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Les universités tunisiennes et la formation supérieure



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L’obtention du baccalauréat permet aux jeunes Tunisiens d’accéder à l’enseignement supérieur. Auparavant, ils doivent aussi passer par une session d’orientation vers la filière qui s’adapte le mieux à leur compétence. Cette session d’évaluation permet le classement des candidats suivant le score basé sur leur moyenne générale et la distance du lieu entre le logement du candidat et l’université. La note obtenue par le candidat dans la matière la plus importante de la filière est également prise en compte. Tour d’horizon sur les universités tunisiennes, la formation supérieure et les problèmes de ce secteur.

 La formation supérieure en Tunisie

Au cours de l’année scolaire 2008 à 2009, 300 000 étudiants ont fréquenté 13 universités, quelque 190 établissements privés et une vingtaine d’établissements supérieurs privés. A l’époque, le budget du secteur affichait 6, 50 % environ du budget de l’Etat. Actuellement, on enregistre 198 établissements supérieurs répartis dans plusieurs villes en Tunisie et 46 privées. Tunis possède à titre d’exemple 16 universités, 32 pour Carthage, 13 pour Jendouba, 15 pour Gabès, 16 pour Sousse et le même nombre pour Monastir, 20 pour Sfax, 14 pour Manouba, 9 à Kairouan et le même nombre à Gafsa. On recense également 24 Instituts supérieurs des Etudes technologiques en Tunisie et une université virtuelle à Tunis. Pour rappel, l’université virtuelle est un moyen permettant aux personnes ayant des problèmes de mobilité de concourir pour un diplôme d’enseignement privé sans se déplacer. L’enseignement appelé également e-learning se fait via la visioconférence sur skype, le tutorat en ligne, la bibliothèque virtuelle etc. Cette formation à distance virtuelle s’adresse également aux personnes qui sont déjà en poste et qui ne peuvent pas aller à l’université. Cette alternative interpelle également les étudiants qui habitent loin de la ville dans les régions mal desservies par le transport. L’université virtuelle propose des diplômes de licence, ingénieur ou master.

Pour en revenir à l’enseignement supérieur sur le sol tunisien, le système LMD gère ce secteur excepté la filière de médecine, de l’architecture et la filière des ingénieurs. Les bacheliers peuvent opter entre les universités d’Etat ou Les universités privées en Tunisie. Dans le premier choix, l’étudiant doit d’abord faire une de 3 sessions d’orientation, les différents concours  ou  la session qui permet ensuite de les réorienter.

Ces quatre sessions sont :

  • la session pour ceux qui ont remporté le concours dans les filières prépas et HEC à l’Héxagone et dans la filière d’ingénieur en Allemagne.
  • il y aura ensuite une session qui filtre 30 % des candidats les plus brillants.
  • la deuxième session d’orientation regroupe la moitié des candidats tandis que la troisième session comprend le reste des futurs étudiants.
  • Quant à ceux qui souhaitent changer de filière et ceux qui n’ont aucune orientation, ils passent par la session de réorientation.

Identiques à l’enseignement supérieur sur le sol français, les formations dans les universités tunisiennes sont divisées en 3 cycles : le premier cycle se termine au bout de 3 ans. Les deux premières années des études des futurs médecins, architectes ou pharmaciens ainsi que les classes préparatoires entrent aussi dans ce cycle. Vient ensuite le deuxième cycle dédié aux futurs ingénieurs et aux titulaires du diplôme de maîtrise ou le master professionnel. Le troisième cycle comprend les études de doctorat.

Par ailleurs, le nombre des étudiants en Tunisie augmente chaque année. Le taux de jeunes filles qui fréquentent les universités et les établissements supérieurs affiche également une hausse. Les universités les plus fréquentées sont celui de Carthage, de Tunis et de Sfax. Tandis que l’établissement supérieur public le plus petit est celui de Zitouna.

 Comment classer les meilleures universités en Tunisie ?

Pour classer les meilleures universités sur le sol tunisien selon la méthode du site 4icu.org, il évalue le site de l’établissement selon son positionnement dans les résultats de recherche, la qualité et la richesse de son contenu textuel, mais aussi la dimension de l’université. Le site estime que la toile est maintenant l’un des moyens incontournables pour diffuser les informations et il détermine la popularité ou la pertinence d’une université en fonction de sa visibilité sur la toile. Dans ce classement, il met au top l’université Centrale privé de Tunis. L’université de Tunis El Manar de Tunis le suit, puis en troisième place, il y a l’université de la Manouba, puis celui de Tunis et de Monastir. L’université de Sfax vient en sixième position. Celui de Kairouan en septième place, suivi par l’université de Gafsa, de Jendouba et d’Ez-Zitouna en dixième position dans cette liste.

