La flexibilité des horaires et la possibilité de gérer son planning comme on l’entend attire les milliers de personnes qui choisissent le statut de travailleur indépendant. Ce mode de vie professionnel permet à certains d’être plus productifs et à d’autres d’accumuler de nouvelles compétences. Toutefois, il ne faut pas cacher que cette tendance ne convient pas à tout le monde. L’avenir professionnel en tant que salariat est en effet beaucoup plus stable qu’en tant que freelance. Et nombreux sont aussi ceux qui n’ont pas réussi dans cette aventure entrepreneuriale. Dans cet article, nous allons faire un petit tour d’horizon sur les métiers indépendants les plus rentables et ceux en crise.
Des millions de travailleurs dans le monde vivent déjà cette nouvelle forme de travail. Ce sont notamment la génération Z qui envient le style travailler depuis son lit, sur son canapé ou dans son jardin et sans respect des contraintes horaires. Mais si l’on souhaite se lancer dans cette voie, il fau d’abord étudier le métier qui correspond le plus à ses compétences et à ses atouts. Il faut aussi savoir que le développement d’un business en ligne requiert de l’énergie. Mais si son leitmotiv est la recherche d’un métier qui paie bien, nous vous proposons quelques métiers qu’on exercer en indépendant et qui pourraient rapporter dans cet article.
Ils se décomposent en métiers manuels et intellectuels. Les métiers intellectuels comprennent ceux du numérique. Avec un travail sérieux, un carnet de commandes biens remplis ou des missions régulières, il est possible de gagner des revenus qu’un salarié ne peut espérer avec ces emplois.
-les métiers manuels : les artisans indépendants qui bénéficient d’une bonne rémunération sont ceux qui ont acquis de l’expertise dans les métiers de bouche et du bâtiment. Ces métiers physiques peuvent nécessiter de formation qui est généralement de courte durée. Et après cette formation, il est possible d’être opérationnel rapidement et d’acquérir des expériences. Après quelques années d’expérience, l’artisan peut se mettre à son compte et gagner bien sa vie. Parmi ces métiers, on peut citer le métier d’électricien-plombier, maçon, couvreur, ramoneur, menuisier ébéniste, menuisier plâtrier, fabricant de matériaux de construction, réparateur de machines industrielles, fabricant de verre et de céramique etc. D’autres métiers manuels comme le bijoutier, le charcutier, le boucher peuvent aussi rapporter dans les environs de 2 500 à 2 900 euros par mois en fonction de l’étendue de clientèle de l’artisan. A noter que certains métiers manuels peuvent se passer de la formation comme le prothésiste dentaire, le boucher, le garagiste…
-les métiers intellectuels : parmi les emplois intellectuels qui rapportent le plus et qui ne risquent pas de disparaître avec l’intelligence artificielle, on retrouve les métiers d’un commercial ou d’un technico-commercial, le marketing de réseau, l’agent de gestion de patrimoine et de défiscalisation, l’enseignant… Dans le secteur numérique qui présente l’avantage de ne pas exiger de diplôme, on peut citer également quelques métiers du digital qui peuvent offrir des gains intéressants. Citons entre autres le métier de l’influenceur, le manager SEO, le manager SEA, le community manager, le web designer, l’architecte big data, le développeur, l’ingénieur réseaux, le graphiste, le rédacteur web… La liste n’est pas exhaustive. Les e-commerçants peuvent aussi faire une fortune sur internet à condition de dénicher une niche non saturée et de miser sur les publicités et les efforts pour faire connaître leur site web.
-les métiers au service de la personne : travailler auprès d’un riche propriétaire qui vit dans un grand appartement ou un grand hôtel peut rapporter une bonne rémunération. A titre d’exemple, devenir jardinier, gérer sa propriété et ses animaux domestiques, prendre soin d’une personne dépendante fortunée… Parmi les métiers qui paient bien, on peut mentionner aussi le métier un peu particulier des maquilleurs et embaumeurs des morts. La particularité de ces métiers sociaux ? Ils ne nécessitent que de la motivation, de l’énergie et de la bonne volonté.
La crise sanitaire de cette année et la crise économique depuis ces dernières années affectent directement ou indirectement de nombreux emplois. D’un côté, il y a les mesures imposées pendant le confinement, l’interruption de nombreux stages et travail et de l’autre le chômage total pour les autres fonctions. En ce qui concerne les travailleurs indépendants, ils semblent s’en sortir même si beaucoup ont connu une perte d’emploi ou une mise en péril de leur activité. Une enquête réalisée sur 831 freelances dans le secteur numérique a même indiqué que la crise sanitaire n’a fait baisser que 25 % de leur chiffre d’affaires. Certaines des personnes interrogées enregistrent une activité en plein essor pendant la crise. Et 84 % des freelances déclarent qu’ils ne souhaitent pas retourner au salariat malgré la crise. En ce qui concerne les consultants indépendants par exemple, l’enquête réalisée par le réseau Comatech a indiqué que seul 22 % des 1000 membres de son réseau européen déclarent que la crise n’a pas affecté leurs projets. 30 % indiquent un report de projet et 12 % une annulation d’un projet en cours. Et 73 % prévoient une baisse négative de leurs revenus dans les mois suivant la crise sanitaire, dû au contrecoup économique. Tandis que 77 % des experts interrogés déclarent faire un effort pour s’adapter à cet environnement et devoir toujours se remettre en cause. Et 43 % souhaitent faire une mise à jour de leurs offres afin d’attirer de nouveaux clients tandis que 45 % préfèrent prendre du repos et profiter de leur temps libre.
Quoi qu’il en soit, il ne faut pas occulter que ce statut de freelance ne bénéficie pas d’une bonne protection. Déjà, les freelances n’ont pas le droit au chômage en cas de coup dur. Ils sont aussi confrontés à la concurrence entre indépendants, aux rares missions courtes qui ne leur permettent pas de payer les factures ou aux missions à temps plein qui empiètent sur leur besoin de liberté. A cela s’ajoutent les difficultés d’obtenir un prêt bancaire et l’incapacité de nombreux indépendants à vendre leur prestation à juste prix.
Concernant les métiers de travailleur indépendant les plus impactés par la crise sanitaire, les plus vulnérables sont certes les professions indépendants dans l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, le sport, l’éducation, la commerce mais aussi le secteur événementiel et le service. Les guides touristiques, les traiteurs, les photographes vidéastes, les organisateurs événementiels… en freelance ne peuvent plus exercer leur activité pendant la crise. La plupart d’entre eux ne peuvent pas aussi faire leur travail à distance. Certains d’entre eux sont forcés de se concentrer sur un autre emploi pour s’assurer des revenus et faire face à la précarité. Quant aux métiers du bâtiment, certains indépendants continuent toujours de travailler pendant le confinement en respectant les gestes barrières préconisés.
Comme on l’a vu plus haut, seuls les métiers de l’informatique et ceux de la grande distribution en ligne ont pu survivre du Coronavirus. En effet, un pourcentage non négligeable de consommateurs a acheté des produits alimentaires ou des produits de première nécessité en ligne pendant la crise. Les livraisons à domicile ont explosé. Quant aux métiers indépendants du digital, ils ont le vent en poupe pendant la propagation du covid-19 si l’on ne cite que les cours de pâtisserie, de yoga etc. en ligne. Le télétravail est devenu aussi un moyen de survie pour de nombreuses entreprises dans de nombreux secteurs.