La compétitivité d’un pays et de n’importe quelle structure dépend de la performance de la tenue de sa finance. La gestion adéquate de ses risques et la bonne allocation de son épargne aident à la prise de décision et la recherche des investissements fiables et sûrs. Dans cet article nous allons étudier de près le rôle du secteur financier dans l’économie et les rôles d’un analyste financier.
La réduction de la pauvreté et la partage de richesse est en principe l’objectif de tout gouvernement dans le monde. Pour atteindre ce but, chaque gouvernement doit constituer un système de finance solide quitte à demander des financements supplémentaires auprès des autres pays. La stabilité du marché financier et la sécurité du filet financier permettent l’amélioration de la productivité et la création d’emplois. Cela permet aussi le transfert correct de ressources pour le bien-être de la population. Les ménages ont aussi moins de difficulté dans la gestion de leur besoins de consommation, de leurs économies grâce à l’accès aux services financiers comme les comptes bancaires. Les crédits proposés par les établissements financiers les permettent également de concrétiser leurs projets comme l’achat d’un bien immobilier, des biens à la consommation… Les organismes financiers doivent seulement vérifier leur solvabilité. Les banques permettent aussi aux personnes ayant des moyens financiers d’ déposer leur argent dans leur structure en échange des intérêts. Ces dépôts seront ensuite transformés en crédits pour le financement des besoins des particuliers et dirigeants d’entreprise que ce soit les dépôts à court ou à long terme ou les dépôts en devise. Les taux d’intérêt pratiqués par les banques servent d’ailleurs à compenser les risques qu’elles prennent à leur compte tout en pérennisant leur activité. Afin d’étendre leurs activités, ces structures proposent aussi divers services comme la gestion de patrimoine, l’assurance-vie, l’épargne, les solutions de prévoyance…. Cette intermédiation permet ainsi le renforcement de l’économie.
Les sources de financement bancaires sont également indispensables dans la réalisation des infrastructures sociales comme les hôpitaux, les barrages, les écoles, les logements, D’autres infrastructures et objectifs nécessitent aussi des apports et des besoins plus conséquents des secteurs privés ou publics que les banques ne seront pas en mesure d’octroyer.
Le secteur financier constitue donc le moteur de l’économie car il permet non seulement de financer diverses activités de services aux entreprises ou aux particuliers mais il aide également à accroître l’emploi dans ce domaine. La fusion des banques entraîne inévitablement une vague de licenciements. En effet, les établissements financiers et les organismes de financement doivent embaucher de personnel et mettre en place des moyens pour assurer l’intermédiation entre les différents intervenants sur le marché. Les établissements bancaires ne sont pas d’ailleurs les seuls agents dans le secteur financier. Ce secteur regroupe pout un pôle d’activités comme les compagnies d’assurances, les sociétés de gestion d’organismes de placement collectif, les gestionnaires de fortunes, les commissionnaires, les distributeurs de parts d’OPC, les courtiers, les sociétés d’administration de fonds d’investissement, les fiduciaires, les notaires…
Outre l’éclatement d’une bulle spéculative, les turbulences financières des grandes banques internationales pourraient même causer un krach financier. Les banques ont donc un rôle important à jouer dans le marché financier.
Vu l’importance du secteur financier, les métiers et offres d’emplois dans ce secteur sont nombreux. Dans le souci de la fidélisation des clients, d’amélioration de leurs services et l’extension de leurs activités, les banques et établissements liés à la finance proposent régulièrement ainsi l’embauche de nouvelles compétences. Le secteur dynamique bancaire est par exemple un grand vivier d’emplois des jeunes diplômés de moins de 30 ans. Les commerciaux sont les plus profils les plus sollicités. Mais d’autres profils sont également recherchés comme le responsable de ressources humaines, le fiscaliste, le gestionnaire de compte, le chargé de clientèle des particuliers, le chargé d’accueil…. Le secteur regroupe aussi des compétences plus pointues comme l’analyste financier, le chef comptable, l’auditeur interne, le fiscaliste, l’opérateur back et middle office, le directeur d’investissement, le risk manager, le business angel, le corporate venture capitalist, le conseiller en fusion-acquisition…
- Le fiscaliste : cet agent conseille les entreprises sur les mesures à prendre au niveau national ou international pour alléger le montant de leur impôt sans enfreindre la loi en vigueur. La profession assez stressante qui a d’ailleurs une mauvaise image auprès des agents de contrôles sociaux nécessite un bac + 5 en droit ou en stratégie fiscale des entreprises ainsi qu’un esprit méthodique, une bonne capacité d’organisation, un bon sens relationnel et un suivi des changements dans les législations.
- L’analyste financier : ce professionnel évalue les sociétés cotées en bourse sous différents aspects comme leur rentabilité, le comparaison avec la concurrence, le plan de restructuration à envisager …Il peut aussi fournir des conseils aux traders sur les achats et vents de titres ou des conseils aux gestionnaires des portefeuilles sur le placement rentable. Le métier implique un volume de travail important et des bases solides en marketing, finance, économie et droit. Le diplôme bac + 5 en commerce de gestion spécialité finance, ou des masters professionnels en gestion de portefeuilles, en analyse et stratégie financière, en ingénierie de risques financiers… pourrait ouvrir droit à l’exercice de ce métier. Outre les compétences professionnelles et l’expérience, ce métier exige aussi des qualités comme la capacité à travailler au-delà de plage horaire habituelle au quotidien, l’esprit de synthèse, le bon relationnel… Les principaux recruteurs sont les assurances, les banques, les sociétés de bourse, les bureaux d’études.
- L’agent de finance : cet agent travaille au service de l’Etat en tant qu’agent de constatation de douanes, agent d’administration du Trésors public et des impôts. Il gère et contrôle les impôts sur le revenu et les impôts locaux. Il vérifie aussi les pièces comptables des entreprises et les opérations commerciales. Le métier très administratif requiert la réussite au concours de la fonction publique ainsi que des qualités comme le sang-froid, la rigueur et la patience.
L’auditeur interne : ce professionnel vérifie les anomalies de l’état financier d’une entreprise. L’objectif est d’optimiser la rentabilité de la structure tout en préconisant des recommandations pour redresser la situation en cas de présence de risques financiers, comptables ou organisationnels. Outre les missions d’analyse des flux financiers et de la rentabilité, cet agent peut aussi assurer l’animation des formations à des nouveaux outils de gestion, faire un audit juridique ou autres missions selon la taille de la société. Le bac +5 en commerce est nécessaire pour exercer ce métier. A cela s’ajoutent des qualités comme la rigueur, le bon esprit d’analyse, l’aisance relationnelle, le sens d’écoute sont aussi requis pour avancer dans l’audit.
- Le risk manager : cet agent évalue et cherche à réduire les risques potentiels au niveau juridique ou financier encourus par une entreprise lors d’une opération financière. Les banques, les sociétés d’assurances, ou les bureaux d’études peuvent recruter ce professionnel. Il aura par la suite à mettre en place des solutions permettant de gérer au mieux les risques dans le respect des règles fiscales. Le cursus bac + 5 en école d’ingénieur, de commerce, ou un master en gestion comptabilité et finance permet d’accéder au poste. D’autres qualités comme l’esprit méthodique, le sens de rigueur, l’esprit analytique, l’aisance orale, la capacité à supporter la pression et la patience sont également nécessaire dans l’exercice de ce métier.