Retour

La migration clandestine en Tunisie le chômage étant la première cause ?



Actualités et conseils RH

Blog > Infos économiques > La migration clandestine en Tunisie le chômage étant la première cause ?

 

 

Nombreux sont les Tunisiens qui cherchent à échapper à la misère et qui débarquent en Italie ou aux autres pays européens en toute clandestinité. Or le pays d’accueil craint aussi pour leur sécurité, leur emploi et leur culture avec ce flux migratoire. La croissance économique faible, les persécutions politiques, les discriminations ethniques ou culturelles, l’étude etc. sont à l’origine de la migration internationale. Zoom sur ce phénomène et explication de ses causes.

Selon les statistiques, le nombre des Tunisiens qui débarquent en Italie pendant l’année dernière environne 6 000 personnes. Tandis que 7 048 personnes n’ont pas réussi dans cette démarche et 2 125 personnes font l’objet d’un rapatriement du gouvernement italien. Comparé aux années précédentes,ce nombre affiche une hausse pour l’année dernière. Ces migrants clandestins risquent la disparition en mer et la répression des autorités italiennes comme l’interdiction de soins en mer.

Leur première destination au bord de leur embarcation est l’île de Lampedusa à 80 km de la Tunisie. L’année 2017, les chiffres affichent 4500 personnes ayant quitté le pays à destination de l’Italie avec un pic de 3000 entre le mois de septembre et d’octobre. Sfax fait partie des premières régions de départ des migrants avec un pourcentage de 31 % suivi de Médenine 22 %.Pour l’année 2016, on compte dans les environs de 6 000 tunisiens migrants qui atteignent les côtes italiennes, sans compter ceux qui ont été rapatriés. Cette montée en flèche des immigrants s’explique par de nombreux motifs outre le contexte économique. En effet, elle est censée être due à l’accord entre le gouvernement italien et libyen à réprimer le flux des migrants à partir de la Lybie. Pourtant, les immigrés de Lybie sont des Africains de sud Sahara et de Bangladesh alors que les migrants tunisiens sont des ressortissants de la Tunisie. Certains pensent aussi que ces immigrants illégaux sont des terroristes et trafiquants de drogue ayant bénéficié d’une grâce présidentielle.

Or, le président n’a octroyé de grâce qu’à des prisonniers ayant fait de délits mineurs.Certains pensent aussi que le gouvernement tunisien laisse passer ces émigrés afin de pouvoir obtenir plus d’argent du gouvernement italien pour contrôler le flux d’immigration.

Quoi qu’il en soit, l’interception de la migration clandestine fait partie des tâches de la garde maritime. Le mois de décembre dernier par exemple, elle a pu attraper un groupe d’une soixantaine d’immigrants clandestins qui tentent de traverser la Méditerranée pour joindre l’Italie. Les immigrants partaient depuis les côtes de Mahdia, dans la province du centre est du pays. L’année dernière, les gardes côtières ont intercepté aussi une embarcation de loisirs en train de chavirer au large de Zarzis avec une quinzaine d’individus qui ont essayé d’atteindre les côtes italiennes. La moitié de ces migrants sont des jeunes de 13 à 16 ans. La fin de l’année dernière, les gardes côtières ont également secouru une embarcation en panne au large de l’archipel de Kerkennah.

La barque avait à son bord des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne qui tentaient de rejoindre l’Europe. En fait, ces migrants risquent non seulement l’interception des gardes des côtes mais aussi les naufrages meurtriers. Ce phénomène malheureux a causé la mort de 87 personnes le mois de juin de l’année dernière. Malgré cela, le nombre des tunisiens qui cherchent à s’échapper à la misère et à avoir un perspective d’avenir plus luisant en se rendant illégalement en Europe ne cesse d’augmenter. Le pays est d’ailleurs considéré comme l’un des points de passage permettant de migrer vers l’Italie et de rejoindre par la suite l’Europe. Les Africains subsahariens figurent aussi parmi les migrants clandestins dans la méditerranée.De l’autre côté, le nombre des migrants africains qui arrivent au pays augmente également depuis l’année 2 000.

