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Les incubateurs des start-up en Tunisie



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Dans la conjecture économique tunisienne où l’Etat a du mal à résorber le chômage, de nombreuses structures donnent un coup de main aux start-up afin d’aider ces dernières à se développer. Les incubateurs font partie de ces modèles. On en retrouve une vingtaine dans le pays mais certains d’entre eux ne sont pas très actifs. Seuls deux acteurs sortent du lot en aidant les jeunes entreprises à grandir, le Flat6labs et le B@labs. Quelles sont les missions et les objectifs de ces incubateurs et comment trouver de financement en Tunisie ? Le point dans l’article suivant

Devant le nombre des sortants des filières universitaires qui se retrouvent au chômage et la situation précaire de différents secteurs professionnels, des organisations gouvernementales et des entreprises essaient de booster l’économie tunisienne via l’accompagnement des start-up. Dans cette optique, ils ont mis en place des structures qui ont pour mission d’accélérer le développement et le succès de ces jeunes structures. Ces structures appelées incubateurs suscitent l’engouement non seulement en Tunisie mais aussi dans bon nombre des pays arabes. Elles aident les entrepreneurs disposant une idée en leur accompagnant dans la création de leur entreprise et pendant les premiers mois de leur lancement. Pour ce, elles proposent une palette des services. Ces services comprennent entre autres l’organisation des ateliers, le coaching personnalisé, l’aide sur le montage du business plan, les conseils juridiques et une aide dans la levée de fonds de démarrage auprès des institutions financières. Certains incubateurs proposent également un espace du travail ainsi qu’un accès à un réseau de professionnels et un accès aux laboratoires de recherches aux jeunes entrepreneurs. D’autres apportent leur appui financier en prenant en charge par exemple l’étude de marché, ou les dépôts de brevets pour les entreprises vendant de nouveaux produits. Cette aide se présente sous forme d’avances remboursables si le succès de l’affaire est au rendez-vous. Chaque incubateur a ses propres services et ses vocations. Certains peuvent offrir une palette de services spécialisés pour les projets de recherche de laboratoire ou d’une école par exemple, tandis que d’autres visent à offrir des services plus généralistes. Tel est par exemple les incubateurs créés par les grandes écoles d’ingénieurs qui ont pour vocation l’accompagnement du projet de leurs étudiants et les sortants de ces écoles. On cite aussi Esprit incubator qui favorise les porteurs de projets dans le milieu robotique, technologie et graphisme. En revanche, les incubateurs d’entreprises privées proposent des aides pour tout profil entrepreneurs. En échange de leurs conseils et soutien, ils demandent une part des start-up qu’ils accompagnent. Le recours à ces structures a ses avantages car les jeunes sociétés ont ainsi largement le temps de se préoccuper sur le lancement et le succès de leur projet, puisque les problèmes matériels, juridiques etc. sont déjà résolus. En outre, ces structures apportent une solution non négligeable au problème du chômage du pays. Elles permettent également de créer une nouvelle génération d’entrepreneurs innovateurs tout en offrant une opportunité de formation et d’inspiration pour les étudiants. Ces derniers peuvent aussi à leur tour concrétiser leurs rêves et leurs idées.

 Parmi les incubateurs les plus connus dans le monde de lancement des jeunes entrepreneurs tunisiens, on retrouve B@Labs et Flat6labs. Le premier bénéficie du financement de la banque tunisienne BAT. Il vise à accompagner les jeunes entrepreneurs en phase de démarrage en leur offrant un appui financier. L’avantage de cet espace situé au centre de Tunis, c’est qu’il bénéficie d’un partenariat avec l’incubateur 1776 à Washington. B@Labs est créée sous l’initiative de l’ancien ministre de Télécommunications, Noomane Fehri. Quant à Flat6labs, ses services sont également ouverts à tout entrepreneur. Il a mis aussi en place des partenariats avec Big booster à Lyon et Numa à Paris. Cette structure est plutôt considérée comme un accélérateur car il propose des programmes plus spécifiques que les incubateurs. Ces programmes sont limités dans les environs de 4 mois. Ils mettent ensemble quelques startups qui commencent et finissent le programme en même temps. A la fin de cet encadrement, les jeunes entreprises doivent avoir la possibilité de collecter des fonds. Les incubateurs se diffèrent également des parcs technologiques car ces derniers assurent l’hébergement des différents projets mais n’accompagnent pas les porteurs de projets dans la création de leur entreprise.

Les détenteurs de diplômes scolaires plus ou moins prestigieux et qui ont une propension à la débrouillardise optent en général pour la création de start-ups. Pour que ces derniers ne soient pas déboussolés dans la phase d’amorçage, voici donc quelques options de financement qui peuvent leur être utiles :

-l’auto-financement : cette alternative est idéale pour les start-ups qui sont à leur stade précoce or elles ont besoin d’argent pour lancer leur première version du produit. On doit au CEO d’IntilaQ ce modèle. Il s’agit d’embaucher par exemple une équipe d’ingénieurs qui aura à bosser sur un projet de développement de logiciels. Puis, les profits générés serviront à financer le développement du produit de l’équipe. Coderscloud.com est l’une des startups qui a adopté cette méthode. Le point fort de ce modèle de financement, c’est qu’il rend le porteur de projet plus crédible car ce dernier peut montrer qu’il est un entrepreneur rompu capable de gérer une équipe et de vendre. Les investisseurs ont ainsi plus de confiance en lui.

