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Métier et confinement



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L’impact de la pandémie pèse lourd sur l’économie de nombreux pays. De nombreuses activités sont en stagnation comme le secteur de divertissement mais aussi le secteur de la distribution même si les gens se ruent dans les supermarchés lors des premiers jours du confinement. De nombreux Etats sont en effet tirés entre la préservation de leur économie ou la santé de la population. Pour y voir plus clair, nous allons voir dans cet article l’effet du confinement sur l’économie, le cas des télétravailleurs et les possibilités de recrutement pendant cette crise sanitaire.

Les mesures de confinement de 6 semaines prises par l’Etat tunisien ont causé la baisse de PIB de 46 % environ pour le deuxième trimestre de l’année 2020. Les secteurs les plus impactés sont le secteur industriel (industries manufacturières ou non manufacturières), les services et l’agriculture. Sans oublier les secteurs de tourisme, l’hôtellerie, le transport et la télécommunication. Ces mesures sont aussi à l’origine de la perte temporaire d’emplois de 430 000 personnes et d’un taux de chômage frôlant le 18 %. Mais la Tunisie n’est pas le seul pays touché en plein fouet par la crise. La pandémie affecte aussi certains pays Européens plus que d’autres. A titre d’exemple, la France où le confinement est plus strict, avec la deuxième vague de coronavirus souffre aussi des répercussions importantes sur plusieurs secteurs. Citons entre autre les secteurs de grande distribution et les secteurs de la publicité et de divertissements. La fréquentation de ces lieux a connu une baisse de 88 % lors du confinement strict de l’année dernière. Une très forte baisse comparée à d’autres pays comme le Royaume-Uni et l’Italie où la visite des grandes surfaces et des lieux de loisirs chutait respectivement à 47 % et à 34 %. En revanche, l’impact du confinement sur le bâtiment et la construction est moindre sauf pendant l’obligation d’arrêt des chantiers lors du premier confinement. Le PIB de la France, quant à elle, affiche une chute de 13,8 % au deuxième trimestre et sur l’année, la PIB s’est érodée à 8,3 %.

En fait, le phénomène qui a causé le ralentissement de l’économie n’est pas uniquement le confinement. Les gens respectent aussi à la lettre les mesures de distanciation physique par crainte d’être affectés. Les restaurants et les cafés sont ouverts mais ils préfèrent rester chez eux. En optant pour un confinement très strict, les gouvernements de nombreux pays ont ainsi réussi à réduire le nombre des personnes contaminées au détriment des établissements commerciaux et de l’économie. Si cette mesure n’a pas porté ses fruits, bon nombre de gouvernements ont préféré se tourner vers la solution de vaccination pour faire démarrer l’économie.

Les nouvelles règles en matière de confinement ont obligé les entreprises à proposer le télétravail partout où ce choix est possible. Certaines entreprises proposent ainsi 4 jours par semaine de télétravail pour mieux protéger les salariés et pouvoir maintenir leurs activités. En effet, beaucoup de chefs d’entreprises qui étaient hostiles à cette solution ont découvert que leurs employés sont plus motivés à domicile et que leurs activités ont continué à fonctionner comme auparavant alors que les charges de travail sont en baisse. Des grands groupes comme PSA ont même continué cette forme de travail après le déconfinement lorsqu’elles ont constaté la performance de leurs télétravailleurs. Soulignons que les travailleurs à risque de forme grave ou les personnes qui soignent des malades de forme grave qui ne peuvent pas faire de télétravail peuvent consulter leur médecin traitant pour obtenir un certificat d’isolement.

En Tunisie, les entreprises ont foncé aussi vers la solution de télétravail. Le fournisseur de logiciels financiers, Vermeg , a par exemple, de continuer l’adoption du travail à distance même après le déconfinement. La société a un effectif de 1400 personnes répartis dans plusieurs pays. Pour lui, c’est une alternative pour protéger la santé des employés des personnes porteurs de virus et de maladies chroniques. C’est aussi une bonne solution pour réduire la pression sur les moyens de transport. Le fondateur affirme que la crise a montré la possibilité de travailler à distance et que ses employés ont même redoublé d’effort. Il a ajouté que pour la période d’après-la crise, il prévoit une possibilité pour les employés de travailler hors site, deux à trois fois par semaine pour permettre à ces derniers de régler leurs petits problèmes familiaux. Il affirme également que l’emplacement géographique n’est pas une entrave pour cette solution et que le télétravail permet la création d’autres postes. Pour se prémunir contre les pressions psychologiques, la société met à la disposition des employés un coaching sportif à distance.

Par ailleurs, les enquêtes menées dans de nombreux pays ont montré qu’un pourcentage élevé des employeurs préfère travailler hors site et bénéficier d’une flexibilité de travail après la pandémie. Une enquête réalisée par Microsoft a par exemple révélé que seuls 75 % des salariés souhaitent revenir au boulot et 67 % manquent de contacts humains avec les autres membres de leur équipe. Si certains salariés améliorent leur performance avec un travail hors site, les clients, de leur côté, acceptent aussi de recevoir des services fournis par une équipe à distance. Dans tous les cas, les entreprises doivent réorganiser leur bureau et opter pour un local plus réduit si elles ont moins d’effectif.

Le confinement se répercute sur les possibilités de recrutement de nombreuses entreprises. En effet, ces structures manquent de visibilité sur l’essor de leurs activités et les besoins de recrutement à court ou à moyen terme du moins pendant l’année 2020. D’un côté, dans le contexte du confinement, elles doivent préserver la continuité des emplois existants à travers les solutions de chômage partiel ou congé forcé. De l’autre, elles doivent aussi reporter les projets de recrutement envisagés avant la pandémie faute de la stagnation des activités. Les candidats en période d’essai sont inquiets aussi quant à l’issue de leur recrutement. Est-ce qu’ils ont la chance de renouveler la période d’essai ou l’employeur va mettre fin à cet essai vu la récession économique. En effet, rares sont les employeurs qui décident d’embaucher pendant cette crise sanitaire. Et même les offres d’emplois sur le marché ne sont pas les meilleures.

Une étude a d’ailleurs montré que la moitié des recrutements sont reportés à la fin de la crise, ou du moins à la période de dé-confinement. Parmi les offres d’emploi pendant la crise sanitaire, on peut retrouver celles provenant des banques et services Financiers, la Grande distribution, l’agro-alimentaire, le secteur pharmaceutique, les bâtiments… Les recruteurs les plus fins profitent aussi de cette période pour attirer les profils très sollicités avant la crise dans le but de les recruter après la fin du confinement. Parmi ces profils, on retrouve les techniciens de vente, les spécialistes en IT et en gestion et finances, les responsables de ressources humaines…

Mais cela ne signifie pas pour autant que le recrutement est inexistant pour les autres postes. Les chercheurs d’emploi doivent se montrer persévérants et ne pas désespérer si les demandes ne reçoivent aucun retour. La personnalisation de sa lettre de motivation est aussi une bonne idée. Après avoir essuyé plusieurs refus tout en optimisant sa demande, il se peut que l’une d’entre elles finisse par correspondre à ses attentes. Enfin, lors de recherche d’emploi en temps de crise, il est également conseillé de se tourner vers les secteurs qui embauchent le plus, comme l’alimentation, la pharmacie, l’agro-alimentaire…

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