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Emploi Tunisie quels sont les métiers de filières porteuses ?



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Bon nombre de Tunisiens venant de différentes classes sociales ont de plus en plus d’accès à l’éducation universitaire. Certains d’entre eux ont même l’avantage de poursuivre leurs études en Europe. Cette situation se répercute directement sur la main-d’œuvre. Elle tend de plus en plus à se qualifier. Ce qui entraîne une baisse du taux de recrutement au niveau de plusieurs secteurs car l’offre d’emploi ne satisfait pas les nombreuses demandes de presque un million de sans emplois. Cela s’applique surtout dans le domaine de ressources humaines, de l’enseignement ou dans le secteur de médecine. Néanmoins certains secteurs génèrent encore beaucoup de revenus et peuvent même se permettre d’embaucher des expatriés. Tour d’horizon sur les métiers de filières les plus rémunératrices dans ce pays situé sur les rives de la Méditerranée.

L’économie tunisienne dépend largement du secteur de tourisme qui emploie beaucoup de salariés. Des étrangers occupent d’ailleurs des postes de gérant ou de directeur dans des complexes hôteliers internationales dans le pays. Tandis que les Tunisiens diplômés sont recrutés par les hôtels locaux. Le tourisme constitue la principale rentrée d’argent du pays bien que le secteur nécessite encore d’être développé et diversifié. Si après l’indépendance, les grands secteurs publics promettaient un avenir professionnel intéressant pour les nouveaux diplômés, les choses ont évolué.

En effet, depuis la crise d’administration dans le pays, nombreux sortants universitaires se tournent vers la filière privée comme le tourisme. Mais malgré cela, les étudiants sortant des instituts supérieurs à l’étranger ont plus de chances de trouver un emploi dans le secteur public que ceux sortant des universités locales. Presque la moitié de ceux qui ont des diplômes scientifiques à l’étranger arrivent en effet à décrocher un emploi auprès du ministère de l’enseignement secondaire ou supérieur. Cela inclut par exemple les sortants de la filière gestion ou des sciences médicales ou techniques.

La filière scientifique présente ainsi une intégration plus facile dans le secteur public surtout pour ceux qui ont poursuivis leurs études à l’étranger. Ces derniers jugent convenable leur situation car ils arrivent à se stabiliser plus rapidement que les autres. En plus, ils se déclarent satisfaits de l’adéquation de leur activité à leur niveau de diplôme et de spécialité. Cette situation met en évidence l’écart aujourd’hui en Tunisie sur l’insertion dans les différents secteurs considérés porteurs.

Selon les chiffres, 7,5% des diplômés scientifiques sont au chômage contre 25 % pour ceux qui ont un diplôme en sciences humaines et sociales et en lettres. Or le paradoxe réside dans le fait que les quarts des personnes sans emploi sont des diplômés universitaires qui disposent des diplômes qui leur permettent uniquement de s’intégrer dans le secteur public. Ce qui explique le problème du chômage et l’écart qui existe en Tunisie dans les différents secteurs professionnels. Quoi qu’il en soit, l’intégration dans la filière publique constitue une situation stable et avantageuse comparée aux métiers privés.

Cette filière s’articule autour de la transformation des végétaux en eaux florales ou en huiles essentielles. Ce secteur à forte valeur ajoutée commence aussi à occuper une place non négligeable dans l’économie du pays. Le secteur manque de main-d’œuvre qualifié or elle attire les capitaux des habitants locaux ou des étrangers .Cependant, son exploitation nécessite encore beaucoup d’optimisation. Sa différence avec les autres filières c’est qu’elle engage beaucoup d’intervenants comme les agriculteurs, les herboristes, les négociants. Ceux qui s’occupent de conditionnement des aromes, de leur transformation sont également dans la chaine. Sans oublier les laboratoires pharmaceutiques et les sociétés qui vont écouler les cosmétiques.

Enfin, il y a également les exportateurs car une bonne partie des produits sont exportés. Les chiffres indiquent que la plante aromatique et médicinale constitue 0,8% environ de la production agricole et 1% dans le taux de l’exportation. Ce qui est encore minime mais la filière permet d’employer 0,9% des journées de travail présenté dans la filière agricole. La superficie de culture de plante aromatique dans le pays est estimée à 4500 ha environ 6 ans passés. 1400 ha sont répartis dans une culture de plante médicinale et le reste dans les condiments. Cette superficie plus que décuplé comparée aux années précédentes.

