Retour

Le métier noble des médecins



Actualités et conseils RH

Blog > Infos économiques > Le métier noble des médecins

Le métier de médecin attire de nombreux jeunes à cause de son intérêt intellectuel, du sentiment de se sentir utile, de la sécurité de l’emploi et de ses nombreuses spécialités. Ainsi, les longues et éprouvantes années de l’étude ne rebutent pas souvent ces passionnés qui se lancent dans cette profession. Retrouvez dans cet article les informations à savoir sur ce métier, ses avantages ainsi que les risques subis par ce professionnel de santé face à la pandémie Coronavirus

La plupart des étudiants qui adoptent un cursus de médecin sont poussés par le désir de venir en aide aux gens qui souffrent physiquement. Ce professionnel de santé est le praticien qu’on consulte au quotidien pour alléger ses maladies aigües, grippe, maladies chroniques, blessures etc. Le médecin généraliste entretient une relation de confiance avec les patients surtout en milieu rural où seul un médecin soigne tout le village. Avant de prescrire les traitements adaptés à son patient, ce praticien s’informe sur les habitudes de vie, les symptômes des douleurs et de la maladie, les antécédents de santé… Puis il ausculte le patient à l’aide d’un stéthoscope ou d’autres instruments. Il effectue ensuite le diagnostic et prescrit les examens à faire (radio, analyse, bilan sanguin…). Si les signes indicateurs de la maladie n’entrent pas dans sa compétence, il peut rediriger le patient vers un spécialiste comme un gynécologue, un psychiatre, un dermatologue etc. Pendant les consultations, ce professionnel de santé peut aussi conseiller le patient sur le mode de vie à suivre pour réduire les risques de l’aggravation de la maladie (pratique sportive, arrêt de la consommation du tabac, de l’alcool…).

Le médecin généraliste peut travailler en cabinet privé ou dans une clinique ou un centre hospitalier. Il peut aussi proposer ses services au sein d’un établissement scolaire, un Ephad, un centre médico-social…

Pour exercer ce métier, il faut évidemment avoir une soif de connaissances du domaine médical et du corps humain et de ses affections. Le bon équilibre psychique et la bonne condition physique sont aussi nécessaires surtout s’il travaille au sein d’un hôpital où les horaires sont souvent chargés. A ces qualités s’ajoutent la patience, la bienveillance envers les autres et la bonne résistance au stress. Pour un chef de service, il faut également d’autres qualités comme l’abnégation, la capacité à se mettre à disposition des autres, et l’expertise dans sa discipline.

La pratique de ce métier nécessite 9 ans de formation avec des stages en milieu hospitalier. La validation d’un diplôme d’état de docteur en médecine requiert la validation au préalable de son internat. Après ces études, le médecin généraliste peut développer son expertise dans d’autres domaines comme la cardiologie, la réanimation, la pneumologie…

Le métier du médecin est d’abord loin d’être limité à l’auscultation et la prescription médicale. Avant cela, il examine aussi l’historique du malade et les traitements qu’il déjà suivi. Dans cette étape, il pourrait communiquer avec un autre médecin traitant pour s’informer sur l’état du malade par exemple. C’est après cela qu’il posera le diagnostic à travers les examens de routine, les tests et les prélèvements. Si besoin est, il oriente son patient vers un médecin spécialiste. Outre ces responsabilités, ce professionnel de santé prend aussi en charge les interventions chirurgicales bénignes et administre des soins d’urgence. Il aurait également à surveiller l’état de santé du malade en s’informant que ce dernier a bien suivi le traitement prescrit. S’il n’y a pas d’amélioration de santé, il peut prescrire un nouveau traitement. Le médecin peut aussi effectuer la supervision de l’accouchement ou pendant la période post-accouchement des patientes. Il peut être également amené à donner des cours, des conférences ou à superviser une équipe multidisciplinaire.

Concernant les avantages de ce métier noble, cette profession attire les étudiants à cause de son revenu élevé, du prestige, du respect des autres ainsi que le contact avec les patients. En effet, même si un médecin travaille dans le milieu rural, il assure un revenu confortable tout en étant l’interlocuteur privilégié de la population. En milieu urbain, le métier perd un peu son aura mais il peut retrouver sa valeur surtout dans la conjoncture actuelle de Coronavirus. Le fait de pouvoir transmettre son savoir et de rassurer les patients constituent aussi l’avantage du métier. La pratique médicale fait en effet partie des métiers où l’on peut s’échanger avec ses confrères pour transmettre son expertise. C’est également une profession enrichissante et passionnante qui permet d’avoir de nombreux contacts humains. En France, notons qu’un médecin généraliste en début de carrière touche dans les environs de 3200 euros à 4 100 euros par mois contre 15 000 euros voire plus en fin de carrière.

Les blouses blanches sont les plus mobilisés dans la guerre contre cette pandémie. En France, les médecins en activité sont au nombre de 226 000. Dans les régions où Covid-19 font fureur, ces praticiens exercent leur fonction à leurs risques et périls. 5 médecins ont ainsi rendu l’âme dans l’est de la France qui constitue un des principaux foyers de propagation de ce virus pulmonaire. A cause de leur proximité avec les malades et porteurs de ce virus, les médecins sont les plus exposés à la contamination. Le risque est d’autant plus grand chez certains hôpitaux où les masques de protection manquent. Pour mieux gérer leur tâche, les hôpitaux ont ainsi décidé d’arrêter tout planning d’intervention chirurgicale qui ne soit urgent ni oncologique. Cela permet la préservation du personnel soignant au moment du pic de Covid où il y aura un nombre important de contaminés. Cette mesure permet également d’éviter le drame italien où l’on devait limiter le nombre des patients à sauver faute d’avoir assez de personnel soignant disponible et d’un service de réanimation performant. En effet, ce qui s’est passé chez les médecins Italiens surpassés par la maladie sert de leçon car ils ont décidé de ne pas réanimer les patients qui ont peu de chance de s’en sortir. Pour les médecins Français, leur objectif vise ainsi à dégager le plus possible les hôpitaux afin d’éviter la contamination des professionnels de santé en interne. C’est pour les protéger que le Conseil national de l’Ordre a exigé à l’Etat l’apport de l’équipement et garanties nécessaires pour limiter au maximum la propagation du virus au corps médical.

En Tunisie, la pandémie atteint aussi sa phase critique car plus d’une centaine de cadre médicaux et paramédicaux de l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax sont mis en quarantaine à cause de l’infection. 4 médecins sont également infectés et des cliniques sont fermées. Ce qui pourrait semer la confusion parmi les Tunisiens sur la disponibilité des médecins et la faiblesse de l’infrastructure. Mais cette réflexion n’a pas lieu d’être car le service de réanimation et les médecins Tunisiens disponibles sont en mesure de faire face au flux de malades affectés selon l’avis de Dr Kaissar Sassi. Notons que le pays dispose de plus de 330 lits de réanimation et de 650 respirateurs. L’instance nationale de la lutte contre le Coronavirus gère ces équipements. Heureusement que la maladie ne touche pas les régions rurales les plus difficiles d’accès où les ressources humaines et les infrastructures hospitalières sont rares. C’est d’ailleurs pour cette raison que tous les citoyens Tunisiens doivent toujours respecter le confinement total et le couvre-feu afin de contenir la propagation du virus.

Ces articles peuvent vous intéresser ...