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Comment peut-on évaluer la situation des PME et TPME en Tunisie ?



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Les PME représentent une part importante à l’économie tunisienne car elles constituent plus de 95 % des entreprises. Elles permettent aux banques d’accroître leurs liquidités tout en les permettant d’augmenter leur portefeuille. Mais pour être compétitives sur le marché, ce secteur de l’économie est cependant confronté à de nombreuses difficultés de financement en plus de l’impact du coronavirus. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon sur la contribution au développement de ce secteur dans l’économie locale ainsi que les répercussions de la crise sanitaire et les solutions possibles pour aider ce secteur.

Les PME occupent un segment majeur dans les pays en voie de développement et même dans les pays développés. Le taux de pourcentage des petites et moyennes entreprises tunisiennes par rapport au tissu économique s’élève à 97 %. Dans le secteur industriel, les PMI constituent 99 %. La statistique indique un nombre total des entreprises tunisiennes à 15 000. En Tunisie, les PME contribuent ainsi d’une façon non négligeable à l’économie du pays car elle permet une meilleure répartition de revenus. De plus, elle apporte une contribution effective et durable au PIB. A titre d’exemple, l’industrie de manufacture représente 21,4 % du PIB contre 11,9 % pour les petites industries de pêche et d’agriculture.

L’augmentation des PME impacte aussi sur la croissance de volumes des exportations car 90 % des entreprises versées dans l’exportation passent par la sous-traitance. Ces dernières créent des emplois stables comme par exemple l’industrie de pêche qui emploie 22 % de main-d’œuvre. Ce qui permet de réduire le taux de chômage tout en permettant la dispersion des différentes structures sur le territoire. De ce fait, la création des opportunités de travail peut aussi aider à résorber le phénomène d’exode rural. Le taux de chômage en 2011 atteint par exemple 20 % de la population mais avec la création de 282 000 emplois jusqu’à 2014, il redescend à 16,8 % en 2014. Notons que les PME emploient de main-d’œuvre plus ou moins instruite.

Outre la hausse des exportations, la réduction du taux des chômeurs, le développement des PME permettent aussi la répartition régionale des industries dans le cadre de décentralisation économique. Pour favoriser l’équilibre des différentes régions, le gouvernement octroie des faveurs spécifiques aux entreprises qui s’implantent dans les zones déshéritées comme les rabattements fiscaux, les subventions…

La crise sanitaire a non seulement bouleversé mais a ralenti aussi le bon fonctionnement de nombreuses entreprises dans le monde. Beaucoup de structures, prises au court par le confinement affichent par exemple de retards de paiement, de licenciement partiel, la baisse de clientèle, de pressions sur les prix… D’autres sont obligées d’optimiser leur vente via l’e-commerce et d’adopter la forme de télétravail. Certes, le gouvernement des nombreux pays a mis en place des mesures permettant aux entreprises de faire face aux impacts de l’épidémie pour sauver le maximum des structures à la faillite. Mais beaucoup ont du mal à rebondir.

En Tunisie, par exemple, on demande à la BERD l’aide à la mobilisation de lignes de crédits ou de fonds de 400 millions MDT au profit des PME. Notons que l’année dernière, le gouvernement a accordé un fonds de garantie de 500 MDT pour l’octroi de financement à moyen terme et un fonds de soutien aux PME en difficulté de 300 MDT. La première échéance de remboursement de ces financements commence à partir du mois de juin 2021. En facilitant l’accès des entreprises aux crédits, ces structures peuvent non seulement pérenniser leurs activités mais optimiser aussi leur potentiel de croissance tout en se positionnant sur les nouveaux marchés dans le continent africain.

En France, les PME françaises ne se portent pas aussi mieux avec les problèmes d’approvisionnement, les annulations d’évènements… dus à la propagation de l’épidémie. Le secteur le plus durement affecté par la pandémie est la compagnie aérienne. Cela se répercute entre autres sur les petits opérateurs dans l’affrètement aérien. Ces derniers ont pour fonction de vendre des places d’avion à leurs clients, mais avec la clôture de l’espace aérien l’année dernière, ils dont dû annuler leurs vols auprès de la compagnie aérienne. Heureusement, que les compagnies aériennes ont accepté de le rembourser grâce à l’aide d’un médiateur.

Le médiateur national des entreprises travaille d’ailleurs d’arrache-pied depuis le début de la crise pour trouver des solutions aux problèmes des PME. Les demandes d’intervention influent Mais il ne faut pas généraliser les difficultés dues au coronavirus car certaines entreprises s’en sortent bien comme Sofi groupe qui commercialise Smaaart. En anticipant la fermeture de ses magasins et des distributeurs qui vendent ses produits, l’entreprise a décidé de se tourner vers la vente en ligne. Un choix qui lui a permis de ne pas réduire son chiffre d’affaires.

De son côté, Microsoft a orienté aussi sa stratégie dans la transformation digitale à travers les meetings organisés à distance pour mieux surmonter la crise. Ses clients comprennent aussi l’importance du recours au cloud et l’usage des outils efficaces comme Power Platform pour avoir une meilleure visibilité sur les produits.

Il en est de même chez Orange qui optent pour le télétravail, la transformation vers le tout IP, le cloud et le multicloud dans le cadre de l’accompagnement de ses clients pendant la crise.

Pour se plier aux règles de distanciation sociale tout en évitant de mettre la clé sous la porte, les PME doivent ainsi utiliser la technologie et le cloud afin de mobiliser de nouveau leurs clients. En effet, la mise en place d’un réseau wifi est un des éléments importants dans la fidélisation clients et la clé d’une expérience clients réussie. Cette solution permet aux consommateurs de se connecter d’une façon instantanée n’importe où sans aucun problème. La structure peut aussi éviter de perdre des clients à cause d’une mauvaise connectivité. Ces derniers ne peuvent pas résoudre à temps leur problème car aucun technicien n’est disponible pour solutionner le problème. Toute entreprise, quelle que soit sa taille, a intérêt à mettre en place des bonnes connexions wifi accessibles quel que soit l’environnement physique.

Les hôtels sont les plus intéressés par cette infrastructure réseau mais son déploiement n’est pas facile. Le système doit être fiable et sûr pour lutter contre les attaques des cybercriminels. Cela pourrait arriver si la sécurité du réseau est défaillante. C‘est un élément important car selon une étude réalisée par la Fédération britannique des petites entreprises, ces dernières font l’objet de 10 000 attaques par jour. Pour assurer la sécurité de leur réseau, les PME peuvent surveiller l’utilisation de leur réseau domestique traditionnel à l’aide de saisie de mot de passe pour se connecter. Quant aux réseaux professionnels, elles peuvent chercher un moyen pour distinguer le trafic client du trafic des collaborateurs et donner la priorité aux applications importantes. Les entreprises peuvent dédier une partie du réseau aux clients, une autre aux tâches administratives mais compte tenu de ligne de crédits dont dispose les entreprises, il leur sera difficile d’investir dans une telle infrastructure réseau. De l’autre côté, il y a aussi les difficultés financières de nombreuses petites et moyennes entreprises à cause de l’épidémie.

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