La crise sanitaire du siècle qui frappe la majorité des pays du monde et qui a causé plus de 50 000 morts a entraîné le confinement de la moitié de la population mondiale. Covid 19, le virus à la source de ce fléau est apparu en Chine le mois de décembre 2019. La maladie peut causer un simple rhume ou une infection respiratoire aigüe qui entraîne la mort. Cette épidémie mortelle se répercute inévitablement sur l’économie mondiale mais aussi sur plusieurs secteurs d’activités qui optent pour le chômage technique. Etat de lieux de ce fléau, les métiers les plus à risque et le chômage partiel.
A l’heure où nous rédigeons cet article, Coronarivus a infecté plus de 245 000 personnes aux Etats-Unis et 6 059 morts. En France, le nombre de décès s’élève à 5 380 contre 13 915 pour l’Italie et 10 348 pour l’Espagne. L’infection est déjà maîtrisée en Chine où elle a provoqué 3322 morts. Les signes indicateurs sont une forte fièvre, une toux sèche ou grasse, un problème d’essoufflement et dans des cas graves une détresse respiratoire et une insuffisance rénale aigüe.
La pandémie peut toucher en première ligne un certain nombre des métiers les plus à risque comme les travailleurs de secteurs de service, les coursiers, les travailleurs de restauration rapides, les guides-touristiques, les stewards, les hôtesses de l’air etc. Une profession peut être particulièrement vulnérable si le travailleur est exposé ou en contact direct à cette infection.
Parmi le nombre de personnes à risque d’infection, on retrouve les professionnels de santé comme les médecins généralistes et spécialistes, les infirmiers, les aides-soignants, les différents thérapeutes (kinésithérapeutes, podologues…). Selon le journal Los Angeles Times, le virus a contaminé plus 3 000 professionnels de santé Chinois.
Les pompiers, les ambulanciers, les policiers figurent aussi en bonne place dans les travailleurs à risque d’être exposé au Covid-19. Parce que ces agents interagissent quotidiennement avec beaucoup de gens. Il en est de même pour les éboueurs, les coursiers, les coiffeurs, les serveurs dans la restauration, les esthéticiens proposant des soins de mains ou de pieds, ainsi que les caissiers, les épiciers, les entraîneurs sportifs, les concierges…
Les agents de bord et les pilotes de ligne pourraient être aussi exposés à ce virus du fait qu’ils travaillent dans un milieu clos. Ce sont juste des suppositions des métiers plus à risque en l’absence de données sûres. Quoi qu’il en soit, il faut savoir que ce virus se propage essentiellement à travers les contacts familiaux ou par les gouttelettes expulsées par la bouche d’une personne contaminée. Si une personne saine touche la surface infectée par les particules et qu’elle porte ensuite ses mains à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, le virus pourrait aussi l’infecter. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Santé publique impose une mesure de distanciation de 1 m ainsi qu’un lavage fréquent de ses mains avec du gel hydroalcoolique ou du savon. Et ce qu’il faut souligner aussi avec cette maladie, c’est que la contamination ne dépend pas du degré d’exposition au virus, mais de la capacité du système immunitaire de chaque personne. C’est la raison pour laquelle les personnes âgées de plus de 60 ans constituent 59 % des infectés. Sinon en France, les personnels soignants ont déploré le manque de matériel notamment des tests pour identifier les porteurs du virus. Notons que Covid 19 a déjà tué aussi 5 médecins dans ce pays.
Pour éviter les licenciements économiques et afin de pouvoir maintenir les employés dans leur poste face à la conjoncture économique actuelle, beaucoup d’entreprises privées sont forcées de mettre en place un plan de chômage partiel. En France, on enregistre 2,2 millions d’employés placés en chômage partiel à cause de la pandémie, soit 220 000 entreprises concernées. L’économiste à l’OFCE Eric Heyer prévoit une augmentation des travailleurs en chômage partiel à 4,5 millions si le confinement dure 1 mois. Ce qui fera exploser à 10 milliards d’euros la facture.
En tout état de cause, les entreprises françaises qui sont obligées d’arrêter leur activité dû à des difficultés économiques ou d’autres problèmes de management peuvent recourir au chômage technique. Ce qui signifie une suspension du contrat de travail des employés. Ces derniers ne perçoivent plus alors leur salaire mais une indemnité équivalant à 84 % de leur salaire net. Cette indemnité est à la charge de l’employeur qui bénéficie de l’allocation de l’Etat. L’Etat n’a refusé qu’une vingtaine de demandes de chômage partiel. L’éligibilité à ce dispositif d’Etat dépend de plusieurs facteurs comme la restructuration de l’entreprise, la conjoncture économique, un fléau ou un sinistre, et toute autre circonstance non habituelle. Les chefs d’entreprises qui émettent une fausse déclaration sont susceptibles de payer une amende allant jusqu’à 30 000 euros avec un risque d’emprisonnement de 2 ans.
Coronavirus fait subir aussi de chômage temporaire aux travailleurs d’outre Atlantique. Depuis la propagation de l’infection, on recense 3,3 millions de salariés inscrits au chômage. Un record absolu dans un pays où le montant des allocations –chômages est faible et le filet de sécurité social est peu satisfaisant. C’est d’ailleurs pour cette raison que les Etats-Unis a lancé le plan d’une grande ampleur de 2 000 milliards de dollars pour relancer l’économie et pour éviter l’aggravation de la crise. Du côté Belge où les mesures de confinement sont prolongées jusqu’au 19 avril 2020, les statistiques indiquent aussi plus d’un demi-million de Belges en situation de chômage partiel à cause du ralentissement économique. Le gouvernement fédéral Belge a aussi décidé de verser une indemnité de 1 450 euros et d’une allocation de 70 % de leur salaire brut pour toutes les personnes en chômage temporaire.
En France, en ce qui concerne les travailleurs au forfait jours et heures, le Ministère de travail autorise l’activité partielle en cas de baisse de l’horaire de travail ou de la fermeture totale de l’établissement.
Pour les travailleurs saisonniers dans les stations de ski, ils peuvent aussi profiter de ce dispositif de chômage partiel jusqu’au 15 avril 2020. Il en est de même pour les apprentis, CDD et intérimaires. Les avantages de ce dispositif s’étendent aussi sur les assistantes maternelles et les nounous. Pour ce, le particulier employeur doit déclarer les heures effectuées, les heures non réalisées et la rémunération prévue. Il recevra par la suite le montant de 80 % des heures non réalisées. Seuls les travailleurs indépendants ne peuvent pas bénéficier de ce dispositif de chômage partiel mais ceux qui ont perdu une partie de leur chiffre d’affaire peuvent percevoir une aide financière mensuelle de 1 500 euros pendant 3 mois. Les PME en faillite avec au moins un salarié bénéficient aussi d’une aide allant jusqu’à 2 000 euros.
A noter que les entreprises ne peuvent pas placer leurs salariés en chômage temporaire sans demander l’autorisation auprès de l’Unité départementale de la Direccte dont relève l’établissement. Le chômage partiel signifie également baisse de ses revenus. Seuls les salariés au SMIC, les salariés au SMIC à temps partiel et ceux en formation peuvent toucher la totalité de leur salaire habituel. A souligner enfin que l’employeur ne peut pas forcer au télétravail le salarié en chômage partiel.