Quant à la publication de Times Higher Education, dans sa publication des meilleures universités d’Afrique, il classe 3 universités tunisiennes respectivement dans le 20 ème, 21 ème et 28ème position. Ces établissements d’enseignement supérieurs sont l’université de Tunis, l’Ecole d’ingénierie de Sfax, et l’université de Sfax.

A titre d’info, le top de ce classement est dominé par l’Université d’Afrique du sud. L’Egypte affiche quant à lui, 6 universités dans cette liste. Notons qu’aucune université en Tunisie ne se trouve dans le classement mondial des universités. Cela est dû au fait que les critères pour classer ces universités sont très serrés. Il y a par exemple la qualité de l’enseignement mais également l’aspect de l’importance des diplômes délivrés par l’établissement à l’international etc. Aucune des universités tunisiennes ne figure pas non plus sur la liste académique des universités de Shanghai.

 Les problèmes du système d’enseignement supérieur en Tunisie

Le site officiel du ministère a avancé le chiffre des étudiants en Tunisie dans les environs de 316 000 étudiants. Les enseignants quant à eux sont au nombre de 22 000. Ces étudiants ont fréquenté 198 institutions supérieures d’Etat et 13 universités.

 Dans bon nombre d’universités dans le monde, les universités ne dépendent pas de l’Etat. Mais en Tunisie, ces institutions supérieures sont considérées comme des annexes administratives de l’état. Les dirigeants qui se sont succédé ont tendance à les utiliser comme des instruments politiques. Pour rappel, la nomination de présidents des universités revient au Président de la République suivant la proposition du Ministre. Mais la révolution de l’année 2011 a apporté une légère réforme à cette administration. Désormais, l’élection des représentants régionaux du ministère se fait par un conseil de l’université. L’élection de ce dernier est conforme à la démocratie. Les personnes élues sont donc responsables devant ceux qui ont voté pour eux. Cependant, la modification n’a pas produit l’effet escompté. Le fonctionnement habituel du système n’a pas changé. Ce qui a pour effet de produire une situation de paradoxe. Le recrutement du personnel enseignant et les contractuels se fait par le ministère. Les responsables universitaires n’ont pas la main libre pour gérer leurs fonds car l’université est toujours sujette au contrôle des dépenses publiques. En outre, le recours à la décision de la hiérarchie administrative et du ministère est toujours en vigueur lorsqu’il s’agit par exemple de supprimer une filière de recherche ou un parcours de formation. A ces contraintes administratives s’ajoutent les tensions raciales. Tout cela démontre que l’enseignement supérieur étatique tunisien est encore loin du statut de non-gouvernance. Par ailleurs, l’aggravation du nombre des chômeurs sortants de l’université exige une stratégie comme le recyclage ou une nouvelle réorientation des universitaires. Cela leur permet de trouver un emploi correspondant à leur profil. Mais il n’y a pas encore de politique adéquate pour cette coordination entre les diplômes universitaires et le besoin de l’économie en matière d’emplois.

En bref, malgré l’abondance des établissements supérieurs en Tunisie, l’université aurait encore besoin d’amélioration. Le manque de financement et de performance de cadres enseignants, le niveau de diplôme peu luisant, le problème de gestion financière etc. sont autant des défis à relever pour l’enseignement supérieur dans le pays.

 

L’amélioration et l’évolution de la formation supérieure en Tunisie

L’amélioration et l'évolution de la formation supérieure en Tunisie sont des enjeux importants pour le développement du pays. Voici quelques points clés concernant ce sujet :

  • Réforme du système d'enseignement supérieur : Le gouvernement tunisien a mis en place des réformes visant à moderniser le système d'enseignement supérieur du pays. Cela comprend la révision des programmes d'études pour les adapter aux besoins du marché du travail, l'introduction de nouvelles méthodes pédagogiques axées sur l'apprentissage actif et l'encouragement de la recherche scientifique et de l'innovation.
  • Renforcement de la qualité de l'enseignement : Des mesures sont prises pour renforcer la qualité de l'enseignement supérieur en Tunisie. Cela inclut l'accréditation des établissements d'enseignement supérieur et des programmes d'études, l'évaluation périodique des performances des universités et l'encouragement des collaborations internationales pour favoriser les échanges et les bonnes pratiques.
  • Promotion de l'employabilité des diplômés : L'employabilité des diplômés est une préoccupation majeure en Tunisie. Des efforts sont déployés pour mieux préparer les étudiants à intégrer le marché du travail, en renforçant leurs compétences transversales telles que la communication, le travail d'équipe et le leadership, en favorisant les stages en entreprise et en établissant des liens plus étroits entre les universités et les employeurs.
  • Développement des filières stratégiques : La Tunisie met l'accent sur le développement des filières stratégiques qui répondent aux besoins du marché national et international. Cela inclut les domaines des technologies de l'information et de la communication, de l'ingénierie, de l'agriculture, du tourisme, de la santé, de l'énergie renouvelable, entre autres. Des programmes spécifiques sont mis en place pour former des professionnels hautement qualifiés dans ces secteurs clés.
  • Encouragement de la recherche et de l'innovation : La recherche scientifique et l'innovation sont encouragées dans les établissements d'enseignement supérieur en Tunisie. Des financements sont alloués pour soutenir la recherche, des laboratoires et des centres de recherche sont mis en place, et des incitations sont offertes aux chercheurs pour encourager la publication d'articles scientifiques et la participation à des projets de recherche nationaux et internationaux.
  • Collaboration internationale : La Tunisie cherche à renforcer sa collaboration avec les institutions d'enseignement supérieur étrangères. Des partenariats sont établis pour favoriser les échanges d'étudiants et d'enseignants, la mobilité internationale et le partage des connaissances. Cela contribue à l'ouverture sur le monde, à l'enrichissement mutuel et à l'adaptation aux normes internationales en matière d'enseignement supérieur.

