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Présentation et débouchés des études de droit en Tunisie



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L’arrivée de nombreux diplômés dans le marché de l’emploi tunisien chaque année ne fait qu’alourdir le bilan de chômage dans le pays. L’écart révèle un excèdent de chercheurs d’emplois même si l’Etat a bien contrôlé le taux de croissance démographique. Dans la filière de droit par exemple, deux tiers des titulaires de maîtrise des spécialités juridiques sont au chômage à la sortie de leur étude académique. Pourtant, il faut souligner que les études de droit englobent plusieurs secteurs qui pourraient résorber une partie du problème du chômage. Dans cet article, nous avons décidé de présenter cette filière ainsi que les éventuelles carrières pour les sortants universitaires tunisiens.

Les bacheliers tunisiens peuvent s’inscrire auprès de la faculté de Droit et de Sciences politiques de Tunis pour recevoir une formation adaptée aux divers métiers du droit des connaissances juridiques. Cette faculté est rattachée à l’Université de Tunis-El-Manar. Elle bénéficie d’une reconnaissance à l’échelle internationale. Le décret n° 945 du 13 octobre 1986 ratifie la division de la faculté en deux, il y a la partie qui prend en charge les formations juridiques et sciences politiques et la partie destinée aux étudiants en gestion et sciences économiques. En ce qui concerne les étudiants en droit, ils peuvent décrocher 3 diplômes à l’issue de leur étude (licence, mastere, doctorat). La licence est accessible à ceux qui ont fini un bac + 3. Ils peuvent poursuivre soit la licence fondamentale ou la licence appliquée en Droit. La licence fondamentale est elle-même scindée en droit public ou en droit privé. La durée de la formation est de 3 ans répartie en 6 semestres. Au cours de la formation, les étudiants peuvent choisir une spécialité spécifique de leur parcours. Ils apprennent aussi d’autres matières comme le droit de l’homme, l’anglais, l’informatique etc. Les étudiants ont également la possibilité de changer de parcours en passant d’une licence appliquée à une licence fondamentale s’il a reçu l’accord du conseil scientifique de la faculté. A titre d’info, la licence appliquée comprend les matières suivantes : droit des affaires foncières, fiscalité des entreprises, droit des entreprises et des affaires, contentieux administratif et fiscal. Quant à la licence fondamentale, elle englobe les spécialités de droit privé et de droit public.

Après avoir décroché la licence, les étudiants peuvent également continuer leur étude en mastère (bac + 5). Le mastère est réparti en 4 semestres. Pour ce, les étudiants ont à opter entre le mastère de recherche ou le mastère professionnel. Ce dernier est subdivisé en droit et technologies de l’information et de la communication ainsi que le droit de la propriété intellectuelle. Tandis que le mastère de recherche est composé de 8 parties : sciences politiques, sciences criminelles, droit public interne, droit des affaires, droit de l’environnement et de l’urbanisme, droit des contrats et des investissements, droit public international et enfin droit privé. Après l’obtention du mastère, les plus étudiants les plus motivés peuvent encore prolonger leur étude jusqu’au doctorat d’étude approfondi qui dure 3 ans. A l’issue de cette formation, ils obtiennent un DEA en droit public, en droit privé, sciences criminelles ou sciences économiques et gestion.

 

La Faculté de Droit et de sciences politiques propose une formation diversifiée avec des cours magistraux, des travaux dirigés, des colloques ou des journaux d’études. Ce qui aide les étudiants à se préparer aux divers métiers du droit et aux concours administratifs ou à l’entrée dans l’environnement des entreprises.

Les sortants universitaires en droit peuvent embrasser différentes carrières comme juge d’instruction, juge des enfants, magistrat, avocat, huissier de justice, notaire, mandataire justicière, médiateur pénal, greffier, conseil en brevet, commissaire aux comptes, clerc d’avocat, avoué de cours d’appel, auditeur social etc. Ils peuvent également travailler au sein de l’administration publique en tant qu’administrateur territorial, agent de collectivité, cadre administratif, territorial, conseiller en développement local, employé technique de collectivité etc. Ceux qui évoluent au sein d’une entreprise peuvent occuper la fonction de juriste social, responsables des affaires sociales, détective privé etc. Les trois fonctions les plus sollicitées par les sortants universitaires au sein de l’administration publique sont l’avocat, le magistrat et le notaire. Ils intègrent notamment le Ministère de la Justice ou le Ministère de l’intérieur, le service des impôts, de trésors, les affaires sociales etc.

 L’avocat fait profession de plaider en justice des particuliers ou des entreprises engagés dans un procès. L’affaire peut être un divorce, une question d’héritage, un accident etc. L’avocat généraliste n’a pas de spécialisation et il assure la défense de toute personne engagée dans un procès. Ce métier nécessite un bac + 4 pour si l’avocat exerce à la magistrature. Mais s’il a choisi le travail libéral en montant son propre cabinet, 3 années universitaires sont suffisantes.

Le magistrat quant à lui, a pour rôle de faire régner les règles institutionnelles. On retrouve les juges et les procureurs qui ont chacun leur attribution. Pour le juge des enfants par exemple, il bénéficie d’une plus grande liberté car il n’a pas de supérieur hiérarchique. Il juge uniquement les jeunes délinquants et tranche sur une affaire où un mineur est en danger.

Le notaire peut monter son propre étude, collaborer avec un autre collègue au sein d’une étude ou travailler en qualité de notaire salarié. Le mastère en droit permet d’accéder à cette profession. Ce professionnel produit des actes authentiques au nom de l’Etat. Il conseille les intérêts de ses clients dans son patrimoine, ses projets familiaux, matrimoniaux etc.

