Coronavirus a bouleversé non seulement le rythme de vie mais aussi le travail de nombreux foyers. Bon nombre d’entrepreneurs ont connu un ralentissement, une interruption voire une disparition de leurs activités. Les gens n’appellent plus par exemple le plombier pour un robinet qui fuit même si ce dernier a assez d’équipement de protection sanitaire. D’autres sont soumis à l’obligation de télétravailler pour renouer avec la croissance. D’autres encore ont connu une intensification du travail comme les médecins, les infirmiers, les aides-soignants.Dans ce dossier, nous allons faire le point sur les métiers des professionnelssur le front qui travaillent souvent dans des conditions éprouvantes.
L’épidémie mondialea causé le confinement pendant plus de 2 ans. Une crise sanitaire qui induit un choc économique inédit pour de nombreux pays. Pendant l’obligation de rester chez soi à domicile, on a pu remarquer la meilleure visibilité d’un certain nombre de petits métiers. Ce sont des professionnels qui pourvoient les services indispensables à la population. Ils sont dans la santé, la propreté, l’alimentaire, le secteur de grande distribution, le transport et dans l’armée. Ces professionnels ne sont pas obligés de respecter les gestes barrières et ils doivent travailler dans des conditions plus à risques qu’auparavant. Or, le virus ne tient pas compte du statut social d’une personne. Les statistiques ont montré quele décès chez ces professionnels est tout aussi élevé que chez la majorité de la population.
A cause du rythme soutenu et de leur dévouement, ces travailleurs font l’objet du remerciement de la population. Une situation paradoxale car avant la crise, les gens font peu de cas des métiers comme employé de supermarché, conducteur de transport en commun, aide-soignant. Ces professionnels fortement exposés au coronavirus ne touchent d’ailleurs qu’un salaire inférieur à la moyenne des professionnels. Si la rémunération d’un médecin frôle par exemple 6 100 euros brut en moyenne, les infirmiers ne touchent que 2 900 euros mensuels brut. Les travailleurs sociaux, les pompiers et agents de sécurité ne perçoivent quant à eux que 2 900 euros. Idem pour le salaire des ouvriers dans l’industrie alimentaire, les routiers, contrôleurs de train et conducteurs de bus qui touchent 2 400 euros mensuels. Et au bas de l’échelle, on retrouve les gardes d’enfant, les aides-soignantes, les magasiniers avec un salaire environnant 2 100 euros, ainsi que les livreurs, lesvendeurs en magasinet les ouvrières de nettoyage avec une rémunération respectives de 1 900 euros, 1 800 euros et 1300 euros environ par mois.
Ces métiers sous-rémunérés considérés comme « peu qualifiés » et qui sont pour la plupart pratiqués par les femmes ont reçu ainsi un grand coup de projecteur à cause de l’épidémie. Or, il ne faut pas cacher que ces travailleurs en première ligne vivent quotidiennementavec la peur d’attraper le virus. Non seulement, ils ont peur pour leur sécurité et leur santé, mais ils ont peur aussi de transmettre la maladie à leurs familles surtout s’ils approchent la soixantaine. De plus, le stress au quotidien risque de leur faire commettre de bêtises. A cette peur et fatigue psychologiques’ajoutent le manque de protection dans certains secteurs d’activité, le souci d’augmentation du chiffre d’affaires qui oblige les travailleurs de la grande distribution à une surcharge de travail, le manque de lien social pour les infirmiers en unité covid et le manque de reconnaissancesociale.
La crise sanitaire a dévoilé l’injustice sociale dans ces métiers peu valorisés financièrement. La mise à pied des ouvrières de nettoyage qui réclament une meilleure mesure de protection témoigne ce fait. Certains se font d’ailleurs la réflexion sur le salaire de ces travailleurs en première ligne de la lutte contre l’épidémie. Ils pensent qu’il est temps de remettre en cause la différence de salaire en fonction des services rendus. En fait, ces métiers qui sont souvent peu rémunérés sont pour la plupart occupés par les femmes à temps partiel. Les femmes ont normalement un tempérament altruiste, gentil, serviable et elles ont l’habitude de faire le nettoyage chez elles. Elles sont ainsi faites pour occuper un poste de vente, de soins, de nettoyage.Or, leurs métiers méritent une hausse de salaire car ils sont indispensables pendant cette crise.
Voilà pour les métiers prioritaires, mais il existe également un changement remarquable au niveau du secteur privé. En France par exemple, on estime à quelques 8 millions le nombre de personnes qui doivent travailler à domicile.Ce changement de climat est également éprouvant pour eux surtout s’ils sont habitués à côtoyer les collègues, à se réunir au bureau. Il y a aussi ceux qui sont obligés de soigner un membre de leur famille malade suite au covid.De leur côté, les employeurs appréhendent aussi une éventuelle difficulté de contrôle de leurs subordonnés après le confinement.
Quoi qu’il en soit, après la crise, une étude a révélé que les secteurs les plus porteurssont le transport et logistique, le développement informatique, le business intelligence, les solutions innovantes en télécommunications… Les entreprises dans le marketing, l’industrie et la fabrication de la transformation, les banques, l’assurance,le commerce et la grande distribution… peuvent aussi continuer àdévelopper leurs activités. Toujours est-il que coronaviruset ses vacances ou plutôt confinement semblent durer alors que de nombreux travailleurs au frontfont toujours face tous les jours au risque de contracter l’épidémie.
Et le vaccin, qu’en est-il ? *le vaccin reste optionnel pour un certain nombre de pays. L’obligation de vaccination ne s’applique que pour les métiers en première et en deuxième ligne comme les médecins, aides-soignants, infirmiers, auxiliaires de vie, agents d’entretiens, conducteurs de bus, chauffeurs routiers, caissiers, employés de pompes funèbres, enseignants, force de l’ordre, éboueurs…
Ces métiers sont plus fortement exposés au risque et aux contacts sociaux et ces travailleurs exercent souvent leur travail en milieu clos avec une difficulté de respecter les règles de distanciation sociale. Voilà pourquoi, de nombreux Etats imposent la vaccination pour ces professionnels même si cette solution n’offre pasune immunité totale contre l’épidémie. Les personnes vaccinées peuvent en effet contaminer aux autres en tant que porteurs sains. La nouvelle de vaccination est plus ou moins fait le bonheur de ces travailleurs sous-rémunérés. Les Etats pensent à une question de santé publique, mais ils doivent aussi tenir compte dela pénibilité de leurs conditions de travail et la manque de reconnaissance.
Notonsenfin que la découverte de vaccin repose sur le travail de nombreux chercheurs comme le généticien, le virologue, l’épidémiologiste, le biochimiste, l’infectiologue…
-le généticien : ce professionnel a pour mission l’identification des zones de pathologies. Ce faisant, il effectue la comparaison des génomes des personnes saines et affectées.
-l’immunologue : ce spécialiste en étude de système immunitaire cherche à comprendre l’apparition de virus et de certaines maladieset des stratégies à mettre en place pour venir à bout de ces affections. Il participe ainsi au développement d’un vaccin.
-le virologue : ce chercheur étudie les microbes, les bactéries, les virus…afin de définir les caractéristiques, la structure et la manière de reproduction d’un virus.
-l’épidémiologiste : plutôt côté papier que côté pratique, cet agent étudie la manière de propagation du virus à travers les analyses statistiques et les outils à sa disposition. Il effectue des simulations de la propagation, tient compte des alertes des autorités de santé et émet des prédictions.