Le développement de l’internet et des blogs a fait émerger de nombreux agents spécialisés : influenceur, community manager, UI-designer pour ne citer qu’eux. Le rôle de l’influenceur est par exemple la création d’un pic de visibilité à une marque sur les réseaux sociaux afin qu’elle puisse accroître ses ventes pendant une certaine durée. Tour d’horizon sur ce métier, et le parcours à suivre pour être un blogueur influent dans le monde digital et des communautés en ligne.
Avec le boom du web et sa déferlante publicitaire, les marques ont vu qu’il est important pour eux de bénéficier de toucher un plus grand nombre de public sur les réseaux sociaux afin d’augmenter le nombre de leurs consommateurs. Ce développement des réseaux sociaux a justement fait apparaître le métier de leader d’opinion ou influenceur. Ce professionnel exerce son influence sur les consommateurs à travers les médias sociaux. En tant que blogueur ou journaliste, il fournit des conseils et recommande l’achat d’un produit. Pour ce faire, il aurait à avoir une large communauté engagée autour de lui, par exemple sur Facebook, Twitter, Instagram, Youtube etc. Ses followers dans ces canaux de communications doivent être actifs. En général, un influenceur a une notoriété spécifique sur une tranche de public, par exemple auprès des jeunes, auprès des suiveurs de mode, auprès des sportifs etc. Le métier implique ainsi la tenue d’un blog ou d’une chaîne Youtube, la fédération d’une importante communauté et la capacité à influencer les consommateurs sur leur décision d’achat. L’objectif de ce professionnel est donc l’acquisition d’un plus grand nombre de suiveurs afin de booster sa popularité et d’attirer les publicités des grandes marques. Ce sont ces spécialistes qui ont développé la e-réputation. Leurs communautés partagent, likent, re-tweetent leurs posts, vidéos et tweets. La rémunération de ces spécialistes de la publicité sur les réseaux sociaux dépend de leur notoriété. Les superstars ou les grandes marques les contactent à travers les agences spécialisées. Ils peuvent accepter ou refuser un partenariat si le service ou le produit n’est pas en adéquation avec ses valeurs ou sa thématique.
Face au gros gain perçu par Norman et Cyprien, deux youtubeurs qui ont engrangé respectivement 400 000 euros et 800 000 euros par an, des nombreux jeunes rêvent d’exploiter ce marketing d’influence afin de générer des profits. Mais comme tout métier, l’influenceur commence toujours par une passion. Au départ, ces gens ont comme tout le monde une petite communauté mais au fil du temps, ils ont réussi à se faire une place sur les réseaux sociaux et à fédérer des followers. Sur Instagram, c’est un peu différent, car il faut apporter un soin particulier à l’esthétique de son compte. De plus, il faut aussi bien maîtriser sa thématique, par exemple, cuisine, voyage, fitness… C’est pourquoi, ceux qui ont déjà un certain nombre de suiveurs sur les autres réseaux sociaux accroissent rapidement le nombre de leur communauté. Le bon choix de thématique, la cohérence d’une ligne éditoriale, la créativité, l’originalité, la capacité à choisir les bons hashtags, l’aptitude à dialoguer avec sa communauté, la capacité à faire de belles photos et à parler un peu de sa vie privée sont autant des pratiques à suivre et des pré-requis dans ce métier. Quand ils ont un nombre important de communauté, les marques peuvent créer un partenariat avec eux. Ce qui génère des profits aux deux parties car l’un reçoit de salaire et des cadeaux pour sa publicité, l’autre a une meilleure visibilité de ses produits.
Mais il faut retenir qu’en qualité de créateur de contenu sur le web, ces influenceurs sont libres d’émettre leur opinion et leur appréciation ou critique sur un produit. Les marques ne peuvent donc pas modifier le style, le discours de ce professionnel. A noter également qu’il existe un certain nombre de faux influenceurs sur les réseaux sociaux. Vu que la publicité pourrait rapporter gros, certains comptes achètent ainsi des followers inexistants, des vues, des likes et des commentaires afin d’augmenter leur popularité. Ce phénomène de « faux imfluenceurs » a pris de l’ampleur depuis ces dernières années. Ils peuvent faire croire aux marques qu’ils ont de nombreux abonnées alors qu’il s’agit d’un achat de followers pour booster leur notoriété. Les marques peuvent se tromper en confiant à eux la gestion de leur campagne alors qu’il n’y a aucun achat potentiel de la part de sa communauté.
Or, le partenariat avec les vrais influenceurs peut donner une réelle opportunité de croissance de vente pour les marques. Parce que si sa communauté adopte le point de vue de ce leader d’opinion, et s’il lui fait confiance sur la fiabilité et la qualité d’un produit par exemple, cette confiance pourrait apporter plus de bénéfices pour l’entreprise que la publicité traditionnelle. C’est la raison pour laquelle les marques doivent chercher un influenceur qui aime bien sa marque ou son produit. Concernant justement le salaire d’un influenceur, cela varie en fonction de nombreux paramètres comme la taille et l’engagement de ses abonnés, le type de réseau social, le nombre de partenariats, l’existence ou non d’un agent intermédiaire qui gère le contrat, la thématique concernée et la popularité de la marque. Ceux qui exercent régulièrement ce métier peuvent percevoir entre 1 800 euros à 3 000 euros net mais en fonction de sa thématique et de sa notoriété, certains peuvent gagner beaucoup plus.
La construction d’une communauté n’est pas chose facile. C’est un travail chronophage. De plus, les followers d’aujourd’hui peuvent se désabonner demain. Il est également nécessaire de produire des contenus engageants avec des styles variés afin de toujours capter l’attention de sa communauté. Si on revient un peu à l’origine de ce métier, les premiers influenceurs sont des blogueurs influents qui avaient alors plus de 1 000 abonnés. Mais avec le désintérêt des internautes avec les blogs, et la forte interaction dans les réseaux sociaux, le nouveau vocable d’ « influenceur » est apparu au milieu des années 2010. Ces influenceurs ont plus de 20 000 abonnés. Ils utilisent différents supports comme Facebook, Twitter, Instagram, Youtube, Spatchat… Ils ont pour rôle de présenter un produit ou une marque, de divulguer ou de promouvoir une fashion, une tendance, un endroit sur le web et dans les réseaux sociaux. En tant que porte-parole du domaine dans lequel ils se spécialisent, les top influenceurs sont souvent contactés par les stars et les grandes entreprises. Ils peuvent ainsi demander un gros montant aux entreprises qui les engagent. Mais pour les micro-influenceurs qui espèrent en gagner un peu de revenus, ils devront avoir autour de 20 000 abonnés. Ceux qui souhaitent toucher dans les environs de 2 000 euros mensuels doivent quant à eux fédérer plus de 50 000 abonnés. Cette activité devient ainsi un vrai gagne-pain pour de nombreux spécialistes en marketing d’influence. Même si de nombreux internautes considèrent toujours ce métier comme une simple passion, ils ont revendiqué leur droit et ont imposé une rémunération en conformité avec le travail réalisé. Celle-ci peut être des produits ou des services gratuits, un contrat rémunérateur etc. Enfin notons que malgré le développement du réseau social, de nombreux influenceurs souffrent encore du manque de considération pour leur métier.