En effet, les plantes aromatique et médicinale occupaient seulement 750 ha en 2007. Les Tunisiens cultivent notamment de cumin, du fenouil, de coriandre et de carvi. Ces deux derniers sont les plus cultivés. L’exploitation de l’huile de romarin, des eaux de fleurs d’orangers, des fleurs de roses, de néroli et de myrte fait également partie de cette filière porteuse. 160 000 ha sont utilisés pour cette exploitation de romarin alors que les nappes qu’on peut exploiter environnent 340 000 ha.

Cela est dû à l’insuffisance de main-d’œuvre qui se charge de la collecte de la plante. Il y a également la hausse du prix de l’exploitation de nappes. A noter que l’exportation d’huiles essentielles et des eaux florales de la Tunisie de l’année 2011 atteint 27 MDT. Tandis que l’importation est autour de 7,3 %DT pour cette même période. Ce qui constitue un montant moins élevé que les exportations. Les pays comme l’Allemagne, la France, Maroc, Chine, L’Egypte, l’Indonésie etc. figurent parmi les fournisseurs du pays. Ces produits sont vendus sous une forme sèche, fraîche, en huiles essentielles ou en graines.

Cette filière est porteuse car la demande autour de celle-ci ne cesse de s’accroître. L’usage en est nombreux. On utilise les plantes aromatiques non seulement pour la cosmétique et la parfumerie mais aussi dans le repas et le traitement médicinal. Son utilité dans la fabrication de pesticides ouvre aussi une opportunité de marché pour ces produits.

Les besoins mondiaux de ces produits est de 1,5 milliard de dollars environ. Le Hong Kong, l’Allemagne et l’Amérique constituent les 3 premiers producteurs de plantes aromatiques et médicinales du monde. Les avantages de la Tunisie, c’est sa compétence dans la distillation, de la diversité de ses produits mais également de leur coût. Mais le problème se situe au niveau de l’amélioration du système d’exploitation. Il y a également l’absence d’une politique de tarif et la prévalence des petits agriculteurs.

Cette filière gagne également du terrain car il représente 60 % des exploitations d’agriculture en Tunisie. Cette culture constitue 10 % des exportations de la Tunisie. Le pays figure d’ailleurs au deuxième rang mondial d’exportateur d’huile d’olive en 2015. Les bienfaits des plantes aromatiques et médicinales les ont permis de percer le marché. Il en est de même pour l’or vert. L’exportation de la Tunisie pendant ces 5 dernières années est dans l’ordre de 157 000 tonnes par an. Le pic important se situe dans les années 2014 à 2015 alors que l’année précédente, la production a connu une baisse non négligeable. La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie sont les principaux clients de la Tunisie.

 

La médecine et le secteur de la santé en Tunisie ont connu des avancées significatives au cours des dernières décennies. La Tunisie dispose d'un système de santé relativement solide et d'un corps médical qualifié.

En Tunisie, la médecine est pratiquée à la fois dans le secteur public et privé. Le système de santé public est financé par l'État et fournit des services de santé gratuits ou à faible coût pour les citoyens tunisiens.

En Tunisie, Les établissements de santé publics comprennent des hôpitaux, des centres de santé de base et des dispensaires. Le secteur privé de la santé est également présent, offrant une gamme de services médicaux payants, souvent considérés comme étant de meilleure qualité et offrant des délais d'attente plus courts.

La Tunisie est réputée pour la qualité de ses professionnels de la santé, notamment les médecins, les infirmiers et les spécialistes médicaux. Le pays dispose de plusieurs établissements d'enseignement supérieur qui forment des étudiants en médecine et en sciences de la santé. Les diplômes délivrés par ces institutions sont reconnus internationalement.

Les spécialités médicales disponibles en Tunisie couvrent un large éventail de domaines, tels que la cardiologie, la chirurgie, l'obstétrique et la gynécologie, la neurologie, la pédiatrie, l'oncologie, l'ophtalmologie, l'orthopédie, etc. Les professionnels de la santé tunisiens sont souvent à la pointe des avancées médicales et utilisent des technologies de pointe dans le diagnostic et le traitement des maladies.

