L’intelligence artificielle regroupe les programmes informatiques et technologiques permettant de réaliser des machines capables d’exécuter les tâches accomplies par un être humain. Cela inclut notamment les tâches nécessitant l’intelligence, le raisonnement critique ainsi que l’organisation de la mémoire. Les concepteurs de cette invention cherchent même à inventer des machines qui peuvent comprendre leurs propres raisonnements et avoir une réelle conscience de soi comme un homme.Les finalités de ces technologies créent toujours des débats dans les films. Certains pensent que leur développement signifie la fin du travail humain, d’autres sont plus sceptiques et pensent que de telles machines ne pourront jamais dépasser l’intelligence humaine.
On doit à John McCarthy la création de ce terme « intelligence artificielle ». Selon Wikipedia, ce concept désigne les techniques utilisées dans la réalisation des machines pouvant simuler l’intelligence humaine. Un exemple de cette invention est les assistants personnels intelligents. Le processus recourt à l’usage des ordinateurs et des robots qui peuvent imiter le raisonnement humain dans la perception visuelle, dans les jeux, dans la compréhension du langage, dans la pensée etc.Le deeplearning, les algorithmes « apprenants » qui ont permis la victoire de Deepblue sur Garry Gasparov aux jeux d’échecs, le big data… ont tous contribués àl’essor de cette discipline. Mais il faut noter que le thème de l’homme dans la machine date déjà dès le 8eme siècle avant notre ère avec l’apparition des automates prononçant des discours de consécration. Plus tard, Jacques de Vaucanson a fabriqué aussi un canard artificiel vers 1800. Ce canard doré peut boire, manger, barboter, digérer comme un vrai animal. Les découvertes des mathématiciens et concepteurs comme Leibniz, George Boole, Alan Turing… ont permis également de frayer le chemin de l’expansion de l’IA.
Concernant le domaine d’application de l’intelligence artificielle, cette discipline peut intervenir dans la vie au quotidien dans de nombreux domaines. Citons entre autres son utilisation dans le concours des jeux télévisés, la création des véhicules autonomes,la traduction automatique des langues,la composition automatique de musique ou la gestion automatique de fonds, mais aussi la reconnaissance de voix et de formes de visages, et les domaines plus spécifiques comme la collection d’informations pour l’attaque des ennemis sur le terrain militaire par exemple.
Outre la Chine et les Etats-Unis, ce secteur de pointe séduit aussi les Géants de l’internet comme Google et Facebook. Le premier a même ouvert un laboratoire de recherches dans les locaux de NASA pour développer l’expansion de cette discipline. Google est d’ailleurs engagé dans le mouvement transhumaniste. L’investissement dans ce marché en évolution ne cesse jamais aussi d’accroître. Si en 2015, le poids de ce marché était de 250 millions de dollars, en 2025, il pourrait atteindre 90 milliards de dollars.
Personne ne peut ainsi s’échapper à cette gigantesque base de données qui répondra aux questions posées par un internaute sur son téléphone portable ou qui traduira automatiquement sa langue.Dans le domaine de santé, on reconnaît aussi l’impact positif du deeplearning dans le traitement des images médicales et la détection des cellules cancéreuses. Son efficacité est également reconnue dans lagestion de risques érosifs dans l’agriculture ou dans l’aide des organismes humanitaires à travers les données fournies par les satellites.Mais si ces progrès s’avèrent intéressants si l’IA est utilisée à des buts louables, elle est aussi susceptible debouleverser notre quotidien. Car on parle encore du premier accident du véhicule autonome qui a causé la mort de son passager mais aussi de l’utilisation abusive des données personnelles volées à Facebook qui a permis à Donald Trump d’accéder au pouvoir. L’autre danger de la dérive de ce progrès, c’est qu’il pourrait aussi donc menacer la protection de la vie privée sans mentionner les cas où les concepteurs n’arrivent pas à garder le contrôle sur ces machines.
Sur le plan économique, la plus grande inquiétude concerne notamment la peur de la perte d’emplois et la baisse de convivialité entre les êtres humains. Cette technique peut être d’ailleurs implémentée dans la plupart des secteurs (économie, éducation, santé, transport, banque, grande distribution….).Or, soulignons que si un homme n’exploite que le 1/10ème de son cerveau, une machine peut exploiter toutes ses potentialités. Des films ont d’ailleurs montré le danger de la sur-utilisation des nouvelles technologies dans la vie au quotidien. Rappelons qu’il existe deux types d’intelligence artificielle : l’I.A faible et la moins risquée comme la reconnaissance faciale où le robot exécute une tâche simple et agit grâce au codage. L’autre type plus dangereux est l’intelligence artificielle forte qui vise à simuler l’intelligence humaine. Les concepteurs de robots cherchent à donner une conscience aux machines et une sensibilité identique à un être humain. La machine ne se contente plus de classifier les données, elle les imagine. Ce type de robot n’est pas encore opérationnel même si certains prototypes ont déjà été créés. Pour qu’il puisse fonctionner comme un être humain, on lui permet d’acquérir des connaissances par l’observation et par l’interaction avec son milieu. La machine conçue avec ce type d’intelligence artificielle agit ainsi comme un véritable humain. C’est justement cette capacité de l’exploitation de toutes les potentialités des robots qui constituent les dangers de ce progrès car ceux qui les ont conçus peuvent être un jour se laisser dépasser par ces programmes qu’ils ont développés. Leur progrès pourrait alorsimpacter sur la pérennité de l’humanité d’ici quelques décennies, selon les critiques.
Les effets pervers de l’I.A sont aussi visibles aussi dans le numérique à travers les tentatives dephishing, le cyberattaques, le détournement des logiciels d’exploitation, ou des fausses déclarations vocales reprenant le ton des originaux dans la presse…
A niveau mondial, ce secteur pourrait contribuer à hauteur de 15 750 milliards de dollars d’ici une décennie. Vladimir Poutine a même énoncé que le leader dans ce domaine sera le maître du monde. Quoi qu’il en soit, la Tunisie ne peut pas de son côté échapper à ce marché du travail. Elle pourrait même se positionner en tant que pionnière du secteur en Afrique et dans le monde arabe. Elle va organiser notamment pour l’année prochaine le « Robot’CupTunisia 2020, la quatrième édition d’INDABA, le grand évènement africain de deeplearning et le « Al Hack Tunisia ».Les forces de la Tunisie résident dans le nombre importants de chercheurs et informaticiens dans le domaine du TIC. Et pour la petite info, la Tunisie a obtenu la deuxième place en Afrique dans le classement du Global innovation index. Le pays est en avance par rapport aux autres pays Maghrébins et Africains à cause de ses anciennes mesures prises sur la fiscalité des matériels informatiques et la mise en place des filières de formation. L’appartenance de la Tunisie à l’initiative « open go » et au programme Horizon 2020 de L’Union européenne constitue aussi un autre atout pour le développement de l’intelligence artificielle. Le pays a aussi mis en œuvre une politique de numérisation de son économie. En revanche, elle a également quelques faiblesses qui pourraient bloquer l’essor de ce secteur. Citons par exemple l’importante immigration de cerveaux et l’inexistence d’une filière de formations d’ingénieurs spécialiste dans ce domaine dans le pays. Bref, le pays ne pourrait pas certes rivaliser avec des acteurs importants dans ce domaine comme la Chine ou les Etats-Unis, cependant, en utilisant ses atouts, ce secteur peut devenir un levier de croissance de l’économie tout en redynamisant l’industrie tunisienne.