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Les centres culturels en Tunisie



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Les spectacles, les informations, les expositions et les loisirs sont utiles à la vie sociale. Les centres culturels permettent de favoriser ces activités tout en permettant à toutes les générations de faire de rencontre. Dans cet article, nous allons parler du besoin des jeunes de centres culturels dans certaines régions du pays et des différentes aides à la création et au développement de ces centres.

Le secteur numérique est en forte expansion en Tunisie. Cependant, ce secteur est confronté à des difficultés des opérateurs à embaucher des techniciens opérationnels et performants. Cela explique les nombreuses offres d’emplois qui n’arrivent pas à trouver le candidat idéal ainsi que les problèmes de chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur. Ce décalage est surtout remarquable dans les régions du Nord-Ouest où les jeunes manquent d’opportunités professionnelles et de fibre entrepreneuriale.

Le projet ELIFE vise justement à relever ce défi. On retrouve plusieurs entreprises leaders dans le secteur numérique dans ce projet. Ce projet a vu le jour sous l’initiative de la Fondation Tunisie pour le Développement en partenariat avec l’université Esprit, le conservatoire national des Arts et métiers et l’association TACT. Il vise à faciliter l’embauche des jeunes diplômés du numérique dans les gouvernements où le taux de chômage est élevé à travers la mise en place d’un parcours de formation innovant en adéquation avec les besoins du secteur. Le centre culturel sera aussi un lieu de culture, d’échanges où on peut accéder aux nouvelles technologies.

Ce projet permet la création d’une dizaine de centres de technologie et de formation dans les régions d’intérieur. Les jeunes de ces régions qui souhaitent bénéficier de cette formation devront posséder un diplôme de licence dans le domaine du numérique. L’inscription au registre de l’ANETI est également obligatoire pour la validation de l’inscription dans l’un des centres ELIFE. Après les tests de sélection, les sélectionnés pourraient avoir une formation gratuite de 6 mois grâce à l’appui du fond national de l’emploi dans différentes spécialités numériques. La formation inclut également un cours d’amélioration en langues, techniques de communication et programme informatique. Un stage de professionnalisation de 6 mois suit la formation. Ce stade est proposé par les entreprises partenaires du programme.

 Le 3ème centre du programme ELIFE, mis en place par la Fondation Tunisie pour le développement et cofinancé par l’Agence Française du développement et l’Union européenne est inauguré le 16 mars 2022 à Kef. Le ministre de la formation Professionnelle et de l’emploi, M. Nasreddine Nishi, l’ambassadeur de France M. André Parent et le président de la fondation M. Badreddine Ouali sont présents lors de cette inauguration. Le centre installé dans une ancienne villa restaurée a une capacité d’accueil de 150 apprenants.

L’AFD offre une participation à hauteur de 2,9 millions d’euros pour subventionner ce projet. Ce montant permet de financer l’achat de la totalité des équipements informatiques de pointe des centres. L’AFD mobilise aussi une enveloppe de 100 000 euros pour l’appui du partenariat entre les centres ELIFE et le CNAM afin d’assurer l’insertion professionnelle des jeunes après la formation.

L’Union européenne à travers Expertise France subventionne aussi à hauteur de 1,6 millions d’euros le projet afin de financer la mise en place et le fonctionnement des 5 premiers centres ELIFE et du programme entreprenariat dans ces centres.

Le projet bénéficie également de subventions de la GIZ (agence de coopération allemande pour le développement) et de HIVOS (organisation néerlandaise d’aide au développement). Cette aide permet de financer la formation et le coaching des encadrants dans le cadre de la formation

Les frais de formation et la bourse de 12 mois sont subventionnés par la Fondation et l’Agence nationale de l’emploi et du travail Indépendant.

Notons que depuis le lancement du 1er centre à Siliana en 2019, 6500 jeunes ont pu participer à divers événements comme les rencontres entreprises, les manifestations culturelles etc. Des partenaires privés ont signé une cinquantaine d’accords et le projet bénéficie encore du soutien de 5 partenaires publics. Une soixantaine de porteurs de projets proviennent aussi des régions de Béja et Siliana.

On attend la création deux nouveaux centres d’ici la fin de l’année dans les régions de Djerba et à Tozeur et 5 autres centres dans les régions de Jendouba, Sidi Bouzid, Kasserine, Kairouan et Gafsa.

Forum jeunesse, le programme initié en 2011 par l’Institut français de Tunisie, le service de coopération de l’ambassade de France et ses partenaires permet aussi de renforcer les capacités des jeunes acteurs tunisiens. Le 8ème édition de ce forum tourne autour de la thématique culture et attractivité des territoires du nord-Ouest Béja. Ce programme permet de réunir des acteurs et des partenaires de la société civile tunisienne. Les jeunes âgés de 18 à 35 ans y peuvent alors profiter de des idées de projets spécifiques à leur région pour favoriser le changement économique et social. L’édition en 2018 est désormais organisée par SHANTI et conçu avec les partenaires régionaux. 13 équipes de projet ont été sélectionnées à l’issue de ces ateliers pour bénéficier d’un cycle de formation complet en ingénierie de projets communautaires. La formation est de 4 mois. Pour l’année 2018, 7 projets innovant à fort potentiel social et économique ont été choisis. Ces projets bénéficient d’un soutien financier de l’institut français de Tunisie et d’un accompagnement de l’équipe de SHANTI lors de la mise en terrain du projet. Parmi ces projets, on peut citer la valorisation du patrimoine artisanal de Kasserine, la création d’un centre culturel et artistique à Jerissa, la redynamisation du secteur de l’éco-tourisme dans la région de « Bargou-Serj », la création d’un laboratoire artisanal à Siliana…

 Les centres culturels sont des leviers de développement local et un véritable outil pour mobiliser les capacités de jeunes acteurs dans l’environnement socio-économique de la Tunisie. Il existe plusieurs associations qui soutiennent les entreprises ou personnes qui souhaitent développer des projets innovants et qui offrent des missions ou des aides. Parmi ces associations, on peut citer l’association Bokra Sawa. Cette association souhaite actuellement créer un projet de mobilité pour deux jeunes volontaires pour la participation aux activités de l’association Fanni Ragmani Anni. Cette dernière est créée en 2013 à Tunis. Elle cherche à développer les capacités artistiques des jeunes dans les quartiers marginalisés tout en redynamisant la rue tunisienne en tant que lieu permettant d’exprimer les opinions politiques, culturelles et artistiques. L’association Bokra Sawa recrute des jeunes qui peuvent l’accompagner dans les phases de développement de ce projet. Il s’agit d’un projet axé sur la prévention de l’extrême violence, l’amélioration de l’éducation civique en vue du changement social.

La durée du projet de mobilité est de 8 mois à partir du mois d’octobre 2022. Les deux volontaires sélectionnés devront être âgés entre 18 à 30 ans. Ils ne devront pas avoir participé à un projet de volontariat du C.E.S. Ils doivent aimer voyager et sont intéressés par une expérience interculturelle. Ces jeunes volontaires auront droit à des sessions de formation sanctionnées par une certification et une formation de formateurs. Ils peuvent aussi participer à différents événements organisés par Fanni Raghman Anni. Ce qui leur permettra d’avoir de nouvelles compétences. Ce projet leur permet de toucher des indemnités dans le cadre du programme Corps européen de solidarité et des frais de déplacement à hauteur de 230 euros.

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