En outre, la Tunisie est également devenue une destination populaire pour le tourisme médical. De nombreux patients étrangers, notamment d'Europe, viennent en Tunisie pour bénéficier de soins médicaux à des coûts relativement bas par rapport à leurs pays d'origine. Les cliniques et les hôpitaux privés offrent des services spécialisés dans des domaines tels que la chirurgie esthétique, la procréation médicalement assistée, la chirurgie bariatrique, etc.

Cependant, malgré les avancées réalisées, le secteur de la santé en Tunisie est confronté à des défis. Certains de ces défis comprennent l'inégalité d'accès aux services de santé entre les zones rurales et urbaines, la disponibilité limitée de certains médicaments et équipements médicaux, ainsi que la nécessité d'améliorer la gestion des maladies chroniques.

Le gouvernement tunisien a pris des mesures pour relever ces défis, en augmentant les investissements dans les infrastructures de santé, en renforçant les ressources médicales dans les régions rurales, en améliorant la disponibilité des médicaments et en mettant en place des programmes de sensibilisation pour promouvoir la prévention des maladies. Le secteur privé notamment des Entreprises IT ont lancé des plateformes web mettant en avant les médecins généralistes et spécialistes avec leurs contacts, ainsi ils seront trouvé facilement par le citoyen tunisien pour les contacter en vue d’une consultation.

 

Le métier des ingénieurs du secteur du génie civil en Tunisie est essentiel pour le développement des infrastructures du pays, y compris la construction de routes, de ponts, de bâtiments, de barrages, de systèmes de drainage, d'installations de traitement des eaux, etc. Les ingénieurs civils jouent un rôle clé dans la conception, la planification, la construction, la gestion et la maintenance de ces infrastructures.

Le Tunisie, pour exercer en tant qu'ingénieur du génie civil, il est généralement nécessaire d'obtenir un diplôme d'ingénieur en génie civil délivré par une université ou une école d'ingénieurs reconnue. La formation comprend des cours théoriques et pratiques couvrant différents aspects du génie civil, tels que la mécanique des sols, la construction en béton armé, la géotechnique, la gestion de projet, la conception structurale, etc.

Une fois diplômés, les ingénieurs civils en Tunisie peuvent travailler dans divers domaines et pour différentes entités. Ils peuvent être employés par le gouvernement, les entreprises de construction, les bureaux d'études techniques, les entreprises de conseil en ingénierie ou travailler en tant qu'indépendants.

Les responsabilités des ingénieurs civils en Tunisie peuvent varier en fonction de leur domaine d'expertise et de leur niveau d'expérience. Voici quelques-unes de leurs tâches principales :

 

Conception et planification : Les ingénieurs civils participent à la conception et à la planification des projets d'infrastructure, en utilisant des logiciels de modélisation et de conception assistée par ordinateur (CAO) pour créer des plans et des schémas détaillés.

Gestion de projet : Ils supervisent et coordonnent les différentes phases d'un projet, de la planification initiale à la construction et à la livraison finale. Cela implique la gestion des ressources, des délais, des coûts et des équipes de travail.

Construction et supervision : Les ingénieurs civils supervisent la construction sur le terrain, s'assurant que les plans sont suivis correctement, que les normes de sécurité sont respectées et que la qualité des travaux est maintenue.

Evaluation des structures : Ils effectuent des évaluations de la stabilité et de la durabilité des structures existantes, identifiant les problèmes potentiels et recommandant des solutions appropriées pour les réparations ou la rénovation.

Gestion des ressources en eau : Certains ingénieurs civils se spécialisent dans la gestion des ressources en eau, travaillant sur des projets tels que la conception de réseaux de distribution d'eau, les systèmes de drainage, les stations de traitement des eaux, etc.

Il est important de noter que les profils d’ingénieurs en génie civil sont très sollicités pour la réalisation des grands projets de l’Etat, ils sont même très recherchés par les cabinets de recrutement pour des projets à l’étranger notamment en Afrique subsaharienne.

Les études scientifiques à l’étranger constituent les premières filières porteuses en Tunisie. Les diplômés scientifiques de l’Europe ne sont pas touchés par la dévalorisation qui concerne les instituts supérieurs, les écoles d’ingénieurs et les Universités. Les mains d’œuvres qualifiées dans la plante aromatique et médicinale et dans l’oléiculture constituent également des filières porteuses dans la recherche d’emploi.

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