Tunis, la belle capitale dynamique de la Tunisie au nord-est du pays recense le plus grand nombre d’habitants parmi les villes tunisiennes avec une population de 1, 6 millions. Son histoire remonte au 8e siècle à l’époque où elle était le comptoir commercial des Arabes. La cité possède d’ailleurs une médina datant de cette époque, qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Grâce à ses infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires importantes ainsi que sa situation géographique, Tunis est devenue le point d’influence des transports nationaux et une zone commerciale et financière très connue.
La capitale rénovée avec la réhabilitation de ses anciens quartiers est un pôle administratif et financier important avec une forte identité culturelle et religieuse. En effet, elle garde les traces de passé avec la médina, la mosquée Eizzeitouna, la mosquée d’Youssef Dey et celle de Hammouda Pacha. Sans oublier les souks, le musée du Bardo avec sa riche collection des pièces antiques, les vestiges de l’amphithéâtre romain à Carthage, le cirque romain, le sanctuaire des Trophées etc. Les institutions administratives y sont concentrées dans le quartier des ministères en haut de la médina.C’est depuis le milieu du 12e siècle que cette cité sise au fond du golfe de Tunis sur les côtes méditerranéennes devienne la capitale de la Tunisie. Puis, elle était successivement envahie par les Phéniciens, les romains, les arabes, les ottomans, puis les espagnols, les français et les allemands. De nombreux monuments marquent ces diverses conquêtes. La ville a conquis son indépendance en 1956. Elle est accessible à moins de 3 h de vol de France ou par voie maritime reliant Tunis et Marseille. La capitale possède un climat doux en été ou en hiver avec des températures s’échelonnant entre 11 degrés et 26 degrés et une précipitation annuelle de 470 mm.
Tunis fait partie des 8 municipalités du gouvernorat ayant le même nom. Le gouvernorat de Tunis est divisé en 21 délégations. Il produit 49,4 % du PIB du pays dans les commerces et service, 34, 3 % dans l’industrie, BTP et 16 % environ dans l’agriculture et la pêche. Les quatre gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, l’Ariana, Manouba et Ben Arouss) s’étendant sur 1 % de la superficie de la Tunisie comptent 24 % de la population. Le reste est donc réparti dans les 21 gouvernorats de la Tunisie. Or le Grand Tunis accumule plus que la moitié des activités industrielles, commerciales, de BTP et de services du pays. Selon les statistiques nationales, Tunis, regroupe en 2015 entre 80 000 à 135 000 entreprises contre 60 000 environ pour Ben Arous, et 20 000 à 40 000 pour Ariana. Ces chiffres permettent de déduire un déséquilibre économique profond entre ces 4 gouvernorats et le reste de la Tunisie. Le fait est que la capitale se développe d’une façon spectaculaire pendant la période coloniale et elle continue de jouer ce premier rôle économique et administrative. La capitale sur développée accueille environ 1 million de touristes chaque année. Les touristes maghrébins et européens sont attirés par sa riche collection de monuments et de lieux de culte, son allure moderne, ses plages et son charme méditerranéen. Les analystes économiques pensent que pour une meilleure répartition de ressort économique et sociale et atténuer le déséquilibre administratif et commercial, le gouvernement devrait réorienter ses investissements dans les autres gouvernorats à l’intérieur du pays. Une telle répartition territoriale amènera un développement global qui profite à l’ensemble de la population. Rappelons que ce centre économique abrite une centaine d’ambassades, 14 organisations de l’ONU et 5 organisations arabes.
La mise en niveau de l’infrastructure et la réhabilitation des espaces publics entre dans le projet d’une planification urbaine durable. Pour atténuer le problème de stationnement, la municipalité de Tunis a ainsi mis en place un programme de construction d’une dizaine de parkings à étages à la place de Kasbah. Ce projet vise à aider les automobilistes qui ont du mal à trouver un endroit où se garer. Par ailleurs, le mois de novembre 2018 dernier, le gouverneur de Tunis indique que le projet visant à interdire l’usage de véhicules au centre-ville de la capitale est en cours d’étude et de réalisation. La population aura alors à se servir du minibus et de train touristique pour se déplacer dans le centre de la capitale. L’étude sur le transfert de quelques sièges de départements ministériels en dehors de centre-ville va aussi bon train. Toujours dans le cadre de l’aménagement du territoire et de planification urbaine, le gouvernorat de Tunis essaie aussi de coordonner la répartition des institutions administratives entre les gouvernorats voisins (Manouba, Ariana et Ben Arouss). Concernant le taux d’électrification dans la ville de Tunis, elle avoisine 100 % et le taux des enfants qui fréquentent les écoles atteint 97,8 %. Côté structure sanitaire et accès aux soins, en 2015, Tunis possède le plus grand nombre de médecins avec 3,5 médecins contre 1 000 habitants. On compte une quinzaine d’établissements sous tutelle dont 5 hôpitaux, 5 instituts (institut pasteur, institut national de neurologie, institut d’ophtamologie…), un centre de maternité et de néonatologie, un centre informatique du ministère de la santé publique, une instance nationale de l’accréditation en santé et un office national de la famille et de la population dans la capitale.
Le taux de chômage est un sujet préoccupant pour le gouvernement tunisien. Selon les chiffres, Tataouine affiche le plus grand nombre de chômeurs avec un taux d’inactivité de 32 % contre Monastir pour 6,1 %. Quant au taux des personnes inactives au Grand Tunis, il tourne autour de 17 à 20 % pour l’année dernière. Dans l’ensemble du pays, le taux affiche un léger recul pour cette année. Si Tunis enregistre une proportion moyenne des chômeurs, c’est parce qu’il concentre un grand nombre d’entreprises. On peut y trouver la plupart des postes dans l’informatique, le service, la distribution, le commerce, la comptabilité, l’ingénierie, l’administration, l’enseignement, la maintenance etc. Le chercheur d’emploi aurait à parcourir les annonces dans les plateformes d’emplois pour trouver des postes comme auditeur, caissier, chef de produit agricole, ingénieur informatique, téléconseiller, ressources humaines… Les employeurs peuvent aussi chercher le bon candidat sur notre plateforme tanitjobs.
Mais pour revenir au chômage, la véritable source de ce fléau se trouve dans le nombre important des jeunes diplômés qui sortent des universités et des grandes écoles chaque année. Or, l’administration publique saturée ne fait plus de recrutement depuis ces dernières années. Les entreprises ne peuvent pas absorber tous les 85 000 chercheurs d’emplois qui arrivent sur le marché de l’emploi. Seuls 60 000 environ peuvent travailler. De plus, le cursus universitaire suivi par ces jeunes diplômés n’est pas compatible avec les besoins des employeurs. Le système éducatif bac + 3 et bac + 4 n’est pas mal en soi, mais il est en déconnexion avec l’offre des sociétés. Seuls les ingénieurs et les enseignants sont les plus sollicités. Il y a également la baisse du niveau des jeunes diplômés. En bref, l’encouragement du financement bancaire pour l’investissement privé est l’une des alternatives permettant de contourner le chômage dans toutes les villes.