La migration est un phénomène multifactoriel. En Somalie par exemple, les habitants quittent leur pays pour fuir la guerre, les conflits ethniques et la famine. Le fait que les pays de l’Union européenne ferment leurs frontières aux migrants n’empêchent pas ces derniers de tenter leur chance. La Tunisie n’est pas le seul concerné par ce phénomène. Les migrants Algériens cherchent également à atteindre la Sardaigne, une petite île au nord-est du canal de Sicile, au départ du Sidi Halem. Certains nombre d’entre eux sont aussi portés disparus en mer, d’autres arrivent à bon port mais sont arrêtés par les garde-côtes italiennes. Les statistiques italiennes enregistrent 300 000 à 500 000 migrants non réguliers. Pour l’année dernière, elles affichent plus de 21 700 personnes débarquant en Italie par mer. La Tunisie fait partie du premier rang des pays émettant plus des migrants clandestins suivis des Erythréens et des ressortissants de la Nigéria.

Pourtant le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés a indiqué que le taux des personnes ayant trouvé la mort lors de la traversée de la Méditerranée a connu une hausse. Au cours de l’année 2017, ce taux est de 1/29 au premier trimestre 2017 contre 1/8 au dernier trimestre 2018. Les ONG italiennes ont indiqué aussi que 1/5 des migrants clandestins libyens sont disparus dans la bleue. Et devant les mesures restrictives du gouvernement italien sur la fermeture des ports aux ONG et aux bateaux qui viennent en secours aux immigrants, ces derniers n’ont pas baissé les bras.

Ils ont déniché des nouvelles routes via Espagne. Ce sont notamment les Algériens qui arrivent illégalement sur les côtes espagnoles. Et ces émigrés sont prêts à tout pour partir en Europe quels que soit le prix à payer. A noter que ces personnes peuvent dépenser entre 3 000 à 7 000 dinars pour cette aventure dangereuse.

Les autorités disent que la migration illégale est un acte suicidaire car se jeter à la mer dans une embarcation présente beaucoup de risques pour la vie des migrants. Mais il s’agit aussi d’un acte illégal qui pourrait encourir des sanctions pénales. Pour la Tunisie, les causes de ce flux migratoire sont le pessimisme sur la situation actuelle du pays et le chômage. Cela provient du déséquilibre entre les régions, le manque d’opportunités et surtout le taux de chômage important dans certains gouvernorats.

L’Europe est considérée comme l’Eldorado où l’herbe est plus verte et où l’on peut gagner de l’argent plus facilement.Les diplômés cherchent ainsi tous les moyens de bénéficier d’une bourse ou d’un stage en Europe afin du sortir du pays. Quant aux personnes n’ayant pas de diplômes mais qui rêvent d’une meilleure vie, elles préfèrent partir à la mer au risque et péril de leur vie.Le mal-être des jeunes tunisiens augmente avec la dégradation de la situation économique. Chez les chômeurs diplômés, le taux alarmant de chômage de 30 % est un facteur les poussant à traverser la Méditerranée. Or, il faut noter que ces clandestins ne perçoivent que des salaires de misère dû à leur situation irrégulière.

Ces sans-papiers camouflent aussi pour éviter le contrôle des polices qui peuvent les expulser. Bref, pour la Tunisie, l’un des moyens permettant de restreindre ce flux migratoire est l’octroi des perspectives d’emploi aux jeunes.

 

La migration clandestine des Tunisiens en Méditerranée présente divers dangers, tant pour les migrants eux-mêmes que pour les autorités chargées de gérer ces flux migratoires. Voici quelques-uns des risques et des défis associés à cette situation :

Dangers en mer : Les migrants clandestins empruntent souvent des embarcations de fortune surchargées et peu sûres pour traverser la Méditerranée. Ces voyages périlleux augmentent le risque de naufrages, de noyades et d'autres accidents en mer, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

Exploitation par des passeurs : Les migrants peuvent devenir vulnérables à l'exploitation de la part de réseaux de passeurs qui leur font payer des sommes considérables pour faciliter leur traversée. Ces passeurs peuvent souvent traiter les migrants de manière inhumaine et les exposer à des conditions dangereuses.

