La fin de sa carrière professionnelle ou la retraite nécessite une bonne préparation dans les deux ans avant le jour J pour qu’on puisse bénéficier d’un montant intéressant de ses futures pensions. Certaines personnes peuvent aussi toucher une partie de leur retraite tout en travaillant dans le cadre de la retraite progressive. Mais qu’en est-il de la situation de la couverture financière des retraités en Tunisie et comment bien préparer cette date de départ. Réponses dans cet article.
En règle générale, l’âge de date du retrait du marché de travail tourne autour de 62 ans. Mais il existe des cas qui permettent d’avancer ou de retarder ce moment à cause de ses antécédents santé, des conditions de travail en déclin ou excellentes, d’un conjoint invalide ou jeune, des revenus supplémentaires qu’on peut obtenir… Pour la plupart des futurs retraités, c’est l’âge auquel ils pourront toucher une pension à taux plein qui les incitent à demander ce départ en retraite. Ce taux plein les permet en effet d’éviter la décote des pensions de bases versées par la sécurité sociale.
C’est le cas du retraite en France mais qu’en est-il du régime de retraite tunisien, quelle est la couverture maladie ? La Tunisie attire les Français à cause de son environnement, de sa proximité avec l’Hexagone, de son coût de la vie beaucoup plus abordable que celui en France. Elle offre aussi des avantages financiers pour ceux qui souhaitent profiter d’une retraite confortable avec leur modeste pension. A titre d’exemple, le coût d’un m2 en ville s’échelonne entre 700 à 1 700 euros. Ce qui permet à un retraité de disposer un bien de qualité sans investir une somme importante. Côté fiscalité, l’accord franco-tunisien portant sur l’imposition des ressortissants Français qui s’installent dans ce pays s’applique également. Ces derniers peuvent bénéficier d’un abattement fiscal de 80 % sur l’impôt sur revenu si leur pension est transférée en Tunisie. La somme prélevée à la pension de retraite d’un expatrié est ainsi fixé à 20 % du montant total. Pour bénéficier de ce plan fiscal, le pensionné doit solliciter sa caisse de retraite pour le transfert de sa pension dans une banque tunisienne.
Concernant la couverture maladie des retraités français, la convention franco-tunisienne de sécurité sociale permet aux ressortissants Français de bénéficier d’une couverture maladie dans le pays en tant que retraités s’ils ne peuvent pas prétendre au régime tunisien. Cette possibilité s’adresse aux anciens fonctionnaires retraités et à ceux exerçant une activité salariée ou non salariée. Pour obtenir l’inscription au régime tunisien de sécurité sociale, l’intéressé doit remplir le formulaire SE 351-07 qui lui permet de s’inscrire auprès de la caisse tunisienne de l’assurance maladie. Ses ayants droit peuvent aussi bénéficier de remboursement de soins des assurances maladies et la maternité selon les dispositions de la loi.
Pour prendre la retraite en Tunisie, si le ressortissant Français envisage un séjour de moins de 3 mois, il n’aura pas besoin de visa. Un passeport en cours de validité peut suffire si la date d’expiration n’excède pas la durée du séjour. Mais s’il s’agit d’un séjour de plus de 3 mois, il aura à demander une carte de séjour auprès d’un bureau de police. Il peut obtenir une carte d’identité résidentielle de 3 mois après son arrivée en Tunisie s’il verse au moins 400 euros par mois de sa pension de retraite sur son compte bancaire. Il peut obtenir par la suite une carte d’identité résidentielle d’une durée de 1 an renouvelable. Le pays facilite ainsi les démarches administratives pour les Français qui souhaitent s’expatrier en Tunisie.
Voilà pour les retraités Français en Tunisie, mais pour les Tunisiens retraités, la situation est beaucoup moins réjouissante. Comme dans toutes les sociétés africaines, les salaires bas, l’absence d’information sur la préparation à la baisse de revenus à la retraite perturbent le rythme de vie des Tunisiens retraités. A cela s’ajoutent les conditions peu satisfaisantes du déroulement du départ à la retraite comme l’absence de cérémonie de départ à la retraite, la fausse déclaration de l’employeur de salaire pour la cotisation au régime sociale… Ce qui rend ces retraités victimes de la précarité économique. De plus, le pays n’offre pas des activités culturels et loisirs adaptés à cette tranche de la population.
En France, les différentes réformes réduisent les pensions du régime obligatoire. Si dans les années 2000, un cadre peut toucher 75 % de son dernier salaire à l’âge de la retraite, en l’an 2020, il ne peut plus toucher que 62 % de ce salaire. Cette amputation dépend d’un certain nombre de facteurs. D’abord, même si le salarié fonctionnaire et le salarié du privé paie le même montant de cotisation, celui du secteur privé engrange moins de points de retraite. Mais plus la durée de paiement de cotisation s’allonge, plus on a la chance d’obtenir un taux plein réduit et d’une surcote. En outre, si le salarié rentre tard dans la vie active, il a moins de chance d’obtenir des points et peut même obtenir une décote comparé au taux plein.
Pour conserver le même train de vie que celui dont ils jouissaient pendant leur période d’activité, les Français doivent ainsi chercher une autre activité professionnelle rémunérée. Les contraintes sur les activités en retraite n’existent plus. Le retraité peut toujours percevoir un salaire mais son salaire ne lui permet pas de bénéficier des droits supplémentaires et il doit aussi payer des cotisations. La meilleure alternative consiste à exercer une activité sous un autre statut que celui de salarié. Cette solution permet la cotisation dans un nouveau régime de retraite qui est susceptible de générer de complément de retraite. En cumulant l’emploi et la retraite, le retraité peut ainsi engranger une pension de retraite plus importante.
Outre cette solution, il est également possible d’opter pour la retraite progressive. Cette option intéresse les salariés ayant travaillé à temps partiel qui n’ont pas encore accumulé les droits à la retraite. Les salariés qui travaillent auprès de plusieurs employeurs peuvent aussi opter pour cette solution sous réserve de répondre aux critères requis. A partir de 60 ans, ces salariés peuvent continuer l’exercice de leur travail et percevoir une partie de leur retraite. Puis, lorsque le montant de leurs pensions est plus conséquent, ils peuvent se retirer définitivement du marché du travail.
Quoi qu’il en soit, il est recommandé de bien vérifier ses relevés de situation qui seront envoyés tous les 5 ans. Cette vérification permet de s’assurer que tous ses versements sont bien été calculés et qu’il n’y a pas d’erreur surtout en cas de changement d’employeur ou de statut. Il se peut aussi qu’il y ait une erreur de validation dans un trimestre alors qu’on a payé de cotisation.
Par ailleurs, il est également possible de retarder son départ à la retraite au-delà de l’âge légal. Cette solution permet de bénéficier d’une surcote égale à 1,25 % du montant de sa pension par trimestre supplémentaire au titre du régime de la sécurité sociale et des points supplémentaires dans le régime Agirc et Arrco. Cette alternative peut offrir plus d’avantages financiers que le cumul retraite-salaire.
Enfin, dans le cadre d’une bonne préparation à la retraite, il est également possible d’opter pour le régime des indépendants ou d’ouvrir un PEA afin d’obtenir une rente défiscalisée.