche, ce gouvernorat produit 20 320 tonnes de poisson chaque année et possède 1 616 flottilles de pêche. Elle prend en charge 15 % de la production nationale. Comme les autresgouvernorats, la région possède également des zones industrielles dans une superficie aménagée de 94 ha. Ce sont les ZI de Mahdia avec 137 lots, celle d’El Jem avec 72 lots, de Ksour Essaf avec 22 lots et d’Essouassi avec 29 lots. On enregistre 145 entreprises manufacturières dans cette zone dont la majorité (93) sont des industries de textile et d’habillement. Les industries agroalimentaires sont au nombre de 39. Le reste est réparti entre les industries diverses comme la fabrication mécanique, métallurgique, électronique, chimique ou la fabrication de matériaux de construction. La région possède aussi d’autres richesses car elle est la   première productrice d’huile d’olive bio de la Tunisie et la troisième productrice de poissons bleus. Les terres cultivables sont dans les environs de 226 410 ha tandis que les forêts et parcours font 19 000 ha. Pour alimenter en eau potable etpour l’irrigation de la culture la région dispose aussi 225 forages, 10 lacs collinaires et plus de 10 370 puits de surfaces. Concernant les principaux produits agricoles de Mahdia, outre la pêche, il produit également de viandes rouges et de viandes blanches de 14 700 tonnes par an, de lait 13 000 tonnes/an. La culture et l’exploitation des arbres, des légumes, des céréales, des oliviersfont également partie des activités de la population. Pour l’année 2014, la culture maraîchère a atteint par exemple 79 353 tonnes contre 190 555 tonnes pour la culture d’oliviers. L’élevage fait aussi partie des activités de la population car on y recense 25 960 têtes de bovin, 125 150 têtes d’ovin,8 400 têtes de caprin et 4300 ruches d’abeilles etc.

Le taux de la population ayant accès à l’électricité et à l’eau potable dans cette région avoisine 99,9 % tandis que le taux de desserte urbaine est de 75 %. La capacité de réseau téléphonique est de 53 848. Concernant les routes nationales et les routes ferroviaires permettant d’évacuer les produits agricoles, Mahdia possède une soixantaine de km de route nationale et d’autoroute, plus de 323 km de routes régionales et 183 km routes locales. Une ligne ferroviaire de 60 km la relie avec le Sousse et une autre ligne de 65 km constitue une liaison avec El Jem.

Concernant les équipements collectifs, Mahdia possède 6 établissements supérieurs, 192 établissements primaires et une soixantaine de lycées et de collèges. Une vingtaine de centres de formations professionnelles délivre également des certificats aux apprenants dans les spécialités agriculture, chaussure, coiffure, tissage, tourisme… Les infrastructures sanitaires, quant à eux, sont représentées par 90 centres de santé de base, 1 hôpital universitaire, 2 dispensaires locaux, et 4 centres de la protection de la mère et de l’enfant. Le nombre des praticiens généralistes et spécialistes avoisine 380 professionnels.

Enfin, au niveau des équipements de culture, ce gouvernorat possède 219 jardins d’enfants et plus d’une trentaine de maison de jeunes. Elle dispose également une vingtaine de terrain de sport, et une vingtaine de bibliothèques publiques ainsi que 5 musées et sites archéologiques.

Comme les autres régions, cette zone aurait également à confronter le problème du chômage qui sévit dans le pays. L’Etat essaie d’apporter des solutions à ce fléau en mettant en place des projets de développement dans le domaine de l’éducation et de route, dans le domaine de santé, de l’agriculture, dans le secteur industriel etc. Dans le secteur de l’industrie par exemple, pour l’année 2013, il n’y avait que quelques projets industriels qui ont permis de fournir plus de 250 postes d’emplois aux chômeurs. Et dans le domaine de l’agriculture, 289 projets ont été déclarés auprès de l’APIA en 2013 pour un montant total de 40 millions de dinars tunisiens, mais la plupart de ces projets ne s’adressent pas aux diplômés universitaires. D’ailleurs, le total des demandes d’emplois enregistrés pour l’année 2013 sont dans les environs de 1 400 postes alors qu’on enregistre plus de 18 000 demandes d’emploi à l’époque. D’autre part, le développement des industries et de sa répartition dans cette région dépend encore de l’étude de l’aménagement des ZI existantes et de celle de l’El Jem. Et puis, l’activité de ces industries est encore axée sur le textile et l’habillement malgré les ressources naturelles de la région. En bref, pour lutter contre le chômage, ce gouvernorat devrait aussi envisager des projets permanents qui feront bénéficier la plupart des chômeurs d’une opportunité d’emploi stable.

 

 

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