Quant à la fonction de greffier, huissier, clerc etc. les étudiants peuvent y accéder par concours relativement sélectif.

Côté secteur privé, il existe également plusieurs débouchés dans tous les domaines (agences immobilières, transport, presse, banque et assurances etc.). Quoique les entreprises tunisiennes peuvent demander une formation supplémentaire en commerce. Le sortant universitaire en droit peut alors exercer le métier de juriste conseil d’entreprise. Les dirigeants d’entreprises font souvent

 appel à des juristes pour les conseils sur la fiscalité ou la vérification des contrats commerciaux. Par ailleurs, le fait d’avoir une double compétence (droit et commerce, droit et gestion ou droit et journalisme, MBA en droit) est fortement apprécié par les entreprises. L’esprit de synthèse et la capacité d’analyse des sortants universitaires en droit ouvrent leur chemin dans des postes-clés de dirigeants d’entreprises s’ils ont cette double compétence.

Qu’en est-il de l’intégration des sortants universitaires en droit dans le marché de l’emploi ?

Si on parle du secteur public, il est déjà saturé et les recrutements sont rares. En plus, il y a la dévalorisation des sortants universitaires en droit car leurs compétences sont en déconnection avec les besoins du marché. Pour le moment, l’Etat accorde la priorité de l’intégration au secteur publique à la catégorie de diplômés qui sont censées de satisfaire les besoins de l’économie tunisienne (les ingénieurs et les scientifiques). En revanche, les 68 % des diplômés en droit peuvent tabler sur les emplois sans contrats de travail, ou ceux à contrat à durée déterminée. Pour le reste des diplômés qui rechignent à travailler dans des conditions précaires ou qui ne trouvent pas d’emplois, ils sont obligés de choisir un gagne-pain qui ne demande aucune qualification. Les solutions à préconiser pour ce fléau  de chômage sont le boost de l’investissement privé et de la création d’entreprises ainsi que l’assainissement du milieu des affaires.

Travailler dans un cabinet d’avocats peut offrir de nombreux avantages, notamment :

Les Opportunités de développement professionnel, les cabinets d’avocats offrent souvent des programmes de formation et de développement professionnel pour leurs employés, ce qui peut aider à acquérir de nouvelles compétences et à progresser dans sa carrière.

Travailler dans un cabinet d’avocats peut offrir l’opportunité de travailler au sein d’une équipe dynamique, composée d’avocats et de personnel de soutien, tout travaillant ensemble pour fournir un excellent service aux clients du cabinet.

Les cabinets d’avocats représentent souvent une grande variété de clients, ce qui signifie la possibilité de travailler sur une gamme de cas très diversifiée, ce qui peut être très stimulant et se donner l’occasion d’apprendre de nouvelles choses.

Les cabinets d’avocats offrent souvent une rémunération compétitive, avec des salaires et des avantages sociaux attractifs, ainsi que des programmes de bonus et de promotion basés sur la performance. Les cabinets d’avocats ont généralement des normes de travail professionnelles élevées, ce qui peut être un atout pour son propre développement professionnel et le perfectionnement des compétences.

Les cabinets d’avocats offrent souvent des possibilités de réseautage avec d’autres professionnels du droit et des entreprises, ce qui peut être très utile pour développer son réseau et son expérience professionnelle.

Travailler dans un cabinet d’avocats peut être perçu comme un signe de prestige, ce qui peut être valorisant sur le plan personnel et professionnel.

Il est important de noter que travailler dans un cabinet d’avocats peut également être très exigeant en termes d’heures de travail et de pression, mais cela peut également être considéré comme un défi personnel stimulant pour certains professionnels. Les cabinets d’avocats ont plusieurs entreprises clientes opérants dans plusieurs secteurs d’activités entre autre les centres d’appels

Certaines entreprises tunisiennes disposent d’un département juridique pour diverses raisons, notamment :

Les entreprises sont soumises à un certain nombre de règlements et de lois, notamment en matière de fiscalité, de droit du travail et de protection des consommateurs. Un département juridique peut aider l’entreprise à se conformer à ces réglementations.

Un département juridique peut aider une entreprise à identifier et à gérer les risques juridiques associés à ses activités, tels que les litiges, les obligations contractuelles et les questions de propriété intellectuelle.

Les entreprises sont souvent impliquées dans des transactions commerciales complexes qui nécessitent des compétences juridiques spécialisées surtout dans le cas de la négociation des contrats.

Les entreprises peuvent avoir besoin de protéger leurs marques, brevets et droits d’auteur, ainsi que de défendre leurs droits de propriété intellectuelle contre les violations potentielles.

Les entreprises peuvent avoir besoin de faire appel à des avocats externes pour résoudre des problèmes juridiques spécifiques ou pour représenter l’entreprise dans des litiges. Un département juridique peut aider à gérer ces relations pour s’assurer que l’entreprise reçoit un service juridique efficace et efficient.

Un département juridique interne peut aider une entreprise tunisienne à gérer les risques juridiques, à se conformer aux réglementations et à protéger ses intérêts commerciaux, ce qui peut contribuer à la croissance et à la réussite à long terme de l’entreprise. Les départements juridiques dans les différentes entreprises cherchent à recruter des jeunes juristes talentueux alors les responsables RH de ces cabinets d’avocats font recours aux cabinets de recrutement les plus connus en Tunisie pour leurs trouver les meilleurs profils.

 

 

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