Dans un contexte marqué par une crise économique et un taux de chômage alarmant de 15% de la population, le secteur du TIC apporte une valeur ajoutée au développement de l’économie de la Tunisie. Sachant l’importance de cette filière, le ministre Anouar Marouf a décidé de prendre des mesures adéquates afin de ne pas exiger une taxe sur l’importation des équipements informatiques. Cela dans le but de promouvoir le taux de croissance de ce secteur et d’attirer plus d’investisseurs potentiels. La facilité de délocalisation de données, la stimulation à la création d’emplois qualifiés, l’encouragement à la création d’entreprises informatiques sont autant des politiques mises en œuvres par l’Etat pour booster les activités dans le domaine informatique. Décryptage.
Au cours des deux dernières décennies, l’informatique a connu un fort développement de production dans le pays. Le nombre de sociétés qui exercent des prestations de distribution de produits informatiques ou des services de l’ingénierie ou de l’appui aux entreprises ne cesse de croître. Cela concerne tout aussi bien les sociétés qui proposent une offre de services pour le marché local que le marché international. Ce secteur informatique concerne les technologies de l’information et de la communication (TIC) notamment les services d’ingénierie des logiciels, l’intégration de systèmes, la création de sites web, la maintenance ou la gestion de réseaux, le service de support, la production de contenu etc. Les prestataires offrent tous types de services : en passant par la sous-traitance, la solution clé en main, les activités de conseil d’assistance, de formation ou d’expertise, l’audit jusqu’au BPO et la gérance informatique d’un parc. Les prestations couvrent divers domaines à savoir l’industrie, le secteur public, la santé etc.
Comme toutes les sociétés en Tunisie, les investisseurs dans le service d’ingénierie et de services bénéficient des avantages financiers et des prérogatives à l’exportation. Le secteur apporte d’ailleurs une grande part dans le PIB de l’économie tunisienne. Ces investisseurs jouissent également d’autres avantages octroyés au secteur de technologie de l’information comme par exemple la garantie de protection de propriété intellectuelle. L’Etat propose également des fonds pour encourager les personnes qui investissent dans un projet d’innovation ainsi que dans la promotion de la technologie et de la recherche.
L’émergence d’activités de services d’ingénierie offre de nouveaux relais de croissance dans l’économie tunisienne. En 2009, le taux de croissance de ce secteur avoisine 15%. L’évolution se traduit non seulement par une augmentation des investisseurs immatériels (recherche et développement ou formation) mais aussi par une hausse des producteurs de Tic. Plusieurs circonstances ont permis de décoller ce secteur. Le fait que la Tunisie est parmi les premiers pays en offshore à bénéficier de l’installation du réseau optique constitue un grand pas dans l’expansion de la filière. Cela a permis également à des multinationales d’externaliser leurs données dans les centres d’appels du pays. Mais bien avant cela, le contexte de délocalisation de multinationales informatiques en matière de conception de composants électroniques avec l’Union européenne a ouvert la voie à l’apparition de la filière informatique. L’implantation des sociétés multinationales dans le secteur électronique en Tunisie a en effet amélioré la valorisation de coût de production et la création de centres locaux de recherche. En guise de rappel, cette activité de création de composants électroniques affiche une recette de 500 millions de dinars en 2002 avec un taux de croissance annuelle de 22%.
