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L’ Afrique nouvelle destination pour les entreprises tunisiennes et les cadres tunisiens



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Selon le rapport de la banque mondiale, l’Afrique subsaharienne affiche une légère hausse de croissance économique de 2.4 % en 2017, comparée au chiffre de 1.3 % de l’année 2016. Les économistes prévoient encore une amélioration de cette tendance pour les prochaines années. Dans certains pays africains de la partie est et ouest, la croissance atteint même plus de 6 %. Une conjoncture macroéconomique qui peut offrir de perspectives d’investissement intéressantes pour les entrepreneurs Tunisiens. D’ailleurs, quelques-uns d’entre eux ont même réussi depuis plus de deux décennies à percer les marchés du continent et à s’implanter dans quelques pays Africains. Zoom sur la situation actuelle.

Le point sur la croissance économique en Afrique

D’abord, l’augmentation du taux de croissance enregistrée ne concerne pas les 48 pays de l’Afrique subsaharienne. Seuls certains pays présentent ce potentiel d’expansion économique dans le continent. Parmi lesquels, on retrouve notamment le Ghana, l’Afrique du sud, la Nigéria, l’Ethiopie, le Sénégal, la Tanzanie. On pourrait également s’attendre à une amélioration du PIB par habitant pour cette année pour d’autres pays comme la Sierra Léone, le Bénin, la Burkina Faso et la Guinée. Sinon, si on jette un coup d’œil dans la liste des pays émergeants proposée par l’OBEMA, des noms comme Maurice, Afrique du sud, Seychelles, Botswana, Cap-Vert, Rwanda, Ghana et Namibie tiennent les 9 premières marches du podium. Les perspectives positives sont causées en grande partie par la meilleure gouvernance, l’augmentation de cours des matières premières (produits miniers, produits agricoles etc.), la baisse de l’inflation, le flux des investissements de la diaspora ainsi que le déploiement des moyens de télécommunications et des services bancaires. A cela s’ajoute aussi évidemment l’effacement de dettes de certains pays. Cette reprise de la croissance améliore le taux de scolarisation et la hausse de l’espérance de vie même si la plupart de la population des Etats concernés ne ressentent pas la réduction de l’inégalité ou la baisse du chômage. Parce qu’en général, beaucoup des pays Africains intensifient l’amélioration de leurs infrastructures hospitalières et leur système d’éducation grâce à l’emprunt à l’étranger. Les défis qui risquent d’étouffer cette dynamique sont d’ailleurs le recours excessif à l’aide extérieure, les conditions difficiles d’obtention de financement à l’échelle mondiale ainsi que l’insécurité politique et sanitaire dans certains pays. On peut citer à titre d’exemple, l’épidémie Ebola de l’année 2015 qui a fait de ravages dans plusieurs pays Africains, la guerre civile etc. Ainsi, pour pouvoir bénéficier de retombées économiques qui impacteront sur le taux de croissance de chaque pays, l’Afrique devrait également exploiter son potentiel du tourisme international. Un secteur concurrentiel qui souffre de manque de modernisation de services et d’infrastructures, et de menace d’extinction de la faune.

Les investissements en Afrique

Le continent africain abrite de ressources inestimables si on ne se réfère qu’à sa superficie encore inexploitée et à sa main-d’œuvre abondante et peu chère. Le Maroc, l’Egypte et l’Algérie figurent parmi le top des Etats de l’Afrique de l’est qui attirent le plus des investissements directs de l’étranger selon le rapport du Quantum Global research Lab. En effet, pour confirmer ces données, le rapport de l’office de change du Maroc a dévoilé une augmentation de 12 % de flux de capitaux étrangers dans le pays. Il bat le record dans le continent avec 5 milliards de dollars. Les investisseurs financent notamment le secteur bancaire, touristique, industriel et énergétique. Cet Etat se démarque par son emplacement géographique stratégique, son taux d’endettement raisonnable ainsi que son environnement financier et social favorable à l’investissement. On remarque également le rang de l’Algérie et de l’Egypte dans ce classement. Le premier figure à la troisième place tandis que l’Egypte occupe le cinquième rang. L’Etat algérien séduit les investisseurs par son environnement des affaires améliorés et l’amplification de ses propres liquidités. Il en est de même pour l’Egypte qui se distingue aussi par sa baisse de risques de change et d’investissement. On retrouve également dans le top des 10 pays qui bénéficient des IDE, la Zambie, l’Ethiopie, l’Afrique du sud, le Kenya et le Sénégal. Les bailleurs de fonds étudient en général des critères de financement comme le contrôle du change, les facteurs de risques comme la stabilité de l’environnement politique ou de l’environnement des affaires, les propres financements du pays et ses dettes extérieures.

