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Le mois du ramadan



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Le mois sacré pour les musulmans de cette année s’étend du 24 avril au 23 mai. Celui-ci est différent des autres car il marqué par le confinement et la fermeture des mosquées à cause de la propagation de la pandémie mondiale. Les musulmans ayant l’âge requis pratiquent alors le jeûne et le calendrier de prières de l’aube au coucher du soleil à domicile. Tour d’horizon sur ce mois de ramadan impacté par le Coronavirus, son effet sur l’économie et les meilleures façons d’augmenter la productivité pendant l’observation de ce neuvième mois de l’année dans le monde arabe.

L’épidémie mortelle qui a causé le décès de plus de 228 000 personnes jusqu’à ce début du mois de mai et dont le bilan s’alourdit encore dans certains pays impacte sur le respect du mois du ramadan. Dans la tradition musulmane, pendant ce mois de jeûne, les fidèles prient dans les mosquées, s’abstiennent de relations sexuelles et s’engagent dans des actes de charité. Mais malheureusement, cette année, le ramadan est sous l’ombre de la crise sanitaire sans précédente qu’un certain nombre de pays impose des règles pour lutter contre la propagation du virus et pour éviter une seconde vague de contaminations. L’OMS a d’ailleurs publié une série de préconisations pendant ce mois concernant la clôture des mosquées, et contre le rassemblement en grande comité dans les lieux de divertissement et de magasins. Elle a déconseillé même l’ « iftar », le repas quotidien de rupture de jeûne partagé en famille. Si le confinement et l’interdiction de déplacement hors du domicile restreint les festivités, l’organisation mondiale de la santé n’empêche pas les musulmans de bonne santé de pratiquer le jeûne. Ce qui n’est pas le cas pour les patients déjà souffrants de Covid-19, qui doivent consulter le professionnel de santé à propos de leur aptitude à cette pratique, ajoute l’organisation.

Notons que dans plusieurs régions de Niger, il y avait des mouvements de protestation contre l’interdiction de prières collectives dans les mosquées et le couvre-feu qui commence à 19 h 10 local du courant du 17 au 19 avril. Les autorités ont alors décidé d’assouplir l’horaire du couvre-feu entre 21 h au 5 h du matin afin de permettre la rupture du jeûne hors couvre-feu. Les habitants peuvent aussi stocker des vivres avant les semaines de jeûne pour préparer les soirées où la famille se retrouve autour du repas de rupture de jeûne tout en fumant de narguilés. Les voix de protestation s’élèvent également au Sénégal contre la fermeture des mosquées mais les autorités ont au contraire affermi les restrictions afin de combattre l’épidémie.

Les traditions du ramadan et le pèlerinage n’ont pas donc lieu cette année dans les pays et villes africains, comme à Dar es Alam, au Caire et au Cap. En Afrique du sud, le président Cyril Ramaphosa a appelé les fidèles à la pratique de la charité et à des réflexions sur les valeurs de l’humilité, de sacrifice et de solidarité pendant ce mois saint. Le pays annonce aussi un déconfinement progressif à partir du 1er mai. A Maroc pour lutter contre la pandémie, l’instauration de couvre-feu nocturne à partir du 25 avril est en vigueur à cause de l’habitude des Marocains à sortir dans les rues après la rupture du jeûne. Les personnes qui ne respectent pas les restrictions de déplacements peuvent encourir une peine de prison de 3 mois et une amende équivalant à une centaine d’euros. L’allègement de couvre-feu est aussi décrété en Algérie, en Lybie comme à Tunisie. En Algérie où le déconfinement est déjà amorcé, le couvre-feu commence entre 14 h à 7 h local. Le couvre-feu commence aussi à 20 h locales en Tunisie tandis que les autorités Libyennes ont décidé la mise en place du déconfinement pendant 10 jours et un couvre-feu de 18 h à 6 h local.

Pendant ce mois saint où les Musulmans se consacrent à une prière intense et les pratiquants ne doivent ni boire ni manger entre le lever du soleil jusqu’au crépuscule, la stagnation de l’économie est un fait indéniable. D’un côté les activités des travailleurs sont en recul à cause de la baisse de leur productivité entre 20 à 50 %. De l’autre, les autorités pourraient aussi reporter les décisions et les rendez-vous stratégiques pendant cette période. Ce qui signifie un manque à gagner non négligeable pour l’économie. Pour les pratiquants, le temps de sommeil diminue aussi d’une trentaine de minutes, ce qui réduit la concentration au boulot. Les secteurs les plus victimes sont le tourisme local du fau fait que les fidèles n’effectuent pas souvent de voyage pendant le mois sacré. Viennent ensuite le secteur industriel, l’agriculture, les services et les transports ferroviaires. En France comme dans les pays arabes, les musulmans fréquentent moins les hôtels et les palaces pendant le ramadan. On enregistre une baisse de nuitées allant jusqu’à 60 % pour les résidents.

Inversement, la pratique de jeûne des 4,7 millions de pratiquants en France entraine la hausse des achats alimentaires et du panier de consommation. Un phénomène qui provoque une envolée de prix des aliments dans les restaurants et les épiceries comme par exemple le prix de sardines qui double pendant ce mois. Ainsi, ce sont notamment les superettes, la grande distribution, les bouchers et les épiceries qui accroissent leur chiffre d’affaires durant cette période tandis que les autres secteurs d’activité pâtissent de la baisse de rendement. Mais heureusement après le mois saint, l’économie reprend son cours normal avec la baisse du coût des produits alimentaires et la reprise de la productivité.

Pendant ce mois de ramadan 2020, où les mesures de confinement sont encore en vigueur dans certains pays, bon nombre des musulmans sont inactifs car ils sont au chômage partiel. Il n’est pas question de productivité puisqu’ils ne se rendent pas au bureau. Mais pour les autres années, il faut bien s’organiser afin de lutter contre la léthargie, le manque de sommeil d’autant plus que le mois sacré tombe souvent en plein été. Et quand bien même si beaucoup des pratiquants n’ont pas perdu leur conscience professionnelle.

La bonne organisation de son planning au quotidien et la bonne habitude alimentaire font partie des moyens efficaces pour lutter contre le relâchement au travail pendant ce mois de jeûne. Pendant les soirées, il faut éviter de regarder les petits écrans et de passer du temps devant son ordinateur afin de bénéficier au mieux du sommeil réparateur. Et dès le matin, il convient de prioriser les activités et tâches administratives urgentes afin de pouvoir se concentrer sur l’essentiel, la prière et la lecture du Coran. La qualité des aliments impacte aussi sur son état de santé. Motivés par la frustration et le renoncement pendant le jeûne fatigant de la journée, les pratiquants se ruent sur les aliments mélangeant les matières grasses, les féculents, les boissons énergisantes et les pâtisseries. Ce qui provoque une mauvaise digestion, une sensation de faim pendant la journée et un trouble de sommeil. En outre, ils doivent aussi bien s’hydrater afin d’éviter les pertes en minéraux tout en facilitant la digestion.

Enfin, pour booster la motivation et augmenter la productivité des employés, les chefs entreprises peuvent mettre en place des ateliers de « team building » ou des ateliers de gestion de stress ou une salle de sport et de streching à la disposition des salariés.

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