Pour en revenir au secteur TIC, l’initiative de la promotion des activités liées à l’informatique est due largement aussi au plan quinquennal de l’année 2002 à 2006. Le défi du gouvernement de l’époque est de gagner le défi de l’emploi et d’affermir la compétitivité de l’économie. Cela a pour effet d’améliorer le rendement du secteur privé. Ce plan de développement maintient un effort soutenu dans l’enseignement universitaire et la formation. Le secteur TIC a bénéficié aussi avec ce plan d’un programme d’investissement qui permet de réaliser des projets dans le cadre de l’informatique et de télécommunication. Ainsi, la loi de finances de 1999 ouvre droit à l’ouverture de fonds pour l’innovation des technologies d’information. Le régime qui incite à l’innovation dans le domaine de technologie et de l’information soutient les porteurs de projet dont le coût n’excède pas 500 000 DT. Et ce dans le but de créer ou développer une activité innovante. La loi numéro 2000-98 incite également les sociétés d’investissement à capital risque dans l’investissement dans le secteur TIC avec des conditions plus souples de placement de fonds. Côté fiscalité, l’Etat adopte aussi une loi spécifique aux stocks options avec une exonération fiscale de 50 % pour les investissements dans le TIC. Cela concerne la baisse de l’impôt sur le revenu pour les sociétés exportatrices et abaissement de la TVA pour la formation des sociétés dans le secteur. On a enregistré ainsi 6,3 milliards de dinars tunisiens d’investissement public dans le secteur informatique au cours de la période de 2007 à 2011 contre 430 millions de dinars pour l’année 1992-1996. La bonne partie de ces investissements sont axés sur l’amélioration des réseaux nationaux téléphoniques ou des réseaux de transmission de données, ainsi que l’élargissement de réseau de téléphone mobile. La politique de la libéralisation progressive de prestations de services téléphoniques est un facteur favorisant la concurrence de la téléphonie mobile et l’augmentation du taux de la télédensité de 1997 à 2005 de plus de 60 %.
L’accessibilité aux réseaux de téléphonie s’accompagne en parallèle d’une hausse d’importations de produits en informatique. En 1999 par exemple, cette importation affiche un chiffre de 172,31 en millions de dinars tunisiens pour monter en 350,61 en millions de dinars tunisiens en 2005. Ainsi, pour l’année 1999, le nombre total des ordinateurs importés est 66 199. Ce nombre a doublé car en 2005, les statistiques affichent un chiffre de 137 605 d’ordinateurs importés.
L’investissement public constitue donc un réel levier de croissance pour le secteur informatique en Tunisie. Le soutien actif du gouvernement a pour effet d’augmenter les investissements dans le domaine des Tic et dans les activités immatérielles. Parmi les mesures prises par l’Etat, citons entre autres l’exonération de droit de douane et de la TVA fixé à 10% pour l’importation de biens informatiques. Et du fait que la capacité informatique de l’offre locale est limitée, cela a permis d’ouvrir davantage le marché à l’importation des services. En parallèle, le nombre des étudiants inscrits dans la filière TIC a aussi connu une hausse conséquente. Le nombre des élèves ingénieurs inscrits dans les écoles informatiques a triplé de 1996 à 2006. Les diplômés ont également triplés.
Malgré l’implantation des dispositifs de soutien favorisant l’innovation technologique, d’autres facteurs entravent encore le développement fulgurant de cette filière. En ce qui concerne les services de SSII par exemple, ils ont connu une forte demande dans le secteur public, financier et télécommunications, mais le faible effectif de ces entreprises, leur répartition et leur courte durée de vie constituent un handicap. La majorité de ces entreprises sont localisées dans le Grand Tunis (82%). Et plus de 60% de ces sociétés ont été créées entre 1997 et 2003. Les enquêtes ont également mis en évidence que ces sociétés locales affichent une faible production technologique et une dépendance à la demande publique. Pour conclure, le secteur informatique et la communication est l’une des filières les plus dynamiques en Tunisie. Il crée 9% d’emplois dans tous les pays mais il affiche encore des perspectives de développement restreintes.
L’informatique joue un rôle de plus en plus crucial dans l'économie tunisienne. Depuis les années 2000, la Tunisie s'est engagée dans une stratégie visant à développer le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), reconnaissant l'importance de l'informatique pour la croissance économique et la création d'emplois.
Voici quelques points clés sur l'importance de l'informatique dans l'économie tunisienne :
Création d'emplois : Le secteur des TIC en Tunisie a connu une croissance significative ces dernières années, générant de nombreux emplois qualifiés. Les entreprises informatiques, les centres d'appels et les sociétés de services en ligne sont devenus des employeurs importants dans le pays.
Exportations de services informatiques : L'industrie informatique tunisienne s'est concentrée sur les services d'externalisation, tels que le développement de logiciels, la maintenance informatique, la conception de sites web et les services de support technique. Les exportations de services informatiques ont connu une augmentation constante, attirant des clients étrangers et contribuant à la balance commerciale du pays.
