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Le transport aérien



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La livraison des marchandises à grande distance en un temps court, le transport des passagers d’un continent à l’autre sont possibles grâce au transport aérien. On doit à un Français nommé Clément Ader le premier essai réussi du décollage d’un avion vers 1890 mais la première expédition de marchandise par voie aérienne au bord d’un avion biplan n’est accomplie que vers 1911. Depuis, au fil des ans et de siècles, ce mode de transport s’est développé et perfectionné avec la construction de nouveaux avions de plus en plus confortables, rapides et d’une grande capacité. De grandes compagnies aériennes sont formées assurant diverses prestations en vol partout dans le monde. Retour sur l’histoire du transport aérien, la crise subie par les compagnies aériennes et la conséquence de la pandémie Covid-19 sur le transport aérien des marchandises.

Ce secteur englobe le transport de passagers ou de fret par voie aérienne et les activités autour de ce moyen de transport. Les compagnies aériennes qui exploitent les avions de ligne volant à plus de 10 km d’altitude dominent ce créneau hautement concurrentiel, les hélicoptères ne prennent qu’une part minime dans le volume du trafic aérien. Les acteurs de ce secteur sont composés des compagnies aériennes, des constructeurs des avions, des gestionnaires des aéroports et des organismes de contrôle du trafic aérien.

Pour en revenir à l’histoire du transport aérien, la réussite d’un transport de 15 kg de courrier en Asie au bord d’un engin motorisé volant en 1911 a ouvert la voie au transport des journaux et de courrier d’abord puis à l’exploitation du transport des passagers quelques années plus tard. Dans les années 20, les compagnies aériennes ne pouvaient encore transporter qu’une dizaine de personnes. Dès 1926, la plupart des pays Européens disposent une compagnie aérienne nationale. Mais les Etats-Unis les ont devancés avec plus de 410 compagnies aériennes mais la plupart ont été dissoutes ou reprises par les grandes compagnies qui dominent actuellement le marché (Eastern Airlines, American Airlines, TWA, Pan Am et United Airlines). Les avions pouvaient alors transporter une vingtaine de passagers avec une vitesse de 300km/h sur une distance de 2 000 km. Le réseau d’Air France peut déjà atteindre Hong Kong en faisant des escales dans de nombreux pays vers la fin des années 30. Tandis que la compagnie United Airlines a fait introduire les hôtesses de l’air et l’amélioration du service à bord. Mais ces efforts sont interrompus au profit de la production des bombardiers à cause de l’arrivée de la Deuxième guerre mondiale. Le développement d’un moteur à réaction a vu ensuite le jour à partir des avions militaires et c’est en 1952 que les Britanniques a construit le premier avion de ligne à réaction. Aux Etats-Unis, Boeing 707 a fait sa première croisière d’inauguration en 1952. L’appareil pouvait transporter 130 passagers sur une distance 7 500 km à 970 km/h. Plus de 1 000 modèles sont créés ensuite 25 années plus tard, et plus de la moitié fonctionnent encore jusqu’à maintenant. Les avions Américains domineront alors le secteur du long-courrier pendant plus de 2 décennies. En France, l’industrie aéronautique civile française a produit la Caravelle à cette époque mais ce n’était pas un succès. Seuls 280 modèles sont écoulés en Europe. En 1969, la France et la Royaume-Uni se sont associés pour construire la Concorde qui peut traverser l’Atlantique nord avec une centaine de passagers. Mais le succès n’est pas au rendez-vous et l’aventure se terminera avec l’accident du Concorde en 2003. Vers la fin des années 70, les compagnies aériennes américaines dominent largement le secteur en représentant la moitié du volume du trafic aérien et des appareils. Dans les années 2000 ont vu la naissance des compagnies low-cost qui connaît une forte croissance et l’apparition de l’avion ultra-performante A-380 avec 14 suites privées en première classe et un volume intérieur optimisé.

Face à la pandémie Coronavirus et l’annulation des vols, de nombreuses compagnies aériennes ont dû mal à encaisser l’épuisement de leur trésorerie et la baisse de leur chiffre d’affaires. Les entreprises les plus fragiles ont commencé par la suppression de postes comme British Airways avec le licenciement de 12 000 employés, 5 000 postes pour la SAS et 2 000 pour l’Icelander. La cessation de paiement concerne également Virgin Australia avec 10 000 postes, En Afrique, la menace de licenciement pourrait également toucher les 124 000 employés travaillant dans le secteur de l’aviation au Nigeria. La décision de suspension du pèlerinage à la Mecque de l’Arabie saoudite a aussi impacté sur les recettes des compagnies indiennes SpiceJet, Indigo et Air India qui effectuent 50 % de la liaison entre l’Inde et l’Arabie saudite. L’Association internationale du transport (IATA) a quant à elle, chiffré à 25 millions le nombre de postes supprimés dans le secteur de l’aviation et à 314 milliards la perte des compagnies aériennes.

En France, anticipant les lourds impacts des avions cloués au sol et la crise de liquidité de la compagnie Air France-KLM, l’Etat lui a proposé des prêts de 9 à 11 milliards d’euros. D’autres compagnies aériennes comme Cathay Pacific, Singapour Airlines ainsi que les compagnies américaines ont également bénéficié des aides étatiques. Seules les compagnies low-cost comme Ryanair ou Wizzair ne ressentent pas durement l’impact de la crise. Ryanair a par exemple, pu disposer d’une liquidité de 47 % de ses revenus annuels avant la crise soit plus de 5 mois d’arrêt de fonctionnement. Après la crise, ces compagnies low-cost pourront seulement réduire le nombre de leur personnel ou revoir encore à la baisse leur marge de manœuvre afin d’attirer encore plus de clients. Les compagnies historiques doivent ainsi se restructurer si elles ne souhaitent pas être englouties par la montée en puissance du secteur low-cost.

Afin de limiter la propagation du coronavirus, en France, les professionnels du transport routier des marchandises et des voyageurs doivent faire une déclaration de déplacement pour un parcours de plus de 100 km. Les conducteurs n’ont pas besoin d’apporter un justificatif de domicile mais une pièce d’identité pourrait être requise pour justifier l’identité de la personne. En ce qui concerne le transport des marchandises en Tunisie, l’Etat a supprimé la procédure de l’OK Ship afin de ne pas saturer les entrepôts M & M en Europe et en Tunisie.

Quoi qu’il en soit, le transport maritime est aussi victime de répercussion de la pandémie. Les navires doivent respecter la quarantaine avant d’accoster alors que certains d’entre eux transportent des fournitures médicales utiles pour freiner la propagation du virus et des denrées alimentaires. Certains ports sont aussi fermés. Les sociétés maritimes telles que la société DFDS ont dû par exemple arrêter la liaison de transport de passagers entre Oslo et Copenhague. Il en est de même pour la compagnie britannique Brittany Ferries qui transporte des marchandises entre la France et l’Angleterre mais aussi vers l’Irlande et l’Espagne. Cette compagnie a décidé aussi de stopper leur livraison.

En Empire du milieu, berceau de l’apparition du Covid-19, les transports maritimes, aériens et l’économie reprennent petit à petit leur rythme. La reprise de l’activité concerne plus de 90 % en dehors de la province de Hubei. Les volumes en sortie d’Asie de l’armateur français CMA-CGM affiche une hausse de 50 % par semaine depuis le mois de mars et est actuellement à la reprise 100 % de ses activités.

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