Violation des lois nationales et internationales : La migration clandestine implique souvent une violation des lois nationales et internationales sur l'immigration. Les migrants peuvent être confrontés à des sanctions légales et être renvoyés dans leur pays d'origine.

Problèmes de sécurité et de gestion des frontières : Les flux migratoires clandestins posent des défis importants en termes de sécurité et de gestion des frontières pour les pays de destination. Ils peuvent entraîner une pression sur les ressources et nécessiter des mesures renforcées pour empêcher l'entrée illégale.

Tension sociale et politiques : La migration clandestine peut susciter des tensions sociales et politiques, tant au sein des pays d'origine que de destination. Les préoccupations liées à l'emploi, aux ressources, à la sécurité et à l'intégration peuvent contribuer à des tensions entre les communautés locales et les migrants.

Risque sanitaire : Les voyages clandestins exposent souvent les migrants à des conditions sanitaires précaires. Les situations de surpeuplement à bord des embarcations peuvent favoriser la propagation de maladies, et les migrants peuvent avoir un accès limité aux soins médicaux.

Défis pour les systèmes d’asile : Les flux migratoires clandestins peuvent exercer une pression sur les systèmes d'asile des pays de destination. La gestion des demandes d'asile, la protection des droits des demandeurs et la recherche de solutions durables deviennent des défis majeurs.

Il est important de reconnaître que la migration clandestine est souvent motivée par des facteurs complexes tels que la recherche de meilleures opportunités économiques, la fuite de conflits, la persécution ou d'autres conditions difficiles dans le pays d'origine. La réponse aux défis associés à la migration clandestine nécessite une approche globale, comprenant des efforts diplomatiques, des mesures de développement, et une coopération internationale pour aborder les causes profondes de ces déplacements. C’est un peu le rôle des agences de communication qui devront communiquer l’information à travers des actions de sensibilisation sur le net en faisant recours à la publication d’articles sur des magazine en ligne.

 

L'Italie et d'autres pays méditerranéens faisaient face à des défis liés à la migration, notamment des départs de migrants clandestins depuis la Tunisie. Voici quelques-unes des actions que l'Italie avait entreprises pour faire face à cette situation :

Opération navales et patrouilles frontalières : L’Italie a déployé des navires de la marine et des patrouilles le long de sa côte pour détecter et intercepter les embarcations transportant des migrants. Ces opérations avaient pour objectif d'empêcher les traversées illégales et de sauver des vies en cas de situations dangereuses en mer.

Coopération internationale : L’Italie a cherché à renforcer la coopération avec d'autres pays de la région méditerranéenne, notamment la Tunisie. Cela inclut la coordination des efforts pour lutter contre les réseaux de passeurs et améliorer la sécurité des frontières.

Accord bilatéraux : L’Italie a négocié des accords bilatéraux avec la Tunisie pour mieux gérer les flux migratoires. Cela peut inclure des discussions sur la réadmission des migrants, la sécurité des frontières et la coopération en matière de renseignement.

Renforcement des contrôles aux frontières : L’Italie a renforcé les contrôles aux frontières terrestres et maritimes pour empêcher l'entrée illégale de migrants. Cela peut impliquer l'utilisation de technologies de surveillance et d'autres mesures de sécurité.

Soutien aux opérations de sauvegarde : L’Italie a continué de participer à des opérations de sauvetage en mer pour secourir les migrants en détresse. Cependant, cela s'accompagne souvent de défis liés à la gestion des personnes secourues et à la répartition équitable de la responsabilité entre les pays de l'Union européenne.

Développement de politiques migratoires : L’Italie a travaillé sur le développement de politiques migratoires visant à gérer les flux migratoires de manière plus globale, notamment en renforçant les mécanismes de demande d'asile et en coopérant avec d'autres pays de l'Union européenne.

Il est essentiel de noter que la gestion des migrations en Méditerranée reste un défi complexe et en constante évolution. Toute l’actualité se trouve sur les sites web officiels et via des applications mobiles reliées à des journaux électroniques.

Ces articles peuvent vous intéresser ...