Incubateurs et startups technologiques : La Tunisie a encouragé la création d'incubateurs et d'espaces de coworking pour soutenir l'émergence de startups technologiques. Ces startups innovent dans des domaines tels que les applications mobiles, la fintech, l'e-commerce et les solutions logicielles, créant ainsi de nouvelles opportunités économiques et renforçant l'écosystème entrepreneurial.
Transformation numérique : Les entreprises tunisiennes, des petites entreprises aux grandes sociétés, reconnaissent l'importance de la transformation numérique pour rester compétitives. L'informatique joue un rôle clé dans la modernisation des processus d'affaires, l'automatisation, la gestion des données et l'amélioration de l'efficacité opérationnelle.
Secteur de l'éducation : La Tunisie accorde une grande importance à l'éducation dans le domaine de l'informatique et des TIC. Les universités et les établissements d'enseignement supérieur proposent des programmes de formation axés sur les technologies de l'information et de la communication, ce qui permet de former une main-d'œuvre qualifiée et compétitive.
L'informatique joue un rôle crucial dans l'économie tunisienne en stimulant la création d'emplois, en favorisant les exportations de services informatiques, en soutenant l'innovation technologique, en facilitant la transformation numérique des entreprises et en renforçant le secteur de l'éducation. Il s'agit d'un secteur stratégique qui contribue à la croissance économique du pays. L’informatique a joué un grand rôle dans le développement de plusieurs secteurs de l’économie du Pays. Les chambres de commerce en Tunisie jouent un rôle important dans la mise en avant des produits et services tunisiens en se basant sur l’informatique et Internet.
L'informatique est un moyen essentiel d'évolution pour les entreprises en Tunisie et dans le monde entier. Voici quelques raisons qui expliquent pourquoi l'informatique joue un rôle si crucial dans l'évolution des entreprises :
Automatisation et amélioration des processus : Les technologies informatiques permettent d'automatiser de nombreuses tâches et processus au sein des entreprises, ce qui entraîne une plus grande efficacité et une réduction des erreurs. Par exemple, les logiciels de gestion d'entreprise (ERP) permettent d'intégrer et de gérer efficacement les différentes fonctions d'une entreprise, du suivi des stocks à la gestion des ressources humaines.
Communication et collaboration : Les outils informatiques facilitent la communication et la collaboration au sein des entreprises, mais aussi avec les partenaires et les clients. Les courriers électroniques, les systèmes de messagerie instantanée, les outils de vidéoconférence et les plateformes de collaboration en ligne permettent aux équipes de travailler ensemble, même à distance, en favorisant le partage d'informations et la prise de décisions rapides.
Collecte et analyse des données : L'informatique permet de collecter et d'analyser des quantités massives de données, ce qui offre des informations précieuses pour la prise de décisions stratégiques. Les entreprises peuvent utiliser des outils d'analyse de données pour identifier les tendances du marché, comprendre les besoins des clients, optimiser les processus et améliorer la qualité des produits et services.
Expansion des marchés et commerce électronique : Internet et les technologies informatiques ont ouvert de nouvelles opportunités pour les entreprises en leur permettant d'atteindre un public mondial. Grâce au commerce électronique, les entreprises peuvent vendre leurs produits et services en ligne, élargissant ainsi leur portée géographique et augmentant leur potentiel de croissance.
Innovation et adaptation aux changements : L'informatique favorise l'innovation en permettant aux entreprises de développer de nouveaux produits, services et modèles commerciaux. Les technologies émergentes comme l'intelligence artificielle, l'Internet des objets, la blockchain et la réalité virtuelle offrent de nouvelles perspectives et possibilités aux entreprises pour se différencier sur le marché et répondre aux besoins changeants des consommateurs.
Dans l'environnement économique actuel, où la numérisation et la technologie jouent un rôle de plus en plus important, les entreprises qui savent tirer parti de l'informatique peuvent gagner un avantage concurrentiel, accélérer leur croissance et s'adapter plus rapidement aux évolutions du marché. En Tunisie, comme dans le reste du monde, l'informatique est donc un outil essentiel pour l'évolution et le succès des entreprises. Toutes les entreprises en Tunisie et dans le monde ont besoin de l’informatique pour mettre en avant leurs produits et leurs services notamment à travers un site web qui serait développé par une agence de communication ayant une bonne expérience en terme de développement et de référencement.