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Les associations et les demandeurs d’emploi en Tunisie



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Depuis 2011, par rapport aux années précédentes on constate une évolution de taux de chômage en Tunisie. Au début de 2012, les demandeurs d’emplois étaient estimés à un million selon certaines estimations. Le secteur d’Etat constitue l’objet de toutes les convoitises des diplômes supérieurs, mais comme le recrutement est rare au sein du cadre public, les chômeurs et certains sortants universitaires se tournent vers le secteur privé même s’ils ne sont pas très enthousiasmés à travailler dans ce milieu. Plusieurs associations aident ces chercheurs d’emplois dans l’insertion dans le monde professionnel. Le point sur la situation actuelle de chômage en Tunisie et les associations qui aident les chômeurs à accéder aux opportunités d’emploi.

Le secteur public dont le recrutement se fait par concours n’a pas la possibilité de recruter tous les demandeurs d’emploi en Tunisie. Le secteur privé est alors forcé d’apporter sa part de contribution dans la résolution du problème du chômage sur le territoire. Même si ce secteur n’est pas beaucoup apprécié par les chercheurs d’emploi diplômés, il les aide à faire leur première entrée dans le monde du travail. En conséquence, ces derniers auront à faire preuve de bonne volonté et de compétences pendant la période de stage pour augmenter leur chance d’être embauché définitivement. En effet, bon nombre des diplômés de l’enseignement supérieur préfèrent attendre leur tour d’être embauché. On retrouve ainsi des dossiers de candidatures de 100 000 personnes pour 3 000 postes de CAPES. De l’autre côté, les diplômés qui travaillent au sein du secteur privé considèrent que ce cadre n’est pas digne de leur compétences, mais ils y travaillent à cause de l’absence d’opportunités d’emploi. Cela ne concerne évidemment pas les jeunes diplômés qui travaillent dans certaines entreprises cotées des grandes villes. Outre ces deux pistes, la société civile, les projets PPP, les emplois à l’étranger apportent leur contribution dans l’éradication du chômage.

Pour aider l’ANETI ou l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant dans leur but de favoriser l’intégration professionnelle des demandeurs d’emploi, on retrouve également quelques associations ayant la même vocation dans le pays. Parmi ces associations qui agissent en faveur de la recherche d’emploi, on peut citer l’Association local de développement Kalaat Andalouss, l’association « Appui aux initiatives de développement AID », le jeune chambre économique de Tunis, l’association pour la formation professionnelle des adules (AFPA), l’association FACE Tunisie etc. Cette dernière propose une plateforme digitale qui permet aux chercheurs d’emploi de mettre en ligne leur CV vidéo dans le but d’accéder à une meilleure opportunité sur l’échelle nationale ou internationale. Cette plateforme interpelle notamment les jeunes dans les régions retirées qui ne peuvent pas avoir accès à des offres d’emplois. Par le biais de ce CV vidéo d’une durée maximum de 1 mn, ils peuvent se présenter et connecter avec leurs futurs employeurs sans qu’ils aient besoin de se déplacer pour le premier entretien. Ce qui permet également d’égaliser les chances inégales causées par la dispersion géographique.

De son côté, il arrive également à l’ANETI de travailler avec d’autres associations comme l’association nationale des privés de travail et l’association créativité et innovation pour l’employabilité à Ras Djebel à fins d’assistance et d’accompagnement aux chercheurs de travail. On retrouve également les associations des chômeurs diplômés comme l’UDC (union des diplômés chômeurs) et l’ONPDT (organisation nationale des privés du droit de travail) dont les raisons d’être sont les défenses des intérêts des chômeurs, la pression sur le gouvernement afin de recruter un plus grand nombre de fonctionnaires. Il faut noter que les partis politiques se servent parfois de ces associations pour leurs intérêts, ce qui fait que leurs revendications ressemblent aux discours politiques de certains partis. Il importe ainsi de garder la neutralité de ces institutions pour ne pas ruiner leur image en tant qu’instrument des partis politiques. Outre ce cadre de revendication habituel, certaines associations se démarquent aussi des autres par leur organisation. Elles créent des projets dont le financement est assuré par leurs membres chômeurs, elles proposent également des activités de loisirs ainsi que des forums d’entreprises. Malgré leur bonne volonté de chercher des moyens pour alléger le chômage actuel, ces associations font preuve de manque de matériels et de ressources financières. On déplore également le problème d’organisation et de capacité de pilotage des projets par manque d’un meilleur encadrement. Elles ont aussi besoin des partenariats qui les aident à obtenir des aides des bailleurs de fonds pour leur projet. A titre d’exemple, on peut citer le projet pour l’inclusion économique des jeunes en Tunisie qui a bénéficié de 60 millions de dollars en vue de soutenir l’effort gouvernemental à travers des programmes permettant des meilleurs débouchés. Pour rappel, ce projet cible les jeunes chômeurs dans le gouvernement de Sfax, de Manouba, et de Grand-Tunis. Ce projet propose aux micro-entrepreneurs des services pour financer leur activité. Il aide également les jeunes femmes à participer dans la vie active à travers le financement des campagnes à sensibilisation de mentalité qui bloque l’accès des femmes dans le monde professionnel. Ce projet développe également les filières créatrices d’emplois. Les associations ont besoin d’un tel financement des bailleurs de fonds pour pouvoir faire pression sur les employeurs potentiels. Il faut également souligner que ces associations se cantonnent généralement au secteur d’Etat et leur action n’est pas très axée sur le secteur privé. Alors qu’elles peuvent avoir beaucoup de chance d’encadrer les chercheurs d’emploi dans ce milieu. Outre ces associations, on retrouve également des centres d’action comme le Corp (Centre d’orientation et de reconversion professionnelle) une branche de la chambre de commerce - qui se mobilisent en faveur de la recherche d’emplois. Cette branche se sert de forum au cours duquel elle espère que la moitié des candidatures reçues puissent être intégrées dans le monde du travail à travers les contrats de stage ou de recrutement.

