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Les métiers les plus demandés en 2021



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L’année 2020 est marquée par la pandémie coronavirus qui engendre la baisse de l’activité économique de nombreux pays. Les mesures prises pour éviter la propagation de l’épidémie ont aussi ralenti l’intégration au travail des nombreux chômeurs et nouveaux arrivants sur le marché. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon de la situation du marché de travail 2021 et les métiers les plus recherchés.

Sur le point économique, les nombreux dirigeants des entreprises dans le monde ne sont pas tristes de voir l’année 2020 se voir terminer à cause de la pandémie et de son cortège de malheurs et de pertes financières. L’épidémie sévit encore dans quelques pays avec sa 2ème ou 3ème vague entraînant une réduction de nombres de travailleurs, une hausse de chômage, un ralentissement économique et une reprise lente des activités. L’année 2021 cache encore de nombreuses incertitudes compte tenu de la hausse du taux de chômeurs, de la restructuration et le licenciement dans des nombreuses structures suite à la récession causée par le coronavirus. Les premières cibles du chômage sont les travailleurs résidant à l’étranger qui ont un emploi précaire, les nouveaux recrutés et la main-d’œuvre dans les secteurs offrant ce type d’emploi. Les employés dans le commerce, la restauration et l’hôtellerie peuvent aussi être victimes d’un remaniement de la structure. De plus, les actifs qualifiés qui peuvent télétravailler pendant la crise sont très limités. Toujours est-il que ceux disposant d’un diplôme des écoles supérieures et des compétences en adéquation aux besoins d’une entreprise ont moins du mal à dénicher un emploi même s’ils viennent d’arriver sur le marché. D’où l’importance du développement des compétences pour les chercheurs d’emploi.

Dans le cas de la Tunisie, la pandémie a causé un manque à gagner dans la fiscalité de 7 milliards de dinars. Le retour à la norme est donc assez difficile vu qu’il ne s’agit plus d’un déficit budgétaire mais d’un déficit public qui affecte également les caisses sociales. Cette situation entraine l’échec du programme d’assainissement des finances des entreprises publiques surendettées. D’autre part, le budget d’investissement public pour l’année 2021 est seulement de 4 milliards du 51,8 milliards de dinars. Une répartition qui ne présage pas une amélioration du taux de chômage en Tunisie car l’investissement public se ressent aussi sur l’investissement privé. Or, ce dernier est déjà assez stigmatisé. Cette crise de coronavirus laisse ainsi une marque plus profonde sur le taux de chômage en Tunisie (16,2 %) et la capacité du pays à surmonter ce problème socio-économique. Concernant justement la situation de chômage en Tunisie, les jeunes femmes sont les plus touchées par ce fléau. Le nombre de chômeurs se concentre dans le sud et le centre du pays. Outre les causes évoquées de manque d’investissement et de l’impact de l’épidémie, l’inadéquation du savoir-faire des chômeurs par rapport aux besoins de l’entreprise est aussi mentionnée. Les diplômés ne trouvent pas satisfaisants les postes proposés à cause de la rémunération, du manque des avantages sociaux et des conditions de travail. De leur côté, les employeurs hésitent aussi entre les charges en sus du salaire et les contraintes juridiques en cas de réduction d’activité.

Quoi qu’il en soit, l’IFE la facilité pour l’investissement pour l’emploi, du ministère fédéral allemand a octroyé des subventions pour des projets publics ou privés dans ses 7 pays africains partenaires, dont la Tunisie. L’objectif est de promouvoir la création d’emploi tout en améliorant la qualité et les conditions de travail dans les pays concernés. Le projet d’une durée de 7 ans concerne entre autres l’infrastructure publique pour la création d’emplois et les projets à but lucratif pour la création d’emploi. Les contributions de l’IFE atteignent 1 à 10 millions d’euros par bénéficiaire mais chaque candidat doit apporter leur apport propre. Les soumissionnaires peuvent déposer leur dossier jusqu’au 22 janvier 2021. Une occasion pour la jeunesse créative de montrer leur intelligence qu’on a déjà vue à travers la création d’entreprises. Ce qui permet de rester confiant sur l’avenir 2021 sur la capacité des jeunes à affronter le marché du travail malgré vents et marées.

Si pendant l’année 2020, de nombreux secteurs ont connu un effondrement et une baisse de recrutement, une étude effectuée par le cabinet de recrutement français PageGroup a indiqué que certaines compétences seront toujours fortement sollicitées pour l’année 2021. Ce sont pour la plupart des métiers de techniciens et ingénieurs. Ces professionnels ont la chance de profiter d’une hausse de salaire pour l’année 2021, en fonction de leur expérience.

- En premier place dans ce classement figure le collaborateur de paie. Ses missions s’articulent autour de l’établissement des bulletins de salaire et éventuellement des démarches techniques et administratives de l’entreprise cliente. Selon l’étude, ce cabinet collaborateur dans l’externalisation de comptabilité d’une entreprise verra une augmentation de ses rémunérations s’il bénéficie d’une expérience d’une dizaine d’années avec une rentrée d’argent allant jusqu’ 3500 euros par mois.

- L’auditeur : ce spécialiste dans l’audit de la finance ou de comptabilité d’une entreprise peut aussi percevoir une rémunération brut allant jusqu’à 5 800 euros par mois avec une expérience de 5 à 15 ans. Pour rappel, cet agent s’occupe du contrôle, vérification, inspection et surveillance du compte de l’entreprise

- Responsable ADV service client : cet employé a pour rôle la supervision des opérations de gestion et d’administration des contrats de vente dans l’entreprise. En fonction du volume de vente et l’envergure de l’entreprise dans lequel il travaille, cet agent peut percevoir jusqu’à 6 000 euros par mois avec 5 à 15 années d’expérience. Une partie de ce montant est toutefois variable.

- Gestionnaire import : ce professionnel a pour missions la prise en charge des commandes d’une entreprise depuis le départ en passant par le service de douane jusqu’à la livraison dans les locaux de la structure. A son début d’activité, il peut toucher 2 300 euros brut mensuels puis au fil des ans, son salaire peut atteindre 3 500 euros par mois

Parmi les autres métiers cités comme les plus demandés en 2021, on peut citer aussi l’analyste de risques, le chargé de conformité, le commercial grands comptes, l’ingénieur technico-commercial, le traffic manager, le designer, l’ingénieur d’application, l’analyste cybersécurité etc. La plupart de ces métiers recherchés sont en fait dans la finance, le commerce ou l’informatique. D’ailleurs, les rapports sur les métiers d’avenir indiquent toujours l’importance de l’informatique, du cloud computing, de big data, de l’intelligence artificielle et du marketing digital pour les années à venir.

Parmi les métiers d’avenir les plus porteurs d’ici quelques années, on retrouve ainsi :

- L’ingénieur plateforme cloud : ce spécialiste du cloud prend en charge la gestion de données et du stockage sur les serveurs dans les data centers

- Le consultant big analytics : ce spécialiste en informatique s’occupe de collecte de données et de leur transformation en informations et outils utiles pour aider à la décision et aux services des utilisateurs

- Le développeur full stack : ce professionnel est expert en back end, front end, architecture d’un site, expérience utilisateur…

- Le content lead : ce professionnel est responsable de production du contenu pouvant intéresser les prospects ou les leads

- Le responsable growth : ce professionnel se spécialise dans l’accélération de la croissance d’une start-up innovante.

Bref, avec l’essor de la digitalisation et de l’e-commerce, les métiers autour de l’informatique et de l’IA et la vente en ligne sont au cœur des nouveaux métiers du futur.

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