En améliorant et en faisant évoluer la formation supérieure en Tunisie, le pays vise à former une main-d'œuvre qualifiée et compétente, à stimuler l'innovation et la créativité, à favoriser le développement économique et social. Les départements RH des différentes universités privées notamment peuvent consulter des plateformes d’emploi et faire des recherches sur Linkedin afin de trouver les meilleurs professeurs universitaires afin de les recruter et constituer ainsi un corps professoral très compétant.

 

L’enseignement supérieur en Tunisie apprécié par les bacheliers de l’Afrique Subsaharienne

L’enseignement supérieur en Tunisie est en effet apprécié par de nombreux bacheliers de l'Afrique subsaharienne. Voici quelques raisons qui expliquent cette appréciation :

  • Qualité de l'enseignement : Les établissements d'enseignement supérieur tunisiens sont réputés pour offrir une éducation de qualité. Les universités tunisiennes bénéficient d'une solide réputation académique et sont souvent classées parmi les meilleures du continent africain. Les programmes d'études sont conçus pour répondre aux normes internationales et sont régulièrement mis à jour pour refléter les dernières avancées dans chaque domaine.
  • Diversité des programmes : La Tunisie propose une large gamme de programmes d'études dans différents domaines, tels que les sciences, l'ingénierie, les sciences humaines et sociales, la médecine, les arts, etc. Cette diversité permet aux étudiants de choisir des domaines d'études correspondant à leurs intérêts et à leurs aspirations professionnelles.
  • Coût abordables : Comparé à d'autres destinations d'enseignement supérieur à l'étranger, la Tunisie offre des coûts d'études relativement abordables. Cela rend l'enseignement supérieur accessible à un plus grand nombre d'étudiants de l'Afrique subsaharienne, qui peuvent ainsi poursuivre leurs études dans un environnement académique de qualité sans supporter des charges financières excessives.
  • Accueil chaleureux : Les étudiants bacheliers de l'Afrique subsaharienne se sentent souvent les bienvenus en Tunisie. Le pays est réputé pour son hospitalité et sa convivialité envers les étudiants internationaux. Les établissements d'enseignement supérieur tunisiens mettent également en place des services d'orientation et d'accompagnement pour faciliter l'intégration des étudiants étrangers.
  • Proximité géographique et culturelle : La Tunisie est géographiquement proche de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, ce qui facilite les déplacements et les échanges culturels entre les étudiants. Cette proximité culturelle permet également une meilleure compréhension et une plus grande familiarité avec les coutumes et les traditions de la région.
  • Possibilité de bourses et de financements : La Tunisie offre également des opportunités de bourses et de financements pour les étudiants internationaux, y compris ceux en provenance de l'Afrique subsaharienne. Ces bourses peuvent aider à alléger les charges financières liées aux études supérieures.

Dans l'ensemble, l'enseignement supérieur en Tunisie est apprécié par les bacheliers de l'Afrique subsaharienne en raison de la qualité de l'éducation, de la diversité des programmes, des coûts abordables, de l'accueil chaleureux, de la proximité géographique et culturelle, ainsi que des opportunités de bourses et de financements disponibles. Ces facteurs contribuent à faire de la Tunisie une destination attrayante pour les étudiants en quête d'une éducation supérieure de qualité. Le ministère de l’enseignement supérieur devrait réaliser un travail de communication à l’échelle internationale afin de mettre en avant l’offre des différentes meilleures et anciennes universités de renommé ayant une grande expérience, en faisant recours à une entreprise IT capable de développer un portail web permettant de mettre en avant les meilleurs offres des universités afin d’intéresser les bacheliers des Pays de l’Afrique subsaharienne.

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