Les investissements tunisiens dans le continent

Les investisseurs étrangers sur la scène africaine sont non seulement les organisations internationales ou les multinationales mais aussi certains entrepreneurs africains qui cherchent à saisir des opportunités d’affaires dans les pays où les marchés sont favorables. Certains de ces acteurs économiques sont des Tunisiens qui après avoir relevé bien de défis, finissent par être bien implantés en Afrique du sud du Sahara. Ce regain d’intérêt pour cette région fait d’ailleurs l’objet du plan quinquennal tunisien de 2016 à 2020. La recherche tunisienne des nouveaux marchés sur cette partie de l’Afrique a ainsi débuté vers 2015. A cette époque, un groupe d’entrepreneurs tunisiens sous le giron du PDG du groupe Loukil, Bassem Loukil et de son frère ont décidé de mettre en place l’organismeTunisia Africa Business Council (TABC) en partenariat avec Attijari Bank Tunisie.

On retient aussi le nom d’Abederrazak lejri, le fondateur du groupement informatique (GI). Cet entrepreneur a parcouru le continent en allant du Rwanda, au Mali, Niger, au Burkina Faso, jusqu’à Congo et à Sénégal en assurant la mise en place des systèmes d’information dans ces pays depuis l’aube de l’an 2000. Le fruit de son parcours s’accumule dans un CA de 2 millions de dinars de l’année 2016. Dans le secteur médical, il est aussi intéressant de mentionner le nom de Ghazi Mejbri, le créateur du service médical international (Smedi). Ce chef d’entreprise a commencé à sillonner la partie ouest de l’Afrique il y a trois décennies. Actuellement, ses prestations et ses conseils s’étendent dans une dizaine de pays africains dont le Gabon, le Cameroun, le Mali etc. L’entreprise enregistre un CA de 4 millions d’euros par an.

 Dans la liste des chefs d’entreprises tunisiens qui montrent la voie en Afrique, on peut citer également le DG de Soroubat international, Mohamad ali Hachicha. Le groupe tunisien fondé il y a une quarantaine d’années, a aussi persévéré dans ses activités dans le continent. Ses services sont exportés dans une dizaine de pays Africains dont l’Algérie, la Lybie, le Togo, le Bénin, le Tchad, le Burkina Faso etc. Des années couronnées par des contrats de construction de routes et d’autoroutes d’un montant de 30 millions à 60 millions d’euros environ.

Parmi les pionniers des investisseurs en Afrique, le nom de l’associé fondateur d’AfricInvest, Aziz Mebarek figure aussi parmi les chefs d’entreprise défricheurs du terrain de l’investissement dans le continent. La structure fondée en 2004 soutient notamment la croissance des entreprises de taille moyenne leaders dans la région maghrébine. Présente dans une vingtaine de pays, elle a investi des fonds de près de 450 millions d’euros dans ces PME. Et tout récemment, elle a noué un partenariat avec BPI France pour financer les entreprises de PME françaises en Afrique et les PME africaines en France.

Cette liste des hommes d’affaires tunisiens qui ont réussi en Afrique n’est pas finie. Entre autres, le PDG du Poulina Holding Group, la directrice générale de ST2i ont aussi réussi à exporter leur service dans quelques pays africains. Ces hommes et ces femmes d’affaires ont montré qu’il est possible d’atteindre les objectifs d’investissement qu’ils se sont fixés  en se focalisant sur le continent africain.

 

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