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Focus sur les métiers du travail de métaux en Tunisie



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Si on se réfère aux données économiques, le nombre des industries tunisiennes de fabrication de produits métalliques a doublé entre la période de 1997 à 2014. Les années d’instabilité politique n’ont donc que peu d’impact sur la création des industries de métal. La forme juridique de ces entreprises est en grande majorité des EURL et des SARL. Quand on parle du métier de métal, il s’agit d’un secteur très vaste. Il englobe non seulement tout ce qui concerne la fonderie de fer, cuivre, bronze, étain, laiton, plomb etc. mais aussi la mise en forme et la décoration de métal à froid via les procédures de gravure ou de ciselure.

Les professionnels du métal sculptent et transforment les métaux pour fabriquer des tuyaux, profilés creux et accessoires, coutellerie et outillage de quincaillerie, appareils de mesure d’essai, équipements électriques etc. En se servant des outils traditionnels jusqu’aux outils numériques, ils font le découpage, la pliure, la soudure, la gravure, le vernissage des objets qu’ils conçoivent. On peut citer parmi ces professionnels du métal le ciseleur, le coutelier, le dinandier, le doreur sur métal, l’émailleur sur métal, le ferronnier, le fondeur, le fondeur de cloches, le sculpteur ou le graveur sur métal, le potier d’étain… Le métier s’adresse à tous profils, homme ou femme qui répondent aux conditions d’exercice. Ce métier exige le respect strict des normes selon les procédés utilisés (types de pièces à assembler, travail et température de la forge, positions de soudures à effectuer, type de vernissage etc.). Le travailleur sur métal étudie d’abord le plan du produit à réaliser selon les mesures fournies par le client ou ses propres plans, puis il fait le repérage et le traçage des différentes pièces en tenant compte des déformations qui peuvent avoir lieu lors du soudage. Il met ensuite ses équipements de protection (gants, combinaison, masque pour le soudeur…) et polit les pièces et les matériaux à sculpter avant d’entamer l’opération de ciselage, de perçage, de sculptage, de fonderie, d’emboutissage ou de soudage. Dans l’exercice de son métier, le travailleur de métal peut se servir des outils plus performants comme le soudage par faisceaux laser. Il se peut aussi qu’il soit amené à travailler avec d’autres compétences comme le chaudronnier, le serrurier, le tôlier etc.

Les entreprises sont en général en quête des profils comme chaudronnier, soudeur et tuyauteur. Dans ce cas, les travailleurs de métal peuvent évoluer au sein d’une entreprise de fabrication d’appareils électroménagers (four, brûleur, horloge), de fabrication de moteur et de turbines, de fabrication de câbles, de serrures et de ferrures, de matériel d’installation électrique, de portes et fenêtres en métal etc. La liste est non exhaustive. Les entreprises embauchent les demandeurs d’emplois sans expérience tout comme les expérimentés. Ce sont notamment les diplômes de Bac pro technicien outilleur, BTS fonderie, technicien en chaudronnerie industrielle ou CAP serrurier

 métallier qui s’adaptent à ce métier de métal. Les chercheurs d’emplois peuvent être recrutés à court terme surtout dans les entreprises de fabrication de machines d’usages et métallurgiques, et chez les particuliers dans le bâtiment. Le travailleur de métal qui travaille à son compte ne connaît pas la crise s’il a un carnet d’adresses bien rempli ou s’il a plusieurs compétences. Il en est de même pour ceux qui travaillent en sein des entreprises car ils peuvent exercer dans de nombreux secteurs industriels (agroalimentaire, aéronautique, naval, ouvrage d’art…). Ils doivent seulement être capables d’assimiler facilement l’utilisation des machines complexes dans la production en série de ces entreprises.

Ce travail de métal qui est accessible par les certifications ou les diplômes adéquats mais aussi par l’apprentissage requiert une très bonne condition physique et une bonne vue. La personne qui exerce ce métier doit aussi faire preuve de minutie, d’habilité manuelle et d’autonomie. Il peut exercer dans un atelier ou dans une entreprise ou encore sur chantier (si un client le sollicite). Le chantier peut être le logement d’un particulier, une entreprise de construction, une plate-forme immobilière, un chantier naval etc.). Le métier requiert ainsi non seulement une excellente forme physique mais aussi une grande disponibilité. Car le travailleur de métaux peut être recruté sur une longue période pendant laquelle il aurait à se déplacer. Le métier implique aussi des risques de contracter des troubles musclo-squelettiques, ou des douleurs d’articulations dus aux positions souvent inconfortables et aux mouvements répétés. Parce que ce professionnel pourrait être amené à travailler dans un espace réduit, en hauteur, dans une position couchée, dans le sous-sol etc. sans oublier les effets des bruits sonores (soudure) et les intempéries (s’il travaille dehors, sous l’eau et en hauteur). Sans oublier les risques chimiques avec l’oxyde, le silicate et les risques physiques causés par le rayonnement, le bruit etc. Le travailleur de métal devrait donc se servir des matériels ergonomiques et de sécurité et se former aux gestes et postures afin de se prémunir des risques d’accidents. En outre, il aurait à ventiler suffisamment l’atelier dans lequel il travaille pour éviter l’accumulation des poussières nuisibles à sa santé. Il est alors conseillé d’utiliser un aspirateur au lieu d’un balai pour enlever les poussières. Le nettoyage du plan de travail avec un chiffon humide est aussi utile et les machines utilisées doivent posséder un certificat de conformité, un marquage « CE ». L’évaluation des risques en fonction de chantier, des opérations à effectuer et des matériels à utiliser est donc importante. Par ailleurs, les travailleurs sur métal en atelier ont des horaires plus réguliers comparés à ceux qui travaillent à leur compte.