-Le recours aux amis et aux familles : cette solution s’adresse à ceux qui ont des amis ou des membres de famille qui peuvent prêter de l’argent en cash. Seulement ils ne doivent pas demander plus que les emprunteurs peuvent se permettre de donner. L’honnêteté les oblige aussi à présenter le business plan et les risques à encourir avant la procédure d’accord formel. Après le démarrage du projet, le remboursement devrait aussi être en phase avec l’augmentation des revenus. Dans cette approche, le mieux c’est de se tourner vers les amis qui ont des expériences commerciales dans le secteur. Studio digitalmanya est une des startups qui a adopté cette option de financement par le concours de la famille, des amis ou des particuliers.

  -Les incubateurs et les accélérateurs : certaines de ces structures offrent également de financement en dehors de la mise à disposition de salles, le coaching personnalisé, leur mentoring par des investisseurs et la mise en relation avec un réseau de professionnels.

-Les investisseurs providentiels : le CEO d’IntilaQ propose aussi cette option mais elle n’est pas très efficace. En effet, en Tunisie, la législation permet aux banques de bénéficier de beaucoup d’avantages si elles font de l’investissement. A titre d’exemple, il y a SOTUGAR qui propose aux banques une assurance de 90 % sur leur investissement dans les zones en développement. Or, cette société exige en même temps une garantie allant jusqu’à 150 % de l’investissement demandé. Par ailleurs, elle propose également une assurance de 60 % pour le fonds d’investissement mais n’offre pas d’assurance pour les investisseurs providentiels.

-Les seed investors : ces investisseurs financement une entreprise à sa phase de démarrage en contrepartie des capitaux propres. Pour les sociétés à la recherche de croissance, IntilaQ constitue la meilleure solution de financement grâce à son portefeuille de trentaine de starups.

Les incubateurs de start-up acceptent généralement différents types de projets, mais ils ont tendance à privilégier ceux qui ont le plus de potentiel pour devenir des entreprises prospères et innovantes. Voici quelques exemples de types de projets qui sont généralement acceptés et encouragés.

Les projets technologiques : les incubateurs ont tendance à privilégier les projets qui utilisent la technologie pour offrir une valeur ajoutée, tels que les applications mobiles, les plateformes en ligne, les logiciels et les objets connectés.

Les projets à fort potentiel de croissance : les incubateurs cherchent des projets qui ont un potentiel élevé de croissance et de rentabilité à long terme, tels que les projets de commerce électronique, les projets de services de cloud, les technologies de la blockchain, les projets de transport innovants, etc.

Les projets à impact social : certains incubateurs sont spécialisés dans les projets à impact social et environnemental, tels que les projets de développement durable, les projets de santé, les projets d’éducation, etc.

Les projets qui ont une équipe solide : les incubateurs sont souvent à la recherche de projets qui ont une équipe solide et motivée, avec des compétences complémentaires.

Il est important de noter que chaque incubateur a ses propres critères de sélection et de soutien des projets, et que les projets doivent répondre à ces critères pour être acceptés. Il est donc important de rechercher les incubateurs qui sont les mieux adaptés à votre projet et de comprendre leurs exigences spécifiques avant de postuler. En Tunisie comme partout dans le monde, plusieurs entreprises IT interviennent lors du lancement des projets technologiques jugés très prometteurs lancés par des Start-up en proposant eux jeunes promoteurs des formules de collaboration ou l’achat carrément du projet en question. 

Les incubateurs de start-up peuvent proposer différentes formules de financement pour les projets qu’ils soutiennent, selon les besoins et les critères de chaque projet. Voici quelques exemples de formules de financement courantes proposées par les incubateurs de start-up :

Financement par capital-risque : certains incubateurs de start-up peuvent offrir un financement par capital-risque pour les projets qu’ils soutiennent. Cela signifie que l’incubateur investit de l’argent dans le projet en échange d’une participation au capital de la start-up.

Financement sous forme de subventions : certains incubateurs peuvent offrir des subventions ou des bourses pour soutenir les projets. Cela peut être particulièrement utile pour les projets à impact social ou environnemental.

Financement de prêt : certains incubateurs peuvent offrir un financement sous forme de prêt pour aider les start-up à démarrer ou à se développer. Les taux d’intérêt et les modalités de remboursement peuvent varier selon les incubateurs.

Accès à des programmes de financement externes : les incubateurs peuvent également aider les start-up à accéder à des programmes de financement externes, tels que des subventions gouvernementales, des investisseurs privés ou des fonds de capital-risque.

Il est important de noter que chaque incubateur peut avoir des modalités de financement différentes, et que les projets doivent répondre à certains critères pour être éligibles au financement. Il est donc important de rechercher les incubateurs qui sont les mieux adaptés à votre projet et de comprendre leurs exigences de financement avant de postuler. Certains projets sont financés par des ONG par l’intermédiaire des chambres de commerce et d’industrie

 

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