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Le e-commerce c’ est l’avenir ?



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L’échange de biens et de services sur internet a connu un essor remarquable depuis les années 90. C’est dû en partie à la démocratisation d’internet et des appareils téléphoniques qui rend possible les transactions commerciales via les objets numériques comme le smartphone, la tablette, la console, l’ordinateur de bureau… Tour d’horizon sur les objectifs de l’e-commerce et les tendances de ce secteur face à la pandémie Coronavirus.

Ce terme appelé également commerce électrique désigne l’action de la vente et l’achat sur internet et par les réseaux de télécommunications. La plupart des e-commerçants possèdent un site web pour présenter leurs produits et développer leur zone de chalandise. La boutique en ligne doit être optimisée pour les appareils mobiles car la plupart des acheteurs se servent de leur téléphone pour se connecter. Les facteurs clés de réussite dans ce domaine dépendent du choix de la niche dans laquelle on se positionne et qui pourrait attirer des consommateurs en ligne. La bonne mise en avant de ses produits et leur personnalisation ainsi que le référencement sont également indispensables pour se démarquer de ses concurrents. Le propriétaire de l’e-shop doit aussi chercher le moyen de livraison le moins cher et à la fois pratique ainsi que les modes de paiement les plus courants et les plus larges possibles. C’est la raison pour laquelle les marchands avisés qui débutent dans ce domaine commencent toujours dans un domaine dans lequel ils peuvent offrir de la valeur ajoutée à leurs clients. Et s’ils ne possèdent pas leurs propres produits, ils préfèrent négocier des prix auprès des fournisseurs pour séduire les consommateurs.

Ce domaine demande ainsi la mobilisation d’un certain budget ainsi que les compétences pour savoir comment réaliser, promouvoir et mettre en avant ses services et ses offres dans son site web. Pour faire connaître ses produits, la présence sur les réseaux sociaux et la relation presse sont également importantes.

Nombreuses sont les raisons qui amènent les commerçants à sauter le pas vers le e-commerce. Pour ceux qui possèdent déjà une boutique physique, ils visent à attirer le maximum des consommateurs connectés via ce moyen dans le but de dynamiser leur affaire : une décision pertinente étant donné que de plus en plus de consommateurs font l’achat des biens dans le confort de leur salon et ce 24 h/24. L’internet permet aussi d’avoir différentes données sur ses clients et de permettre à ces derniers d’avoir une meilleure idée du produit avant de l’acheter. Avoir une boutique en ligne bien présentée et avec des contenus qualitatifs fait aussi bonne impression à ses clients. De plus, les clients qui ne peuvent pas se déplacer peuvent acheter les services via ce moyen. Beaucoup des e-commerçants se lancent également dans ce domaine afin de devenir leur propre patron et pouvoir mieux gérer leur temps et fixer leur horaire de travail en fonction de leurs priorités. L’investissement dans l’e-commerce permet également à de nombreux auto-entrepreneurs d’améliorer leur marge et leur chiffre d’affaire sans qu’ils aient besoin d’allouer un budget important dans ce business. Cependant, pour accaparer plus de clients et avoir un nouveau part du marché, ils feront mieux de proposer une version anglaise et autres versions de langues de leur site et de s’entourer d’un bon référenceur.

Bon nombre d’entreprises ne connaissent pas encore l’importance d’avoir un site web et de chercher de nouveaux clients par ce moyen. Or, vu la saturation par la concurrence du secteur de commerce traditionnel, le e-commerce constitue un nouveau moyen d’augmenter la vente et la chiffre d’affaire d’une entreprise. C’est d’ailleurs l’un des premiers objectifs d’un site e-commerce. Il doit avoir un taux de conversion élevé quitte à mobiliser des ressources pour améliorer sa performance (recours à une société de référencement, refonte du site web…).

Le commerce électronique permet ainsi de viser un objectif d’augmentation de vente et de commande. Dans cette optique, le propriétaire d’un site e-commerce devrait penser aux stratégies permettant d’attirer de nouveaux clients, de fidéliser ceux déjà acquis tout en développant la notoriété du site. Cela pourrait nécessiter la mise en place d’une campagne de référencement payant, la recherche d’une solution pour faire baisser l’abandon du panier, et la veille concurrentielle. La veille consiste à la collecte des données et statistiques concernant les concurrents, l’évolution des marchés et leur étude.

Les sites e-commerce devront aussi chercher les moyens permettant de proposer des produits moins chers aux e-consommateurs afin d’accroître le nombre des clients qui passent la commande. La sécurisation des moyens de paiement et la mise en place d’une lutte contre les fraudeurs grâce aux protocoles sécurisés, aux certificats numériques, au cryptage, et à la signature électronique sont également primordiales. Cela permet d’éviter les litiges et les problèmes de sécurité dans le cadre juridique. Ainsi, tout e-commerçant doit bien étudier son projet avant son lancement selon l’ampleur de son projet (l’apport financier, le choix d’une niche rentable, l’identité visuelle du site et ses fonctionnalités, l’étendue de la vente, l’importance de la concurrence, le côté référencement, la vision des objectifs de vente à court et à long terme…)

Notons au passage que le e-commerce concerne non seulement les transactions commerciales entre les entreprises et les consommateurs (business to consumer) mais aussi les transactions entre les entreprises (Business to business), le e-commerce entre les particuliers (consumer to consumer) comme le site de vente entre particuliers ainsi que l’échange électronique entre une entreprise et ses salariés (intranet). Mais les types de e-commerce les plus exploités sont le B2C et le C2C.

La pandémie du 21ème siècle qui a fait beaucoup parler de lui touche une grande partie des pays où le e-commerce prospère : la Chine, la France, les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie etc. Cette maladie infectieuse qui a causé la mort de plus de 160 000 personnes à l’heure où nous écrivons cet article et le confinement de plus de la moitié de la population mondiale est la cause du krach boursier du mois de mars 2020. Les PME françaises subissent durement aussi les contrecoups car plus de la moitié craignent la faillite à cause du Coronavirus.

Mais qu’en-est-il des sites e-commerce et de leur chiffre d’affaire avec la menace de mort causée par ce virus ? Le malheur des uns fait le bonheur des autres car selon le groupe de recherche Nielsen les sites e-commerces vendant des produits alimentaires ont connu une forte hausse de vente allant jusqu’à 4 fois plus. En effet, les consommateurs se ruent vers les produits d’épicerie, les pâtes et le riz par réflexe de survie à cause de la fermeture des commerces non indispensables. Les gants de ménage et les détergents ont connu aussi le même sort. En Amérique, les enseignes alimentaires en ligne ont connu également une hausse de trafic de 60 % par rapport à l’année dernière. Le nombre de transactions sur les sites e-commerce de grande distribution, de pharmacie et de parapharmacie du monde entier a de même connu une hausse remarquable pendant cette période. Les sites de banque et d’assurance ainsi que les sites vendant des matériels technologiques ont également vu leur vente s’envoler. En revanche, le tourisme est le secteur le plus impacté par la pandémie. La vente sur les sites de prêt-à-porter, de bijouterie, de spectacles et d’évènements a connu également une régression.

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