Le métier de métal ouvre la voie au développement de nombreuses petites et moyennes entreprises exportatrices de produits métallurgiques. A noter qu’en Tunisie, le secteur métallurgique, métallique, mécanique et électrique affiche une nette évolution. Si on regarde le nombre des entreprises privées qui opèrent dans ce domaine, après 2010 jusqu’à 2014, on a vu 293 unités de fabrication de produits métalliques et métallurgique.

 Ainsi, malgré les difficultés rencontrées par le secteur métallurgique comme le coût de la consommation intermédiaire qui dépasse la valeur de la production, ces entreprises ont pu survivre. Elles bénéficient même d’un taux de survie significatif comparé aux autres activités industrielles. Pour rappel, le secteur métallique et métallurgique emploie 27 % environ de la main d’œuvre dont la moitié est représentée par les entreprises de fabrication de matériels informatiques, électroniques, machines et équipements.

 Sinon, le métier offre de nombreux débouchés pour les profils qui se forment en permanence ou qui ont suivi un recyclage dans d’autres métiers de travaux de métaux. A titre d’exemple, un soudeur ou un ciseleur peut se former dans les techniques de chaudronnerie, de montage de structure métallique etc. Les travailleurs sur métaux qui ont quelques années d’expérience dans ces entreprises peuvent évoluer aussi dans le poste de chef d’équipe ou chef d’atelier. La nécessité de se perfectionner concerne non seulement les travailleurs en entreprise mais aussi ceux qui travaillent à leur compte. Car l’automatisation des tâches a réduit beaucoup de travail. Et pour trouver des clients, il est indispensable de s’adapter aux besoins du marché. En bref, comme toute forme de l’art, la spécialisation dans d’autres techniques offre une meilleure perspective d’évolution.

Il y a plusieurs secteurs d’activité en Tunisie qui utilisent les métaux dans leur production. Voici quelques exemples :

Industrie automobile : Les entreprises automobiles en Tunisie utilisent des métaux tels que l’acier, l’aluminium, le cuivre et le zinc pour fabriquer des pièces et des composants pour les voitures.

Construction : Les entreprises de construction en Tunisie utilisent également des métaux tels que l’acier, l’aluminium, le cuivre et le zinc pour fabriquer des structures métalliques, des toitures, des portes et des fenêtres.

Industrie électrique et électronique : Les entreprises de ce secteur utilisent des métaux tels que le cuivre, l’argent et l’or pour fabriquer des circuits électroniques, des câbles électriques et des contacts électriques.

Industrie alimentaire : Les entreprises de l’industrie alimentaire en Tunisie utilisent des métaux tels que l’acier inoxydable pour fabriquer des équipements de transformation des aliments.

Voici quelques exemples d’entreprises en Tunisie qui utilisent des métaux :

Société tunisienne d’acier : cette entreprise produit de l’acier pour les secteurs de la construction et de l’industrie automobile.

Société industrielle d’aluminium : cette entreprise produit de l’aluminium pour les secteurs de la construction et de l’industrie automobile.

Tunisie câbles : cette entreprise produit des câbles électriques en utilisant des métaux tels que le cuivre.

Sotumag : cette entreprise produit des équipements de transformation des aliments en utilisant des métaux tels que l’acier inoxydable.

Tous les départements RH de ses entreprises font recours aux plateformes d’emploi afin de trouver les meilleurs profils à recruter au sein de leurs entreprises.

Les entreprises tunisiennes spécialisées dans les métaux peuvent profiter de plusieurs opportunités internationales pour étendre leur activité et leur clientèle. Voici quelques exemples :

Exportations : Les entreprises tunisiennes peuvent exporter leurs produits métalliques vers d’autres pays. Par exemple, l’industrie automobile européenne a une forte demande pour les pièces et les composants en acier et en aluminium.

Coopération technologique : Les entreprises tunisiennes peuvent collaborer avec des entreprises étrangères pour développer de nouvelles technologies et améliorer leur production. Cette collaboration peut permettre aux entreprises tunisiennes d’acquérir de nouvelles compétences et de développer des produits innovants.

Investissements étrangers : Les entreprises étrangères peuvent investir en Tunisie pour créer des partenariats ou des co-entreprises avec des entreprises locales. Ces investissements peuvent aider les entreprises tunisiennes à améliorer leur production, leur qualité et leur capacité à exporter.

Participation à des foires commerciales : Les entreprises tunisiennes peuvent participer à des foires commerciales internationales pour présenter leurs produits et rencontrer des clients potentiels. Cela peut aider les entreprises à établir des contacts avec des partenaires étrangers et à renforcer leur présence sur le marché international.

Sous-traitance : Les entreprises tunisiennes peuvent offrir leurs services de sous-traitance à des entreprises étrangères qui cherchent à externaliser leur production. Cette approche peut aider les entreprises tunisiennes à établir des relations commerciales à long terme avec des entreprises étrangères.

Il est important pour les entreprises tunisiennes de se tenir au courant des opportunités commerciales sur les marchés étrangers et de se préparer à répondre aux exigences de ces marchés. Les entreprises peuvent travailler avec des organisations commerciales et des institutions financières pour obtenir des informations et des ressources pour développer leurs activités à l’étranger. Ces entreprises doivent développer d’aussi bonnes relations avec les chambres de commerce et d’industrie des Pays de l’Europe afin d’être au courant des différentes opportunités à saisir à l’échelle internationale.

 

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