Comme on l’a vu ci-haut, le marché du travail tunisien est réparti largement entre le secteur public, le secteur privé, les emplois à l’étranger. La grande majorité de recrutement est assuré par le secteur privé. Selon le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Faouzi ben Abderrahman, le taux du chômage de l’année 2017 est 15,3 % soit 628 000 chômeurs. 40 % d’entre eux sont des demandeurs d’emploi diplômés dont la majorité sont des filles. Il a également dévoilé que les chômeurs non diplômés ont plus de chances de trouver un travail plus rapidement que les détenteurs de diplômes d’Etat. Cette situation montre l’inadéquation entre l’offre et la demande dans ce marché de travail. Les programmes supérieurs sont peu adaptés aux besoins réels du marché. Afin de pallier cette situation, le gouvernement a mis en place des mesures de révision de programme de l’emploi afin de baisser le nombre de chômeurs. 70 % de ces programmes ciblent les chômeurs diplômés. Le gouvernement aide également les entreprises ayant plus de 200 salariés à leur effectif à travers des mesures d’allègement de la bureaucratie. Il est également question d’un autre secteur nouvellement crée appelé «secteur de l’économie sociale et solidaire» dont l’objectif de contribution au PIB est de 5 %. Ce secteur est censé aussi répondre aux besoins d’offrir des débouchés aux chômeurs. 

Les cabinets de recrutement peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre le chômage en Tunisie, en aidant les entreprises à trouver les bons candidats pour leurs offres d’emploi, en fournissant des conseils et une assistance pour les candidats à la recherche d’un emploi, ainsi qu’en aidant à réduire le temps de recherche d’emploi pour les demandeurs d’emploi.

Les cabinets de recrutement ont accès à des réseaux de candidats qualifiés et peuvent identifier rapidement des candidats pour des postes vacants. Ils peuvent également aider à éliminer les biais de recrutement en adoptant une approche plus objective dans l’évaluation des candidats, ce qui peut aider à élargir la base de candidats potentiels et à améliorer les chances des demandeurs d’emploi de trouver un emploi.

De plus, les cabinets de recrutement peuvent offrir des conseils professionnels aux demandeurs d’emploi, notamment en matière de rédaction de CV, de préparation à l’entretien et de développement de compétences professionnelles. Ils peuvent également aider à négocier les termes du contrat de travail pour les candidats retenus.

Cependant il est important de noter que les cabinets de recrutement ne peuvent pas résoudre à eux seuls le problème du chômage en Tunisie. Ils peuvent aider à combler le fossé entre les employeurs et les demandeurs d’emploi, mais d’autres mesures sont nécessaires pour améliorer le marché du travail en général. Les gouvernements, les employeurs et les partenaires sociaux peuvent collaborer pour mettre en place des politiques et des programmes pour stimuler la croissance économique, encourager la formation professionnelle et améliorer les conditions de travail pour les travailleurs. Lors des entretiens avec certains candidats les responsables recrutement au sein des cabinets de recrutement ces derniers essaient de leurs côté d’aider les candidats à avoir la culture de travail.

En Tunisie, le chômage peut être à la fois volontaire et involontaire.

Le chômage involontaire est souvent causé par une pénurie d’emplois, un manque de formation et de compétences, ainsi que des difficultés économiques dans le pays. Les personnes qui souhaitent travailler mais qui ne peuvent pas trouver d’emploi sont considérées comme involontairement au chômage. Cela peut être particulièrement vrai pour les jeunes diplômés qui ont du mal à trouver un emploi correspondant à leurs compétences.

D’autre part, le chômage volontaire peut être causé par des choix personnels des travailleurs, tels que des raisons de santé, des préférences personnelles, ou des facteurs familiaux ou sociaux. Dans certains cas, les travailleurs peuvent choisir de ne pas travailler en raison de la faible rémunération ou des mauvaises conditions de travail.

Il est important de noter que la plupart des chômeurs en Tunisie sont involontairement au chômage, ce qui signifie qu’ils cherchent activement un emploi mais ne peuvent pas en trouver un. Selon les données de l’Institut National de la Statistique (INS), le taux de chômage en Tunisie était de 17,8% en 2020, dont une majorité était des chômeurs involontaires.

Il est donc important que les gouvernements, les employeurs et les partenaires sociaux travaillent ensemble pour créer des emplois, améliorer les compétences et les qualifications des travailleurs, et fournir des incitations pour encourager les travailleurs à occuper des emplois qui correspondent à leurs compétences. Cela pourrait aider à réduire le chômage involontaire et améliorer la situation économique du pays dans son ensemble. Les cabinets de recrutement peuvent contribuer réellement à réussir ce projet étant donné que ces derniers sont en contact direct avec les candidats et opèrent vraiment sur le marché de l’emploi.

 

 

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