L’année 2020 est un passage difficile pour l’économie mondiale. Nombreux secteurs sont frappés par la crise sanitaire. De nombreuses entreprises ont dû faire ainsi un licenciement partiel ou suspension des activités avec le confinement. D’autres sont obligés d’opter pour le télétravail. Ce sont les micro-entreprises qui sont les affectés par l’épidémie. Mais qu’en est-il du travail en freelance ou des travailleurs indépendants ? Dans cet article, nous allons faire le point sur la continuité du travail des freelancers avec la pandémie ainsi que les métiers indépendants qui ne sont pas affectés par la crise.
Les freelances ou travailleurs indépendants sont des personnes qui travaillent à leur compte et qui sont leur propre patron et employé. Ils doivent satisfaire les demandes de leur clientèle pour pouvoir exercer dans la durée ce type de contrat. Alors que l’épidémie mondiale bat son plein l’année dernière, le télétravail est devenu un nouveau mode de travail pour de nombreuses entreprises. De nombreux freelances s’inquiètent ainsi sur l’avenir de leur travail. Face à cette préoccupation, Payoneer, le service de payement a mené une enquête sur plus de 1000 freelances dans une centaine de pays. La société a voulu savoir l’impact du coronavirus sur les tarifs horaires de ces travailleurs autonomes et les risques que ces derniers entrevoient sur leur avenir.
L’enquête a révélé que 32 % des personnes interrogées ont enregistré une baisse de leur revenu, 23 % ont indiqué que leur rentrée d’argent est le même pendant le confinement tandis que 17 % ont indiqué que leurs chiffres d’affaires ont connu une hausse pendant la crise sanitaire. Les freelances ayant des clients basés en Asie et en Australie n’ont pas du mal à se remettre de la crise mais ceux ayant des clients en Amérique et en Europe sont les plus impactés par la baisse de rentrée d’argent. Par ailleurs, 74 % des personnes sondées ont déclarés que leur taux horaire reste inchangé tandis que 23 % indiquent avoir baissé leur taux. Concernant la question sur l’avenir des freelances après la pandémie, 53 % s’attendent à une croissance de la demande tandis que 20 % pensent que la demande ne changera pas après la crise.
Quoi qu’il en soit, l’étude de la plateforme Malt a indiqué que l’épidémie a fait monter de 11 % le nombre des freelances. Le statut attire les salariés dans les entreprises qui sont habitués à l’utilisation du numérique. Les plateformes de freelances qui accompagnent ces travailleurs sont aussi légions.
Notons que le lancement dans ce mode de travail nécessite la création de sa propre société (SARL ou SAS) ou la création de sa propre entreprise individuelle (EI, EIRL). Un statut qui permet de jouir de sa liberté et d’organiser au mieux son emploi de temps et de travailler depuis le lieu de son choix. Il est d’ailleurs possible d’exercer cette activité en complément de son travail de salarié. Par contre, c’est un choix à risque car cela ne doit pas forcément marcher. De plus, le freelance perd ses allocations chômage. Pour que son entreprise décolle, il faut qu’elle se démarque des autres par ses services et ses produits innovants. Un bon état d’esprit, beaucoup de sens positif et de faculté d’adaptation sont donc nécessaires. Il doit aussi faire preuve d’autodiscipline et doit faire face à la solitude quelquefois à cause du manque d’interactions sociales.
Le fait que les freelances ont moins de difficulté à surmonter la crise s’explique par leur capacité d’adaptabilité et leur domaine d’expertise qui ne sont pas touchés par la pandémie. Mais la prospection pendant la période de confinement ou après covid pendant la période de reconfinement partiel est toujours une insécurité à gérer pour la plupart des freelances.
Si le confinement est généralisé, certains travailleurs continuent toujours de se rendre à leur bureau pendant la crise. Ce sont notamment les travailleurs dans le secteur de santé du secteur public comme le secteur d’Etat. D’autres secteurs comme l’agroalimentaire, le transport, le sanitaire… continuent aussi de mobiliser leurs employés pendant la pandémie.
-les travailleurs de l’agroalimentaire et la grande distribution : pendant les mois de confinement, les médias montrent les photos des rayons vides des supermarchés. Ces photos indiquent que ces sociétés alimentaires tournent à plein régime pendant la propagation de l’épidémie. Les employés de mise en rayon et les préparateurs de commandes travaillent sans interruption. En effet, de millions de ménages se précipitent pour acheter des produits de première nécessité comme les pâtes alimentaires, le riz, les légumes secs… Face au deuxième confinement, certaines chaînes alimentaires françaises ont d’ailleurs pris les devants en augmentant la production sans réduire la gamme afin de satisfaire la demande des consommateurs.
-les blouses blanches et les pharmaciens : les médecins, infirmiers, assistants de médecins et les employés de pharmacie sont en première ligne pour lutter contre la pandémie. Ces professionnels travaillent sans répit à travers l’assistance téléphonique, les soins et traitement, la vente des médicaments et masques… Les offres d’emploi d’infirmiers et d’aide-soignantes à domicile ou dans les hôpitaux et cliniques (service de réanimation) ou EHPHAD sont nombreuses sur les plateformes de recrutement en ligne pendant la crise sanitaire. Ce corps de métier est très submergé pendant le pic de l’épidémie.
-les entreprises du transport : l’acheminement des denrées alimentaires et des médicaments depuis les usines jusqu’aux supers et hypermarchés continue aussi pendant la crise. Mais ce constat n’est pas généralisé car un sur deux seulement a poursuivi la livraison pendant les premiers mois du confinement. En revanche, à partir du mois d’avril, 70 % ont repris leur activité. Parmi les entreprises françaises qui n’ont pas connu un arrêt partiel, on peut citer le cas de Panzani qui affiche un taux de service de plus de 99 % pendant la crise.
- Le métier du travailleur social : face à la hausse des chômeurs et travailleurs ayant perdu leur emploi, cet assistant est aussi confronté aux réalités économiques difficiles avec les citoyens qui le contactent pour violence conjugale, précarisation du travail, pauvreté… Pour tous ces profils, il essaie de les aider à trouver la solution adéquate à leurs problèmes.
- Le secteur de la propriété et de gardiennage : les agents de la propriété sont également recherchés pendant la crise. Même si les visites physiques des immeubles n’étaient pas autorisées pendant le confinement, les employés responsables de gardiennage des locaux et d’entretien poursuivent toujours leur activité. Ces prestataires doivent faire la sortie et la rentrée des poubelles et le ménage dans les immeubles.
- L’énergie et la télécommunication : en France, ce secteur est aussi très mobilisé pendant la crise. EDF a même anticipé une éventuelle pandémie en mettant en place un plan permettant de faire marcher ces deux réacteurs avec une centaine de salariés. En temps normal, le nombre de salariés en activité est 800 chez cet opérateur. Les opérateurs d’eau continuent aussi d’assurer leur service chez Suez même si le nombre de travailleurs est aussi réduit.
- Enfin, on clôture la liste avec le secteur informatique : certaines sociétés proposent de recrutement pour mieux se préparer à la sortie de crise. Ainsi, la société française ESN a recruté 150 salariés pendant le confinement.